Category Archives: Similarité avec le Créateur

Se développer pour un nouveau désir

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Introduction au Livre du Zohar,” Point 39:

Maintenant, nous avons montré que l’objectif souhaité par le Créateur pour la Création qu’Il avait créé est de donner sans réserve à Ses créatures, afin qu’ils sachent Sa sincérité et Sa grandeur, et recevoir toutes les délices et le plaisir qu’Il avait préparé pour eux.

Il y a donc quelque chose de bon qu’Il a préparé pour nous et nous devons nous développer afin d’être prêts à recevoir ce plaisir.

Pour le moment nous ne ressentons pas que ce soit le plaisir, mais plutôt le contraire, comme les plus grandes souffrances et de terribles ténèbres.

C’est parce que le Créateur a préparé le plaisir du don pour nous, d’être dans le même état qu’Il est. Le créateur jouit du don sans réserve et nous devons donc atteindre la reconnaissance du mal de notre propre état actuel et la reconnaissance de la bonté de l’attribut du don, du désir de donner. Donc, tout ce que nous avons à faire est d’être équipés d’un désir de donner et de ressentir le plaisir du don en lui.

En découvrant ces choses nous commençons à apprécier la grandeur de l’attribut du don, l’attribut de l’amour, autant que nous le pouvons. Nous comprenons combien il est sublime, grand, et spécial, en conséquence, nous commençons à apprécier le Créateur dont c’est l’attribut.

Il est dit: «Nous Te connaitrons à partir de Tes actions. » C’est la façon dont cela fonctionne et la deuxième phase n’arrive pas jusqu’à ce que la première phase soit remplie. En accomplissant les actions de don par nous-mêmes, nous découvrons et apprenons à les connaître et par cela nous apprenons à connaître le Créateur. C’est seulement grâce à cette mesure que nous pouvons Le respecter, « pour connaître Sa véracité et Sa grandeur. »

Ça c’est le but de la  Création.

De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/07/13, “Il n’y a rien hormis Lui”

La Lumière nous enseignera et clarifiera tout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qui termine un niveau et passe à l’étape suivante, une personne ou un groupe?

Réponse: Tout le monde complète le niveau. L’achèvement d’un niveau est appelé le lien général entre tous, Israël, la Torah, et le Créateur sont un, tout le monde se confond en un seul.

Question: Est-ce que tout le monde termine le temps de préparation ensemble?

Réponse: Il semble que tout le monde finisse ensemble. Vous ne pouvez pas atteindre la spiritualité par vous-même sans les autres. Lorsque vous atteignez la spiritualité, vous voyez que tout le monde est déjà là car sinon vous ne seriez pas en mesure de l’atteindre.

La seule chose qui vous manque pour compléter le niveau actuel est le cadre, la coopération mutuelle, en avançant vers le même but, quand tout le monde révèle la force unique comme un seul. Vous devez sentir ce qui vous manque pour atteindre la plénitude par vous-même, par rapport à la façon dont vous l’imaginez. Peut-être votre clarification n’est pas assez précise et incorrecte, et donc la Lumière supérieure brille sur vous et vous influence un peu plus fortement, évoquant les carences individuelles en vous qui vous manquaient pour vous élever au-dessus d’elles et vous renforcent dans le groupe.

Nous avançons seulement « au-dessus de la raison. » La raison est les désirs égoïstes, les problèmes, les inclinations et les passions égoïstes, et ils nous fournissent la «chair», l’épaisseur et la profondeur des récipients, au-dessus desquels nous formons l’inclinaison pour le don, l’amour, la connexion, le renforcement, la justification et l’appréciation de l’autre. Nous établissons tout cela au dessus de notre ego.

La Lumière qui ramène vers le Bien agrandit notre ego afin que nous ayons une chance de travailler dessus. Il nous enseigne à ne pas rester au niveau animal puisque nous aspirons à l’amour animal et des réalisations corporelles. La lumière nous apprend à nous élever au-dessus et à prendre des valeurs les plus sublimes en compte et de vivre une vie plus utile.

La Lumière éclaire et clarifie tout, elle nous change à bien des égards, elle augmente les attributs dont vous avez besoin, à la fois les bons et les mauvais. Elle vous guide et vous oriente dans tous les sens, la Lumière fait tout! Vous n’avez qu’à faire une chose:  justifier les amis et essayer d’être en contact avec eux, de les éveiller. C’est assez.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 30/06/13, Les écrits du Rabash

Attendre la réparation finale à tout moment!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on acquérir des manques supplémentaires dont nous avons besoin dans notre préparation pour le congrès?
Réponse: Nous ne devrions pas demander des manques, mais leur correction et la fin de ceux que nous avons déjà. Vous vous demandez comment vous devez vous préparer et agrandir votre récipient, mais ce que nous avons est suffisant et nous n’avons pas besoin manques supplémentaires. Nous devons juste nous connecter maintenant d’une manière intégrale.
Nous n’avons besoin de rien d’autre que cela, et c’est la seule chose à laquelle nous devrions penser. Ensuite, des pensées différentes, des déceptions, des confusions, des rejets, et autres interruptions viendront qui nous aideront à devenir plus forts et à compléter la connexion générale en un tout au premier niveau.
Nous devons juste nous connecter, d’unir Israël, la Torah, et le Créateur, c’est tout. Les manques que nous avons suffisent et nous n’avons pas besoin de plus. Nous n’avons pas besoin de chercher de nouveaux troubles et de confusions ou des désagréments, laissez ce travail à la Lumière. Notre travail consiste à aspirer à tout unir en un seul concept.
Ensuite, nous allons tout à coup rencontrer de nouvelles interruptions, ce qui est un signe qui nous les avons manqué pour compléter l’Aviout (épaisseur) du premier niveau. Ensuite, nous allons travailler avec celles que nous reconnaissons et nous remercions pour l’aide que nous avons reçue. C’est ce qu’on appelle « remercier pour le mal comme pour le bien»: pour remercier et bénir à la fois la lumière et les nouveux manques.
Question: Comment devons-nous nous préparer pour cela?
Réponse: Je veux que tout en moi s’unisse dans un sens, je me prépare pour cela et je ne m’assieds ni n’attends le début du congrès. La bonne préparation c’est que je veux que cela se produise maintenant et ne attendre demain. Je m’attends à ce que le Messie vienne à n’importe quel moment et nous amene à la fin de la correction. C’est ce qu’on appelle la préparation.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 30/06/13, Écrits du Rabash

Je vous conseille de moins regarder en vous-même!

Dr. Michael LaitmanTout dépend de nos efforts. Nous avons atteint un tel niveau que nous sommes en mesure de nous préparer par la voie de la Lumière avec le temps d’accélération et en s’aidant les uns les autres, comme il est dit: «Aidez un camarade. » Mais cela nécessite l’unité, la démonstration mutuelle intérieure, l’inspiration totale et la passion.

Tout le monde devrait essayer d’être impressionné par les autres, même artificiellement. Vous regardez une leçon et cela ne vous touche pas aujourd’hui. Mais faites même des tentatives artificielles de vous accrocher à ce qui y est dit et cela se produira. Ainsi, nous obtenons une volonté commune.

Le chemin de la Lumière signifie que j’ai reçu le désir prêt auprès d’amis parce que mon âme est en eux, et moi, moi-même, j’ai seulement le point dans le cœur de mon âme, tout le reste est l’égoïsme. Je n’ai pas à utiliser tout cela, mais doit être constamment au-dessus. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison quand je suis dans le groupe au lieu d’être dans mon esprit et dans l’égoïsme, et j’absorbe tous leurs désirs et les satisfait.

Aujourd’hui, nous pouvons parler de ces choses profondes parce que vous avez été dans une bonne préparation pendant une semaine. Il y a le désir d’atteindre le récipient spirituel, même s’il n’est pas très clarifié, mais je sens que vos efforts me donnent l’occasion de révéler certains détails de la préparation, la connexion. Ainsi, nous allons avancer, nous avons encore le temps avant le congrès.

Ces jours restants sont les plus importants, pas le congrès lui-même. Vous aurez ensuite à comprendre ce que signifie «manger ce qui a été gardé  ongtemps», c’est-à-dire, d’être nourri par ce que vous avez mis en évidence lors de la préparation. En tant qu’égoïstes, nous pensons maintenant que nous allons atteindre le monde spirituel et obtenir tout là-bas. Mais nous viendrons à la révélation du sentiment d’à quel point nous étions dans un état parfait avant, même s’il semble nous défectueux. Exactement comme le Livre du Zohar décrit cela « Le Saint Zohar a également parlé, en disant que celui qui est récompensé de la repentance la sainte Divinité lui apparaît comme une mère au cœur tendre qui n’a pas vu son fils depuis plusieurs jours, alors qu’ils ont fait de grands efforts et expérimentés des épreuves  afin de se voir, et en raison de cela, ils étaient tous les deux en grands dangers. » (Baal HaSoulam, Lettre 25). Puis, le temps disparaît et tous les états entrent dans un seul parce que ce que nous révélons, c’est que nous étions initialement dans l’état le plus parfait.

Alors, n’oubliez pas que votre désir est dans l’autre, dans le récipient collectif. Maintenant, tout le monde se prépare pour le congrès et si vous êtes intégrés à eux et que vous voulez recevoir un désir, l’espoir et l’inspiration de leur part, alors c’est de cette façon que vous découvrirez votre véritable récipient spirituel. Vous avez besoin de regarder moins à l’intérieur de vous-même, si possible ne pas regarder là du tout, et prendre votre vide comme des amuse-gueules salés ou de l’assaisonnement épicé et devenir inclus dans l’ami tout de suite. Il contient tous les plats principaux, la réalisation, les deux, les récipients et la Lumière. Et je n’ai que des ajouts qui attisent mon appétit depuis mon vide intérieur.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 28/06/13, Shamati N°117

Un regard sur le but de la création sans illusions

congrès, groupeNous ne devons pas oublier qu’une personne seule ne peut pas atteindre le sentiment de la grandeur du Créateur et cela signifie la grandeur de l’objectif, car le but est d’adhérer au Créateur car par cela nous Lui apportons contentement. Notre correction finale est dans cette adhérence, la station de destination finale, l’ensemble de l’objectif de création.

Le Créateur a créé le désir de plaisir, mais nous sommes dans l’illusion de penser maintenant que nous avons été créés pour profiter de la réception. Nous sommes dans cette tromperie, et c’est pourquoi chaque fois que nous recevons un certain plaisir, il disparaît immédiatement. Nous devons comprendre cette contradiction, que nous avons besoin précisément du désir de donner parce que le but de la création est de profiter du don sans réserve.

« Faire plaisir à l’être créé» signifie les amener à l’état dans lequel ils recevront le plaisir de donner et non le don égoïste pour le plaisir de recevoir, et même pas donner pour le plaisir de donner, mais de recevoiren vue du don sans réserve. Autrement dit, nous devons utiliser nos désirs, toutes nos capacités afin de donner.

Il s’avère que tout changement dans notre nature n’est possible que sous la condition que nous nous nourrissons à partir d’une source externe d’inspiration, l’importance, le désir, l’attraction, et poussons vers un but spirituel dont nous tirons tout le pouvoir de nous faire avancer à la correction. Toute cette énergie provient de l’environnement. Une personne est capable de faire quelque chose uniquement si elle est influencée par l’environnement. Et si elle n’y a pas une telle influence, elle ne réussira pas.

Il y a des moments où une personne reçoit un éveil d’en haut et est capable de se tourner vers l’environnement. Mais dans la plupart des cas, elle ne peut pas se tourner d’elle-même, et l’environnement doit prendre soin de transmettre l’importance de l’objectif et d’inspiration à tout le monde. C’est alors seulement que nous pourrons avancer dans la bonne direction.

Par conséquent, il n’y a pas de tâche plus importante que de construire le bon environnement. Il est écrit: «S’ils pouvaient Me quitter, qu’ils gardent ma Torah, car la Lumière dedans les ramènera vers le bien. » La lumière ne vient que lorsque nous sommes connectés entre nous. C’est pourquoi la construction de l’environnement est la condition principale.

Il est inutile d’attendre une véritable révélation spirituelle d’en haut si elle ne vient pas de nos propres efforts pour nous unir avec les humains comme nous. Nous devons comprendre et retenir le fait que tout ce qui arrive dans nos relations avec le monde extérieur, nous vis àvis de lui et de lui à nous, tout le monde, et à nous tous ensemble, vient seulement par notre connexion.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 30/06/13

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

Les joyeux invités, reconnaissants envers l’hôte

Dr. Michael LaitmanRabash, « la question de Yenika et Ibour: » … ce qui signifie qu’il ne doit pas voir qu’il aura le bonheur comme fruit de ses travaux, mais ce qu’il doit voir, c’est qu’il doit se préparer à savoir pour qui il travaille et quelle est son importance, et la joie est le résultat de ceci, ce qui revient à  dire que s’il n’a pas de joie dans le travail, il n’a aucune idée de l’importance du Créateur, et alors il doit se corriger dans la foi.

Les forces sont prises à partir de la reconnaissance de l’importance et de la grandeur du Créateur, l’objectif, la compréhension de pour qui nous travaillons, de qui nous nous approchons et à qui devenons-nous semblables. Devenir plus proche n’est possible que grâce à l’équivalence de forme, mais d’où pouvons nous prendre des forces qui nous permettent de travailler contre notre nature? C’est seulement à partir de l’environnement. C’est pourquoi la grandeur du supérieur ne dépend que de l’environnement, et nous devons travailler sur cela.

Si c’est un désir égoïste habituel alors nous créons la religion. La religion est construite sur la grandeur et l’importance d’un objet vénéré parmi les masses, malgré le fait qu’il ne leur est pas familier, n’a pas été révélé ou compris. Au contraire, simplement parce qu’il n’est pas compris et pas révélé et ce n’est même pas un objectif, on l’appelle la foi, qui est aveugle et ne mène pas à la réalisation. C’est pourquoi plus une personne est simple, plus elle est considérée élevée et  juste dans la foi, parce qu’elle est prête à être fidèle sans aucune connaissance.

Cependant, la Kabbale établit un nouveau but pour nous: «Apprenez à connaître votre Créateur et à travailler pour Lui! » Autrement dit, nous avons besoin de savoir, de Le révéler. C’est précisément le but de la création: de sorte que nous soyons heureux et profitions de la sensation de proximité avec notre Roi, au point de la pleine adhésion. Adhésion signifie complète réalisation de toute la hauteur de la création qui a atteint une similitude avec le Créateur. Ils deviennent égaux les uns aux autres.

Donc, ici nous avons besoin d’un travail complètement différent. Atteindre la grandeur du supérieur se fait en deux étapes. Dans la première étape, on parle de la grandeur de l’objectif, le Créateur, que nous voulons révéler, au sujet de la force supérieure à côté de laquelle il n’y a rien d’autre, et à la deuxième, s’impressionner les uns les autres. Nous devenons inspirés par le rapprochement de la révélation de cette plus haute qualité qui existe entre nous, cachée, pour le moment, mais sera révélée bientôt.

Ce n’est pas une simple source d’inspiration comme dans l’extase religieuse, mais elle attire la lumière environnante pour nous. C’est une énorme différence. Nous sommes impressionnés par la grandeur du Créateur et nous nous rapprochons de Lui selon notre désir de devenir semblable à Lui, c’est-à-dire, pour se débarrasser de la puissance du mauvais penchant en nous et passer sous la puissance de la bonne nature du don sans réserve . Comme il est écrit: « Je souhaite qu’ils M’aient abandonné mais gardent ma Torah, car en s’occupant par eux-mêmes de celle-ci, la Lumière qu’elle contient les ramènerait dans le droit chemin. »

Nous ne voulons pas juste révéler le Créateur, la force du don et de l’amour en nous, mais nous voulons vraiment changer en raison de Sa Lumière et de Sa force. C’est pourquoi nous créons artificiellement en nous-mêmes l’opinion de Sa grandeur, ce que par essence est une imposture parce que nous ne Le sentons pas. Cependant, nous savons que nous sommes plongés dans notre égoïsme, le désir de jouir, et c’est pourquoi nous n’avons pas d’autre façon de grandir si ce n’est qu’en travaillant à l’encontre de l’état actuel. Nous faisons tout cela tout à fait délibérément et sous notre contrôle.

C’est pourquoi dans la compréhension habituelle, la foi signifie fermer les yeux et de ne pas chercher à connaître et à atteindre quoi que ce soit. Une personne obtient la force de son égoïsme, de l’environnement égoïste qui lui permet d’agir avec l’espoir d’une grande récompense. L’environnement lui promet le Jardin d’Eden, et toutes sortes de récompenses dans cette vie et dans les vies futures.

La sagesse de la Kabbale enseigne le contraire parce que, comme il est écrit: «L’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des masses égoïstes. » Nous ne cherchons pas des valeurs banales, mais nous voulons la force du don et de l’amour pour que les autres gouvernent en nous. C’est pourquoi la foi pour nous est appelée la force du don. « Croire en le Créateur» signifie Lui donner sans réserve en tant qu’invités reconnaissants envers l’hôte. Ainsi, nous devenons égaux à Lui.

De même, à chaque fois qu’on s’élève, nous avons encore besoin de l’environnement pour étayer l’opinion que le Créateur est grand. Cependant, cela ne nous est pas du tout clair. Cela est nécessaire uniquement dans le but d’attirer la Lumière environnante vers nous, ce qui va nous donner la propriété du don sans réserve et nous permettre de nous élever au-dessus de notre égoïsme, de sentir l’autre. La propriété du don sans réserve, la propriété de Bina, est appelée la foi.

Vous pouvez vérifier votre joie de ce point de vue: Est-ce le résultat de bonnes actions comme il se doit, c’est-à-dire l’action du don sans réserve, de la foi au-dessus de la raison? Cela signifie que le don doit être au-dessus de la réception, au-dessus de notre désir égoïste, ou ressentons-nous de la joie parce que nous éprouvons du plaisir dans notre égoïsme? Alors, c’est de la joie égoïste, la joie de l’égoïsme au pouvoir. Tout dépend de ce que règne en nous. C’est ce qui doit être vérifié.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13

Une symphonie pour tous!

Dr. Michael LaitmanSi nous continuons avec l’explication de la façon dont une personne atteint le Créateur à travers les amis, alors en fait, ces mots sont répétés, parce que nous n’avons pas beaucoup de mots pour exprimer ces actions. Et cela même si elles diffèrent grandement dans la qualité et la diversité. Une telle gamme d’émotions inexistantes dans notre monde est ouverte, que notre dictionnaire n’est pas préparé pour les transmettre.

Au cours de notre ascension, nous passons à travers 125 niveaux, un nombre infini de petits états. Tous les états sont des émotions absolument différentes, mais sont exprimées par le même mot: Par exemple, « bonheur », « déception », « colère », « insulte » et « jalousie ».  Il est possible de compter plusieurs dizaines de mots de ce type, mais ils sont tous identiques, à partir de la plus petite étape jusqu’à la plus grande étape. C’est pourquoi les kabbalistes classent tout par le nombre: La profondeur du désir de recevoir (densité), la hauteur des niveaux de atteinte et de cette manière ils comprennent ce qui est dit.

Si j’exprime une coordonnée spirituelle, alors un autre kabbaliste sait de quoi je parle, car il recrée cela en lui-même. C’est précisément la façon dont un musicien dit quelque note à un autre musicien, et cette note joue en lui. Pour une personne ordinaire qui n’a pas étudié la musique, cette note ne dit rien, tandis que le musicien écoute en lui-même et comprend. C’est aussi la façon dont les kabbalistes comprennent le langage de la Kabbale.

J’espère que dans un proche avenir, au lieu d’exprimer des émotions en mots, nous allons les exprimer avec vous à travers des termes kabbalistiques, et que nous allons les transmettre à l’autre sous une forme identique, les sentir simultanément. Nous serons unis par nos sensations et découvrirons les émotions au sein de cette unité.

Dans notre monde une telle chose n’existe pas. Seulement il nous semble que nous ressentions l’autre, mais en fait, nous n’entrons pas dans l’autre, parce que nous n’avons pas la caractéristique du don. Simplement nous réagissons plus ou moins de façon appropriée et ressentons une  image similaire, parce que nous avons été créés comme des animaux similaires. Mais nous ne sommes pas prêts à confronter nos compréhensions et certainement nous ne sommes pas prêts à nous connecter avec nos sensations et d’émotions.

Mais lorsque nous nous connectons à la caractéristique du don, alors un phénomène étonnant se produit: Nous ne nous sentons plus en nous, mais au sein de notre unité partagée. Là, la même symphonie est jouée pour tout le monde! En étant unis en son sein, nous ressentons les émotions de tous les auditeurs, même si, en même temps, chacun ressent cela en lui-même. Nous ne pouvons pas encore comprendre cette «dualité» de la compréhension spirituelle maintenant, mais c’est comme ça.

En conclusion, sans le groupe, il n’est pas possible de réaliser un mouvement spirituel. Et un groupe ne signifie pas que nous nous trouvons juste physiquement au même endroit. Un groupe ce sont ceux qui partagent la réalisation de ce que j’essaye maintenant de vous expliquer. C’est pourquoi, les kabbalistes consacrent autant de temps et d’attention à la création du groupe.

Du  Congrès de Krasnoyarsk troisième jour  16/06/13, Cours 5

De la foi à la vérité

Dr. Michael LaitmanNous devons aspirer à voir réellement l’ami comme le plus grand de notre génération, pour réellement sentir «dans la raison » comme si c’était la vérité et non pas comme cela semble au désir de recevoir d’une personne. Le désir de recevoir veut toujours se sentir bien et à l’aise et il diminue instinctivement tout autour de lui afin d’être « au dessus. » La chose la plus importante pour lui est de diriger.

Donc, accepter l’idée de la nécessité de se connecter aux amis comme un moyen pour atteindre la connexion avec le Créateur n’est possible que dans «la foi au-dessus de la raison» puisque nous ne voyons certainement pas les choses telles qu’elles le sont réellement. C’est seulement après cette condition externe mineure, qu’une personne aspire au même but et est prête à accepter toutes les conditions nécessaires pour avancer vers cela, que nous commençons à nous relier à l’autre comme un ami, comme un moyen de se connecter au Créateur.

Selon ces signes extérieurs, nous décidons de commencer à travailler sur notre attitude envers cette personne. Si elle est prête à travailler ensemble, nous rejetons toutes les autres exigences de notre ego et nous nous rapprochons de cette personne et nous connectons à elle afin de réellement découvrir le lien entre nous, non seulement dans «la foi au-dessus de la raison. »

Dans la mesure où nous communiquons en réalité, nous abordons la construction du récipient spirituel dans lequel le Créateur se révèle. La connexion peut être «au-dessus de la raison » quand je ne vois pas que l’ami « vaut la peine », mais je me connecte toujours à lui. Je l’utilise comme un moyen, qui est appelé le temps de préparation lorsque je respecte les amis non pas parce que je vois qu’ils sont grands. Selon mes sens, je sens que je suis plus grand qu’eux, mais je travaille au dessus de mes sens et je ne suis pas d’accord avec eux, et j’imagine que les amis sont plus importants.

Afin de transcender un état de «la foi dessus de la raison » à l’état de «dans la raison», ce qui signifie de respecter vraiment les amis, je dois corriger les récipients, ma perception. La correction des récipients, c’est quand nous commençons à travailler sur le lien entre nous, malgré le fait que nous savons le contraire. Nous établissons une société dans laquelle chacun impressionne les autres avec le sentiment de la grandeur du groupe et de l’objectif.

En travaillant ensemble, nous attirons la Lumière qui ramène vers le Bien, et finalement nous passons de «la foi au-dessus de la raison» à «dans la raison» et ainsi nous continuent de monter. Les prochains niveaux sont plus difficiles, bien sûr. D’abord, les amis semblaient assez moyens, avaint de bons côtés et des mauvais côtés. Quand j’ai dû travailler « au-dessus de la raison», j’ai pu facilement le faire et les accepter comme égaux, en tant que partenaires sur le chemin spirituel et même comme les plus grands de notre génération. Leur objectif semblait important et ils semblaient très bien.

Mais vint le durcissement du cœur et j’ai commencé à voir les différents défauts en eux, il est devenu difficile de les accepter comme grands et de voir le Créateur derrière eux, pour me réchauffer par le fait que je fais attention à personne, sauf les amis qui deviennent les plus précieux de tous pour moi. Ainsi, chaque fois devient plus difficile jusqu’à ce que j’arrive à surmonter ces interruptions et de remplir ma mesure.

Ensuite, tous mes efforts de travail « au-dessus de la raison » se tournent vers « dans la raison» et deviennent le bon récipient dans lequel la première révélation de l’attribut du don a lieu, ce qui signifie qu’une personne est remplie avec le sentiment du Créateur à l’intérieur d’elle. Ainsi, «la foi au-dessus de la raison» est un processus graduel, comme nous montons d’un niveau à l’autre, mais lorsque nous construisons notre récipient nous devons aspirer à l’avoir « dans la raison » autant que nous le pouvons.

De la 1ère partie du Cours quotidien de  Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Rabash

Un contraste qui révèle la vraie image du monde

Dr. Michael LaitmanLa Torah, Exode 20:14 : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartient à ton prochain. »

Une maison, une femme, un serviteur, un bœuf ou un âne sont tous les grands désirs d’une personne qui se connectent peu à peu en elle, à partir des récipients externes jusqu’aux désirs les plus intimes.

« Tu ne convoiteras point » signifie que vous devez travailler avec vos désirs afin de donner sans réserve et non pas pour vous-même.

Si jusqu’à présent il s’agissait de ce que vous aviez et comment vous devriez travailler avec cela, maintenant il s’agit de ce que l’autre a et ce que vous ne pouvez pas utiliser.

Utiliser signifie « vouloir. » Ce n’est pas simplement « tu ne convoiteras point » dans le sens de « ne pas prendre », mais en fait de ne pas convoiter, de sorte que vous ne ressentirez pas la moindre envie envers l’autre. Ensuite, vous commencez à comprendre que si vous vous reliez à lui, vous ne verrez même pas son image.

Habituellement, vous voyez du bon et du mauvais dans une personne et vous l’enviez un peu, etc… Vous ne pouvez pas la voir tel qu’elle est réellement, vous la voyez par rapport à vous, que ce soit meilleur ou pire d’une manière ou d’une autre. Si vous ne la regardez pas à travers le prisme de la jalousie, etc, vous ne verrez pas son image.

Elle ne se représentera jamais à vous, car notre sous-base est comme un disque compact qui est sensible à la lumière, qui est derrière la lentille de la caméra qui capte l’image, la transforme en signaux électriques et les transmet à la commande de contrôle pour que notre sous-base perçoive tout uniquement par rapport à nous : dans quelle mesure cela semble meilleur ou pire en ce qui concerne mon ego.

Si je me débarrasse de vous, alors je ne vous vois pas, vous disparaissez de ma vue. Qu’est-ce qui se passe ? Il s’avère que le monde n’existe pas. Je ne vois que le vide absolu.

Cela signifie que l’état corrigé implique un manque d’envie en moi et tous les autres états à l’égard d’autres personnes et de l’humanité. Dans ce cas, je commence à comprendre qu’il n’y a personne et que tout disparaît. Ensuite, je dois trouver un tout nouvel attribut qui va me permettre de voir ce qui existe.

Il s’avère que si mon ego est annulé, alors toute l’image du monde s’annule et le monde n’existe plus. Donc, qu’est-ce qui existe ? Il n’y a rien d’autre que l’attribut du don sans réserve. Mais comment puis-je le percevoir ? Je commence à me changer en fonction de cet attribut du don sans réserve et dans la mesure où je ne suis pas compatible avec lui, je commence à voir les différences et vice versa ; dans la mesure où je suis compatible à lui, je commence à sentir cet attribut car un contraste a été créé. Il s’avère que la partie du monde dans laquelle je ne suis pas compatible avec l’attribut du don sans réserve est encore moi pour le moment, et la partie du monde dans laquelle je suis compatible avec l’attribut du don sans réserve est le Créateur. Alors, moi et le Créateur apparaissons et il n’y a personne d’autre que nous.

Quand j’atteins progressivement une correction complète, c’est comme si je disparaissais et seul mon sentiment de l’unique Créateur demeure. Ainsi, j’arrive à la reconnaissance du fait qu' »il n’y a rien hormis Lui ».

De KabTV, « Les secrets du livre éternel » du 04/03/13