Category Archives: Similarité avec le Créateur

Une épreuve difficile de plaisir

Dr. Michael LaitmanTout au long de l’histoire, le développement humain s’est produit avec une personne ayant peur de jouir pour elle-même. Elle avait peur non seulement de profiter de la Lumière mais aussi de perturber la restriction. La brisure  ne s’est produite qu’une seule fois, et elle peut s’en abstenir car elle craint et doute si oui ou non elle peut résister à des plaisirs qui vont lui être révélées par le don sans réserve au Créateur.

Après tout, le sentiment de sa similitude avec le Créateur apporte beaucoup de plaisir. Et c’est encore un plus grand plaisir de sentir comment le Créateur vous aime, comment vous êtes réunis en un seul. C’est comme le plaisir que connaît un bébé à proximité de sa mère, combien sa mère jouit de lui, et lui d’elle, et de donner du plaisir l’un à l’autre.

Une personne ressent une grande crainte parce que des plaisirs immenses lui sont révélés: NRNHY de NRNHY au lieu de Nefesh de Nefesh. Il s’agit d’une Lumière immense qui est révélée par le sentiment qu’elle donne quelque chose au Maître, car NRNHYest né du don sans réserve au Créateur qui se révèle à une personne. Et c’est là que tout le travail est concentré.

Le travail spirituel n’est pas sur le repas qui est disposé sur la table du Roi, mais le sentiment du Maître, ma ressemblance avec Lui, c’est avec cette jouissance. En essayant d’être comme le Maître, je deviens comme Lui en quelque chose. J’aime non seulement le fait que je Lui apporte du plaisir, Son amour pour moi et mon amour pour Lui, mais je commence à apprécier cette position même, mon statut.

Cela révèle une énorme Lumière et le plaisir qui n’existait pas auparavant dans l’être créé dans ses décisions, ses sentiments et réactions. Et c’est pourquoi je dois d’abord me doter des récipients, ce qui est appelé « la crainte. » Sinon, je ne serais pas en mesure d’aborder aucune action correctement, et tout ce qui est révélé disparaîtra immédiatement sans aucune utilisation. Ce serait comme si je versais du vin dans des sacs, et il est immédiatement filtré, versé par terre, ou comme si je mettais de la farine dans des barils seulement pour que ça pourrisse. Rien ne peut être fait, tout doit correspondre totalement à l’autre, tous les contenus doivent être stockés dans son conteneur spécifique.

C’est pourquoi une personne craint qu’elle va commencer à profiter de la grandeur du Créateur, de Son amour et de la réciprocité qu’elle se sent dans les deux HaVaYaH unis: HaVaYaH de la lumière directe et HaVaYaH de la lumière réfléchie habillés l’un dans l’autre. La Lumière qui est révélée en eux n’a jamais existé dans la réalité. Si une personne se prépare pour cette épreuve, alors elle sera en mesure de révéler le statut du Créateur correctement et résister dans le don sans réserve.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/03/13, Shamati N°38

Laissez le plus éloigné devenir le plus proche

Dr. Michael LaitmanLa peur spirituelle (la crainte), c’est la peur d’utiliser quelque chose pour son propre bénéfice, même si c’est la révélation du Créateur sous quelque forme, ce qui signifie de profiter du fait que je corrige le monde, que j’amène le contentement au Créateur, que je donne comme Il fait, et que j’arrive à l’adhésion avec Lui.

Le Créateur me montre que tout dépend de moi et Il le fait avec tout le monde. Tout le monde entend de Lui qu’il est le plus extraordinaire de tous. Telle est la vérité. Il ne me ment pas et n’essaye pas de m’acheter! Mais je dois surmonter toute cette grande Lumière, et pour ce faire, j’ai besoin de construire à l’avance un bouclier pour me protéger de cette peur.

Par conséquent, notre travail est dans la dissimulation et nous devons effectuer de nombreuses actions pour lesquelles nous ne ressentons aucune attraction en travaillant sur la connexion entre nous. Nous devons faire des efforts dans le groupe à l’avance, même si je n’ai aucune envie ni désir pour cela et ne vois pas de valeur en eux. Ce n’est pas seulement sur le groupe local qui est proche de vous et qui appartient directement à vous. Il vaut la peine d’investir dans ce groupe en fonction de nombreux calculs égoïstes conscients et inconscients. Mais je dois aussi essayer de me connecter au récipient mondial.

Nous devons comprendre que plus une personne me semble géographiquement ou affectivement éloignée, plus important elle est et plus critique son influence sera sur mon avancement que les gens qui sont proches de moi. C’est comme la différence entre les niveaux spirituels, si je raccourci la distance qui nous sépare physiquement ou émotionnellement, elle se transformera en un amplificateur pour le niveau de ma correction.

Donc, tous ceux qui sont éloignés de nous sont très importants pour nous: les groupes éloignés qui sont loin et les élèves qui parlent des langues différentes, qui se distinguent par leur mentalité et qui vivent dans des conditions difficiles, de sorte qu’ils doivent se cacher des autres. Chacun d’entre nous doit faire en sorte que les distances physiques ne nous éloignent les uns des autres, de sorte que ceux qui sont les plus éloignés deviennent les plus proches.

De cette façon, nous allons sûrement construire le récipient appelé « peur », nous comprendrons ce que la peur spirituelle signifie, et serons prêt pour l’avancement spirituel.

De la 1ère partie du coursn quotidien de Kabbale 15/03/13, Shamati n ° 38

La Lumière du septième jour

Dr. Michael LaitmanAlors le peuple se reposa le septième jour. Et la maison d’Israël donna pour nom à celle-ci Manne, et il était comme la graine de coriandre, blanche, et le goût de celui-ci était celui d’un gâteau au miel. (La Torah, Exode, « Beshalach», 16 :30-16 :31)

Samedi (le jour du Shabbat) est un état spécial lorsque, au cours des six derniers jours (états), nous corrigeons notre désir égoïste et approchons de sa réalisation sous la forme corrigée. Au total, il y a cinq niveaux de l’égoïsme que nous devons corriger. Le sixième jour se déroule leur assemblage mutuel, le mélange et la combinaison en un seul. Et alors, nous recevons la lumière sur ce désir uni et corrigé. Cette lumière est le Samedi.

Mais je ne corrige pas mes propriétés égoïstes moi-même, c’est à la Lumière de les corriger. Il y a une lumière qui vient corriger en moi les propriétés de la première journée, puis de la deuxième, troisième, quatrième et cinquième. Le sixième jour, une lumière particulière descend qui unit tout cela ensemble, et le résultat est un désir altruiste commun unique, la propriété commune du don sans réserve, dans laquelle je reçois la réalisation du septième jour. Autrement dit, au cours des six jours la purification du récipient a lieu et dans celui-ci la Lumière peut entrer par la suite. Cette Lumière, le remplissage du récipient pur, est la représentation du septième jour.

Question: Pourquoi est-ce appelée “Manne”?

Réponse: Parce qu’elle se déplace toujours sous notre désir constant vers le haut pour recevoir la Lumière de la correction et la Lumière de l’a satisfaction.

Question: Et pourquoi dit-on que sa saveur est celle d’un « gâteau au miel”?

Réponse: Il s’agit d’une allégorie quelque peu incertaine. Cela ne signifie pas du miel, mais plutôt l’égoïsme adouci par la correction qui commence à travailler sur le don sans réserve et que représente ce repas. Mais parfois, elle est appelée « taureau », et parfois une « baleine » (Léviathan), etc. Nous parlons ici des racines spirituelles qui apparaissent dans notre monde de cette façon.

Du programme de KabTV “Secrets du livre éternel” du 04/02/13

L’obligation d’éclairer toute la création

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si vous ressentez soudainement l’amour du Créateur pour vous comment pouvez-vous le contenir?

Réponse: C’est en effet très difficile, il n’y a pas plus grand problème que de ressentir l’amour du Créateur, ça casse tout simplement une personne. Donc, il faut s’équiper par avance d’un récipient pour atteindre la crainte en travaillant avec les amis dans le groupe et en développant la garantie mutuelle.

C’est pour cette raison que le récipient a été brisé en de nombreuses parties et nous devons les remettre à nouveau ensemble contre leur volonté. Elles résistent et ne veulent pas se connecter. Puis, comme elles adhèrent les unes aux autres nous acquérons l’attribut de la peur du Créateur. En travaillant avec les amis sur la connexion entre nous, nous atteignons la crainte du Créateur.

C’est ce que nous avons à ajouter à la création par nous-mêmes et c’est pour cela que nous vivons. Toute la création existe déjà et la seule chose qui manque dans le trésor du roi, c’est la crainte du Créateur. Cette mission est enregistrée dans nos Reshimot (gènes spirituels), et comme nous commençons à le remplir, nous découvrons que cela vaut la peine d’être dans l’attribut du don sans réserve et que nous devons vivre dans la crainte. Je dois craindre et commencer à satisfaire mon don de sorte qu’il sera complété en dehors de moi et que rien ne me reviendra.

Même si je donne et je sais à qui je donne et combien je distribuerais, en faisant un calcul précis, je n’ai pas besoin de ressentir une quelconque compensation. Je ne veux pas ressentir de plaisir, mais seulement l’action réelle. Alors je décide que je veux aussi ressentir du plaisir et l’action elle-même, et je transmets tout ceci à celui que je donne. Cela continue jusqu’à ce que j’atteigne la quatrième phase, qui est la dernière phase complète du don…

Tout est déjà complet dans la création à l’exception de ce qu’une personne a à ajouter, qui est la crainte. Imaginez que vous êtes dans un grand monde aujourd’hui qui est totalement sombre. Vous devez allumer la lumière qui est faite de votre crainte et par cela vous éclairez toute la création.

Cette crainte n’est pas de recevoir du plaisir de mon don, du fait que je gère la réalité au lieu du Créateur, de ma proximité avec Lui, des plaisirs qu’Il me donne, mais du fait que je découvre tout à coup que je suis la personne la plus importante au monde.

Le Créateur vient vers moi et me dit: « Je t’ai choisis parmi toutes les personnes! Il n’y a personne comme toi. Tu es le seul être humain dans toute la création, dans toute la réalité. » Vous devez être prêts à accepter cette attitude qui peut faire exploser une personne et que vous n’avez pas à être corrompu par elle.

Vous devez réussir à amener le contentement au Créateur et ressentir ce contentement que vous Lui apportez. Tout le monde ressentira qu’il est spécial dans son but et qu’il n’y a personne d’autre que lui ici. Nous devons donc nous préparer à recevoir cette révélation, l’adhésion. Ici, il devient clair que nous ne recevrons jamais quoi que ce soit dans les récipients de réception et que nous avons à les annuler complètement.

Le récipient de la crainte annule les récipients de réception et est totalement axé sur le Créateur, comme un projecteur. Alors vous commencez à travailler avec les récipients du don dans lesquels d’énormes Lumières se révèlent, vous allez de l’autre côté et devenez celui qui donne à la place de celui qui reçoit: Vous donnez, donnez, donnez …

C’est comme si le Créateur vous nomme au titre de gérant de son trésor afin que vous puissiez donner à tout le monde. Il s’avère que maintenant vous vous présentez devant les créatures au lieu du Créateur. Imaginez quel plaisir il y a pour la part de celui qui donne et qu’il a la chance de donner sans recevoir de la bonté à tout le monde. C’est déjà le vrai travail, et à partir de ce point, le travail avec le réel Masachim (écrans) démarre lorsque vous devenez comme le Créateur envers le monde entier. La peur ne disparaît jamais, elle vous accompagne constamment, tout comme la base de la volonté de recevoir qui reste.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/03/13, Shamati n°38

Un enfant qui grandit pour la joie de ses parents

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, Shamati, article 53, « La question de limitation »: C’est ce qu’on appelle la partie principale de la mesure, qui est un discernement de Katnout. Ce discernement doit être permanent, et Gadlout est seulement une addition. En outre, on devrait aspirer à la partie principale, et non pas aux additions.

L’essentiel est l’état de Katnout (petitesse), Hafetz Hessed, « donner sans réserve pour donner sans réserve », être prêt à se contenter de moins. En même temps je n’ai pas besoin de sentir que je me restreins ou que je manque de quelque chose, mais plutôt le contraire, je sens que je suis totalement satisfait.

Un état de Katnout devrait devenir très précieux et honorable pour moi. Alors la question est pourquoi devrait-il y avoir un état de Katnout en premier lieu et non un point? Je ne veux pas avoir de volume du tout. Je veux prendre le moins de place possible. Afin d’exister et de faire du bien à tout le monde pour l’amour du Créateur, je suis prêt à me rétrécir en un point et ne rien avoir pour moi-même.

La vérité, c’est que c’est la bonne approche. C’est d’un tel état que nous commençons à percevoir et à atteindre la réalité spirituelle, mais au moment où nous commençons à penser à ce sujet et comment nous pouvons apporter du contentement au Créateur, nous comprenons que, pour ce faire, nous devons recevoir tous les discernements et les désirs de Lui et de les modifier afin de recevoir dans le but de donner sans réserve. Ainsi, nous devenons un embryon spirituel qui commence à croître en volume afin d’aspirer et respecter le Créateur et donc Lui apporter le contentement.

Sans cela, nous ne grandissons pas comme un embryon dans le ventre de sa mère. Chaque seconde, chaque mouvement supplémentaire, chaque gramme de l’embryon est seulement dans le but d’apporter le contentement au Créateur. Il doit ressentir qu’il rend le Créateur heureux.

Pendant le temps de la naissance, pendant les douleurs de l’enfantement, et la scène dans laquelle l’embryon se transforme avec sa tête vers le bas avant la naissance, il examine chaque pas qu’il fait pour voir si c’est dans le but d’apporter du contentement à celui qui lui donne naissance. Après qu’il soit né, à la période de Yenika (lait), il continue à se développer comme un bébé qui est dans les bras de sa mère ; de la même manière qu’une personne est dans les bras du Créateur.

Il commence déjà à travailler avec ses désirs et se limite en partie, mais chaque action qu’il fait pour des raisons de limitation ou pour des raisons de croissance est uniquement dans le but d’apporter le contentement au Créateur, c’est la façon dont une personne se développe. Par conséquent, le point à partir duquel il commence à se développer quand il ne veut pas avoir plus d’un point, reste son centre. Il se tient sur lui, ne souhaitant pas plus que l’existence de base, et tout autre, il est obligé d’ajouter à ce point est dans le seul but d’apporter le contentement au Créateur. C’est la seule chose qui le motive dans toutes ses actions: en toute limitation et joie.

Il est en fait heureux à ce sujet, non pas pour son propre intérêt, mais pour apporter le contentement au Créateur. Par là, il atteint l’adhésion avec le Créateur, comme entre deux amis affectueux qui se ressentent l’un et l’autre.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/03/13, Shamati n ° 53

Dans la prison de son propre égoïsme

Dr. Michael LaitmanÀ mesure qu’on avance, une personne commence à sentir que tout ce qui est spirituel est en dehors de son corps, dans tout ce qui l’entoure dans la nature, aux niveaux minéral, végétal, et animé, chez les humains. C’est ce que le monde est, la zone que nous devons apprendre à traiter avec soin et amour comme un grand trésor, de façon à ce que le monde, qui est en dehors de notre corps, devienne très important pour nous.

Le sentiment de l’existence dans le corps physiologique se produit seulement dans notre imagination grâce à une combinaison de forces qui agissent sur nous. C’est pourquoi nous sentons comme si nous vivions dans le corps matériel, et, si une personne a une aspiration de vivre en dehors de son corps, dans tout ce qui l’entoure, cela est déjà le besoin de ressentir l’âme.

Ayant commencé à travailler sur ce sujet, une personne voit qu’elle doit concentrer tout son travail sur l’environnement correct, parce que c’est de là qu’elle peut obtenir de l’aide et du soutien. Un tel environnement est le groupe, en tant que représentants du monde extérieur, ceux qui peuvent me répondre, me séduire, et m’aider à sortir de moi-même.

Alors, je considère le groupe comme mon sauveur, qui me jette une corde pour me sortir comme d’un puits. Je ne m’associe pas avec mon corps et souhaite me sortir de là, donc je prends la corde. Le groupe, les amis qui sont en dehors de moi, m’aident à rompre d’avec mon corps.

Ainsi, en travaillant ensemble, nous nous aidons à tour de rôle à monter et sortir de nous mêmes. Après tout, seulement à l’extérieur de sa peau, en dehors de ses intérêts égoïstes, une personne commence à sentir que le groupe n’est pas un rassemblement de certaines personnes, mais la sainte Shekhina dans laquelle s’habille Le Créateur.

Le corps se compose de Klipat Noga, la partie qui me donne la liberté de choix, et la « peau de serpent », l’égoïsme le plus puissant qui me tire en arrière, de sorte qu’en essayant de sortir, je suis en mesure d’appliquer un effort suffisant orienté correctement.

Grâce à mon désir de sortir de mon égoïsme (l’amour de soi-même et toutes les pensées dans mon prore intérêt), de mon effort de sortir de moi-même et penser au groupe et au monde, j’éveille la force qui vient du groupe, du professeur, et du Créateur, ce qui me libère de cette prison. Tout cela est dû au travail mutuel, en réciprocité, dans le groupe, avec le professeur et les livres, et grâce à l’étude et la diffusion, qui sont tous les moyens dans lesquels la force du Créateur s’habille et m’aide à sortir de moi-même

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 13/03/13, Shamati N° 36

De la restriction totale à la révélation totale

Dr. Michael LaitmanNotre croissance spirituelle et le développement commencent à partir de la restriction du désir de recevoir, qui initialement nous domine. Au moment où nous essayons de nous limiter, nous entrons dans l’état de Ibour spirituel (gestation) à propos de ce qui est dit: « Un embryon dans le ventre de sa mère voit d’un bout du monde à l’autre. Il y a une bougie allumée au-dessus de sa tête et toute la Torah lui est enseigné  « .

Cela signifie qu’il n’est pas limité en aucune façon car il s’est tout à fait limité lui-même – le petit désir égoïste qu’il a au moment où il se sent le monde corporel. C’est parce qu’il n’a pas du tout senti le monde spirituel, mais seulement ce monde, la réalité fictive, comme une personne qui est inconsciente et a des hallucinations. Mais quand il limite son désir de recevoir, il devient illimitée, il n’a pas besoin de recevoir plus puisque la Lumière de Ein Sof (infini) s’allume pour lui comme la Lumière environnante, ce qui est comme être dans le ventre de la mère. Ainsi, il passe par les étapes de Ibour.

Une fois qu’il est né, il commence déjà à travailler avec la première Aviout (épaisseur) du désir au lieu de l’Aviout racine, puis il est limité à nouveau. La Lumière de Ein Sof, qui ne s’affaiblit en aucune façon, ne l’atteint pas car il ne cherche pas à s’annuler totalement lui-même et se conformer au supérieur. Il construit des Massakhim (écrans) qui lui sont propres et augmente ses désirs afin de réellement atteindre la Lumière de Ein Sof par son propre travail et de l’habiller dans ses récipients.

Il y a des limites différentes dans son travail maintenant, et la lumière ne l’illumine que dans la mesure où il peut la recevoir dans le but de donner dans ses récipients corrigés. Par conséquent, il affirme que «le Créateur déteste les corps », ce qui signifie le désir de recevoir. Le désir de donner sans réserve, cependant, n’est plus appelé un corps, mais une âme, une partie Divine d’En Haut.

Ainsi, il y a un état dans lequel une personne se limite afin que la Lumière de Ein Sof puisse l’atteindre sans limites. Mais la plénitude consiste à permettre à la Lumière de Ein Sof d’être révélé sans aucune restriction de la part d’une personne. Une personne doit se découvrir à l’aide d’un Massakh (écran) et travailler sur le niveau de Ein Sof par lui-même, en vue d’atteindre la pleine adhésion avec la Lumière qui, elle, n’est pas limitée par des restriction.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/03/13, Shamati N° 15

Comme de la pâte dans les mains d’un boulanger

Dr. Michael LaitmanNous passons constamment par des états opposés puisque fondamentalement, il y a un désir de recevoir avec son attitude, sa compréhension et son sentiment complètement égoïstes. Le désir du Créateur, cependant, est un désir de donner, et il est à l’opposé de notre désir.

Nous ne savons pas ce que cet attribut opposé signifie pour nous, nous ne le connaissons pas. Nous sentons seulement comment il fonctionne sur nous, même si nous ne savons pas ce qu’il est ni qui il est. Nous devons encore clarifier ce point. C’est pourquoi ce monde a été créé dans lequel au lieu du Créateur, nous sommes entourés par des formes et des créatures différentes qui nous influencent apparemment en dehors de Lui.

Nous devons faire preuve de compréhension à leur égard, ce n’est pas eux qui opèrent sur nous, mais plutôt la force supérieure qui est derrière tout cela se tournant vers nous par des personnes différentes ou par le biais de différents événements de la vie. Je dois accepter ces actions et ces influences comme essentielles, afin de me mouler, comme de la pâte, et pour créer la forme correcte qui est prête à être cuite.

Si j’accepte ces choses et essaye de trouver les compétences nécessaires pour faire face à l’œuvre du Créateur sur moi, je commence à Le connaître à travers ce travail, et à percevoir Ses mains qui me serrent comme une pâte.

Ainsi je passe par deux phases: d’abord, je suis d’accord et je suis prêt à ce qu’Il effectuer tous les travaux nécessaires sur moi. Je ressens la forte pression de ses mains sur moi, comme sur un morceau de pâte, jusqu’à ce qu’il me moule correctement, sous la forme de don, le niveau de Bina, «donner pour donner. »

Je suis prêt à tout, tant que le Créateur me forme dans Sa forme. Il est très difficile pour moi, car comme Il travaille sur moi, Il applique une pression forte. Ensuite, je veux aller plus loin, même à l’état de recevoir pour donner sans réserve, afin de monter et de m’élever comme avec de la levure. Cela signifie que le désir de recevoir participe déjà à ce mouvement et aspire à la forme que le Créateur lui façonne à l’intérieur. Ainsi, nous atteignons une équivalence de forme avec le Créateur. Pour donner afin de donner sans réserve s’appelle «Matsa»,et recevoir afin de donner sans réserve s’appelle « Hametz » (nourriture levée au levain), le vrai pain que dans sa forme corrigée rejoint la forme du Créateur qui est imprimée dans l’être créé.

Mais d’abord, tout notre travail est d’accepter toutes les formes qui viennent à nous qui impriment la marque de l’attribut du don en nous et de les accepter comme souhaitables. Pour ce faire, nous devons utiliser l’aide de l’environnement autant que nous le pouvons, et tous les moyens qui nous ont été donnés afin de nous préparer pour la réception du don sans réserve du Créateur, Son travail sur une personne.

Une personnepense qu’ellefait cela, mais si elle n’utilise pas le soutien externe qui est destiné spécialement pour cela, alors ce n’est qu’une illusion qu’ielle progresse vers l’acceptation des formes supérieures, mais en fait elle est pas encore prête à devenir un embryon spirituel.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 11/03/13, Shamati N° 15

Dans quoi l’âme s’habille t-elle ?

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « La paix »: …même si nous voyons les corps changer de génération en génération, ce n’est le cas qu’avec les corps. Mais les âmes, qui sont l’essence du corps en soi, ne disparaissent pas, pour être remplacées, mais passent de corps en corps, de génération en génération.

« Le corps » est synonyme du désir de recevoir. Si l’intention de donner est présente en elle, alors, selon la loi de la similitude des propriétés, la Lumière s’habille en elle. La moindre particule élémentaire de la Lumière (le niveau initial de l’âme) est appelée « Nefesh. » En général, la Lumière qui s’habille dans un désir corrigé appartient à un autre niveau de l’âme et est appelé « Neshama. » Nous ne révélerons jamais complètement les plus hautes Lumières comme Haya et Yechida jusqu’à ce que nous atteignons la fin de la correction.

En fait, le récipient et la Lumière sont tout ce qu’il y a. Il arrive aussi que la Lumière ne peut pas sortir dans le récipient, par conséquent, elle « illumine » peu le récipient afin qu’il puisse rester en vie. Il arrive aussi que le récipient devient semblable à la Lumière par l’acquisition de l’intention correcte. Le désir de recevoir et la Lumière, par définition, sont antagonistes puisque la Lumière est constamment conférée. Cependant, si en plus du désir de recevoir il y a l’intention de donner (ce qui signifie « la foi au-dessus de la raison » ou la « lumière réfléchie »), alors le désir de recevoir devient quelque peu semblable à la Lumière et, par conséquent, il peut être rempli de la Lumière, car il y a une connexion entre eux. La lumière qui descend vers le désir de recevoir est appelée « Nefesh« , « Rouah » ou « Neshama. »

La sagesse de la Kabbale parle sur le « corps » corrigé du désir de recevoir. D’autre part, il n’y a pas que ce soit d’âme dans notre désir présent, même pas au niveau de « Nefesh. » Nous ne parlons pas de corps physiques ici, puisque les corps sont une partie de cette « illusion » du monde.

Les livres écrits par les kabbalistes ne sont pas des manuels médicaux, ils ne sont pas écrit comme des livres sur l’anatomie. Ils parlent de spiritualité et de l’âme. L ‘ »âme » est une particule du Créateur, au sens de la volonté de remplir et de faire plaisir. C’est la Lumière qui s’habille dans un désir de recevoir corrigé. Cela n’a rien à voir avec nos désirs actuels qui « nourrissent » ce monde et appartiennent au niveau « inanimé. » Pas du tout! Il s’agit de notre désir envers le Créateur qui appartient au niveau « parlant. »

Où trouvons-nous ces désirs? Ils peuvent être trouvés que dans le groupe d’amis, jamais dans nos sensations physiques. C’est ce qui explique pourquoi nous devrions « sauter » la physiologie et tout ce qui se rapporte au corps. La Kabbale ne parle pas de ces choses. Elle explore les désirs qui surgissent en nous quand nous cherchons le Créateur, que ce soit ceux qui sont de « bons » désirs de donner ou de « mauvais » quand nous « volons » de Lui.

Ces relations sont très bien décrites dans l’exemple de l’invité et de l’Hôte. Quand je suis assis à la table qui est pleine de délices, il ne s’agit pas de ce qui est en face de moi, mais plutôt de savoir qui est l’Hôte. Le reste se réfère au niveau « inanimé » et doit être laissé dans les coulisses. La chose, c’est que je suis assis en face de l’Hôte! Comment puis-je communiquer avec lui? Comment communique t-Il avec moi? Qu’est-ce qui se passe entre nous? C’est la sagesse de la Kabbale, et c’est tout au sujet de la spiritualité.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 08/03/13, « La Paix »

Le plan général et chaque étape le long du chemin

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi faut-il dire que si une personne effectue une Mitsva, elle la protège et la sauve, tandis que la Torah protège et sauve une personne quand elle traite avec elle et quand elle ne le fait pas? Pourquoi y a t-il une telle division dans la correction?

Réponse: La Torah est appelée la Lumière qui entoure une personne sur le chemin spirituel. Même lorsque la Lumière Intérieure qui sert à remplir son récipient sur le niveau actuel disparaît, il y a encore l’illumination de la Lumière Environnante, qui soutient une personne. Après tout, s’il n’y a pas de Lumière qui brille pour une personne, elle cesse d’exister. Toute la vie n’est soutenue que par la Lumière.

Quand une personne ne remplit pas une Mitsva, cela signifie qu’elle n’a pas découvert une certaine lumière – la Lumière de Hassadim ou la Lumière de Hokhma – il y a toujours une illumination générale appelée « Torah » grâce à l’état qu’elle a atteint. Tel est le plan général de la création qui est devant une personne et qui brille pour elle. Elle comprend cela, mais à ce moment là, elle n’a pas affaire à un certain point en lui avec une correction spécifique.

Ces Mitsvot sont des actions d’une personne en fonction de Reshimot spécifiques (gènes spirituels) qui se révèlent à elle dans laquelle la Lumière Intérieure, la Lumière Environnante et le Partsouf spirituel participent. C’est le travail sur une certaine auto-correction. Par conséquent, il y a 613 Mitsvot qui comprennent toute la Torah. La Lumière de Ein Sof (infini) est appelée la Torah, la Lumière qui sera révélée à la fin de la correction.

La Torah est un système de désirs (récipients), les Lumières, les Reshimot, et différentes relations entre le point dans le cœur et le Créateur. Ce système tout entier qui est destiné à amener le point dans le cœur à l’adhésion avec le Créateur est appelé Torah.

La Mitsva est une étape concrète que nous devons prendre sur notre chemin pour atteindre le but.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 10/03/13, Shamati n°6