Category Archives: Religion

La foi est le don sans réserve

766.2Question : Qu’est-ce que la foi ?

Réponse : La foi est le don sans réserve, la capacité de donner malgré le désir de recevoir (la foi au-dessus de la raison). Puisque nous sommes un désir de recevoir, la foi, qui est la qualité du don sans réserve, est toujours contraire à notre nature.

On ne peut l’acquérir qu’avec l’aide de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui nous donne la capacité de nous élever au-dessus de nous-mêmes, d’agir non pas selon notre propre désir, mais selon le désir d’un autre, du Créateur (pour le bien d’un autre, le Créateur). En cela, je deviens dépendant du supérieur (un serviteur du Créateur) et non de moi-même (un serviteur de moi-même). Si vous me croyez, cela signifie que vous agissez de toutes vos forces pour mon bien. Vous devenez semblable à moi. Généralement, chaque personne est opposée à une autre. Mais si je dis que quelqu’un me croit, disons à 50 %, cela signifie qu’il a neutralisé ses désirs à 50 % et que, dans cette mesure, il peut fusionner avec moi.

Il n’y a que la connaissance, les actions motivées par la satisfaction de ses propres désirs, où l’on sait ce que l’on veut. Et il y a la foi, l’action consistant à combler les désirs d’autrui. Selon la mesure de cette qualité, une personne perçoit hors d’elle-même les désirs des autres. Ce qui est perçu en eux est appelé le monde supérieur spirituel. Par conséquent, la foi est liée à l’amour, l’amour de l’autre. L’amour est la capacité de substituer son propre désir à celui d’autrui et de le remplir.

Comme nous le voyons, la foi dans la Kabbale est la maîtrise de la qualité supérieure du don sans réserve. Et elle n’a rien en commun avec la définition de la foi acceptée dans notre monde comme le fait de croire au savoir d’autrui et de l’accepter comme un fait. Il s’avère que même ce qui peut être une invention d’autrui devient un fait, une donnée pour moi sur laquelle je fonde mes actions futures, ma vie.

(Article non daté)

Voir la réalité du Créateur

928La foi au-dessus de la raison nous permet de voir la réalité telle que le Créateur la voit.

D’ordinaire, nous percevons le monde à travers notre connaissance égoïste, à travers le prisme de l’intérêt personnel. Le Créateur nous a délibérément créés au sein de cet égoïsme, où nous nous ressentons, ainsi que le monde, séparés et limités.

Mais par la foi au-dessus de la raison, nous nous élevons au degré du don sans réserve, au niveau de Bina, et nous entrons dans la vision du Créateur, dans Son monde, dans Sa perception de la réalité.

Par conséquent, la foi au-dessus de la raison n’est ni une illusion ni de l’imagination. Au contraire, elle nous transporte dans le monde véritable, le monde de la vérité. Alors, nous nous voyons à l’intérieur de la réalité du Créateur et contemplons toutes choses à travers Ses yeux.

La foi au-dessus de la raison est le degré le plus élevé, l’attribut de Bina, du don sans réserve, la qualité même du Créateur. Lorsque nous entrons dans cette qualité, nous l »appelons par rapport à nous la foi au-dessus de la raison, car la raison représente la vision de notre égoïsme, tandis que la foi représente le degré de Bina, le don sans réserve, le niveau du Créateur.

Ainsi, lorsque nous aspirons à la foi, nous ne devenons ni rêveurs ni idéalistes. Au contraire, ce faisant, nous atteignons le monde de la vérité, une réalité préservée de notre égoïsme.

Extrait de la Préparation à la Leçon quotidienne de Kabbale du 23/06/2020

Appel au Créateur

239Question : Le travail intérieur que nous accomplissons le jour du Nouvel An (Roch HaChana) diffère-t-il de celui que nous accomplissons les autres jours ?

Réponse : Dans les mondes supérieurs, certaines racines peuvent éveiller leur influence sur nous lorsque nous nous tournons vers elles.

Le calendrier physique n’a pratiquement aucun effet sur la qualité de notre appel. À bien y réfléchir, il existe des milliers de calendriers différents dans le monde, avec des jours, des semaines, des mois, des fêtes et des forces censées influencer l’humanité.

Nous devons comprendre seulement une chose : si nous souhaitons obtenir de bons résultats, alors n’importe quel jour, n’importe quel mois, n’importe quelle année, nous devons nous tourner vers le Créateur, vers Sa force et Sa miséricorde.

De cette façon, nous ressentirons le degré auquel nous faisons appel et progresserons grâce à sa force.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 23/09/2025

125 étapes vers l’Infini

534La Lumière nous a créés avec le désir d’avoir du plaisir, et cette même Lumière le soutient et le développe. Nous creusons sans cesse à l’intérieur de ce désir de plus en plus en profondeur, du niveau zéro (Bkhina Shoresh) jusqu’au quatrième niveau final (Bkhina Dalet).

En travaillant à une profondeur toujours plus grande du désir et en le transformant de la réception au don sans réserve, du mal au bien, nous révélons une nouvelle réalité en lui appelée le monde spirituel.

C’est-à-dire que nous réalisons et exploitons ce désir d’avoir du plaisir à travers les phases 0, 1, 2, 3 et 4, le transformant grâce à la Lumière depuis la puissance de l’intention égoïste initiale, du mal et de la haine révélés dans les couches de ce désir, jusqu’à l’amour, la bonté et le don sans réserve.

Dans ce désir d’avoir du plaisir, nous découvrons un nouveau monde, 125 étapes ou cinq mondes, selon le désir que nous sommes déjà capables de transformer de la haine à l’amour envers notre prochain ou le Créateur, la Lumière, et de la réception au don sans réserve.

Et le mal bien sûr demeure ! Sinon, sur quoi fonder la bonté ? Comment apprécier le bien s’il n’y a pas de mal ? Le désir d’avoir du plaisir ne peut rester empreint de bonnes intentions que s’il traverse tous les états opposés sur lesquels nous nous trouvons, et s’il s’élève telle une échelle jusqu’à une hauteur de 125 échelons, retournant au Monde de l’Infini.

Par conséquent, toute cette tension persiste, tout le potentiel par lequel nous pouvons nous élever au-dessus de la haine, la révélant à chaque fois à des profondeurs toujours plus grandes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Une transgression n’éteint pas une Mitsva » du 10/08/2011

La Lumière des Fêtes

589.02Question : Nous avons des fêtes devant nous : la période des Selikhot (offices de prière de demande de pardons), de Roch Hachana (Nouvel An) et de Yom Kippour (Jour du Grand Pardon). Si les états temporels dans la spiritualité et la matérialité ne sont pas liés, quelle place occupent ces fêtes dans le spirituel ?

Réponse : Nous devons savoir ce qui se passe dans la spiritualité, car l’influence générale de la Lumière descend sur nous ; nous en dépendons mais rien de plus.

Le plus important, c’est ce qui se passe dans nos cœurs.

Extrait de la 2e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 14/09/2025

Le Créateur nous répond-Il ?

209Question : Le système décrit par le Baal HaSoulam dans Le Talmud des dix Sefirot (TES) nous est-il révélé comme la réponse du Créateur à notre question ?

Réponse : Oui.

Question : Comment pouvons-nous construire cette question pour découvrir ce que le Baal HaSoulam a écrit ?

Réponse : Lisez ce que vous étudiez et essayez de formuler plusieurs questions à partir de ce que vous avez lu. Vous verrez alors si le Créateur y répond.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 31/08/2025

Le Jour du Souvenir du Ari

183.02Lorsque nous célébrons le Jour du Souvenir (jour du décès) du Ari (Isaac Ashkenazi Louria), nous le commémorons par un repas festif auquel participent de nombreux étudiants du monde entier, ceux qui honorent cette âme spéciale qui nous a ouvert la voie de la libération spirituelle : sortir de l’exil final et atteindre la révélation du Créateur.

La révélation du Créateur est la révélation à l’intérieur de nous des qualités de l’amour et du don sans réserve qui nous connectent tous ensemble. Et dans la mesure où nous nous unissons, nous révélerons en nous la force supérieure, la vie spirituelle supérieure.

Si nous parlons du Ari comme d’un homme qui a vécu et est mort, et non comme d’une âme existant éternellement dans le monde spirituel, alors il est celui qui nous a tendu le bout d’une corde ici dans ce monde, et en nous y accrochant nous pouvons commencer notre ascension vers le monde spirituel depuis notre état actuel.

C’est pourquoi nous sommes si reconnaissants envers le Ari et lui vouons un si grand respect. Nous désirons être aussi proches de lui que possible car il représente pour nous le désir du Créateur, et grâce à lui nous nous élevons.

Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) écrit qu’il n’a rien ajouté à l’enseignement du Ari, mais qu’il l’a seulement expliqué. Chaque kabbaliste qui est venu après le Ari a développé son enseignement un peu plus ; le Ari a posé les bases mêmes de la méthode de correction.

On pourrait se demander ce qu’il en est d’Abraham qui est appelé le père de la nation : n’était-ce pas lui qui possédait la méthode de correction ? Mais à l’époque d’Abraham, nous n’avions pas encore connu la brisure des âmes, la destruction des premier et second Temples, et la période d’exil n’était pas encore terminée.

Le Ari vécut à la toute fin de l’ère du dernier exil ; à partir de lui commencèrent les « douleurs de l’enfantement » de l’ère de la rédemption, où nous devons entreprendre notre ascension. C’est pourquoi le Ari a puisé dans toute la Kabbale du passé, la Kabbale des Patriarches et celle de l’époque de l’exil, et en a tiré la méthode de correction des âmes. C’est pourquoi cet homme nous est particulièrement cher.

Espérons que nous mériterons de devenir de véritables étudiants du Ari !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Lettre n°39 du 15/07/2010

« Aime ton prochain comme toi-même » est la loi principale de la nature

631.1Tous les commandements (Mitsvot) de la Torah sont des instructions sur la manière d’accomplir l’unique commandement principal : « Aime ton prochain comme toi-même. »

C’est pourquoi on l’appelle la loi générale de la nature.

Les autres commandements sont essentiellement ses composantes, indiquant à différents niveaux et dans diverses circonstances comment mettre en pratique « aime ton prochain », c’est-à-dire comment s’unir mutuellement au-dessus de l’égoïsme qui nous sépare et nous repousse.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 24/07/2018

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

L’unification sans aucune condition

528.01Question : Nous continuons de prier, mais nous constatons chaque jour que nous sommes de plus en plus séparés. Pourquoi cela se passe-t-il de la sorte ?

Réponse : Parce que vous devez clarifier très précisément que vous n’avez rien d’autre que le besoin de vous unir. Lorsque vous ressentirez véritablement cela, votre état futur apparaîtra devant vous : la connexion avec tout le monde sans aucune condition. C’est ce que vous devez atteindre.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Dévotion » du 03/07/2025