Category Archives: Religion

Quand une véritable prière apparaît-elle ?

209Il existe une prière qui précède la prière, une demande pour que j’aie les bons besoins et que je puisse voir mon état sous son vrai jour. Ce n’est qu’après cela qu’une véritable prière apparaît.

Une personne a préparé son Kli (récipient) pour la correction, et alors la correction se produit, ce qui signifie que la Lumière (Ohr) influence véritablement la personne et qu’elle reçoit l’intention en vue du don sans réserve.

Ce n’est pas que le Créateur ait besoin de nos prières, supplications, louanges ou bénédictions. C’est plutôt par elles que nous définissons notre état, pour chaque type de désir, par rapport à un état corrigé.

Et si nous voulons vraiment atteindre la correction de chaque qualité, c’est le signe que nous avons préparé notre Kli afin que pour chaque désir, une intention en vue du don sans réserve puisse apparaître.

Mais si mon désir n’a toujours pas besoin de la bonne intention, alors je ne peux pas agir en conséquence. Ce n’est que dans la mesure où l’on prend conscience de la nécessité de cette intention que l’on peut commencer à travailler avec le désir ; autrement, il s’agira de contrainte, et dans le domaine spirituel, il n’y a pas de contrainte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Le Créateur ne tolère pas les orgueilleux’ dans le travail ? » du 14/02/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

Qu’est-ce que la foi ?

962.3Question : Pourquoi parlez-vous constamment de la foi alors que la Kabbale est une science et l’atteinte, et que la foi est un concept philosophique et religieux ?

Réponse : La foi est la propriété du don sans réserve. Dans notre monde, cette qualité n’existe pas, car même si je donne quelque chose, je le fais dans le but de recevoir ensuite. Je ne peux pas donner simplement pour donner.

La propriété du monde spirituel cependant est la qualité du don sans réserve. On l’appelle la foi. Ne la confondez pas avec ce que nous entendons par foi dans notre monde.

Dans notre monde, une personne croyante ferme les yeux et agit de manière totalement irréfléchie. C’est une action complètement irréaliste, illogique et sans fondement.

Dans la Kabbale, la foi est la force du don sans réserve que nous recevons de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon).

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 15/05/2016

S’échapper de la réalité

276.01Question : Vous dites qu’une personne devrait s’améliorer et changer. Certaines personnes sont capables d’expliquer intelligemment ce qui se passe dans le monde et pourquoi. Certaines religions l’expliquent ainsi : « Parce que les gens ne croient pas en Dieu, Il les punit. » Comment pouvez-vous vous démarquer parmi tant de personnes intelligentes ?

Réponse : Je ne vais pas me démarquer.

Commentaire : Mais vous voulez que les gens connaissent la vérité.

Ma Réponse : Je dis ce que je pense, mais je ne veux pas critiquer les autres. Une personne qui aspire à une analyse sérieuse et à un examen approfondi des phénomènes de cause à effet verra en moi une graine de rationalité, et chez tous les autres, leur échec.

Commentaire : Beaucoup de gens se convertissent au bouddhisme. Ils pensent peut-être y trouver la paix.

Ma Réponse : Ils peuvent le penser, y rester quelques années, puis revenir à la raison car ils ne trouveront aucune solution. Leur solution est de se déconnecter du monde, atteindre le nirvana et se détacher de tout.

Où trouve-t-on un exemple de bouddhistes heureux ? Où voit-on en Inde (avec ses castes et ses divisions, où la misère règne et où chacun se bat pour survivre tout en vénérant les vaches sacrées qui errent dans les rues) un exemple à suivre ? Est-ce leur refuge dans leurs illusions où ils trouvent un semblant d’échappatoire à la réalité ? Ou leur croyance en la crémation des âmes suivie de promenades en barque illuminées aux chandelles sur le Gange ?

Je ne vois rien de positif là-dedans, ni dans leur organisation, ni dans leurs amitiés lorsqu’ils clament haut et fort leur amour. Quel genre d’amour peut-on trouver dans un système de castes où l’entraide est impossible, où le mariage avec une personne d’une autre caste est impensable, où règne une telle pauvreté, une telle séparation des classes ?

Quel exemple peuvent-ils donner ? Celui de la fuite de la réalité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le Quai de Harry Potter » du 04/10/2010

En attendant le Messie

232.01Commentaire : Vous avez dit un jour que 99,9% des personnes qui étudient la Kabbale abandonnent avant d’atteindre l’état initial.

Ma Réponse : Généralement, dans leurs tentatives d’ascension, beaucoup chutent du chemin. Puis, au cycle suivant ou après plusieurs années, ils essaient à nouveau. C’est très difficile.

En principe, 99% abandonnent parce qu’ils ne comprennent pas ou ne réalisent pas que 99% de leurs efforts sont l’œuvre de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). La Lumière agit sur eux, et ils n’ont à y contribuer qu’à hauteur de 1%.

Mais cette participation doit être très subtile, délicate et sélective. Elle doit être précisément telle qu’elle attire sur soi-même l’influence de la Lumière Supérieure. Lorsqu’une personne accomplit certaines actions, elle devrait supposer que par ces actions, elle attire la Lumière Supérieure sur elle-même, et voir son avenir et son accomplissement uniquement dans cela. C’est comme si vous attendiez de l’air, quelque chose qui ne dépend pas de vous ; cela viendra et c’est tout !

C’est l’état dans lequel nous devons être, où nous agissons de toutes nos forces, nous étudions, nous essayons de nous unir, de diffuser, tout, et à l’intérieur il y a ce sentiment d’attente. C’est le concept d’« attendre le Messie ».

C’est pourquoi les Juifs étaient appelés « Zhidy » (du mot « attendre »), ceux qui attendent la rédemption. Voilà la rédemption.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une âme sans corps » du 05/10/2010

Dans le champ magnétique du don sans réserve

294.2Question : Qu’est-ce que la foi dans la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : La foi est le don sans réserve au-dessus de la réception. Nous utilisons la force de la foi car à l’intérieur d’une personne, il n’existe aucune force innée de don sans réserve ; on doit la recevoir du Créateur. Par l’influence de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon), la capacité de donner sans réserve se crée en elle.

C’est comme un aimant qui attire un morceau de métal. La capacité de donner sans réserve se maintient dans la personne uniquement parce qu’elle est sous l’influence de la Lumière Supérieure, et c’est pourquoi on l’appelle la foi. Elle doit être imprégnée de cette impression venue d’en haut, et alors seulement elle peut accomplir des actions altruistes, des calculs désintéressés. C’est pourquoi on l’appelle la foi.

Si le don sans réserve provenait de sa propre force, on ne l’appellerait pas la foi. Elle n’existe qu’à la condition que la Lumière Supérieure transmette sa qualité à la personne et crée en elle la capacité de donner sans réserve. La qualité du don sans réserve chez l’être créé provient de sa ressemblance avec la Lumière Supérieure, de son aspiration vers celle-ci ; c’est pourquoi on l’appelle la foi.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article n°16, 1988 : « Quel est le fondement sur lequel repose la Kedousha [Sainteté] ? » du 04/06/2012

Travailler dans et au-dessus de la raison

243.01Question : Nous étudions que la sagesse de la Torah se révèle dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer). Il s’agit d’un travail au-dessus de la raison. Et quelles sont les conditions pour travailler Lishma (En Son Nom) dans la raison ?

Réponse : Dans la raison, c’est votre esprit, votre attitude ordinaire envers la Torah.

Question : Une attitude ordinaire suffit-elle pour être considérée comme un travail, ou faut-il encore faire une transition au-dessus ?

Réponse : En aucun cas cela suffit ! Dans la Kabbale, il existe une « condition nécessaire et suffisante » que nous devons révéler et maîtriser.

Question : Donc en général, tout travail Lishma est-il effectué au-dessus de la raison ? N’ai-je aucune capacité à faire des corrections dans la raison ?

Réponse : Pour l’instant, non.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 26/11/2025

En quête de la compréhension spirituelle

219.01Question : Comment peut-on savoir quand il est temps de caécher les secrets de la Torah et quand il est temps d’en révéler les saveurs ?

Réponse : Nous recevons cela en même temps que la révélation de la tâche qui nous est confiée.

Je pense que nous devrions continuer simplement à étudier les articles, examiner toutes les nuances de chaque phrase et ainsi progresser vers la compréhension du spirituel.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 213/11/2025