Category Archives: Prière et intention

Un miracle quotidien

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est-il possible de restaurer l’importance du cours matinal si après tant d’ années, il est devenu une routine et a perdu son goût ?

Réponse: Le cours matinal est un lieu pour l’induction de la Lumière Supérieure. Comme si vous arriviez à une station d’essence pour faire le plein. Tout au long de la journée, vous devez recueillir toutes sortes de manques de la nécessité de la Lumière qui ramène vers le bien, le besoin de la force spirituelle, la nécessité de devenir semblable au Créateur, de clarifier et d’examiner : la vraie image du monde, ma relation à elle, et son effet sur moi.

Toute la journée vous avez besoin de voir combien cette forme de réalité vous faites tourner, vous ne comprenez toujours pas, n’est pas encore clair, est rompu. Et quand vous venez au cours  matinal, cette forme doit être clarifiée par la Lumière qui ramène vers le bien dans vos pensées et vos sentiments, dans tous vos sens.

Mais si vous ne vous êtes pas préparé pour le cours matinal, alorsil devient une routine formelle pour vous comme des matières que vous apprenez à l’école : Le Zohar, le Talmud Esser Sefirot, et ainsi de suite. Et alors, le cours devient vide sans aucun bénéfice, une perte totale. Si vous ne venez pas au cours avec le bon manque , alors vous ne recevrez pas labonne satisfaction du cours accomplissement et il s’ensuit que vous apprenez la sagesse et non Torah.

La Torah est appelée la Lumière qui ramène vers le bien. Donc, de deux choses : soit vous étudiez la Torah soit la sagesse, une théorie abstraite. C’est ce que vous déterminer en fonction de vos intentions, du manque et de la nécessité pour la correction que vous avez préparé pour le cours.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 07/10/13 , Le Zohar

Ne sortez pas de la route

Dr. Michael LaitmanQuestion: Diriez-vous que le chemin d’« accélérer» et la voie « en son temps » sont deux vecteurs différents ?

Réponse: Avancer  » en son temps  » n’est pas un vecteur.

Disons que, maintenant, je suis dans un certain état (1), qui doit passer au suivant ( 2). Pour couvrir cette distance, nous devons nous accrocher au principe de l’unité d’Israël, la Torah et le Créateur. Si je m’oriente dans cette voie, alors je l’avance par le chemin de l’accélération.

Mais que faire si, après avoir fait une partie du chemin, je n’arrive pas tout d’un coup ? Que faire si je n’ai pas réussi ici, c’est-à-dire, n’ai pas réussi à doter le désir qui m’a été révélé sur cette scène de l’intention altruiste ? Puis-je avancer sans la bonne intention ? Non, je ne peux pas.

Par conséquent , il n’y a pas de chemin par lequel vous pouvez aller de l’avant « en son temps.  » Je dois rester ici avec mon intention incorrecte ( ← ), qui me tire vers la «gauche» à la matière. Ensuite, je dois venir à la connaissance du mal et puis me remettre sur les rails.

Toutefois, pour réaliser le mal, je dois entrer, m’exercer moi-même, m’assurer de tout ce qui manque, arriver à un résultat insuffisant, être désolé pour ce qui s’est passé, et ensuite revenir au vecteur d’accélération.

Ainsi, je n’ai aucune chance d’avancer vers l’objectif « en son temps », même si un millier de coups de me forcent. Après tout, ils ne sont pas une punition pour les erreurs. J’ai encore besoin de faire des calculs et ensuite d’identifier le vrai mal et de voir que les ennuis ne sont pas mauvais, mais bons. J’embrasse apparemment le bâton, remercie le Créateur pour ses coups : «Merci beaucoup, c’est très bien, parce que maintenant je me rends compte que je suis dans le mal.  » De plus, je suis conscient que les coups sont la bonté, et ce qui semblait autrefois comme un plaisir pour moi est une mauvaise chose.

Ainsi, la souffrance me permet de me rapprocher du Créateur. Cependant, le long du chemin je dois ressentir et comprendre tant de choses, changer tellement en moi-même sur ce long chemin de souffrance … Il est nommé ainsi, mais en fait, ce n’est même pas un chemin, je viens de faire un tour et suis revenu. Et ce tour peut soit prendre un an ou deux, où disons, vingt ans.

Question: Comment pouvons-nous accélérer sur la ligne droite ?

Réponse: Vous pouvez accélérer sur la ligne droite si vous êtes connectés en permanence au centre du groupe, encore et encore. Avancer en chemin signifie réaliser le libre choix de chacun. Mais sa réalisation est de renforcer le groupe, qui est le seul moyen pour atteindre l’objectif .

De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale 06/10/13 , Écrits du Baal HaSoulam

Pourquoi n’avez-vous pas encore demandé?

Dr. Michael LaitmanDès que vous êtes amenés au groupe d’en haut, immédiatement il commence à augmenter la valeur de l’objectif afin d’augmenter ce qui vous a été donné: votre première étincelle. En fait, ce n’est qu’ainsi que cette valeur l’emporte sur les mensonges et vous achetez la vérité. Et si vous ne recevez pas cette valeur du groupe, vous retournerez soit aux mensonges ou vous restererez les bras croisés, incapable de ne pas vous dévorer.

Mais avancer sur la voie de la vérité n’est possible que lors de la réception d’une inspiration de l’ importance de l’objectif et de l’environnement. Dans la mesure de cette importance, vous serez prêt à souffrir, votre ego souffre et la vérité se développe. Après tout, c’est très douloureux.

Par ailleurs, le groupe m’aide à comprendre que réaliser quelque chose n’est possible que par la prière. Une prière est une demande pour transformer le désir de recevoir en don, la séparation de la haine en l’unité et l’amour. Je me souviens quand je me promenais avec le Rabash dans la forêt près de Beit Shemen et que je lui racontais tous mes problèmes, me plaignais et criais pendant environ dix minutes et lui écoutait tranquillement jusqu’à ce qu’il dise tout à coup : «Mais pourquoi n’as-tu pas demandé ( Lui) ?  »

Nous n’avons pas assez de demande : «Pourquoi n’avez-vous pas demandé ». Franchement, notre nature ne nous permet pas de le faire, de juste demander. Ni notre esprit ni notre cœur ne comprennent que nous avons besoin d’organiser une prière pour la correction. Et les gens souffrent des mois et des années incapable de demander, pour élever MAN.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 16/12/10 , Écrits du Baal HaSoulam

Sous pression

Dr. Michael LaitmanQuestion: De qui puis-je obtenir un plus grand désir : du groupe ou du public ?

Réponse: Ce sont deux formes différentes de désir. Je reçois la nécessité de l’unité et la cohésion du groupe, et des masses la nécessité du Créateur. Oui, précisément du Créateur .

Après tout, je n’ai pas besoin de Lui et ni mes amis. Le point dans le cœur ne nous oriente que dans sa direction, mais ne donne aucune véritable élan, il n’augmente pas la «chair » du désir, il ne constitue pas un récipient vide affamé.

En s’unissant aux amis, nous ne demandons pas le Créateur.

Rien ne fait pression sur nous ni nous pousse à le faire. Combien nos propres désirs peuvent nous pousser ? Un peu plus et un peu plus, mais c’est une pression artificielle. Chacun est un type génial, tout le monde a raison, il n’y a pas de désir entre nous qui nous obligera à agir sans sortie.

Quand émergera t-il ? Quand les gens nous demanderont de répondre à leurs besoins, quels qu’ils soient. Nous allons nous retrouver sous pression, le besoin de la élever, à prendre soin d’eux et de les aider et c’est là que nous avons vraiment besoin du Créateur. Un désir incontournable, irrésistible  ne viendra à l’être créé que sous la pression extérieure.

C’est pourquoi nous n’avons pas de possibilité d’avancer vers le Créateur si nous ne sortons pas vers le monde et ne nous préoccupons pas des masses.

Même la nécessité de s’unir dans le groupe ne sera pas enregistrée sans pression extérieure. En effet, pourquoi devons-nou snous unir ? Celui qui ne veut rien pour lui-même se sent bien dans une cabane dans une forêt sans commodités. Les récipients du don ne sentent pas la nécessité de s’unir. Les points dans le cœur ne cherchent pas par eux-mêmes.

Mais que vont-ils apporter au Créateur ? Quel genre de récipients de réception sont capables de conduire à une correction ? Il s’avère qu’en fait, nous n’avons rien.

D’autre part, l’unité des masses a un énorme potentiel de récipients qui ne se sont pas encore manifestés, aussi bien matériellement que spirituellement.

C’est pourquoi la connexion dans le groupe, ainsi que le souci du public, ne sont possible que sous la pression extérieure. Pharaon aide les enfants d’Israël à s’échapper d’Egypte. Son armée les poursuit,  » les menaçant,  » les oblige à traverser la mer Rouge, puis à se tenir au mont Sinaï. Ils ne sont pas d’accord, mais après la brisure des premières tables, ils reçoivent la Torah et le processus continue.

Nous ne pouvons pas gérer sans la pression de l’extérieur, nous en avons besoin. Oui, en nous unissant, nous pouvons neutraliser un peu cette pression, mais pas complètement.

Question: Est-ce que chaque ami a besoin de se connecter aux désirs extérieur ou est-ce suffisant si le groupe mondial dans son ensemble est impliqué dans tout cela?

Réponse: Les deux. Tant le travail individuel que le général est nécessaire ici sous diverses formes. Tout d’abord, nous devons nous réunir à l’intérieur afin de comprendre comment atteindre le public à l’extérieur et ensuite s’intégrer avec lui  pour ressentir le besoin de l’unité intérieure. Ensuite, nous devons exiger la révélation du Créateur entre nous afin de Lui faire plaisir en transférant la satisfaction au Kli externe.

Ainsi, nous allons être un relai, un  » canal de transmission  » un lien de transition et réaliser notre destin.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 04/10/13 , Écrits du Baal HaSoulam

Enveloppé dans un nuage

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que notre ego, est-il un sentiment ou une perception mentale?

Réponse: Nous pouvons comparer le cerveau à un écran de cinéma car il est réellement vide. Aujourd’hui, par exemple, vous semblez être laid et dégoûtant et demain, après un changement d’état, je peux vous regarder et voir devant moi un gars bien qui rayonne de vitalité. Est-ce que mon cerveau représentent ces photos, est-il à l’écran? Ou est-ce que je les projette ? Mon ego, mon intérêt, dépeint tous ces calculs, mais nous ne comprenons pas cela  jusqu’à la fin.

Nous croyons que nous sommes objectifs quand il s’agit de la nature minérale végétale et animale , mais au niveau parlant, dans les relations entre nous, il y a des variables différentes. De manière générale, nous ne comprenons pas réellement que nous sommes les seuls qui nous représentons notre propre monde à tous les niveaux du désir de recevoir.

C’est pourquoi notre monde est appelé imaginaire, car il n’existe pas réellement. Dès l’instant où vous nettoirez votre ego de la perception de ce monde, il disparaîtra . Et ce qui restera ? Rien?

Alors qu’est-ce qui nous restera ? Commencer à établir ce « quelque chose  » maintenant. Commencez à construire un monde nouveau. Tout dépend de ce que vous dessinez sur l’écran de votre perception.

Question: Mais comment dessinons-nous ces images si elles me semblent immédiatement réelles?

Réponse : J’imagine une force qui me contrôle, qui m’entoure, qui me dirige et me désoriente, m’envoyant des choses positives et négatives. Toute cette situation, la bulle où je suis, fonctionne sur moi, c’est comme un film de science-fiction car nous avons à imaginer quelque chose et travailler sur ce quelque chose dans notre imagination. Donc j’imagine un certain espace dans lequel une certaine force ou un champ de force opère. En attendant, je ne peux pas gérer sans cette illusion de trois dimensions avec les différents phénomènes de temps et d’ espace. Je suis connecté à elle que je le veuille ou non.

J’imagine une force qui m’entoure comme si j’étais dans un nuage. Cette force agit sur moi dans tous les sens et dans tous les aspects possibles. Même maintenant, quand j’y pense, elle fonctionne réellement, je suis détendu, qu’elle agisse sur moi. Mais qu’est-ce que j’ai d’autre à part cette opération?

Parce que sans aucun ajout de ma part, je ne peux que constamment aspirer à un bon sentiment et comment remercier cette force pour son soin attentif. Elle a créé un manque dans mon sentiment, le désir de recevoir et je me sens bien dans ce monde sous sa domination.

Il s’avère que nous n’avons besoin de rien, sauf de cela. Toute la philosophie de l’école épicurienne est basée sur cette approche. D’autres méthodes orientales croient aussi en le nirvana et en la tranquillité. Cette attitude est en fait la plus profonde car elle est fondée à la fois sur la crainte de perturber quelque chose dans la création et sur la peur de la malédiction du Créateur. Je dois donc constamment me sentir bien. J’essaie toujours d’être calme et détendu et d’être heureux avec ce que j’ai, non pas parce que l’ego me pousse à le faire, mais à cause d’une intention plus sublime. En bref Abraham a bien travaillé avec cette approche à Babylone.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 02/10/13 , Écrits du Baal HaSoulam

La vérité est plus précieuse que la vie

Dr. Michael LaitmanQuestion: De nos jours, nous éprouvons des problèmes nouveaux de tous les différents côtés en rien de temps, et tout ce que nous faisons est de lutter contre eux. Quels moyens spéciaux sont offerts par la Kabbale qui n’existent pas ailleurs?

Réponse: La sagesse de la Kabbale explique d’où tout ce mal vient et la raison de nos mauvais états. Elle affirme que le mal ne vient pas de quelque part à l’extérieur, d’autres personnes ou de circonstances, il pointe directement à l’intérieur, en me disant :  » Vous êtes la cause de tous les maux !  »

Une personne trouve qu’il est très difficile d’être d’accord avec ceci et s’éloigne donc immédiatement de la Kabbale. Cependant, après que la Kabbale ait pointé la cause du mal, ele explique qu’il y a juste une chance d’atteindre le bien: en corrigeant le mal en soi en bien. Et le bien n’est pas pour moi, mais il est pour tous les autres!

Ainsi, non seulement j’ai besoin d’admettre que tout le mal est à l’intérieur de moi et de me corriger afin que d’autres reçoivent le bien, mais je dois aussi avoir du plaisir de ceci sans ressentir mon état et de ne me soucier que de comment les autres se sentent bien. Qui va acheter une telle méthodologie ?

C’est pourquoi elle n’est appropriée que pour ceux en qui il y a point de vérité, et en raison de leur nature, ils sont incapables de rester dans un mensonge plus longtemps : ils ont besoin de la vérité, peu importe ce que ça coûtera! Cette demande vient d’ une personne de la nature et non pas parce qu’elle est si spéciale ni est comme un grand héros.

C’est simplement que le désir de révéler la vérité devient plus important pour elle que tous les autres aspects de la vie. Un nouveau désir de révéler la vérité soudain naît en elle, ce désir n’était pas là avant. Pendant ce temps, ceux qui ont juste un seul désir pour notre monde sont prêts à vivre dans un mensonge. Alors, ils courent après tout ce qui contribue à ce mensonge en satisfaisant leur égoïsme. Seules les personnes chez qui le désir de la vérité a surgi, qui sont impuissantes à le réprimer, acceptent la méthode de la Kabbale avec joie. Après tout, elles n’ont pas le choix, rien d’autre va les aider. Et de telles personnes avancent.

Toutefois, si une personne est encore capable de consentir à un compromis, elle va s’enfuir. Nous ne pouvons pas la blâmer ou la mépriser pour cela car vous auriez fait la même chose si vous étiez à sa place … Telle est la nature: la plus forte des deux forces l’emporte sur l’autre, la mécanique est très simple.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 16/12/10 , Écrits du Baal HaSoulam

Les larmes et la joie

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Héritage de la terre » : Il est dit, « selon ma peine est ma récompense. » Cela signifie que la récompense est mesurée par la quantité de chagrin. La tristesse et les efforts sont nécessaires uniquement pour trouver le récipient qui recevra une belle récompense. Et plus la tristesse d’un humain est élevée dans le travail spirituel, plus son récipient est grand, lequel est prêt à obtenir enfin la récompense maximale. Nous mesurons tout selon le récipient, le désir. La Lumière est au repos absolu, et tout dépend des récipients, de la façon dont nous les développons. Et les récipients sont l’essence même de la souffrance.

Cependant, dans la spiritualité cette souffrance devient douce et est appelée « les affres de l’amour ». Ici, la douleur du manque peut être combinée avec le plaisir et ils ne se neutralisent pas mutuellement comme dans notre monde. Là, après quelques gorgées, je n’ai plus soif et à chaque fois, après avoir reçu quelque chose, je deviens rassasié. Cela est différent dans la spiritualité car la nécessité et le plaisir visent ensemble au don sans réserve, ils se soutiennent et augmentent les uns les autres.

Il s’avère que je ressens constamment le manque et le plaisir, mais pas comme étant opposés, et je m’épanouis et me développe constamment en eux. Ensemble, ils deviennent un sens de la vie éternelle pour moi. C’est là que nous allons. Vous voyez vous-même que cette connaissance ne peut venir que d’en haut. La personne elle-même n’a pas la possibilité de saisir au moins son « bord ». Peu importe combien de philosophes et de penseurs ont essayé de comprendre les questions anciennes, c’est impossible. Après tout, les réponses ne sont pas inhérentes à notre nature égoïste actuelle.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/04/13, Écrits du Baal HaSoulam

Vivre dans deux mondes parallèles

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il si difficile pour nous de demander la correction si nous savons que tout dépend d’elle ? Il semblerait que cela soit tellement naturel pour une personne de demander.

Réponse: Oui , il est naturel de demander, mais ici, nous avons besoin de savoir exactement quoi : Que devons-nous demander, comment pouvons-nous demander, et qui est celui qui nous donnera la réponse? Une prière n’est pas seulement un cri, et si elle est mise en mots, ils devraient naitre dans le cœur et non pas dans la lecture d’un livre.

Si une personne se sent mal, elle ne choisit pas de belles paroles. Notre problème est que la prière ne vient pas de la profondeur de nos cœurs.

Seul l’environnement peut nous mener une telle prière, s’il le veut, vous allez demander. Pourquoi nous semble t-il que nous la voulons tous et essayons d’influencer l’autre, mais quelque chose ne fonctionne pas ? La principale chose qui manque, c’est la profondeur du désir, de la vérité qui est en lui. La clarification de ce qui m’est important est manquante, et qu’il faut cesser d’être désorienté entre les deux désirs : matériel et spirituel.

Nous devons apprendre à exprimer deux points de vue totalement différents sur le matériel et le spirituel, sans les mélanger ! Ici c’est le monde égoïste, je suis obligé d’y vivre dans l’intervalle. Et il y a le monde du don et je souhaite pouvoir commencer à y vivre. C’est ce qui détermine ma prière.

Nous sommes encore incapables de distinguer l’un de l’autre, même si nous pouvons voir beaucoup de progrès dans ce domaine depuis le dernier congrès.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 21/10/10 , Écrits du Baal HaSoulam

Le train s’arrête à chaque gare sur la route vers le but de la création

Dr. Michael LaitmanLa principale difficulté sur le chemin, c’est que nous ne sentons aucun manque pour le but de la création. Notre manque est opposé parce que je ne pense naturellement qu’à mon état intérieur, comment satisfaire ce qui me manque, comment l’obtenir. Et si j’avais tout, alors je ne penserai à rien du tout.

Mais je ne suis pas prêt à réfléchir à la façon de remplir ce dont l’univers entier manque, y compris les niveaux, minéral, végétal, animal et humain, ou comment remplir le Créateur à travers eux. Il ne manque quelque chose ? Je n’en sens pas le manque Quelque part, je peux sentir les besoins des autres, mais pas la volonté du Créateur. Comment pourrais-je savoir comment Lui donner satisfaction ? Je n’ai pas le bon et utile manque en moi, même pas le début d’une tel manque.

Mais l’état final corrigé qui existe déjà dans la nature me touche, malgré le manque de désir, je suis encore attiré par lui, si ce n’est pas dans mon cœur, du moins par curiosité.

Soit je peux obtenir un manque de l’environnement, du groupe. Ils continuent tous de dire combien cela est important, donc je commence aussi à faire attention et travaille sur les besoins des autres. Et dans ce cas, l’état final de la perfection agit sur moi et commence à éveiller en moi des changements.

Ou bien je vois que les années passent, je n’ai toujours rien, alors je commence à réfléchir à ce que je peux faire. Je ne suis pas préoccupé par l’ importance de l’objectif, mais par les années que j’ai perdues. Je vois que c’est à moi de faire quelque chose!

Nous devons commencer à travailler avec l’environnement afin d’en obtenir le manque, et en réponse, la  » lumière environnante  » arrive et commence à me changer de plus en plus .

La chose principale est de m’amener à un manque, un Kli et non à la réalisation. C’est à moi d’imaginer que je suis debout devant la  » lumière environnante  » tout le temps et c’est seulement à moi de demander! C’est comme si je venais acheter un billet au guichet de la gare, y jetais un coup d’oeil, et demandais un billet de train. C’est seulement à moi de demander, et ils vont me donner un billet pour chaque fois que je choisis.

Je dois sentir que je vais sûrement obtenir le ticket mais à condition que je sache où je dois aller et où est la prochaine gare. Mais comment pourrais-je savoir où est la prochaine gare ? Pour ce faire , je dois être inclus dans un groupe, investir en lui, disparaître en lui, et absorber leeur manque. Si je viens au guichet pour acheter un billet pour ce manque, alors sans doute que je ne vais pas le manquer, je vais prendre le billet pour le bon train, la gare suivante.

C’est comme ça que j’avance de gare en gare. Et tout devient plus clair à chaque fois que la gare vers la destination finale est d’apporter du contentement au Créateur. Elle est également exprimée comme une lacune. Parce que je commence à donner satisfaction aux créatures, je reçois une petite partie de la volonté de donner du plaisir à l’Emanateur, le Créateur,  » tout le temps. C’est ainsi que ce désir se décrit de plus en plus clairement.

Même si ma demande est très simple et que je ne comprends pas exactement ce que je demande, je reçois néanmoins la lumière en réponse, un ensemble complet des dix Sefirot. Cela inclut également la lumière correspondant au cœur de pierre , et je commence à comprendre qu’il m’est impossible de l’utiliser. Cela inclut également la lumière correspondant aux Sefirot de Keter, qui appartient à un niveau qui m’est supérieur. Dans Keter de l’inférieur, on sent déjà Malkhout du supérieur.

C’est ainsi que je commence à connecter en moi de nombreux états du passé, présent et futur. Je comprends déjà comment c’est à moi de me construire sous une forme de plus en plus avancée et ce tout le temps. Je commence à sentir la cyclicité, la rotation des roues qui tournent parfois en avant, parfois en arrière, mais qui propulsent toujours le train. Les roues tournent dans des directions différentes et opposées, mais  le train se rapproche progressivement de l’objectif .

Dans toute la complexité des états, la chose la plus importante pour moi est de penser à ‘une vraie prière, que ce doit être une prière pour le désir de donner. La principale chose – c’est le désir de chercher et non pas le désir de donner, qui est Kli, la prière avant la prière, le manque de manque du don sans réserve. C’est précisément ce dont j’ai besoin

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 03/07/13 , Écrits du Rabash

Etrangers en terre étrangère

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’une personne doit traverser pour qu’elle veuille entrer dans le monde spirituel?

Réponse: C’est très simple, elle doit sentir une grande tristesse spirituelle parce qu’elle est en exil en Egypte. Ce n’est pas par hasard qu’Abraham a demandé au Créateur : « Comment vais-je savoir ce que je posséderai?  » En d’autres termes, comment allons-nous recevoir un désir spirituel ? Après tout, la «terre» signifie le désir et la « terre d’Israël » à propos de qui Abraham demande est un désir spirituel qui est totalement dans l’intention en vue de donner.

Alors, comment pouvons-nous avancer vers elle ? Je n’ai aucun désir pour elle, pas de moyens internes ni externes.

La réponse du Créateur à cette question est : Allez rechercher de gens comme vous. Commencez à vous connecter, faites des efforts,  apprenez leur à vivre ensemble dans une tente. Et quand vous serez vraiment connecté, alors vous sentirez que la connexion entre vous est la raison de tous vos soucis.

Mais il ne faut pas abandonner, continuer à nous connecter plus fortement . Vous sentirez que c’est terrible, que c’est l’Egypte où l’ego, Pharaon, qui domine votre connexion. Vous allez passer sept années de satiété et sept années de famine. D’abord tout ira bien , mais ensuite votre amour- vous saisirapar le cou et vous étranglerera , vous ne serez pas en mesure de continuer, pas à l’intérieur ni à l’extérieur. Vous sentirez que vous êtes arides et allez vous racler la gorge : « Quatre cents ans ! Comment allons-nous nous maintenir dans cet état ?  »

Donc, j’ai prépar » l’ego pour vous afinqu’il va vous force à sortir d’Egypte. Si vous faites de votre mieux pour être plus fortement connectés, je vous aidera certainement.

C’est en essayant de se connecter que vous pourrez découvrir la profondeur intérieure de votre ego,  au point de «les enfants d’Israël crièrent dans le travail», en raison du fait que vous ne pouvez pas vous connecter. Plus vous essaierez, plus vous aurez des troubles internes et externes. Vous ne serez pas en mesure de le supporter jusqu’à ce que vous criez pour une seule chose : juste d’en sortir, de quitter votre propre nature.  » Mieux vaut la mort qu’une telle vie.  »

Puis, quand vous voufdrez une nouvelle vie qui est totalement à l’opposé de votre nature, vous la découvrirez et pas avant. C’est parce que votre récipient, votre désir, doit être entier. L’indication que vous êtes prêts à sauter dans la mer.

En outre, vous serez prêts pour la garantie mutuelle, ce qui est encore pire pour l’ego.  La garantie mutuelle signifie donner votre âme aux autres. La mort est la fermeture du compte, alors que la garantie mutuelle signifie que je me vends à tout le monde dans mes sentiments et mon esprit, à tous ceux que je ne peux pas supporter .

Ainsi, nous  fuyons  l’Egypte car nous découvrons combien nous nous haïssons. Cette découverte maximale du mal ne nous laisse pas d’autre choix.

Abraham a comrpis tout cela de sa grande expérience. Il a compris la réponse du Créateur,  » sache que tu seras une semence étrangère dans un pays qui n’est pas le tien», ce qui signifie que nous devons ressentir l’ exil. Ne pensez pas que la transition vers la spiritualité est immédiate. Non, vous devez être équipé d’un désir très fort de sorte que cette volonté va vous ouvrir la porte de la rédemption.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 10/02/13 « , l’héritage de la terre «