Category Archives: Religion

« Ceux qui vont au séminaire »

600.01« Ceux qui vont au séminaire » sont ceux qui progressent vers la spiritualité, et non les gens « de la rue » qui se trouvent en dehors du chemin menant au but de la création, ceux qui observent les commandements machinalement ou qui ne les observent pas du tout.

Ceux qui vont au séminaire sont divisés en quatre catégories. Chacun d’eux se trouve également dans un état différent. Il peut s’agir de « marcher » (en mouvement), « se tenir debout », « s’asseoir » ou « se coucher », car le travail spirituel comporte de nombreux états. Mais en tout cas, tous sont appelés « ceux qui vont au séminaire ».

Celui qui va au séminaire est une personne qui aspire à la révélation du Créateur, car le but de la création est la révélation de la divinité à tous les êtres créés dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les quatre qualités de ceux qui vont au séminaire, dans le travail ? » du 11/04/2026

Comment se libérer de l’emprise des Klipot ?

36Question : Vous avez dit que se libérer de l’emprise des Klipot est un défi de taille ; on peut rester longtemps dans cet état. Que faire pour s’en déconnecter ?

Réponse : Les Klipot sont toutes les pensées et les perturbations qui me déconnectent du Créateur. Que puis-je faire ? Il n’y a qu’une chose à faire : se souvenir que le Créateur me les envoie. Sans Lui, je suis impuissant à les combattre. Je dois faire en sorte que le Créateur, qui réside en moi, combatte les Klipot qui sont à l’intérieur de moi. À ce sujet, il est écrit : « Viens à Pharaon ! »

Pharaon est la concentration absolue des Klipot. Les Égyptiens étaient si sages, même dans le monde matériel, qu’ils rendaient le corps immortel par l’embaumement. Ils en sont arrivés au point de rendre la matière vivante inanimée, et sous cette forme, comme si elle était éternelle. C’est en cela qu’est une Klipa.

Dans la Torah, il n’est pas dit que Moïse devait combattre seul. Il devait seulement être présent, être impressionné par les actions du Créateur, et par là éveiller tous ses désirs, appeler le peuple d’Israël à Le suivre. Et c’est tout. « Alors le Seigneur dit à Moïse : « Maintenant tu verras ce que Je vais faire à Pharaon, car il les enverra par une main puissante. » »

Par vous-même, vous êtes incapable de combattre les Klipot. Quelles forces utiliserez-vous pour cela ? Une Klipa est le revers, l’Achoraim (dos) du Créateur. Il l’anime et vous la révèle précisément grâce à la Klipa.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Nous devons toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Avant tout : l’unité

938.03Le peuple d’Israël ne se forme pas simplement par des individus ordinaires qui se connectent les uns aux autres. Il devient un peuple parce qu’ensemble, ils s’attachent à Moïse.

Moïse est appelé le « berger fidèle », c’est-à-dire l’émissaire du Créateur au sein du peuple. Et le concept de « peuple d’Israël » signifie qu’ils sont connectés à Moïse.

Moïse est la qualité d’Israël (« Yashar El » – droit à Dieu), celui qui montre le chemin. Les autres, comme un troupeau, le suivent simplement, et il les conduit hors d’Égypte.

Mais si chacun des trois millions de Juifs qui se trouvaient en Égypte à cette époque s’était connecté individuellement à Moïse, cela n’aurait-il pas suffi ? Pourquoi devaient-ils s’unir entre eux pour pouvoir se connecter à Moïse et, par lui, au Créateur ? Pourquoi leur unification était-elle une condition nécessaire ?

La nécessité de s’unir à Moïse implique l’annulation de l’égoïsme, de l’amour de soi. Et le résultat de cela est l’amour du prochain. C’est pourquoi, en premier le peuple s’unit ensemble, c’est-à-dire qu’il annule son égoïsme, son amour de soi, et ce n’est qu’alors qu’il est capable de recevoir de Moïse le message d’amour de Moïse pour le Créateur, et à travers Moïse, de se connecter au Créateur.

Tout le monde n’est pas tenu d’atteindre le niveau de Moïse, mais chacun doit accepter la tâche « d’aimer son prochain » au niveau qui convient au peuple d’Israël ordinaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Viens à Pharaon – 2 » du 08/04/2026

Ne vous faites pas de mal

261Question : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel peut-elle faire du mal ?

Réponse : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel ne peut pas faire de mal, mais la négligence nuit à autrui, tout comme dans le monde matériel. Il y a toujours un libre arbitre : s’éveiller et raccourcir le temps du chemin, ce qu’on appelle « sanctifier le temps », ou non. Dans la spiritualité, le libre arbitre existe toujours. Ce n’est pas comme dans le monde physique, mais cela existe néanmoins.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est appelée Pâque » du 01/04/2026

Il est temps de commencer à réfléchir

294.2Question : Une personne ayant atteint la double et la simple dissimulation peut-elle régresser jusqu’au niveau animal ?

Réponse : Non. Lorsqu’une personne a l’impression, après plusieurs années, de retourner à un état antérieur, voire pire, elle descend effectivement en dessous de cet état, mais uniquement pour recevoir davantage de Kelim (récipients) des Égyptiens, pour recevoir une nouvelle portion de ses désirs inassouvis.

Il est impossible que vous vous retrouviez dans un état inférieur à celui d’aujourd’hui, hormis le bref laps de temps nécessaire pour vous immerger dans cette souillure. Vous prendrez alors conscience de votre véritable situation, ce qui vous obligera à vous élever plus rapidement. C’est ce qui nous arrive aujourd’hui : les souffrances s’intensifient sans cesse jusqu’à ce qu’elles s’accumulent suffisamment pour que nous commencions à réfléchir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est-elle appelée Pâque ? » du 01/04/2026

Un commandement est une correction du désir

249.02Chaque commandement (Mitsva) est une correction d’un désir particulier dans l’âme, par lequel je révèle le Créateur.

Il n’y a ici aucun lien avec les commandements qu’un Juif religieux accomplit dans ce monde. Il agit simplement avec ses mains et ses pieds ; or, nous parlons ici des actions que nous accomplissons à l’intérieur du désir, même sans corps, seulement le désir sans le corps.

Si j’accomplis des actions dans ce désir, elles sont qualifiées de spirituelles. Si j’accomplis des actions avec le corps, il s’agit d’un travail différent appelé « l’opinion des gens communs », qui est opposée à « l’opinion de la Torah ». L’une est totalement opposée à l’autre.

La seule chose que nous ayons à faire est d’entrer dans une connexion avec le Créateur et de déployer constamment des efforts en ce sens. « Lui et Son Nom sont un », « Il n’y a rien hormis Lui », rien de plus. Si, malgré toutes les perturbations, nous nous efforçons de rester connectés à cela grâce à notre environnement, notre groupe et les livres que nous étudions, alors nous accomplissons les commandements.

Qu’est-ce qu’une personne doit faire d’autre ? Quelles autres actions extérieures ? La Torah n’en parle pas. Elle parle du développement intérieur de l’être humain, de la révélation du Créateur aux créatures dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

L’erreur de notre monde

592.01Toutes les erreurs de notre monde, à travers tous ses systèmes et ses religions, résident dans le fait que les gens mélangent le spirituel au matériel, ils dénaturent la spiritualité et croient qu’il y a une part de sacré dans certaines formes, objets, artefacts et corps. Ils embrassent une main, un arbre, une certaine image, une poupée. C’est là que réside toute la confusion qui s’est emparée de l’humanité.

Malgré tous les efforts déployés par le Judaïsme pour lutter contre cela (certes, non pas extérieurement, mais intérieurement), cela n’a pas vraiment réussi à convaincre le peuple. Les gens ont recours aux amulettes, aux fils rouges, à « l’eau vivifiante », ils changent de nom et s’adonnent à toutes sortes de pratiques « miraculeuses ».

Ils pensent ainsi attirer à eux un rayonnement bienveillant et l’abondance d’en haut. Par quel moyen ? Par le fait qu’à partir d’aujourd’hui, nous vous appellerons, par exemple, non plus Misha, mais Grisha ? Et alors ? « Mais voilà, ça porte chance ! » On utilise la psychologie humaine et les forces de la nature et on croit que c’est spirituel.

Bien sûr, dans ce monde, on peut accomplir beaucoup de choses par la force d’une personne, par la force de la pensée, par la force du désir. Naturellement, notre monde est régi par de nombreuses lois. Nous ne comprenons pas pourquoi ceci ou cela arrive et nous pensons que cela vient du spirituel. C’est un autre problème. Il est difficile de discerner et de comprendre.

Même ceux qui étudient la Torah pensent que leur étude est spirituelle. Mais qu’y a-t-il de spirituel là-dedans ? Depuis la destruction du Temple, la spiritualité est restée hors de nous, détachée de nous. « Non, nous étudions, et c’est ce qu’on appelle spirituel. » Mais la vie prouve qu’il n’y a rien de spirituel là-dedans. Voyez ce qui arrive à toute la nation. Ainsi, la confusion est très profonde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Les bonnes actions des justes sont les générations” dans le travail ? » du 16/03/2026

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (KeterHochmaBina, HessedGuevouraTifferetNetsakhHodYessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La Torah de la vie

563La foi est un moyen d’atteindre la Lumière intérieure de la Torah. La foi est un récipient de don sans réserve, la qualité de Bina. Elle devrait être le fondement, et c’est pourquoi il est dit : « Le juste vivra par sa foi. »

La foi au-dessus de la raison est un moyen de se tourner vers le Créateur pour acquérir des qualités semblables aux Siennes. Mais ce n’est pas le but ultime. En effet, la foi au-dessus de la raison est le but de l’étude car nous voulons atteindre la correction, les qualités du don sans réserve. Mais en réalité, ce n’est qu’un moyen.

Après tout, la Torah est appelée la Torah de la vie, et il faut l’étudier avec l’intention de Lishma (En Son Nom), pour la Torah, et non Lishma, pour le Créateur. Autrement dit, je ne souhaite pas seulement ressembler au Créateur en construisant un Kli (récipient), mais aussi remplir ce Kli avec du contenu qui correspond précisément au Créateur, afin que ce contenu devienne « ma vie et ma longévité ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18/01/2026