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Il vaut mieux avancer de soi-même que sous des coups de fouet

209Si nous nous montrons incapables d’éveiller le monde au progrès spirituel afin qu’une lumière brille devant lui, alors la souffrance commencera à le pousser par derrière, l’obligeant à progresser. Et ce chemin est très long avant que la souffrance oblige une personne à réfléchir à ce qu’elle doit faire et pourquoi elle souffre. Imaginez tout le temps et toutes les souffrances que cela implique ! En revanche, si nous contribuons même modestement au développement en diffusant la sagesse de la Kabbale, nous favorisons rapidement ce développement et évitons tous ces coups.

On sait que tout ce qui se produit au niveau minéral (inanimé) équivaut à une seule action au niveau végétal. Tout ce qui se produit au niveau végétal équivaut à une seule action au niveau animal. Imaginez la différence entre ces deux niveaux !

Les guerres, les souffrances et les terribles catastrophes doivent se produire afin de nous faire progresser d’un seul pas vers le degré supérieur. Et au lieu de cela, nous pouvons attirer la Lumière Supérieure et éviter tous ces problèmes au niveau de ce monde !

Dix années de souffrance peuvent être remplacées par un infime pas personnel vers le développement spirituel avec l’aide de la Lumière ! Telle est la différence entre les degrés des niveaux minéral, végétal, animal et humain. C’est pourquoi nous devons aborder avec une pleine responsabilité les opportunités qui nous sont offertes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 04/08/2010

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010

Un chemin rapide ensemble avec la Lumière

251En ce moment même, les gènes informationnels (Reshimot) évoluent en nous à une vitesse infinie, mais ils sont tellement nombreux, devant tous se réaliser séquentiellement, qu’il semble que rien ne change.

Mais avant que ces changements intérieurs ne produisent un changement extérieur, comme un compteur qui passe soudainement au chiffre suivant, des milliards d’actions doivent se dérouler en nous. Alors, laissons-leur le temps de s’accomplir !

Il est dit : « Ceux qui cherchent le Créateur accélèrent le temps. » Toute notre participation dans la création se résume à accélérer notre développement.

Après tout, vous êtes au bas de l’échelle, dans ce monde, avec les données reçues lors de votre descente de haut en bas. Vous êtes obligé de remonter le même chemin depuis le bas vers le haut ; ce chemin est immuable. Vous pouvez seulement accélérer votre développement, rendre ce chemin rapide, souhaitable et par conséquent agréable.

Voilà toute la différence entre le chemin de la souffrance subie et le chemin de la Lumière, guidé par le désir.

Le chemin de la souffrance est long, et les forces de la nature s’exercent sur nous, nous poussant en avant avec des coups. Et nous, tels des ânes, nous restons immobiles, refusant de bouger. Tel est le chemin naturel du développement.

Et le second chemin, en revanche, est celui où l’on désire et cherche soi-même à progresser. Ainsi, on raccourcit pour soi le chemin et on le rend désirable, c’est-à-dire confortable, agréable et rapide !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Shamati n° 13, « Une Grenade » du 18/09/2009

« Un remède contre la mort »

245.03Nous discutons du thème de la perception de la réalité afin de nous orienter progressivement dans la bonne direction. Après tout, tout dépend de l’intention. Nombreux sont ceux qui étudient la Kabbale, et il existe notamment des courants qui n’ont rien à voir avec elle.

La science de la Kabbale vise à corriger notre nature, et plus nous nous corrigeons, plus nous ressentons la force supérieure ; nous révélons le monde supérieur, nous nous y intégrons, y pénétrons et nous élevons au-dessus de notre vie matérielle. C’est ce qu’on appelle la « libération de l’ange de la mort », car nous cessons d’être totalement dépendants de notre corps ! Nous nous élevons au-dessus de notre corps animal et biologique pour atteindre le degré de la nature générale.

Je ne ressens aucune douleur lorsque je me coupe les ongles ou les cheveux, car mon corps appartient au niveau animal, tandis que les ongles et les cheveux appartiennent au niveau végétal, un degré en dessous. Et de la hauteur du niveau animal, je ne ressens aucune perte liée à celle du niveau végétal. Il en sera de même lorsque je m’élèverai du degré animal à un degré supérieur, celui de l’Homme.

« L’Homme », ce n’est pas nous aujourd’hui. « Homme » (Adam) vient du mot « semblable » (Edome) à la nature, au Créateur, à la Lumière. Et lorsque je deviendrai un tel « homme », je cesserai de ressentir la perte liée à ce qui se passe dans cette vie matérielle. C’est pourquoi la science de la Kabbale est appelée « un remède contre la mort ».

Espérons que nous atteindrons un tel degré et commencerons dès aujourd’hui à faire l’expérience de la vie spirituelle. Tout dépend de nos efforts intérieurs. Efforçons-nous de connecter nos points intérieurs et d’apprécier cet état particulier.

Extrait du Congrès International de Kabbale, Leçon n°2 , « Nous ! » du 01/04/2011

Qu’est-ce que la foi ?

962.3Question : Pourquoi parlez-vous constamment de la foi alors que la Kabbale est une science et l’atteinte, et que la foi est un concept philosophique et religieux ?

Réponse : La foi est la propriété du don sans réserve. Dans notre monde, cette qualité n’existe pas, car même si je donne quelque chose, je le fais dans le but de recevoir ensuite. Je ne peux pas donner simplement pour donner.

La propriété du monde spirituel cependant est la qualité du don sans réserve. On l’appelle la foi. Ne la confondez pas avec ce que nous entendons par foi dans notre monde.

Dans notre monde, une personne croyante ferme les yeux et agit de manière totalement irréfléchie. C’est une action complètement irréaliste, illogique et sans fondement.

Dans la Kabbale, la foi est la force du don sans réserve que nous recevons de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon).

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 15/05/2016

Voyez votre monde dans votre vie !

737.01Si nous plaçons notre « graine » dans un bon environnement, elle se développera ; mais si nous plaçons même la meilleure graine dans un « mauvais sol » (environnement), elle se desséchera. Tout dépend uniquement de l’environnement. Autrement dit, nous avons besoin de personnes autour de nous qui prennent conscience du mal de l’égoïsme en elles et qui souhaitent le corriger.

Je dois me placer dans un tel environnement et m’efforcer d’en absorber le maximum : humidité, minéraux, chaleur, tout ce que le sol peut offrir à la graine.

Car, comme l’a écrit le Baal HaSoulam dans l’article « La liberté », à l’heure de la mort, une personne ne pourra rien emporter de ce monde avec elle, si ce n’est la qualité acquise du don sans réserve, qui ne peut être acquise que dans ce monde et grâce à laquelle on se sent vivre dans le monde supérieur. Il est dit : «  Voyez votre monde dans votre vie. »

Et si rien n’a été atteint, alors on demeure comme une graine qui sera plus tard replacée en terre et se verra offrir une nouvelle chance.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « La Liberté » du 18/04/2010

Vous ne voyez pas l’infini ? Mettez vos lunettes !

294.1Notre monde est une copie de l’infini, uniquement au niveau le plus infime de la sensation. Nous ne percevons et ne ressentons la réalité qu’à un degré infime ; nous sommes aussi loin que possible d’une perception complète.

C’est comme une personne malvoyante qui ne voit presque rien sans lunettes. Elle distingue à peine ceux qui l’entourent, même s’ils se tiennent juste à côté d’elle.

Des sensations floues et somnolentes, une infime fraction de conscience claire de l’infini : voilà ce qu’est notre monde. Pourtant, nous révélons toujours une image complète, tout comme chaque fragment d’un hologramme contient l’image entière.

Même au niveau le plus bas, j’observe tout le spectre de la réalité dans la mesure où je peux la voir sans « lunettes ». Plus ces lunettes sont performantes, plus l’image devient nette.

Nous existons dans un état immuable ; nous le ressentons simplement en fonction de la clarté de notre perception. La perception la plus claire et la plus limpide est celle du Monde de l’Infini.

Pour l’approcher, il nous faut d’abord corriger nos outils de perception (Kelim) afin d’y révéler un peu plus de Lumière. Et pour que cela arrive, ils doivent devenir semblables à la Lumière.

Les conseils des kabbalistes nous guident dans cette correction, et lorsque la Lumière se révèle, nous découvrons un « trésor », ou plutôt un dépôt, une nouvelle couche de réalité qui avait été initialement « déposée » en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au livre De la Bouche d’un Sage » du 02/10/2009

La souffrance et le développement de l’âme

424.01Question : La souffrance contribue-t-elle réellement au développement de l’âme ?

Réponse : Naturellement, la souffrance éloigne une personne de l’égoïsme, elle purifie et élève l’âme. Mais elle ne devrait pas être élevée au rang de quelque chose de sacré ou de désirable, car le but de la création, du côté du Créateur, est de faire plaisir aux êtres créés.

Il nous a créés afin de nous donner du plaisir, pas pour nous punir. Par conséquent, nous devons éviter la souffrance. Elle est indésirable, tant de notre côté que du Sien. La souffrance survient uniquement parce que nous faisons un mauvais usage de ce que le Créateur nous envoie.

Question : Si j’appréhende correctement la souffrance, est-ce que je cesse de la ressentir ?

Réponse : Non. On cesse de la ressentir seulement si on en prend correctement conscience. Mais cela ne signifie pas que vous devez rester assis à souffrir, ni à vous infliger des tourments.

En principe, le travail spirituel idéal veut que la souffrance soit la « souffrance de l’amour », non pas parce que je ne reçois pas, mais parce que je ne donne pas assez, que je n’aime pas suffisamment.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/05/2017

Il n’y a pas de constance dans la spiritualité

624.05Question : Dans le monde spirituel, il n’y a pas de vitesse constante, il n’y a que de l’accélération. Comment faudrait-il comprendre cela ?

Réponse : Dans notre monde, on peut être dans un état de repos ou en mouvement, mais dans le monde spirituel, le repos est instantanément nul ; il n’existe tout simplement pas. De même que dans le monde microscopique, il est impossible d’arrêter une particule élémentaire ; elle ne peut rester immobile car elle disparaîtrait immédiatement. Il en va de même ici.

Commentaire : Mais une particule élémentaire a une vitesse constante, et nous parlons d’accélération.

Ma Réponse : Peu importe, elle ne peut rester figée. Dans notre monde, nous observons ce qui semble être un mouvement constant parmi différents objets, mais dans le monde spirituel, il n’y a pas de constance, seulement une accélération positive.

Question : Qu’est-ce que le repos dans la spiritualité ?

Réponse : Le repos est l’état où l’on jouit de l’application constante de ses efforts et de leur accroissement continu, de la satisfaction de travailler sans cesse et de plus en plus.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 25/02/2018

Désir passionné

608.02Question : Vous nous conseillez de demander au Créateur de nous corriger et de nous remplir. Comment devrions-nous demander correctement à être remplis ?

Réponse : Votre cœur doit désirer la qualité du don sans réserve et la connexion avec le Créateur, et votre esprit doit saisir cet état et s’unir à Lui afin que cet état pénètre votre cœur comme un désir ardent : « C’est la seule chose que je désire. »

Question : Mais nous apprenons que nous ne devrions pas demander pour nous-mêmes. Il semble ici que l’égoïsme s’y mêle. Comment devons-nous interpréter cela correctement ?

Réponse : Vous ne pouvez l’interpréter correctement qu’en y réfléchissant à partir d’un état d’amour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale du 20/12/25, « Hanoucca » du 20/12/2025