Category Archives: Religion

Montrer au Créateur la volonté de s’unir

938.04Question : La « main forte » fait-elle référence aux plaies qui s’abattent sur Pharaon ?

Réponse : Généralement, cela dépend de la personne qui interprète ces coups d’une manière ou d’une autre. Mais l’essentiel est que nous voulons montrer au Créateur à quel point nous sommes prêts à surmonter notre mauvais penchant qui nous divise, et à nous unir les uns aux autres. C’est ce qui nous aide réellement.

Question : La « main forte » peut-elle se révéler sans prière ?

Réponse : Non, vous ne ressentirez sa force qu’à la mesure de votre prière.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Gagner la guerre » du 23/06/2025

Changer d’attitude envers le Créateur

237Quelle que soit la forme sous laquelle nous présentons nos idées à la société, nous serons contraints de le faire de telle sorte qu’une personne comprenne qu’elle doit, au fur et à mesure de son développement, changer d’attitude envers le Créateur.

Et dans la mesure où elle en est capable, elle s’immergera dans le changement d’attitude et dans la mesure où elle n’en est pas capable, elle s’immergera non pas dans l’attitude elle-même dans sa forme pure, mais dans le travail physique qui en sera l’expression : construire, faire, participer. C’est tout.

Fondamentalement, on lui cache qu’à travers ses actions physiques, elle met également des forces en mouvement et ne fait rien qui existe dans le cadre de ce monde. En fin de compte, ce n’est qu’une question de dissimulation. Imaginons que je vous apporte un cadeau, et il est clair pour nous que ce cadeau devrait être une sorte d’objet, et que je ne suis pas capable de plus. Après tout, il est possible que je n’y mette aucun sentiment.

On nous cache que dans ce cadeau, dans cette attitude, il y a une action supérieure, et qu’aux niveaux supérieurs où nous existons, celle-ci se manifeste déjà sous forme de forces et d’intentions. Mais je ne peux pas venir dans la société et dire : « Nous existons dans un monde de forces et d’intentions. C’est grâce à elles que nous mettons en mouvement la réalité, et non par des actions matérielles. Le matériel ne sert à rien et ne signifie rien. »

Je ne peux pas m’adresser au grand public de cette manière, mais puisque nous avons atteint le grand public avec une explication qui lui est adaptée, de plus en plus de personnes (et à travers la souffrance aussi) comprendront qu’il se passe quelque chose à quoi elles n’ont pas de réponse. Nous souffrons néanmoins, et il y a une raison à cela.

Lorsque les gens se sentent mal, ils se souviennent soudain qu’il y a le « mauvais œil » et que quelqu’un pense du mal d’eux ; sinon, pourquoi rien ne fonctionne pour eux ? Plus on approfondit ce sujet, plus on ressent l’existence de forces, et que ce sont elles qui agissent, et non la matière.

De plus, des personnes viendront qui d’une manière ou d’une autre participeront aux actions d’élévation de MAN (prières pour la correction) dans la forme correcte, le revêtement correct par rapport à la force supérieure. Il n’y a pas d’autre choix. Le monde en viendra à cela.

Extrait de la 1re partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025

Lorsque la correction vient d’en haut

261Les kabbalistes ne prévoient pas un retour national à la religion, de sorte que tout le monde fasse la queue pour mettre les tefillin (phylactères). Aucun d’entre nous ne pense dans ce sens, surtout pas les nations du monde. Même si elles sont corrigées, devront-elles aussi observer tous ces commandements ? Bien sûr que non !

Le Baal HaSoulam écrit qu’une personne peut même rester dans sa religion, car cela n’a rien à voir avec ce que nous faisons. De toute façon, tout cela ne se réalise que spirituellement : dans la relation, l’intention et la connexion intérieure d’une personne avec le Créateur.

Ce n’est peut-être pas facile à expliquer, mais cela dépend de la mesure de la souffrance intérieure, personnelle, et du degré de la souffrance générale, collective. Si nous atteignons réellement un état où nous devons l’assumer, cela servira de préparation intérieure, et les gens l’entendront et comprendront que nous n’avons nulle part où chercher de l’aide.

C’est ce qu’on appelle un cri vers le Créateur. Il s’agit d’une prière, élever MAN (Mayin Noukvin, les eaux féminines) ; tout cela en fait revient au même. Vous n’avez pas le choix, vous devez le faire. C’est ainsi qu’une personne qui souffre, dont un proche est gravement malade, ressent son inquiétude intérieure, sa peur, son anxiété. Cela se révèle assurément en elle. Ces choses, en général, corrigent son état, et nous voyons bien qu’il en est ainsi.

Que signifie qu’elles le « corrigent » ? Bien sûr, elles ne corrigent rien mais elles conduisent à une correction venant d’en haut.

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025

L’importance de notre attitude face à la réalité

294.2Question : Nous voyons combien il est difficile de maintenir une intention correcte. Alors que pouvons-nous seulement dire du monde entier ?

Réponse : C’est vrai. Mais tandis que nous étudions la sagesse de la Kabbale, il n’y a rien d’autre que l’intention. Tout l’enjeu réside dans la prise de conscience de son importance.

Soit vous atteindrez l’importance de votre attitude face à la réalité et face au Créateur par votre libre choix, soit Il vous inculquera cette importance par la souffrance. Choisissez l’une ou l’autre, mais vous devrez le faire en fonction de l’importance. L’importance, c’est ce que vous devez atteindre. Soit les coups vous la fourniront, soit l’attention. C’est tout. Maintenant, décidez !

Aujourd’hui, lorsque vous annoncez au peuple d’Israël qu’une autre catastrophe pourrait s’abattre sur lui, une catastrophe encore plus terrible, vous entendez en réponse : « Dieu nous en préserve ! De quoi parlez-vous ?! Comment osez-vous ?! »

Mais je souhaite simplement que l’on prenne pleinement conscience de l’importance et de la gravité de la situation ; c’est pourquoi je parle d’un désastre potentiel avant qu’il ne survienne. « Non ! Absolument pas ! » disent-ils en faisant l’autruche.

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 13/05/2025

Ne pas penser à soi-même

938.01Dans notre travail, nous devons toujours souligner l’importance et la grandeur du Créateur à nos yeux, afin que le groupe comprenne clairement que tout ce que nous faisons vise à atteindre cet objectif. Parallèlement, nous effectuons diverses actions pour contrôler notre désir de recevoir et parvenir à l’adhésion (Dvekout) au Créateur.

Le contrôle du désir de recevoir s’exprime avant tout par le fait de se libérer de son pouvoir et de commencer à le contrôler. Cela est possible uniquement en étant dans un groupe, avec le soutien de celui-ci. Le véritable pouvoir sur le désir de recevoir s’acquiert par le travail appelé « aime ton prochain comme toi-même ».

« Aimer son prochain comme soi-même » est le processus et l’état final de la correction des récipients de réception pour le don sans réserve afin de donner, sans intérêt personnel et en se souciant uniquement des autres.

Après tout, le Baal HaSoulam ne dit pas : « Ce que vous avez, les autres l’auront. » Il ne propose pas de partager équitablement avec tous, ni n’impose cette exigence. Non, mon exigence dans le travail, selon le principe « aime ton prochain comme toi-même », devrait être que je donne l’unique oreiller, la seule chaise.

Il ne s’agit pas d’un partage à parts égales, non. Pourquoi ? Parce qu’alors, je travaille simplement avec mes récipients de réception et je vois que pour me sentir bien, je dois combler tout le monde. Sinon, ils viendront me prendre ce que j’ai. Que chacun ait donc une part égale.

C’était, entre autres, l’erreur de l’engagement social introduit en Russie soviétique ou dans les kibboutzim. Leur devise était : « Tous sont égaux et tous reçoivent également. » Cela ne suffit pas à corriger le désir de recevoir.

Le désir de recevoir doit être déconnecté de lui-même, car son but ultime est de fusionner avec le Créateur. Le Créateur n’a aucune pensée pour Lui-même : « Afin que Je sois comme eux, et qu’ils soient comme Moi. »

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Comment Israël peut-il atteindre la solidarité ?

939.02Question : Le peuple d’Israël est-il la partie la plus petite et la plus étroite à corriger en premier ?

Réponse : Israël en se corrigeant lui-même est effectivement la partie la plus étroite de la réalité. Une question se pose : pourquoi est-elle la plus étroite ? Après tout, nous constatons que les fils d’Israël paraissent plus rudes que tous les autres.

La raison en est que pour se corriger, l’égoïsme se révèle actuellement en eux, alors qu’il ne se révèle pas encore chez les nations du monde. Mais lorsque viendra le temps pour les nations de commencer leur correction, leur égoïsme, l’Aviout (épaisseur), deviendra lui aussi de plus en plus apparent.

Alors, comment Israël obtient-il la garantie mutuelle (Arvout) ? En réprimant les forces des nations du monde en lui et en réveillant sa propre partie étroite, il s’appuie sur ce qu’on appelle le « mérite des ancêtres ». Or, le mérite des ancêtres est quelque chose de général. Il faut agir au sein de la partie étroite afin d’atteindre l’état de garantie mutuelle.

C’est la préparation intérieure des parties étroites de l’âme. Si l’on utilise correctement ces parties, c’est-à-dire si on les amène à une correction appelée garantie, alors une connexion entre ces parties étroites formera le premier Kli (récipient) où la Lumière supérieure pourra résider. Autrement dit, elles recevront alors la Torah.

C’est seulement ainsi que nous pouvons recevoir la Torah. Si quelqu’un croit l’avoir déjà, que nous l’avons déjà reçue, alors je n’ai rien à lui dire. Qu’a-t-il reçu ? Un livre posé sur une étagère dans sa chambre ?

Nous parlons de la Lumière supérieure qui réside dans l’âme d’une personne et qui apporte la vie spirituelle à son existence.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025

L’image intérieure de la réalité

570Question : Devrions-nous essayer de reconnaître en nous-mêmes les désirs appelés Abraham, Moïse, le peuple d’Israël et les nations du monde, ou cela vient-il tout seul ?

Réponse : Nous travaillons sur la correction et notre rapprochement du Créateur, de la force unique, et nous sommes par conséquent obligés de relier toutes les contradictions, tous les événements et tout ce qui se passe à chaque instant à une source unique, à une cause unique, à une pensée unique, à un but unique. Une personne qui d’une manière ou d’une autre, même avec un succès mitigé, tente de le faire, atteint un état où elle commence à percevoir une telle image.

Il s’avère que toute l’histoire n’est pas vraiment de l’histoire, mais est finalement un équilibre des forces qui existent à l’intérieur d’une personne. Elle révèle des désirs appelés Adam HaRishon (le Premier Homme), Noé, Terah, Abraham, Moïse, etc.

Elle voit qu’elle est composée d’eux et de ce fait, lorsqu’elle commence à lire toute la réalité depuis l’intérieur de son âme, elle voit que la structure de l’âme générale et de l’âme individuelle est identique. Elle découvre que seule cette dernière existe, et qu’au-dessus d’elle se trouve une force unique. Cela devient clair avant même la Makhsom (barrière).

Plus précisément, cela ne se révèle pas encore, mais il devient évident qu’il en est ainsi.

Il vaut donc la peine de rechercher cette image en soi et dans la réalité générale extérieure.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Sur les traces de notre ancêtre Abraham

524.01Question : S’il existe un accord au sein du groupe pour respecter la garantie mutuelle (Arvout), est-ce suffisant pour instaurer la confiance qui m’influencera et me permettra de sortir de l’égoïsme ?

Réponse : Il faut apprendre d’Abraham comment respecter la garantie mutuelle. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé Av (père) Le Am (du peuple), le père du peuple, du groupe. C’est un exemple pour tous, peu importe que les conditions de l’époque aient été différentes ou non.

Il fut le premier à la mettre en œuvre en attirant de plus en plus de personnes à lui, en leur expliquant de plus en plus l’essence de la loi de la garantie mutuelle, le type de relations que nous devons entretenir pour que le Créateur se révèle en nous, pour que nous ressentions la réalité spirituelle, le type d’existence dans laquelle nous nous trouvons véritablement, etc. Chacun peut y parvenir en suivant la voie de notre ancêtre Abraham. Il n’y a rien de nouveau à cela.

Bien sûr, si un groupe existe déjà et accepte, sous une forme ou une autre, de mettre en œuvre la garantie mutuelle en fonction de son niveau de développement, ou adopte son accomplissement comme norme suprême (un objectif qu’il estime pouvoir atteindre par ses propres corrections et par le soutien mutuel de ses membres), alors il s’agit d’un véritable progrès indépendant. Dans ce cas, le groupe influence chaque individu, et chaque individu influence le groupe.

Il n’est pas nécessaire de procéder à des calculs complexes ici, mais simplement d’intérioriser cette loi et de comprendre que sans connexion mutuelle, nous ne serons pas semblables à la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025

Réflexion sur l’Arvout

243.07Question : Vous avez parlé de ceux qui étudient la Kabbale depuis de nombreuses années et qui n’entendent toujours pas que l’essentiel est l’Arvout (solidarité). Comment puis-je savoir si je l’entends ou non ?

Réponse : Très simplement ! Cela se voit à l’importance que vous accordez à la connexion avec les autres pour que le Créateur, la Lumière supérieure, se révèle parmi vous, à l’intensité de cette préoccupation qui brûle en vous.

De plus, elle n’est pas éclipsée par des visions de ce que vous pourriez prétendument accomplir. Vous n’avez besoin d’accomplir rien d’autre que la connexion. Même le Créateur n’a pas besoin d’être atteint. Il est écrit : « Si seulement ils M’abandonnaient et gardaient Ma Torah. » Que signifie « Ma Torah » ? C’est l’Arvout.

Toutes les lois de la Torah sont ici, à l’intérieur.

Et si c’est ainsi que vous envisagez votre existence dans le monde et dans le groupe, c’est normal. Voilà le test.

Question : Ceux qui n’entendent pas influencent-ils ceux qui entendent ?

Réponse : Ils influencent ceux qui entendent seulement s’ils sont capables d’atteindre l’Arvout mais ils sont paresseux. Si les gens ne sont pas encore capables d’entendre mais participent, ils n’interfèrent pas. Cela inclut les débutants ou ceux qui sont actuellement dans diverses confusions, dans une descente, et par conséquent n’entendent pas ; eh bien, que faire ? Ce n’est pas un problème. Le seul problème concerne ceux qui peuvent vraiment entendre mais sont paresseux.

Alors, que devrions-nous faire à ce sujet ? Devrions-nous peut-être établir une sorte d’ordre, un système, des inspections, etc. ? Non, nous devrions traiter chacun comme le dit le Baal HaSoulam : Celui qui perce un trou dans le bateau devrait être expulsé. Mais en principe, nous devrions davantage penser à la correction.

Si notre direction, telle une équipe, est la nécessité de l’Arvout, alors il ne peut y avoir personne de superflu à l’intérieur : soit une personne se joint à nous, soit il est clair qu’il s’agit d’un étranger. Et plus l’unité est grande entre ceux qui sont d’accord, plus grande est la séparation entre eux et ceux qui n’y sont pas.

Mais même ceux qui ne sont pas à l’intérieur ne devraient pas être négligés. Nous devons comprendre qu’une personne peut se trouver dans toutes sortes d’états.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 07/05/2025

Les signes du Messie

294.2De nos jours, le peuple juif est obligé de remplir la condition d’atteindre l’Arvout (Solidarité). S’il néglige ce devoir, une force impérieuse s’exercera sur lui, le contraignant à l’accomplir par la souffrance.

Le monde entier attend cela, et cette attente révèle les souffrances et les malheurs à l’échelle mondiale, ce qui le fait souffrir et à travers sa douleur, il commence à en comprendre la raison. En fin de compte, la souffrance vient indiquer où se trouve la solution.

Dans la préface de « L’Introduction au talmud des Dix Sefirot », le Baal HaSoulam écrit que le Créateur guide une personne vers le bien en lui donnant, au sein d’une vie pleine de souffrances, une faible étincelle qui brille au loin à travers les ténèbres.

Il en va de même pour nous et pour les nations du monde. Toutes les relations actuelles entre nous et les nations n’existent que pour nous contraindre à nous engager concrètement afin d’atteindre l’Arvout. La force irrésistible doit nous révéler la nécessité de cette tâche.

Les nations du monde commencent progressivement elles aussi à comprendre, à travers les souffrances qu’elles endurent, où se trouve la véritable solution. Nous constatons qu’elles découvrent peu à peu que la racine du problème se trouve en Israël, la partie considérée comme la pire, celle qui cause le plus de tort au monde entier.

Il s’agit déjà d’une forme de révélation profondément avancée. Ce sont véritablement les signes du Messie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025