Category Archives: Similarité avec le Créateur

Regardez le monde de Ein Sof (Infini) avec et sans lunettes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il n’est pas clair comment il y a encore une hiérarchie dans laquelle il y a ceux qui dominent et ceux qui sont dominés dans un système sain fermé qui est complètement connecté et dont toutes ses parties sont égales. Le mécanisme hiérarchique est basé sur la domination linéaire et sur un ordre précis de cause à effet. Alors, est-ce qu’un mécanisme linéaire peut faire partie d’un réseau rond?

Réponse: Il est difficile de percevoir le dualisme de la spiritualité qui est causée par le fait que nous sommes sous l’influence de deux forces. Nous sommes influencés par Malkhout de Ein Sof avant la première restriction où tout était un avec le Créateur et tout le monde était égal.

Après la première restriction une ligne a été créée par laquelle nous sommes descendus du monde de Ein Sof dans ce monde en 125 étapes et ensuite revenons à travers elle à Ein Sof. Mais quelle est la différence, par exemple, entre le niveau 80 et le niveau 81?

Au niveau 81, il existe un lien fort et aussi une plus forte influence, etc. alors au niveau 80 dans le monde de Ein Sof, ce qui signifie que la connexion mutuelle infinie, nous semble à un niveau d’intensité de 80 unités sur 125. Au niveau 81, le monde de Ein Sof se révèle à nous au niveau de l’intensité de 81 sur 125.

 

Mais ces deux forces agissent dans chaque état. Donc, d’une part, nous devons voir constamment le monde de Ein Sof comme l’objectif dans lequel nous sommes incorporés dans le Créateur dans l’adhésion avec Lui. D’autre part, nous pouvons passer à l’état parfait « rond » seulement avec l’aide de mesures linéaires en série.

C’est un miracle qui a lieu après une étape où je m’intègre dans la plénitude dans le monde de Ein Sof! Alors je commence à travailler avec mon désir de recevoir à nouveau, avec le Massakh (écran), mesurant avec précision tout ce qui signifie que je ne fonctionne plus dans Ein Sof, mais sur une ligne. J’attire la Lumière qui ramène vers le Bien, effectue une action spirituelle, prends une autre étape, et puis il y a encore l’émerveillement, je suis dans le monde à couper le souffle de Ein Sof  à nouveau!

De quelle manière le nouveau Ein Sof est plus grand que le précédent? Il y a des attributs entiers en lui, des attributs ronds, mais j’ai réussi à atteindre la plénitude ronde par le chemin de linéaire direct. .

Ainsi, nous obtenons le contour de la création dans laquelle la rectitude relie les cercles. A chaque niveau, les trois premières Sefirot sont connectées avec toutes les dix Sefirot de ce cercle. Cela signifie que nous sommes toujours à la fois dans un état droit et dans un état rond.

C’est la personne qui relie l’avancement linéaire avec le rond. La création est linéaire et le Créateur est la plénitude, rond, et le travail d’une personne est de les relier et de transformer les ténèbres en lumière, et l’amer en doux. Une personne atteint le Créateur pour toujours après qu’il tourne la ligne dans un cercle au point de connexion entre la ligne et le cercle.

Mais il atteint Ein Sof à tous les niveaux, même au niveau le plus bas. Dans le même temps, cependant, il a du mal à voir comme s’il regardait sans lunettes.

De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 04/06/13, Talmud Esser Sefirot

Un rappel à propos de la correction du monde

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “La paix dans le monde”: Voici la clef pour comprendre la faiblesse des « réformateurs du monde » au cours des générations. Ils ont regardé l’homme comme une machine qui ne fonctionnait pas parfaitement et qui avait besoin d’être réparée en enlevant les éléments défectueux et en les remplaçant.

Voici donc la tendance de tous les réformateurs du monde: éradiquer tout ce qui est nuisible et mauvais en l’homme…. et il est vrai que si le Créateur ne s’était pas mis au travers de leur route, ils auraient certainement à l’heure actuelle, complètement nettoyé l’homme, ne vivant qu’avec ce qui est bon et utile.

Mais ne voulons-nous pas à corriger le monde? Donc, qu’est-ce qui nous rend différents des autres?

Commentaire: Seule la Lumière qui ramène vers le Bien corrige et nous l’attirons.

Réponse: Vrai. Nous ne faisons pas la correction mais attirons la Lumière afin qu’elle fasse son travail. Nous semblons ouvrir la vanne qui bloquait son chemin. C’est pourquoi nous n’appartenons pas à ces «réformateurs du monde» au sujet desquels écrit Baal HaSoulam. Après tout, ils veulent faire tout le travail eux-mêmes.

Il s’agit une différence fondamentale. Regardez ce qui se passe dans le monde: Peu importe combien de gens s’efforcent de résoudre ses problèmes, tout est en vain. En fait, il est seulement nécessaire de permettre à la Lumière de corriger l’être humain et à accepter le résultat. Ne rien faire d’autre, seulement laisser la lumière travailler. Toute action supplémentaire n’est pas seulement inutile, mais nuisible.

C’est ce que nous devons comprendre et alors  toutes nos actions seront destinées au don. En ajoutant l’intention correcte en elles, nous permettons à la Lumière de travailler sur le monde, sur l’ensemble de la nature minéral, végétal, animal et humaine ; la Lumière va tout ajuster en fonction de nos forces, notre volonté, les possibilités que nous ouvrons devant elle.

Nous n’interférons pas dans le processus de correction, nous ne savons pas ce qui est bon ou mauvais, quel est l’ordre des actions, ou comment le mettre en œuvre. Nous voulons juste ouvrir la voie à la Lumière et c’est tout.

Bien sûr, nous aimerions en savoir plus, comprendre ce qui se passe, participer au travail, prendre part au processus, être actif … Cependant, toutes ces impulsions doivent être adressées uniquement à une chose : à laisser entrer la Lumière.

Si nous agissons dans la mauvaise direction, si nous voulons réaliser ce travail nous-mêmes au lieu de laisser la Lumière faire cela, alors nous ne faisons qu’un mauvais ajout à nos activités jusqu’à ce que nous apprenions la leçon et comprenions ce qu’on attend de nous.

C’est pourquoi, si nous voulons avancer, en principe, nous devons nous concentrer sur l’intention et les actions correctes et seulement celles qui donnent à la Lumière la possibilité de corriger.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Autrui comme garantie pour ne pas faire d’erreurs

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “L’amour du Créateur et l’amour pour les êtres créés”: Nous ne devrions pas être trompés par des actes, car ils seront placés devant nos yeux. Nous savons que si nous précédons nos propres besoins, c’est le don sans réserve. Pour cette raison, Hillel ne définit pas le but comme «Et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta force», parce qu’ils sont bien une seule et même chose.

Il en est ainsi parce que l’on doit aussi aimer son ami detout son cœur et de toute son âme et de toute sa force, parce que c’est le sens des mots «comme toi-même. » Après tout, on s’aime certainement de tout son cœur et toute son âme et et toute sa force, mais en ce qui concerne le Créateur, on peut se décevoir ; et avec son ami, il est toujours étalé devant ses yeux.

On nous a donné une grande aide et une bonne chance de faire la transition entre le désir de recevoir vers le désir de donner dans ce monde, c’est-à-dire dans un état où l’on voit constamment la réalité corporelle, le désir corporel de recevoir et toutes les limites que cela nous dépeint. Au lieu de le faire fonctionner avec un attribut qui est détaché de nous, ce qui est le désir de donner, nous pouvons travailler avec ce que nous découvrons réellement, avec ce que nous pouvons atteindre et sentir, qui est la façon dont un autre être, l’ami, nous apparaît.

En d’autres termes, le monde spirituel qui est caché se présente devant moi sous une forme corporelle, et je suis en contact avec elle. Cela me permet de changer mon attitude envers ce que je vois et ressens en coopérant mutuellement avec l’autre. Ensemble, nous pouvons atteindre ces corrections afin qu’à travers le monde corporel, dans sa profondeur, je puisse trouver le monde spirituel.

Finalement, l’attitude envers les autres et l’attitude envers le Créateur sont la même chose, même s’il semble que ce sont deux choses différentes, ils sont en fait la même chose. Plus nous découvrons la spiritualité, plus nous voyons qu’elle est totalement « habillée » dans la matérialité.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

L’union qui nous attache ensemble pour toujours

Dr. Michael LaitmanDe l’article du Rabash “Vous vous tenez aujourd’hui, vous tous”: … C’est le sens de ce qui est écrit « Vous vous tenez aujourd’hui, vous tous » c’est-à-dire tout ce par quoi vous êtes passés tous les états que vous avez vécus – qu’ils soient en Gadlout ou des états moins que Gadlout, qui sont intermédiaires ou autres. Vous prenez tous ces détails et vous ne comparez pas un degré vis-à-vis d’un autre parce que vous ne vous souciez pas de recevoir une récompense, mais uniquement de faire la volonté du Créateur. 

Cela signifie qu’alors le Créateur fait une alliance avec lui. En d’autres mots, précisément quand l’homme accepte Son travail sans condition et est d’accord pour faire le saint travail sans récompense, ce qui est appelé « une reddition inconditionnelle », c’est le moment où le Créateur fait une alliance avec lui.

… Quand deux personnes voient qu’elles s’aiment, elles font une alliance que leur amour durera toujours

A chaque niveau, une personne éprouve un état de confusion et d’impuissance. On traverse ces états quand on ne se rend pas compte exactement où on doit aller et comment avancer.

Tout d’un coup, nous sentons que nous ne sommes pas capables de faire le moindre mouvement, et  comprenons pas pourquoi notre vitalité et l’esprit sont partis. Nous lisons, mais ne voyons rien comparé à ce que nous avons vu hier ou la veille. Parfois, on ne se rappelle même pas ce qui s’est passé hier ou la veille. Nous sommes déconnectés.

En d’autres termes, nous passons par plusieurs états de rapprochement et d’éloignement de la spiritualité. Il nous semble que notre union avec le Créateur fonctionne mieux à une certaine distance de sorte que nous nous souvenons de bons états quand les mauvais moments arrivent, continuant ainsi à espérer que bientôt tout va s’améliorer et revenir à la normale.

Cependant, ce n’est pas comme ça. L’union est de nature qualitative et non quantitative. En fait, il ne s’agit pas du tout de nos états. À un certain moment, nous parvenons à nous unir au Créateur pas en raison d’un bon état dans lequel nous sommes ou parce que nous voulons conserver notre unité dans notre mémoire lorsque nous passons par des états moins élevés, mais plutôt parce que notre connexion Le rendait heureux et nous rendait similaire à Lui. Donc, pour nous, il ne fait aucune différence quels états nous traversons: bon ou mauvais. Les bons états peuvent être encore plus déroutants pour nous que les mauvais.

Au moins, alors que nous sommes dans des états mauvais, notre égoïsme nous pousse en avant et nous oblige à chercher des alternatives, ce qui nous oblige à agir. Quand un bon état se produit, il nous apaise et nous remplit de sorte que nous ne cherchons pas d’autres options. Nous ne pouvons pas changer, sauf si un désir insatisfait nous réveille. À ce stade, nous devons nous rappeler l’union que nous avions créée et tirer ce désir du passé dans le présent afin de poursuivre notre progression.

Ainsi, cet « accord » nous protège non seulement des carences de notre liaison, mais contribue à rendre le Créateur heureux au-dessus de toutes sortes de sensations amères et / ou douces. Notre union a plusieurs conditions qui s’appliquent à chaque état particulier.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 17/05/13, Les écrits du Rabash

L’obscurité de l’Egypte avant l’aube

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est ce qui caractérise le pic de l’exil à partir duquel nous pourrons atteindre la rédemption?
Réponse: Tout d’abord, l’exil commence lorsque nous estimons que le mauvais penchant nous empêche de nous connecter. Je me languis du Créateur et donc j’aspire à Lui, mais ma nature se tient en chemin et bloque la connexion et elle ne me laisse pas aller de l’avant. C’est ce qui s’est réellement passé entre les fils de Jacob à ce moment.
Et au sommet de l’exil, nous voyons que Pharaon gagne, et ainsi nous nous trouvons dans les «ténèbres égyptiennes », sous l’énorme domination de «l’ange de la mort», ce qui ne laisse aucun espoir. Nous sommes très impatients de nous connecter comprenant que toute notre vie ne dépend que de cela, et en même temps nous voyons que c’est impossible.
Et c’est précisément au sein de cette obscurité l’ordre se fait entendre: « Pars. » Et donc la possibilité du salut nous est révélé. Dans un état d’impuissance absolue quand il n’y a aucune chance de salut, quand tout le monde est sans espoir, désespéré, seul le Créateur avec Sa gloire et par Lui-même et rien d’autre à part cette force supérieure, nous fait sortir vers la lumière.
De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 06/06/13, Écrits du Baal HaSoulam

Accomplir votre destin

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que toutes les sept milliards de personnes qui peuplent la terre àdoivent révéler et sentir le monde supérieur?
Réponse: Toutes les sept milliards de personnes vivent dans notre monde, et tous sentiront notre monde, mais chacun à leur manière. Ils sentiront le monde supérieur différemment. Le monde d’en haut, c’est la perception du Créateur. C’est pourquoi ils Le sentiront, cette force générale de correction, l’amour et l’interconnexion.
D’une façon ou d’une autre, la pyramide reste. Ce ne dépend pas d’une personne. Tout le monde se sentira totalement satisfait et calme. C’est parce que la racine de l’âme, ce qui nous sommes arrangés l’un par rapport à l’autre, est fixée.
Cela signifie que tout le monde arrive à faire quelque chose de spécial, comme il est dit, «les sages ont discuté pendant soixante-dix ans, qui est le plus chanceux: celui qui n’est pas né chanceux ou celui qui l’est« Ils sont venus à la conclusion qu’il vaut mieux ne pas naître du tout, mais si vous êtes nés, vous devez remplir votre mission.
De « les secrets du livre éternel » de KabTV 25/02/13

Une aide extérieure dans l’intérêt d’une connexion intérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion:Que signifie utiliser l’enseignant afin de se connecter au niveau supérieur

Réponse: Utiliser l’enseignant signifie suivre les recommandations et les commandements de l’enseignant. Le professeur recommande que l’étudiant devrait travailler sur sa relation avec les amis et participer à la diffusion de cette méthode, de l’éducation intégrale, ce qui inclut travailler sur la préparation du matériel et sa diffusion, et de l’incorporation d’une personne dans le groupe. Mais il doit faire tout cela, en pensant qu’à cet égard il apportera du contentement à l’enseignant.

C’est un système très simple. Il y a mon groupe de dix, et nous devons être impressionnés les uns par les autres afin de nous connecter ensemble à un niveau supérieur, qui est appelé un enseignant, le Rav (Rav signifie celui qui est plus grand, ce qui signifie un niveau supérieur). Nous voulons surmonter et remplir l’écart entre notre niveau et le sien, ce qui signifie monter.

 

Mais comment puis-je monter si je suis repoussé par le niveau supérieur? Je dois voir cela comme une grâce, comme extrêmement attractif, et donc je dois être impressionné par les amis comme par la grandeur du niveau supérieur. Si je peux imaginer par moi-même que ce niveau est grand et qu’il contient tout ce qui est bon, alors je ne pense probablement pas correctement, mais bien au contraire.

C’est ce qu’on appelle utiliser le corps de l’enseignant, qui fournit une aide extérieure dont vous êtes sûr que c’est son désir. Le professeur dit quoi et comment nous devrions le faire: comment étudier, comment se connecter, comment diffuser la méthode, et selon quels critères il faut exister.

Question: Comment pouvons-nous vérifier que nous sommes déjà en contact avec l’enseignant?

Réponse: Vous ne pouvez vérifier cela quand vous avez la reconnaissance du niveau de l’enseignant.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 05/06/13,  Les écrits du  Baal HaSoulam, “Un discours de conclusion du  Zohar

Un repos bien agité

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce qui peut rendre le cœur plus sensible à la Lumière qui ramène vers le bien ?

Réponse : Seule la Lumière qui ramène vers le bien peut rendre un cœur plus sensible. Rien d’autre ne fonctionne sur le cœur ou le fait avancer vers la correction. Le cœur est un désir qui répond à la Lumière qui l’influence.

Même nos désirs les plus corporels pour dormir ou manger sont le résultat de l’influence de la Lumière qui excite les récipients. Nous sommes dans une mer de Lumière qui est dans une fréquence de vibration infinie. C’est ce qu’on appelle « repos absolu » à l’égard du Créateur car toutes Ses actions ne visent qu’à la correction et cet objectif ne change jamais.

Tout est géré selon un plan et par conséquent, il est appelé repos absolu puisque cela fait avancer toute la création vers le bien et tend vers votre bonté maximale tout le temps. Ainsi, nous disons que la Lumière est dans un état de repos absolu, bien qu’elle effectue des actions sans fin. Elle corrige et répare en permanence quelque chose, mais pour la Lumière, c’est le repos. Si vous aimez quelqu’un, chaque occasion de faire quelque chose de bon pour votre bien-aimé est un pur plaisir, et pour vous, un état de repos. Le Créateur peut nous donner la bonté tout le temps, et il est donc dans un état de repos absolu.

Tout est fait par la Lumière. La Lumière vous secoue et veut que vous répondiez tout le temps. Lorsque vous commencez à lui répondre, vous pouvez vous attendre à agir ensemble. Vous serez comme un couple, comme un cheval et son cavalier, ressentant tous les deux cette intériorité. Vous devez essayer d’atteindre une telle sensibilité.

Pour notre part, nous devons avoir une carence pour ressembler à la partie supérieure, pour adhérer à Lui, et à coopérer avec Lui. Il agira sur vous en fonction de votre déficience. Il évoquera le manque en vous, vérifiera votre réponse, et continuera à susciter un nouveau manque, et ainsi de suite. C’est à vous de savoir comment, avec l’aide de l’environnement, vous pouvez développer votre sensibilité envers ce qui se passe en vous.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 27/05/13, Le Zohar

A propos du développement au dessus de la raison

Dr. Michael LaitmanNous voyons déjà dans l’expérience ordinaire de cette vie que l’être humain ne change pas. Toutes les qualités avec lesquelles il est né demeurent en lui pour la vie, qui s’ajustent légèrement en fonction de sa compréhension de celles d’entre elles qui sont plus utiles et celles qui le sont pas. En essence, tel qu’il est né il va vivra et mourera.

Rien ne peut nous changer, et la société, non plus, ne fixe pas l’objectif de changer l’être humain, sachant que nous n’avons pas les moyens. Le changement n’est possible que si une personne a des propriétés spéciales qui sont susceptibles de changer, et ces propriétés ne sont pas de ce monde.

Ce sont des propriétés spirituelles dont j’ai juste des gènes tout petits, informatifs. En plus de cela, je me donne un moyen pour la réalisation de ces gènes: l’environnement dans lequel je peux attirer la Lumière sur mes gènes spirituels, qui grâce à la Lumière vont se développer et réaliser correctement.

Ainsi, je vais avoir des propriétés spirituelles en plus de mon corps physique et de ses organes sensoriels par lesquels je me ressens moi-même, je ressens l’environnement, et le monde entier, et je peux avoir le sentiment que je suis en vie et que j’existe. Ainsi, à partir de mes gènes spirituels, en raison de la Lumière qui ramène vers le Bien, je peux donner naissance à mon corps spirituel et le faire grandir jusqu’à ressentir un environnement spirituel et la vie spirituelle en lui.

Ceci est une autre réalité supérieure supplémentaire, en plus de ce monde dans lequel j’existe maintenant, indépendamment de ma volonté. Tout ce développement se déroule uniquement par la foi au-dessus de la raison, parce que mon opinion sera toujours basée sur mon intérêt égoïste, et mon égoïsme ne consentira jamais à un développement spirituel.

Ce n’est possible que si je m’élève au-dessus de la raison, comprenant qu’il n’y a pas le choix, et la société doit m’y obliger à travers des études et des instructions de l’enseignant. Je  commence finalement à écouter ses conseils, la Lumière Environnante me donne graduellement la capacité d’entendre. C’est pourquoi je suis déjà prêt à m’incliner, à plier mon ego, mes pulsions corporelles, et à commencer à travailler contre eux.

Alors je vais avoir à me justifier avec moi-même: Pourquoi je fais ça? De simples belles discussions n’aideront pas ici. Je dois développer mon désir qui attire la Lumière elle-même. C’est pourquoi je dépends complètement de l’environnement qui peut me donner une envie supplémentaire. Pour autant que je puisse m’incliner et de me rendre petit à l’égard de l’environnement – jouer un enfant qui écoute pieusement les adultes, restreindre et plier ma fierté – dans la même mesure, je serai capable d’obtenir des valeurs plus élevées de leur part. Pour leur réalisation, je vais avoir besoin de la Lumière qui ramène vers le Bien, et de ce fait je serai en mesure d’avancer.

Tout ce travail contre sa propre nature, le désir égoïste d’une personne, est appelé des actions au-dessus de la raison. Pour le moment, ce sont des actions corporelles dans le groupe, et après je vais commencer à agir en ce sens dans la spiritualité.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 02/06/13, Les écrits du Rabash

Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse

Dr. Michael LaitmanIl y a deux principes: Hillel dit: «Ce que tu détestes, ne le fais pas à votre ami, » et Rabbi Akiva dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le premier principe se réfère à Bina, qui est divisé en deux parties:

  • La première est neutre, la chose principale ici est de ne pas de nuire à quiconque. Je me regarde toujours dans le but d’être un «bon garçon», apparemment qui « plane au-dessus de la terre, » n’impliquant pas mon ego. Je n’ai pas de chemise? Eh bien, je n’en ai pas besoin. Je vis dans la «forêt», loin de tout, et ne communique pas avec n’importe qui. Ainsi, je suis le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » Prendre garde de ne pas causer du tort aux autres, tout comme je ne voudrais pas être lésé par eux. Ce sont les trois premières Sefirot de Bina.
  • Ce qui m’amène à la « poursuite de la phrase originale, » pour les sept Sefirot inférieures de Bina, aux récipients de réception. Maintenant, je m’arrête sur le thème du « manque »: Peut-être que moi, d’une certaine façon, je prive les autres? Peut-être que je ne contribue pas au bien qu’ils pourraient recevoir? Cela ne touche pas encore mon «capital principal égoïste. » Je ne suis pas encore prêt à sacrifier quelque chose, mais je ressens déjà le besoin d’aider les autres. Bien que je ne corrige pas mon désir de recevoir, j’ajoute déjà quelque chose au désir de donner. En raison des précédentes étapes de correction, je commence à reconnaître les possibilités de faire du bien aux autres: «Ah, il peut gagner ici, et cela va lui faire du bien. » Et je contribue à ces occasions. Il s’agit de la phase de transition qui va me conduire au vrai don sans réserve.

En attendant, ce n’est pas le véritable don sans réserve, pas d’abnégation pour le bien de l’autre. Par exemple, j’ai gagné cinq mille dollars le mois dernier, et seulement deux mille me suffisent. La question se pose: Si je suis le principe de «Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse », dois-je donner trois mille dollars aux autres?

La réponse est non. Après tout, je ne travaille pas avec les récipients de réception, je ne renonce pas à moi même, mais je reste entièrement dans la propriété de la miséricorde (Hassadim) et contribue seulement au bien des autres. J’ai un bon cœur, et je suis prêt à aider les autres, mais pas à mes propres frais. Ainsi, je travaille avec l’égoïsme au niveau 0, niveau 1 et partiellement au niveau 2 de l’Aviout (l ‘«épaisseur» du désir), mais pas dans le désir de AHP qui appartient aux niveaux 2, 3 et 4.

La partie supérieure de mon récipient, mon désir total de plaisir, sont les récipients du don (248 désirs), et la partie inférieure sont les récipients de réception (365 désirs). Les récipients du don sont à l’état de Hafetz Hessed (HH), dans la propriété de la miséricorde, et ils veulent donner pour donner, mais les récipients inférieurs reçoivent dans le but de donner. En conséquence, dans la première partie, je réalise « la purification », et dans la seconde partie de la correction je devient semblable au Créateur par des propriétés. Ici, je forme déjà ma ressemblance humaine: l’image de l’homme, semblable au Créateur.

” En général, ce désir corrigé avec l’intention altruiste est appelé l ‘«âme».

Ainsi, le principe de Hillel appartient à la partie supérieure du récipient, et le principe de Rabbi Akiba à la partie inférieure. Bien sûr, en tout cas, je travaille avec mon égoïsme et je dois le surmonter. Cependant, le travail selon le premier principe ne m’oblige pas à subir des pertes, abandonner mes biens, et c’est leur différence fondamentale.

Il est important de se rappeler que nous parlons d’une personne qui veut adhérer au Créateur (C), et c’est pourquoi elle demande: « Comment puis-je atteindre l’adhésion? Comment puis-je entrer dans le monde d’en haut, la spiritualité? « Ces questions d’abord la poussent dans les récipients de réception, la ligne gauche, puis l’amènent au principe de Hillel. Par la suite, cette décision l’amène vers le bas à nouveau et lui permet de travailler avec ses désirs égoïstes.

Ce chemin est décrit dans l’exemple d’un converti qui se rend chez un sage pour demander conseil. Tout d’abord, il demande à Shamaï de lui apprendre à aimer autrui comme soi-même, mais il reçoit un refus parce qu’il est impossible d’atteindre l’objectif d’un seul coup. Ensuite, il va chez Hillel et lui demande d’expliquer la totalité de la méthode kabbalistique alors qu’il se tient debout sur une jambe, c’est-à dire, de décrire les moyens d’avancement par une seule règle. En réponse, Hillel formule le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse, » c’est-à -dire il précise quelles actions sont nécessaires pour cela.

Ainsi, selon la loi de la création, le principe d’adhésion au Créateur est divisé en deux parties:

  •  “Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse”;
  • “Aime ton prochain comme toi-même ».

Si j’avance toujours selon cet ordre, je parviens finalement à l’amour pour le Créateur.

 

Question: Suivant le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse», je réalise des actions physiques. Comment puis-je combiner cela avec l’intention correcte?

Réponse: Le même principe fonctionne dans notre monde, dans le monde spirituel, dans la vie ordinaire, et parmi les amis. Peu importe dans quel environnement je suis, je dois rester au niveau de cet environnement et essayer de me comporter comme je voudrais qu’ils se comportent envers moi. Par conséquent, dans le groupe, je suis les désirs des amis et leur objectif, et au travail, j’ajuste mon attitude envers les désirs de mes collègues. Et je fais comme ça partout.

Je me suis mis dans la situation d’autrui et ainsi je mesure mon attitude envers lui, et c’est déjà le don. En effet, je ne me veux pas me faire de mal et, par conséquent, je suis sûr d’apporter du bien à l’autre.

C’est plus qu’un exercice, c’est déjà une action, la correction. Il n’est pas important de savoir si j’agis égoïstement. Il ne peut en être autrement. Mes actions découlent toujours de l’égoïsme. Cependant, avec cette approche, elles tirent vers moi la Lumière qui ramène vers le bien, et alors je change. C’est pourquoi il est dit que le cœur suit les actions. Tout d’abord, j’agis selon le dicton de Hillel, et ensuite vient la Lumière et me corrige.

Question: Alors, peut-on dire que le critère de mon avancement est la mesure de l’amour pour autrui que j’atteins?

Réponse: Bien sûr, comment pourrait-il en être autrement? Les degrés spirituels sont précisément différents dans la mesure de leur don sans réserve.

Question: Au cours des quatre à cinq dernières années, j’ai pu comprendre seulement que je ne suis pas bon. La seule chose que je puisse faire est d’essayer de ne pas nuire à autrui. Rien de plus.

Réponse: Si vous pensez à la façon de ne pas causer un préjudice à autrui, vous avez parcouru un long chemin. L’acceptation même de cette pensée dans votre tête est une grande réussite.

Question: En fait, le don sans réserve pour l’amour du don est aussi égoïste parce qu’à la fin, je souhaite du bien aux autres simplement parce que je me souhaite du bien. Cela ne fait que me donner une vie plus confortable.

Réponse: Alors, pourquoi l’humanité n’a pas encore adopté ce principe ? Le problème est qu’il est répugnant à notre nature, qui exige que les autres se sentent mal. Nous voyons comment des pays entiers se vautrent dans des conflits stupides, la base de ce qui est la fierté primitive. Cela coûte une énorme quantité de ressources, des milliards d’investissements, beaucoup de nerfs et des troubles. Pourtant, néanmoins, dans l’ensemble, le monde agit égoïstement, et rien en lui ne pourrait être appelé «le don sans réserve pour l’amour du don ».

Question: Je suppose que «le don sans réserve pour l’amour du don» est quelque chose de naïf, abstrait. Qu’est ce que c’est dans la réalité?

Réponse: Il s’agit d’une action dirigée contre la volonté, contre mon égoïsme. Il exige que je m’incline, de sentir l’autre, de se tenir à sa place, « m’essayer moi-même en » lui, et lui sur moi-même. Ici, vous avez besoin d’une compréhension très profonde de la psychologie.

Le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » comprend la moitié de l’ensemble du procédé, la moitié de la correction de l’âme. Ayant mis en place cela, je m’élève versle niveau du Partsouf Aba ve Ima du monde d’Atsilout, j’obtiens les lumières de Hassadim. IElles contiennent l’illumination de Hokhma parce que j’annule mon égoïsme

Afin de ne pas nuire à autrui, je dois m’arrêter, travailler sur moi-même. Je lui fais une faveur – seulement pas à mes frais, sans donner mes biens, mais par des compromis et en renonçant à mon profit. Dans notre monde, ces actions sont considérées comme généreuses et bienveillantes, et nous pensons même que nous sommes en mesure de les effectuer de façon altruiste.

Quoi qu’il en soit, avec la bonne approche, avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le Bien, elles me guident progressivement le long du chemin. Chaque fois, mon désir de donner sans réserve se développe tandis que je poursuis mon propre intérêt, recherche la récompense divine, mais la lumière m’amène au vrai paiement.

Je le répète, nous devons effectuer des actions, la Lumière va suivre les actions et les changements viendront après la Lumière. Au début, je purifie mes récipients de l’intention égoïste. Ainsi, même mes infractions les plus mauvaises tombent dans la catégorie des oublis. Ensuite, je passe directement à la correction, en construisant ma ressemblance humaine à partir de « matériel » propre.

Ainsi, «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » C’est l’ensemble du procédé, et si vous prenez ce chemin, il vous mènera au but.

De la  4ème partie du  Cours quotidien de Kabbale du 30/05/13, Les écrits du  Baal HaSoulam