Category Archives: Prière et intention

L’amertume insupportable de l’esclavage

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Cela signifie que si Israël sont sous la domination d’une certaine nation, cette nation a le contrôle et ils ne peuvent pas se retirer de leur domination. Ainsi, ils ont goûté une saveur suffisante dans ce travail et ne pouvaient pas être rachetés.

Alors qu’est-ce qu’a fait Créateur? « Le roi d’Egypte mourut », ce qui signifie qu’ils avaient perdu cette servitude. Ainsi, ils ne pouvaient plus travailler ….

Est-il bon que Pharaon soit mort? Après tout, il a rapprocher les enfants d’Israël de la sainteté en les forçant à répondre à deux discernements en leur sein. D’une part, ils ont eu des marmites pleine de viande, mais d’autre part, ils étaient esclaves.

Si nous ne pensons pas à la spiritualité, alors on oublie l’esclavage et on ne ressent pas que nous sommes esclaves. Vous travaillez pour votre ego et vous faire de bons profits. L’esclavage commence lorsque, malgré les marmites remplies de viande, vous ressentez que vous n’avez pas la spiritualité parce que vous n’avez pas atteint la connexion et l’amour, la possibilité de quitter l’égo.

L’esclavage ne se fait sentir que lorsque vous avez deux points de discernements: au niveau corporel tout est très bien, mais sur le plan spirituel, il n’y a rien et il n’y aura plus rien. Dans ce cas, cela est appelé « esclavage », la domination de la matière sur l’esprit. Le Créateur ne nous entend que lorsque nous nous connectons parmi nous et  que nous commençons à séparer la matérialité de la spiritualité, et de voir que nous devons rechercher le point spirituel dans la connexion entre nous.

C’est pourquoi nous sommes appelés «les enfants d’Israël» et «frères assis ensemble », ceux qui se sentent comme des esclaves en Egypte qui n’ont pas la puissance pour atteindre la connexion. Au début, tout semblait possible, tout était bon et merveilleux. Puis les ennuis ont commencé et nous le voyons dans divers groupes. Il s’agit de la deuxième étape de l’esclavage en Egypte, où les enfants d’Israël gémissent à cause  du travail acharné. Ils ne peuvent pas se connecter, mais au lieu de s’échapper, ils continuent à travailler sur la connexion.

Si malgré cela une personne ne quitte pas le groupe, mais continue de frapper sur ce seul point, en essayant de réaliser une connexion, alors finalement elle se désespère et pleure parce qu’elle ne peut pas y arriver. Si nous sommes connectés, nous recevons un récipient pour découvrir le Créateur, mais nous ne pouvons pas la créer par nous-mêmes parce qu’une personne ne peut réaliser des actions spirituelles par elle-même.

Puis nous gémissons sur ce travail, ce qui signifie que nous comprenons que nous avons besoin de l’aide de la force supérieure. C’est seulement Elle qui peut nous corriger et nous relier. Ce gémissement est déjà un salut, la grande révélation que «il n’y a rien hormis Lui», et que Lui seul peut nous relier. Nous avons atteint le désir de nous connecter à notre travail lorsque nous comprenons que c’est la seule chose dont nous avons besoin sans aucune condition alléchantes corporelles, peu importe ce qu’elles pourraient être.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 08 /04/2012

Se dissoudre dans le groupe

Dr. Michael LaitmanToutes nos nombreuses années d’étude (nous avons des gens qui étudient déjà 10-15 ans) sont uniquement destinées à vous faire atteindre un état où vous commencez à travailler dans le groupe, alors que vous réalisez qu’il n’y a rien d’autre. Et tout ce que vous avez fait au cours de nombreuses années a été conçu uniquement pour finalement vous faire comprendre que la seule chose qui puisse vous changer et qui puisse vous révéler ce que vous voulez est juste en face de vous, bien qu’elle soit la toute dernière l’étape.

Habituellement, nous mettons beaucoup de temps pour y arriver, en nous convaincant et en essayant de nous faufiler en quelque sorte hors de lui, mettez-vous de côté. Nous étudions la Kabbale, nous faisons tout ce que nous devons faire pour la diffusion – absolument tout – juste pour éviter de travailler dans le groupe.

Et même, une fois que nous avons compris qu’il n’y a pas d’autre solution, encore, à la dernière minute, nous nous échappons en trouvant des raisons de ne pas participer à ce processus. Nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux, nous ne pouvons pas nous jeter dans le groupe, comme dans l’eau, et y disparaître complètement. Beaucoup plus de temps, des mois, voire des années passent encore avant qu’une personne pénètre enfin dans le groupe. Mais nous pouvons raccourcir ce temps avec notre effort commun, et nous allons essayer de le faire.

Le temps qu’une personne passe à étudier n’a pas d’importance, pas plus que sa connaissance, qu’elle soit intelligente ou non, forte ou faible, persistante, stable, ou paresseuse. Lorsque vous entrez dans le groupe et rejoignez sa force commune, nous «disparaissons» en elle, vous vous dissolvez dans les qualités communes de vos amis à tel point que vous faites l’acquisition de l’intégration de toutes leurs capacités, et elles deviennent toutes les vôtres.

Pas besoin de vous trouver des excuses, tel que je suis encore jeune, je ne suis pas encore prêt pour cela, peut-être plus tard, lors du prochain congrès. Maintenant ! Il ne doit y avoir aucune autre pensée ! Il n’y a rien d’autre à côté de cet endroit et de cette action que nous devons entreprendre.

Et l’action est très simple: essayez d’effectuer ce que l’on appelle la première restriction (Tsimtsoum Aleph), élevez-vous autant que possible au-dessus de notre égoïsme, sans prendre en considération ses convictions, ses raisons, ses pièges et ses bizarreries, il faut comprendre que cela montre l’absence de notre aspiration, de notre intention.

Lorsque mon intention et aspiration ne sont pas assez fortes, je ressentirai de la distraction. Et chacune de ces perturbations m’indique ce que je dois ajouter à mon intention pour la diriger sérieusement et la rendre assez forte en taille et en force. En d’autres termes, j’ai besoin de me diriger tout droit vers le but et d’avoir assez de force pour m’y diriger.

C’est pourquoi nous percevons les perturbations comme une donnée. Nous ne les rejetons jamais, nous ne nous fâchons pas contre nous-mêmes, au contraire, chaque fois qu’elles apparaissent, nous nous élevons au-dessus, et nous nous investissons davantage à devenir plus proche des autres.

La chose principale est d’avoir de la patience envers nos amis, comme nous sommes patients avec de petits enfants, notre petit favori. Il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet ; c’est aussi notre égoïsme, qui ne nous permet pas de nous connecter avec les autres et qui nous montre où nous devons nous rapprocher et nous positionner.

Du Congrès de Vilnius 23/03/12, Leçon 2

Mentir, mais honnêtement

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (« Les marches de l’échelle »), « Qu’est-ce qu’une bénédiction et une malédiction dans le Travail »: Chaque jour, l’homme a besoin de recommencer à zéro et dire que, aujourd’hui, il sera récompensé pour voir « c’est Moi ton Dieu» et qu’il n’échappera pas à la bataille. Il ne faut pas dire « j’ai déjà prié à plusieurs reprises pour que Dieu me donne les récipients du don sans réserve et pour quitter le désir de recevoir pour moi-même, et je n’ai pas reçu de réponse à ma prière, alors quel est l’avantage de prier à nouveau? »

La vérité est que nous n’avons jamais demandé les récipients de don sans réserve parce que c’est impossible.

Oui, nous demandons ce qu’on appelle le « don sans réserve ». Nous demandons à être capable d’aimer l’autre, mais c’est ainsi que nous l’appelons ; ce ne sont pas des désirs de l’amour des autres ou du don sans réserve. Nous n’avons jamais vraiment prié pour le monde spirituel, ou l’état spirituel, ou des récipients spirituels. Dans notre désir actuel, dans notre esprit et notre sentiment actuels, nous ne sommes tout simplement pas capables de le demander, et nous ne savons même pas ce que c’est.

Par conséquent, il est dit: « j’ai travaillé et j’ai trouvé ». On a besoin de faire des efforts dans ce que les kabbalistes nous disent de faire, de suivre strictement les recommandations, et de comprendre clairement que nous n’avons pas la moindre chance de venir directement et indépendamment à la bonne prière : nous ne pouvons pas briser notre cœur et élever une demande de correction (MAN).

Dans un premier temps chacune de nos prières est basé sur la façon de recevoir, d’acquérir, et de profiter des amis,  du Créateur, de n’importe qui. C’est un fait et il n’y a pas de place pour y échapper. Mais au dessus de nous, il existe un système de brisure qui traduit nos actions, nos demandes brisées, en correction.

Sur le chemin de haut en bas, les désirs se brisent, et sur le chemin du retour, quand je m’élève de l’état brisé, ils sont corrigés dans ce système. Ils s’élèvent comme si je demandais ce qui est nécessaire, comme si je priais vraiment pour l’amour et le don sans réserve à l’autre et pour la connexion avec les amis et le Créateur que je suis prêt à accepter comme étant la bonté.

Ce système est le monde brisé de Nikoudim et le monde d’Atsilout qui a été créé plus tard, c’est l’adaptateur: d’un côté de ce système, il y a le faux monde, les mondes de BYA qui sont déconnectés du Créateur, et des états opposés au don sans réserve, dans lesquels nous existons. De l’autre côté, il y a le Créateur, la perfection.

Mon plaidoyer en faveur de l’amour est un mensonge, mais nous  tous nous arrangeons ce mensonge dans une forme correcte comme si nous voulions vraiment quelque chose d’autre que pour nous -mêmes. Si entre nous, nous nous réunissons dans la forme correcte, si nous organisons l’étude et toutes nos actions correctement, alors notre demande passe par ce système qui la corrige, et c’est ce qu’on appelle «j’ai travaillé et j’ai trouvé ».

Bien que nous ne connaissions pas le monde d’Atsilout, il fait son travail. Et c’est pourquoi nous devons faire exactement ce que nous disent les kabbalistes sans nous mentir à nous-mêmes ou en ayant honte. Il est vrai que nous ne demandons pas la spiritualité, mais nous crions comme un bébé et sa mère sait ce dont il a besoin. La mère n’a besoin que d’un cri minuscule de l’enfant pour connaître ses besoins.

C’est ce qui est requis de nous. « Faites tout ce qui est en votre pouvoir de faire», et cela apportera de bons résultats.

 Du congrès d’Arava du 25/02/2012,  Leçon  n°7

Le roi d’Egypte est mort !

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Et il arriva dans le cadre de ces nombreux jours que le roi d’Egypte mourut … (Exode). La grandeur de l’ego, toute la bonne vie corporelle, le désir d’une personne à se sentir mieux dans la vie – tout tombe, s’effondre, et meurt. Alors, que peut faire une personne ? C’est ce que l’humanité dans son ensemble et chaque individu sont en train de traverser actuellement. Nous ne pouvons pas fonctionner selon l’ego ordinaire pour les causes ordinaires corporelles.

 

Et alors, les enfants d’Israël gémissaient en raison de la servitude, ce sont ceux qui aspirent à la spiritualité, même s’ils ne savent pas encore ce que c’est, et ceux qui sont déjà près d’elle, qui en quelque sorte, comprennent que la spiritualité symbolise le désir de donner et l’amour, sans égard à leurs intérêts personnels. Ainsi, elles commencent à s’examiner et à voir qu’elles ne peuvent continuer sur ce chemin.

C’est une pyramide comportant ceux qui ne peuvent tout simplement pas être des consommateurs et qui ne peuvent pas servir leur ego à travers ceux qui ont déjà clarifié que la spiritualité symbolise le désir de donner au lieu de l’amour-propre. Tout le monde y trouve sa place et tout le monde « soupire » à cause de cet esclavage égoïste, dans leur propre point.

Il y a ceux chez dont le «point dans le cœur » s’est éveillé, et il y a ceux qui tout simplement souffrent sans savoir pourquoi. Tous soupirent sous le fardeau de leur propre situation, ne sachant pas comment se satisfaire.

Et leurs cris en raison de l’esclavage monta vers Dieu – ils ne se contentent pas de pleurer, c’est à cause du travail acharné : des tentatives futiles pour combler leur ego ou de ceux qui sont plus avancés, mais n’arrivent toujours pas à quitter leurs vieilles habitudes et à prendre sur eux-mêmes la charge du travail de Dieu et qui n’arrivent toujours pas à commencer à travailler dans le don et l’amour des autres.

Mais malgré tout, « Et Dieu entendit leurs gémissements. » Le Créateur entend tous ceux qui répondent à ce que le Créateur fait avec eux. Le système est construit de telle façon que la partie supérieure prend soin de chacun, en fonction du niveau de la personne, mais la partie supérieure prend surtout soin des personnes qui comprennent et doivent se diriger pratiquement vers le désir de donner et l’amour dans le groupe, « en prenant la peine de s’asseoir ensemble », au milieu de celles qui aspirent au Créateur.

Elles souffraient tant qu’elles ne pouvaient pas le supporter plus longtemps. Alors les personnes ont tant supplié par leur prière, que leur cri monta vers Dieu ; elles étaient épuisées par ce travail. Mais aussi, nous voyons qu’elles disaient : « qu’avions-nous eu … quand nous étions assis autour des marmites, quand nous avions mangé du pain à satiété. » Et elles ont aussi dit, « Nous nous souvenons des poissons que nous avions l’habitude de manger en Egypte pour rien … « ce qui signifie qu’apparemment avant tout allait bien.

Une personne a deux points en même temps : l’un est corporel et l’autre est en apparence spirituel. Ainsi, elle se trouve entre les deux et plus ils sont éloignés l’un de l’autre, plus elle a d’espace, et plus elle connaît sa place et sait ce qu’elle fait.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Shamati N°159

Selon les lois de la bulle

Dr. Michael LaitmanQuestion : N’avons-nous pas tendance à mettre davantage l’accent sur les actions que sur les intentions pendant la journée ?

Réponse : Tout notre travail est basé sur les intentions. Peut-on créer de réels changements dans le monde seulement par des actions ? En diffusant notre message, nous voulons changer l’intention des gens. Nous devons les aborder de différentes façons afin qu’ils l’absorbent et qu’ils soient inspirés, et alors leur attitude commencera à changer.

S’il existait une vague avec laquelle nous pourrions, par la puissance de l’esprit, leur transmettre la connaissance du monde intégral, nous le ferions. Mais d’un autre côté, une méthode qui ressemblerait à l’hypnose ou à une injection ne serait dans le cas présent pas efficace. Les gens doivent comprendre, percevoir, et analyser intérieurement ce que nous leur apportons.

Il est impossible de simplement « injecter » dans une personne un autre regard sur le monde. Elle doit acquérir cette connaissance consciemment, sans mensonges, sans confusion, ou fraude. Nous devons lui créer des conditions propices, grâce auxquelles elle atteindra le résultat souhaité par elle-même et qui lui permettront de partager notre point de vue. Donc, même s’il existait une vague permettant de transmettre une information mentalement, cela ne ferait que réduire une personne à un niveau «minéral», alors que, au contraire, nous devons l’aider à se développer. C’est tout le problème.

Ainsi, nous devrions offrir à une personne «de la nourriture pour l’esprit» avec laquelle elle sera d’accord ou s’y opposera dans son for intérieur, jusqu’à ce qu’elle crée en elle les bons outils, des « Outils » qui lui permettront de comprendre la situation. Aujourd’hui « en se laissant porter par le flux de la vie » une personne ne peut comprendre et évaluer ce flux en le regardant de l’extérieur. Elle ne pénètre pas la profondeur de la nature afin de comprendre ses lois ; elle ne se connaît pas elle-même, ni son environnement.

Nous ne parlons pas de l’environnement artificiel que les personnes se sont créées. Dans ce domaine, elles sont «expertes» et beaucoup s’y sentent comme un poisson dans l’eau. Mais les systèmes naturels, qui dirigent une personne, la société, et la nature, leur sont inconnus. Nous devons les leur rendre accessible, pour qu’ils commencent à ressentir l’essence des choses, de sorte qu’ils apprennent à connaître les lois fondamentales de la nature extérieure et l’essence de l’humanité. C’est le Créateur, même si cela a encore une forme corporelle adaptée.

En même temps, les personnes n’ont aucune idée de cela. Elles vivent leurs vies ordinaires dans le réseau artificiel, qu’elles se sont tissées. C’est là où les processus globaux de la modernisation et de l’urbanisation nous ont conduits. Le monde entier vit actuellement selon ces lois, et ainsi nous sommes confrontés à un travail très difficile : Nous devons stimuler, au sein des personnes, un besoin pour l’élévation, nous devons les conduire à un niveau de clarification et à une nouvelle sensation, et nous devons les guider vers la racine, de sorte que, sous la direction des mécanismes artificiels de la civilisation, elles puissent voir notre mutuelle connexion naturelle pénétrant tous les niveaux de la nature.

En amenant une personne à cette pensée, nous l’amenons à l’intérieur, dans un système totalement différent, qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a aucunement pris en compte. Elle rencontre un problème : Elle se détache du réseau artificiel et doit résoudre ces questions élémentaires par elle-même : «Qui suis-je et que suis-je? Qu’est-ce que l’environnement, la nature ? « Là, un autre environnement se révèle à elle, le système de la nature supérieure.

C’est la raison pour laquelle les scientifiques d’aujourd’hui sont beaucoup plus proches de notre message. Bientôt nous serons si près d’eux que nous parlerons le même langage. D’un autre côté, dans l’intervalle, nous ne pouvons pas avoir une vraie conversation avec les hommes d’affaires, les industriels, les commerçants, les politiciens, etc ; dans leur environnement les lois du marché règnent.

Nous sommes vraiment confrontés à un problème difficile de diffusion. Nous devons comprendre la façon dont une personne ressent le monde, l’image qu’elle voit devant elle, les services sociaux qu’elle utilise, ses intérêts, etc. Elle vit dans une « bulle » d’air artificielle et ne comprend pas ce dont nous parlons.

D’un autre côté, nous parlons du fait que l’homme fait partie de la nature dans laquelle existent des lois claires et précises. Ils n’aiment pas cette idée, «Quelles sont les lois dont tu parles, toutes les lois sont écrites dans la constitution. » Et ainsi tous les problèmes sont «résolus» au moyen de la législation et en ajoutant quelques articles à certaines lois. C’est ainsi que le système artificiel, avec lequel les gens ont l’espoir de changer quelque chose, se développe.

Finalement, nous avons atteint une crise mondiale : Deux systèmes, un artificiel et un naturel, sont aujourd’hui l’un en face de l’autre. Le problème est que le système artificiel est en train de se briser complètement, tandis que nous voulons amener les gens à l’écosystème naturel, et c’est un gros problème. Nous aussi, nous traversons peu à peu ce processus, alors que pouvons-nous dire au sujet de l’humanité ?

Donc, n’espérez pas que les intentions suffisent. Tout d’abord, nous devons entrer dans la bulle et établir une connexion avec une personne. Nous descendons à son niveau, à son état, nous devenons une partie de la personne, et de là nous commençons à lui expliquer progressivement que nous dépendons tous du deuxième système naturel, de l’équilibre et des bonnes relations mutuelles avec elle. En outre, nous devons agir doucement, sinon, les personnes n’accepteront pas notre message, car elles ne ressentent que leur bulle.


De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Écrits du Rabash

L’appel vers le Créateur

Dr. Michael LaitmanAvant chaque cours, il est très important pour nous de formuler l’intention correcte: « Dans quel but étudie-t-on ? » Je ne suis pas simplement arrivé, me suis assis, pour écouter des choses intelligentes au sujet de la structure du monde supérieur ou des passages du Livre du Zohar, articles, et d’autres matériaux. Ce n’est pas le point. Ce ne sont que les moyens pour attirer la Lumière supérieure.

Alors, que vais-je étudier? Je suis assis avec des amis. Une connexion spéciale se forme entre nous et elle doit être telle qu’elle nous élève au royaume de la Lumière supérieure, vers le niveau supérieur auquel nous dirigeons  nos désirs communs, seulement nos désirs communs ! Les désirs individuels signifient des désirs égoïstes. Les désirs communs sont déjà des désirs pour le don sans réserve vers l’unité.

Dès que j’élève ces désirs vers le haut, MAN (si je ne peux vraiment les élever avec le groupe), la Lumière supérieure descend du haut immédiatement sur nous, ce qui nous corrige et nous attire un peu plus près.

Et à chaque fois que nous nous élevons, nous nous rapprochons de plus en plus. Et c’est ainsi que nous nous unissons en un seul point. Toutefois, ce n’est plus un point de plus depuis qu’il a ouvert notre égoïsme.

Nous l’avons tout simplement assemblé ensemble et c’est pourquoi nous ressemblons à un seul point, mais en réalité il y a un grand égoïsme en-dessous de nous, au-dessus duquel nous devons nous élever. Et puis nous révélons la Lumière supérieure à l’intérieur de nous-mêmes, et non plus  sous la forme de la lumière environnante (Ohr Makif), qui nous change avec son influence, mais sous la forme de la Lumière intérieure (Ohr Pnimi).

Alors  dans quel but avons-nous besoin de livres? De sorte que, lorsque nous nous réunissons, nous lisions ce qui se passe dans le monde supérieur.

En fait, nous ne savons pas ce qui se passe là-bas, puisque nous ne devinons pas et ne savons pas vraiment ce que ce sont  ces actions. Mais en faisant cela, nous évoquons la Lumière supérieure sur nous-mêmes. C’est pourquoi  c’est «Moi  + le groupe + le livre », et ce sont les conditions essentielles pour notre travail.

Entre le groupe et moi il doit y avoir des interférences, des questions diverses, et des problèmes. Cependant, entre le livre et moi, il n’y a aucun obstacle et pas de questions, et  ce n’est pas important si je comprends quelque chose ou  pas.

En tout cas, je ne comprends rien parce que dans le Livre, cela parle de ce qui se passe au niveau suivant dans le monde spirituel dont je n’ai même pas la moindre idée. Je ne fais que lire des mots, mais cela est suffisant pour convoquer la Lumière supérieure sur moi.

En fin de compte, l’étude avec les livres et nous est purement formelle. C’est absolument sans importance combien une personne connaît et combien elle comprend! Ce qui est important est de savoir combien son unité avec le groupe et le livre suscite l’envie à l’intérieur d’elle-même, augmente la tension. Vers quoi? Vers la qualité du don sans réserve.

Si quelqu’un  demande la qualité du don sans réserve, s’il aspire vers lui, en essayant de ne pas se tromper, et de clarifier avec le groupe qu’il aimerait justement cela, alors il va d’autant plus clairement découvrir à l’intérieur de lui-même quelle est la signification du Créateur, la qualité du don sans réserve, ce que cela signifie de se rapprocher de Lui, de se rapprocher de la qualité en lui-même, et de la découvrir en lui-même. Quand il est en prise avec ce désir, même si il  est petit et trompeur, lui-même ne comprend pas ce qu’il demande. Comment peut-il vraiment demander quelque chose qui est opposé à sa nature?

Cependant, une telle aspiration progressive le fait avancer. Il marmonne comme un enfant, ne sachant pas vraiment comment parler, prononce les mots de manière incorrecte, et personne ne le comprend, sauf sa mère. C’est de la même manière que le Créateur nous comprend. Cependant, nous-mêmes nous ne comprenons pas. Nous pensons, en effet, qu’en nous unissant  ensemble, nous exigeons et demandons, alors où est ce que nous voulons?

Cependant, même si nous ne voulons rien, Il le perçoit correctement, sachant  notre état, à partir duquel nous ne pouvons rien faire de toute  manière. C’est le cas lorsque la mère comprend le babillage d’un bébé ou tout simplement le comprend sans mots. C’est exactement ce dont  nous avons besoin. C’est ce qu’on appelle l’appel vers le Créateur, ou la prière, MAN

Du congrès de Vilnius du 24/03/2012, cours n°4

«Je dors mais mon cœur est éveillé … »

Dr. Michael LaitmanUne personne décide ce qui doit être considéré le jour ou la nuit : ce qui est bon pour elle et ce qui est mauvais. Parfois, elle reçoit un éveil, une élévation de l’esprit, une grande lumière, et elle comprend combien il est merveilleux d’avoir du plaisir et de se rapprocher de la spiritualité. Elle appelle cela le jour, mais en réalité, c’est la lumière dans son désir égoïste. L’égoïsme profite, et cela n’est pas ce qu’on nomme un progrès spirituel.

Ou, elle peut aussi se sentir dans l’obscurité, épuisée, mais son esprit comprend que cet état est utile pour son avancement. Et même si dans son désir de recevoir du plaisir, elle éprouve des sensations désagréables, il est dit : «Je dors, mais mon cœur est éveillé. » Le désir de recevoir sent l’obscurité, mais le point dans le cœur – la Lumière. Une personne comprend que cette obscurité est utile pour elle, la descente précède la montée, et elle doit même préparer des désirs encore plus grands pour cela. Et le désir vient de l’obscurité.

C’est pourquoi tout dépend de ce que valorise une personne, ce qu’elle considère comme le jour ou la nuit – dans son cœur égoïste endormi ou dans son point dans le cœur, qui a un désir brûlant pour la spiritualité.

Si une personne commence à se séparer d’une autre, alors elle a déjà deux points, avec lesquels elle peut tendre et se diriger exactement vers l’objectif. L’un des points est son ego. Et il est bien que l’égoïsme ne ressente rien de bon. Plus je me sens mal dans mon égoïsme, plus grand sera mon désir (Aviout) qui existe au-dessus du point recherchant le but.

Le principale est de séparer ces deux points et de correctement les maintenir sans cesse l’un contre l’autre, pour trouver à quoi je m’identifie. Est-ce que je choisis la direction qui me mène vers le Créateur, bien que mon chemin soit dans le noir, Est-ce qu’elle me paraît bonne ? Ainsi, parce que mon égoïsme n’est pas intéressé à s’y précipiter, je peux être sûr que je me déplace correctement, comme un voleur, courant en tête de fil et criant : « Attrapez le voleur » !

Mon ego ne veut pas l’obscurité, et je m’élève au-dessus de moi, au-dessus de la raison, et je veux que mon désir de donner soit au-dessus de mon désir de recevoir. Et il s’agit d’un bon état, dans lequel mon jour et celui du Créateur sont les mêmes.

Et si je souffre de me sentir mal et n’ai aucun intérêt à progresser, cela signifie que je suis mon désir de recevoir, mon ego. Je me précipite là où mon cœur égoïste m’appelle, mais non où mon point dans le cœur m’appelle : Voilà la différence.

Nous devons essayer de nous diviser en deux parties : le point dans le cœur, qui adhère fidèlement à l’objectif, au désir de donner dans n’importe quelle situation, peu importe ce qui se passe, et le cœur lui-même, qui est toujours prêt à recevoir. Son appétit ne cesse de croître. L’obscurité règne dans mon cœur, et il y a un rayon de Lumière dans le point dans le cœur ; ce qui signifie que je me suis orientée correctement. Et j’atteins cet objectif grâce à l’environnement, le groupe, la force extérieure, qui est nécessaire pour sortir le point dans le cœur hors du cœur égoïste et pour le diriger vers l’objectif.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale 05/04/12

Pourquoi avons-nous besoin de tous ces obstacles?!

Dr. Michael LaitmanTous les obstacles proviennent de la force unifiée de la nature. Dans quel but avons-nous besoin de ces obstacles ? Supposons que j’ai réalisé que cette force m’a coupé l’herbe sous les pieds, qu’elle m’a égaré, m’a forcé à oublier le but, la recherche, parce qu’elle m’a causé une douleur, de l’inquiétude, une sensation désagréable, et j’ai commencé à avoir peur de quelque chose, à me faire du souci pour quelque chose. Après tout, je  ne suis qu’un être humain, et il est très facile de me mettre KO. Et qu’y a-t-il après ? Dans quel but  avons-nous besoin de tout cela?

Nous en avons besoin pour que nous sentions que nous ne pouvons pas nous gérer sans cette force, sans son aide personnelle à chacun ; que sans notre appel à ce que nous appelons la Lumière supérieure, la Lumière environnante, nous ne pouvons pas avancer. Atteindre cet état ​​est le prochain niveau de notre développement. Quand je comprends que tout ce qui arrive se fait uniquement par cette seule et unique force, et que cela est fait exprès pour que j’aie besoin de son aide, alors que je ne peux rien faire par moi-même, c’est déjà le début de l’interaction directe avec elle. C’est une étape très importante et grave qui ne peut être atteinte si l’environnement ne me soutient pas.

Nous avons parlé du fait qu’une personne n’a effectivement pas de libre arbitre dans ce monde. Elle est entièrement gérée par ses gènes, ses hormones, et d’autres choses. Il y a des gens qui peuvent prédire l’avenir d’une personne. C’est vraiment le cas, sauf pour une chose: le libre arbitre est effectivement exprimé dans l’auto-développement visant à la recherche de cette force, dans la direction vers elle, la connexion à elle, et la demande qu’elle nous aide, ce qui est le plus important. Il s’agit en fait de ce qu’elle veut: nous aider si nous le lui demandons de le faire.

Pourquoi une telle immense force parfaite et éternelle qui comprend toute la nature, qui n’est pas limitée  par nos cadres corporels de temps et de lieu, et  est illimitée dans ses capacités et ses actions, pourquoi a-t-elle besoin que nous ayons besoin d’elle , de lui demander, et de s’attendre à ce qu’elle va faire quelque chose avec nous puisque nous ne pouvons pas le faire par nous-mêmes? Pourquoi a-t-elle besoin de telles actions de notre part, de nos faibles tentatives ?

C’est nécessaire de telle sorte que nous développions un nouveau désir en nous qui n’existe pas dans la nature: le désir d’être en contact avec elle, pour l’atteindre, et travailler avec elle. Dans la mesure où ce désir se développe en nous, cette force est en contact avec nous et se révèle dans ce désir. Alors je peux sentir cette  grande force dirigeante.

De cette reconnaissance, de ce sentiment, nous commençons à tout comprendre : qui nous sommes, où nous sommes, pour quelle raison, dans quel but, et ce qui se passe pour nous. Par conséquent, je veux la révélation de cette force en moi. Je dois développer ce désir en moi par moi-même, sinon je ne serai pas indépendant. Si elle ne me donne pas cette envie, je ne serai pas libre. Et si oui, quel est la raison dans la création de tout cela? …

Du congrès de Vilnius du 24/03/2012, cours n°3.

Les méchants ont leur propre vérité

Dr. Michael LaitmanJe dois séparer les résultats de chacune de mes actions et chaque état en deux parties :

1. L’état lui-même vient du Créateur, et il est toujours bon ;
2. Tandis que moi, selon mes désirs, je peux soit me donner le nom de «mauvais», soit de «juste», selon que je justifie cet état ou non.

Par ailleurs, quels critères faut-il utiliser pour justifier mon état ? Si l’état m’est agréable, alors bien sûr je le justifie. Que suis-je alors dans ce cas : le «méchant» ou le «Juste » ? Je suis le méchant parce que je justifie le Créateur égoïstement.

Cela pourrait également être le contraire : Mon état est mauvais pour la volonté de recevoir et bon pour la volonté de donner, car il me permet d’avancer. Il s’avère que le Créateur m’aide en envoyant une mauvaise sensation pour que je ne reste pas à la même place et qu’au lieu de cela, je réalise qu’il y a encore des choses qui nécessitent une correction dans ma relation avec Lui.

Nous avons toujours besoin d’auto-évaluations véritables et précises. Tout dépend de la personne qui atteint l’état donné, qui l’analyse correctement, et parvient à une demande. Et quelle demande ? Elle demande les forces du don, et rien de plus.

Si je demande le bien, cette demande sera égoïste. En même temps, je ne suis pas en mesure de demander du mal à mon égoïsme. Le même ego se cache dans une telle demande.

Comment puis-je supplier de progresser à l’étape suivante, ce qui augure sans aucun doute du mal pour mon égoïsme ? Puis-je vraiment demander au Créateur de me corriger, afin qu’Il m’enlève la chose la plus précieuse que j’ai en ce moment ? Si, dans mes désirs actuels j’aspire aux plaisirs, comment puis-je demander de cesser de recevoir du plaisir ? Ce ne serait pas une aspiration du cœur, mais simplement des mots qui ne comptent pas dans la spiritualité.

Une personne n’a pas la possibilité de formuler une prière pour la correction de son propre chef. La seule façon est d’exhorter intérieurement le point dans le cœur (sans y rien attacher de moi-même car l’égoïsme règne en moi) en se connectant en même temps au groupe. Seule dans l’union avec les amis je peux apporter ma contribution à la prière commune pour la correction. Et cette prière nous aidera.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale 29/03/2012, « Introduction au TES »

Passer d’une demande capricieuse à une demande valide

Dr. Michael LaitmanIl n’existe rien d’autre que les relations entre nous, les relations de réception et de don. Le résultat de ces relations devrait être de faire plaisir au Créateur. Les Partsoufim supérieurs coopèrent : Aba et Ima, et ZON effectuent différentes actions sans fin, les Reshimot (réminiscences) changent, mais l’essentiel est l’intention de la personne qui dirige tout ce système.

 

Avant que l’intention ne dirige tout le système, tout y est mort, inanimé. Alors une personne vient et la première chose qu’elle fait est d’éliminer les épines sèches du vignoble, ce qui signifie qu’elle coupe et sépare le «cœur de pierre » qui ne peut pas être corrigé. Puis elle commence à travailler avec tout le reste. Avant cela, l’ensemble du système est au repos et la personne le fait fonctionner par son effort : elle « appuie sur l’accélérateur, » elle veut que le système fonctionne avec l’intention de donner.

 

Une table est dressée en face de moi et je dois prendre progressivement tout ce qu’il s’y trouve et profiter des rafraîchissements, afin de donner satisfaction à mon hôte. Donc, je vérifie mes récipients et m’aperçois qu’ils sont des désirs de recevoir. Je ne dois pas recevoir même un gramme de plaisir. D’abord, je dois me restreindre. Si l’hôte est important pour moi, je n’aurai pas de plaisir moi-même, mais je n’aurais de plaisir que pour son bien.

 

Mais comment puis-je lui donner, où puis-je trouver le pouvoir de le faire ? Je commence à chercher des méthodes différentes et des conseils, et finit par atteindre la demande. Afin de recevoir un tel pouvoir, le Créateur doit m’être révélé comme Celui qui donne, et ensuite, Il me révélera sa grandeur et Son importance. Mais quand la force du don atteint une personne, elle ne la domine pas, mais selon la demande d’une personne, elle ne dirige que ses désirs de recevoir.

 

Je suis entièrement fait de ce désir de recevoir, alors comment ma demande pour que le désir de donner me régisse peut-elle être réelle ? Je peux toujours crier, mais mes larmes seront alors vides, parce que je ne sais pas quoi demander. C’est comme un bébé qui pleure à haute voix, mais personne ne lui donne ce qu’il veut. Nous sommes en colère parce que nous ne recevons pas la révélation spirituelle, tout comme ce bébé.

Je dois savoir exactement que demander. Si je sais que demander, comment demander, et pour quelle raison, alors ma demande sera efficace. Comment puis-je demander l’attribut de don ? Je dois d’abord acquérir son importance. Cela signifie que je demande le Créateur et Sa révélation. Je ne demande pas à jouir de lui, mais seulement à atteindre la grandeur du don : «Permettez-moi de vous respecter ! » Telle est la demande finale. Ce n’est pas de me sentir bien et de recevoir du plaisir. Je veux seulement Le respecter sans me prendre en compte. Nous pouvons recevoir et demander ce désir de l’environnement.

 

Cette demande ne devrait pas être exprimée en mots, dans un discours enflammé, ou un télégramme composé avec soin. Elle se révèle dans le cœur, elle brise les parois du cœur et se déverse. Je ne demande pas pour profiter de la sensation que je donne, que je suis grand et égal au Créateur. Je veux acquérir l’attribut de don lui-même et je vérifie mon intention d’améliorer mon attitude envers les amis.

Alors, je comprendrai ce que les kabbalistes écrivent et je serai délibérément inclus dans ce qui se passe dans Malkhout de Atsilout. Toutes ces choses surviennent en moi de manière claire et précise, selon le processus que les kabbalistes décrivent et le révèlent en petites portions l’une après l’autre. Nous sommes très proches de cela.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 28/03/12, L’étude des dix Sefirot