Category Archives: Similarité avec le Créateur

Le cercle des bénévoles du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment ce monde nous aide à établir l’intention de donner sans réserve? Comment peut-on lier nos préoccupations quotidiennes, notre travail, notre famille au travail spirituel ?

Réponse : Tout d’abord, une personne devrait établir des relations correctes dans le groupe et dans la famille autant que possible, pour assurer un support fiable, et sortir alors seulement dans le monde.

Ici, il doit réfléchir vers quel cercle du monde, il devrait se tourner, avec quel message, quand et dans quel état la société se trouve présentement. Aujourd’hui, les choses changent radicalement de jour en jour, et une personne doit décider en conséquence et non pas seulement agir inconsidérément.

Mais d’abord, nous nous soucions de la solidarité du groupe. Parfois, afin de former la solidarité du groupe, il est préférable d’aller dans le monde et de s’unir par des actions collectives externes liant les amis. Mais d’abord il faut se préoccuper des actions internes qui sont de la plus haute importance.

On dit qu’Israël (ceux qui aspirent Yashar – El – droit à Dieu) représente le peuple le moins nombreux de toutes les nations. Nous devons comprendre qu’Israël est une sorte de bulle. Si une personne est incluse dans cette bulle, elle est appelée « un Juif » ou Israël – tous ces noms transmettent le message spirituel. Si une personne ne fait pas partie du message spirituel, elle n’est pas appelée Israël, elle est tout simplement une personne de Babel.

Il est très important que nous comprenions cela. Si une personne prend cette mission sur elle-même, elle devient Israël, et si elle ne le fait pas, alors elle n’est pas Israël.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 09/10/12, Écrits du Rabash

La raison pour laquelle nous nous sommes réunis ici

Dr. Michael LaitmanLe but de la société est de à nous élever au niveau humain. Cela n’est possible que par la grandeur du Créateur, que nous ne voyons pas dans nos ténèbres. Mais c’est dans l’obscurité que nous pouvons établir parmi nous de nouvelles valeurs, qui n’ont pas de fondements égoïstes.

Nous savons que ces valeurs sont totalement injustifiées, car sinon elles découleraient de notre ego. Mais le fondement spirituel est au-dessus de l’ego, comme la Sefira de Yessod qui est au-dessus de la Sefira de Malkhout. Donc, tout dépend de la fondation que nous choisissons : Est-ce juste de la poussière totalement inanimée ou de la poussière de la terre (Adama) qui ressemble déjà (Domé) au niveau supérieur, tel un homme (Adam), semblable au Créateur ?

Tout dépend de nos priorités et de ce que nous considérons comme important. Nous commençons à jouer avec l’importance du Créateur, l’enseignant, le groupe, l’étude ainsi qu’avec le but et cela devient un jeu des plus importants et sérieux dans le groupe. C’est parce que dans notre ego, dans notre désir, nous ne voyons que les ténèbres. L’ego se développe constamment, augmentant ainsi l’obscurité. Mais si, au-dessus de cette obscurité, nous développions la grandeur de notre objectif commun, tout le monde dans le groupe recevrait le carburant et l’énergie nécessaire pour avancer dans l’obscurité.

Cela signifie qu’au lieu d’avancer grâce au bâton qui nous pousse par derrière, nous choisissons nous-mêmes attirés par la grandeur du niveau supérieur, la grandeur de l’attribut du don, l’entraide mutuelle, la connexion, l’amour, et toutes les valeurs suprêmes propres à la nature du Créateur.

C’est dans ce but que le groupe kabbalistique est fondé, et ainsi, il doit se maintenir constamment en clarifiant son objectif, sa base, avec de plus en plus de précision. Les membres du groupe kabbalistique sont des héros en qualité et non en quantité. Seules les personnes, pouvant vraiment avancer de cette façon, devraient y adhérer. C’est là que réside notre force, dans le fait que nous voulons atteindre la similitude la plus grande possible avec la Lumière, nous développer en hauteur et non en largeur.

Et c’est pourquoi nous sommes réunis ici – pour établir une société où chacun de nous suit l’esprit de donner sans réserve au Créateur. Et pour parvenir à donner sans conditions au Créateur, nous devons commencer par donner sans réserve à l’homme ; c’est ce qu’on nomme «l’amour des autres. » (Extrait de « Le but de la Société, » Rabash)

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 09/10/12, Écrits du Rabash

Le secret du système général

Dr. Michael LaitmanNous devons examiner quelles conditions, règles et types de connexion doivent-il y avoir parmi nous, pour que de façon générale, nous ressentions la connexion mutuelle comme étant un système spirituel. Dans ce système, chacun s’annule et se connecte aux autres, en incorporant en lui leurs désirs, leurs impressions, leurs pensées et leurs objectifs, comme s’ils étaient les siens.

Chacun change et annule son désir ; il devient sans forme. « Personnellement, je n’ai besoin de rien. Je souhaite recevoir vos désirs et les réaliser pour vous. « Cela signifie que je m’habille « de la forme du don comme si je revêtais une nouvelle tenue. Mon désir devient une matière première, une masse informe. il garde son pouvoir et potentiel, mais maintenant vous me guidez où vous voulez, vers ce qui est bon pour vous.

Tel est un «serviteur de Dieu», une personne qui se consacre au service du don sans réserve. Cela nous permet d’être mutuellement reliés entre eux dans le réseau spirituel, où tout le monde ne satisfait que le désir des autres.

Je découvre alors que ce ne sont pas du tout des désirs étranges. Ainsi, je commence à sortir de moi-même, et je ressens tout de suite qu’il n’y a qu’un seul désir général mutuel et collectif.

Il s’avère que le système est harmonieux, et ce désir spécial n’est pas un désir typique de la «jambe» ou du «bras», ou de toute partie que j’imaginais, mais de l’ensemble. Je découvre que le système a un esprit, une partie intérieure. Je découvre cela et en reçois des instructions à travers l’ensemble du système et je m’y connecte dans une connexion inversée.

Il s’agit de la connexion au Créateur, mais elle ne survient qu’après avoir ressenti le « corps » général, l’harmonie générale de l’attribut du don mutuel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Écrits du Rabash

Cinq secondes de vie par jour

Dr. Michael LaitmanLes amis devraient faire en sorte que je ne tombe pas et devraient constamment penser à moi. Je dois les rembourser pour cela, car ils ont aussi besoin de ce genre de soutien. C’est seulement si nous nous soucions mutuellement, que personne ne tombera ou n’oubliera le but. Nous nous soutiendrons mutuellement.

Nous n’avons aucune chance de parvenir à quoi que ce soit si nous ne nous soutenons pas tous mutuellement. Si nous ne le faisons pas, nous ne pourrons pas sortir de l’ego. C’est la garantie mutuelle.

Si je ne peux pas penser aux autres, cela signifie qu’ils ne pensent pas à moi. C’est à la fois la cause et la conséquence qui existent simultanément sous condition de notre alliance mutuelle collective. Ainsi, le Créateur réside en elle et remplit ainsi notre alliance. Sans cela, nous L’oublierions sans aucun doute et commencerions à avoir des calculs étrangers en supposant que l’on progresse et les années s’écouleraient sans résultats.

Une personne ne peut pas rester sur la bonne voie par elle-même. Savez-vous sur combien de temps dans toute une journée pouvons-nous compter pour véritablement progresser : 3-5 secondes tout au plus ! Ces moments sont si peu rares, car chacun de nous manque de soutient externe.

Le récipient de mon désir est extérieur à moi et je dois faire des efforts pour l’attacher à moi. Si nous n’agissons pas ainsi par rapport aux autres, nous n’agissons pas correctement et donc nous n’attirons pas la Lumière qui corrige, parce que la Lumière est présente seulement dans notre travail commun. Elle vient en réponse à notre désir.

‘il n’y a pas de tels désirs brûlants, la lumière attendra passivement autour de nous. «Son honneur remplit le monde», mais nous devons l’activer. Nous devons garder cette principale condition : la garantie mutuelle qui est faite de notre interdépendance collective l’un sur l’autre et de l’obligation vis-à-vis de tout le monde. Sans elle, personne ne peut réussir, même si nous considérons la garantie mutuelle d’un point de vue égoïste et à fortiori s’il s’agit d’intentions élevées.

Extrait d’un discours sur le travail intérieur 30/09/12

Se sentir comme un invité bienvenu

Dr. Michael LaitmanTout le monde n’arrive pas à passer par les premières étapes de la préparation menant au chemin spirituel et à s’y accrocher. Beaucoup quittent le groupe, le chemin spirituel, et le processus de changement de soi-même. Ils retournent à leur monde extérieur et reviennent à leur vie de propriétaires, en stoppant le développement du point dans le cœur, faisant d’eux les invités du Créateur, l’hôte de l’Univers.

Comme nous le savons « l’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des propriétaires. » Si une personne détient l’opinion de la Torah, elle sent qu’elle est un invité et que le Créateur est l’hôte. C’est pourquoi elle veut changer afin de ressembler à l’hôte.

C’est ce qu’on appelle avoir l’opinion de la Torah, placer l’objectif devant soi, afin d’être dans le don et de déterminer ainsi ses états.

Les premiers états, les montées et descentes que nous traversons, sont déconnectés de notre esprit ordinaire et de nos sentiments. Une personne voit qu’elle change complètement. Pour la première fois, elle commence à sentir qu’une certaine force étrangère la dirige. Cette singularité est typique des changements que nous ressentons dans le processus de notre développement spirituel intérieur.

Soudainement, la personne sent qu’elle est sous le contrôle d’une force étrange. Avant, elle n’avait jamais ressenti cela dans sa vie quotidienne. Elle voyait toujours clairement quiconque voulait la dominer, ce qui signifie qu’ils étaient des forces extérieures. Ici, cependant, pour la première fois elle sent qu’une certaine force descend et la gouverne, la lie de l’intérieur et la contrôle.

C’est un sentiment très spécial. Je me souviens de l’étonnement que j’ai ressenti quand j’ai d’abord ressenti cela. C’est un sentiment très désagréable et incompréhensible jusqu’à ce qu’une personne commence à s’y habituer et à reconnaître cette action comme l’œuvre du Créateur sur elle. Alors, elle est désormais prête à déterminer qu’il en est ainsi et à l’accepter. Puis elle commence à susciter ce sentiment par elle-même et à l’attendre, comme vous attendez une rencontre et une connexion à quelqu’un que vous aimez.

Elle commence à apprécier l’œuvre du Créateur sur elle et à s’attendre à ce que cela arrive à chaque minute. Elle apprécie les actions réelles du Créateur, non leur qualité et comment elle les ressent dans son désir égoïste, qui n’est pas encore corrigé. Cela signifie qu’elle ne se soucie pas des états qu’elle traverse; ce qui est important, c’est que le Créateur doit la diriger autant que possible.

C’est ce pour quoi elle prie. Elle demande à passer par autant de changements que possible selon le désir du Créateur, puisque tout ce que le Créateur fait est pour le bien. Ainsi, son sacrifice se mesure selon qu’elle s’identifie avec les actions du Créateur et les attend, par son esclavage volontaire au Créateur, et par la puissance de sa prière.

Pour le moment ce ne sont que les premières étapes du travail spirituel. Ensuite, un travail mutuel plus contrôlé avec le Créateur commence, dans le don mutuel. Une personne sait déjà comment recevoir les forces pour cela et comment travailler ensuite avec elles, comment entamer un dialogue avec le Créateur. Puis elle commence même à travailler avec son désir de recevoir, en ressentant les mêmes saveurs que l’hôte et en sentant comment le Créateur goûte les rafraîchissements et comment elle les ressent elle-même.

Ce chemin commence à partir des premières ascensions et des premières descentes, dans lesquelles une personne s’habitue à la domination d’une force étrangère sur elle.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 04/10/12, Shamati n°21

La Makhsom est une barrière psychologique

Dr. Michael LaitmanLa Makhsom [barrière]est un point de vue psychologique, tant que je ne travaille que pour mon propre plaisir, après cela, pour le plaisir du Créateur ou d’autrui, quelqu’un en dehors de moi. C’est ce que je dois réaliser.

Cette limite, ce degré, est appelé Makhsom. Cette frontière entre notre monde et le monde spirituel est tout simplement psychologique. Si je me soucie de moi-même, même si j’aspire aussi au Créateur, à la spiritualité, mais agissant toujours pour moi-même, cela, mon état, est actuellement en dessous du Makhsom et est appelé « Lo Lishma. » Et si je réalise que je ne pense qu’au plaisir du Créateur, de sorte que tout plaisir ne serait pas pour moi, alors moi, mes désirs et intentions sont déjà au-delà de la Makhsom et ceci, mon état, est appelé « Lishma. »

La Makhsom est un point de vue psychologique que je dois traverser, et ainsi je serai dans la spiritualité, dans l’intention de donner sans réserve. Ensuite, quand je suis au-delà de la Makhsom, je dois élever de plus en plus mes désirs et intentions au-dessus de la Makhsom.

Ou vous pouvez aussi faire de cette manière : avec l’ego qui grandit de plus en plus en moi, avec tous les plaisirs qui croissent, j’élève plus haut le point de mon Makhsom, tandis que, sur la base du désir d’éprouver du plaisir, il se révèle comme le mauvais penchant. Etape par étape, je soulève le point de la Makhsom jusqu’à Ein Sof, jusqu’à ce que tous mes désirs soient vraiment pour le don sans réserve.

Il n’est pas important de savoir comment vous l’évaluez : pour élever les intentions au-dessus de la Makhsom ou élever la condition de la Makhsom jusqu’à Ein Sof, ce qui compte, c’est que je suis en train de corriger l’intention d’utiliser les désirs croissants, pas pour moi, mais pour les autres/le Créateur.

La danse qui dure l’éternité

Dr. Michael LaitmanJe suis très heureux que nous ayons commencé à comprendre la grandeur de la force altruiste à travers la connexion entre nous, car en général il s’agit de la seule occasion de la maîtriser. Cela arrive lorsque nous nous réunissons dans le groupe et commençons à essayer en quelque sorte de recréer et de cultiver l’état du don sans réserve, de l’amour , et de la connexion mutuelle entre nous. Lorsque nous sommes dans la garantie mutuelle, dans l’union mutuelle, alors nous commençons progressivement à ressentir ce que cette adhésion peut nous donner et combien elle est inhabituelle.

Sur la base de ma pratique, je pense que la chose la plus importante est de sentir quelque chose de surnaturel, de spécial, qui émerge dans une personne. A l’intérieur, le sentiment, la propriété qui ne lui était pas familière auparavant, commence à se former. Elle sait qu’elle ne peut être que dans la relation avec les autres.

Ensuite, cette propriété peut disparaître progressivement, disparaître comme dans un brouillard, se refroidir, se dissoudre, mais une personne conserve l’enregistrement de l’information de cet état, que l’on appelle Reshimo. Et elle va encore le rechercher, va le connaître, le comprendre et s’en souvenir. Toutefois, cela ne suffit pas, il faut remuer cela constamment et bien le nourrir, comme se développe n’importe quel organe et chaque propriété, si l’on prend soin d’eux tout le temps. Si nous le remuons à plusieurs reprises, vont se montrer ses nouvelles propriétés, de nouvelles connexions, ce n’est pas identique à ce que nous avions l’habitude. Quand nous le faisons apparaître de l’obscurité où il était perdu, nous découvrons ses nouvelles dimensions.

C’est pourquoi des sentiers inexplorés, de degrés et des états sont devant nous. Et sur ​​ce chemin, nous allons certainement voir de nombreuses victoires, des remontées, des déceptions, et ce qui apparaît comme des pertes. De tout cela avec notre effort constant, avec un certain nombre d’ateliers et de congrès, nous allons atteindre un point où cette force qui va se manifester en nous devient si clairement ressentie et atteinte par nous, tellement en notre pouvoir que nous allons la contrôler. Nous allons commencer à interagir avec elle et la ressentir comme deux partenaires se ressentent l’un et l’autre dans la danse.

Cette action réciproque entre une personne, la force du don sans réserve et la force de réception (l’homme est la ligne médiane), est l’état que je l’espère, nous serons en mesure d’atteindre au prochain congrès, et peut-être même plus tôt. Tout dépend de l’intensité avec laquelle nous serons en mesure de développer en nous ces états que nous avons vécus et que nous n’avons pas oubliés. Donc, tout est devant nous.

D’un cours virtuel, 23/09/2012.

Quand il y a beaucoup de monde dans la tombe

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »: En effet, sachez que pour cette raison, la Torah n’a pas été donnée à nos saints pères Abraham, Isaac et Jacob,- mais a été gardée jusqu’à la sortie d’Egypte, quand ils sont sortis et sont devenus tous ensemble une nation de six cent mille hommes de vingt ans ou plus. Car alors, chaque membre de la nation a été questionné pour savoir s’il était d’accord pour ce travail exalté. Et une fois que tous et chacun dans la nation a acquiescé dans le cœur et l’âme, et a dit: «Nous ferons et nous écouterons», il devient alors possible de garder l’ensemble de la Torah, et ​​ce qui était auparavant impossible est devenu possible.

Au début, tout le monde participe individuellement dans le groupe et pas de son plein gré, mais parce qu’il est obligé de le faire. Nous voyons que nous manquons de respect envers nos obligations pour nos amis ; nous ne respectons pas l’option d’être attentif à tout le monde et de suivre le chemin spirituel. Dans quelle mesure une personne comprend-elle que son avancement dépend totalement de sa coopération et de sa relation avec les autres, en s’élevant au-dessus de son ego, au-dessus de sa faiblesse et de sa paresse? Est-ce qu’elle a au moins regardé les pouvoirs de la coopération générale et des actions collectives ?

Si nous gardons ces conditions, c’est alors que d’une collection de gens ordinaires, nous devenons un groupe. Puis, comme dans l’exil en Egypte, nous expérimentons différentes périodes, bonnes et mauvaises, nous travaillons dur et nous devons transformer ce travail en œuvre sainte pour le Créateur . Ici, tout dépend de combien de gens peuvent identifier le lieu où ils peuvent accomplir le but .

Il ne peut pas y avoir un exode de l’Egypte à moins de trouver la carence en eux qui leur permettra de s’unir plus étroitement. C’est parce que la sortie de l’esclavage égoïste sont comme les douleurs de l’enfantement, quand je dois tout simplement atteindre le but, quand je suis mieux mort que vivant. Alors je comprends que je suis enterré dans mon désir, mon ego, comme dans une tombe. De là, je nais dans la Lumière, mais seulement si je me connecte avec les autres. C’est de cette seule façon que la naissance peut avoir lieu. Puis j’atteins le don de la Torah, ce qui signifie que j’atteins l’instruction, le guide, la connexion avec les autres.

Il ne peut y avoir d’autres types de travail et il ne peut pas y avoir un exode hors d’Egypte si je ne crie pas en pleurant que je veux servir le Créateur. C’est avec cette volonté que Moïse se tourne vers Pharaon: « Je veux travailler pour le Créateur, me connecter à la garantie mutuelle ». Par conséquent, je dois quitter l’ego, m’élever au-dessus, pour échapper à Pharaon. C’est une obligation, car le niveau suivant est si désirable, si nécessaire, que je suis comme un embryon en développement qui ne peut plus rester dans le ventre de sa mère et doit naître.

Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans l’article « Et c’est pour Juda »,estimant que la rédemption future est déjà révélée au niveau précédent, en exil. La différence entre l’exil ( Galout – גלות) et rachat ( Guéoula -גאולה) est la lettre « Aleph « (א), qui symbolise le Créateur, le champion du monde. Le Créateur ne peut être révélé en exil –Galout -car là il n’y a pas de récipient corrigé. C’est parce que vous êtes encore dans votre ego, mais quand vous vous élevez au-dessus de votre ego, c’est appelé l’exode d’Egypte, puis vous obtenez le premier récipient spirituel et alors vous pouvez révéler le Créateur.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale, 24/09/2012, « Matan Torah (Le don de la Torah) »

Les trois conditions d’une prière

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, Shamati, article 209: «Trois conditions à une prière »: Il y a trois conditions à la prière:

1. Croire qu’Il peut nous sauver, bien que nous ayons les pires conditions de tous nos contemporains, encore,  » La main du Seigneur n’est-elle pas assez généreuse pour nous sauver ? Si oui, alors «le Seigneur ne peut pas sauver Ses récipients. »

2. Nous n’avons plus aucun conseil, nous avons déjà fait tout ce que nous pouvions, mais avons trouvé aucun remède à notre sort.

3. S’Il ne nous aidait pas, nous serions mieux morts que vivants.

Ces trois conditions résument de nombreuses autres conditions, qu’une personne doit réunir en elle afin de parvenir à une véritable prière, un cri. Le cri est le désir dans le cœur. Il naît au moment où nous atteignons un désir adapté à la révélation du monde spirituel, la révélation de l’attribut du don, au moment où nous sommes prêts pour cela, bien que nous soyons sous le Makhsom (barrière), c’est-à-dire bien que nous nous attendions toujours à obtenir quelque chose de cette découverte.

Ce n’est pas encore une demande pure et elle ne peut pas l’être car il y a une brisure entre les niveaux.

Nous prions toujours Lo Lishma (pas en Son nom), pour nous-mêmes, et de là, nous atteignons Lishma (en Son nom), l’attribut du don. On dit : «J’ai travaillé et j’ai trouvé. » Mais tout de même, notre désir doit être adapté au niveau que nous sommes sur le point d’atteindre. Il est impossible de s’élever sans réunir les trois conditions.

Supposons que j’aie réunis deux conditions et que j’aie fait tout ce que je pouvais, mais qu’il n’y ait pas de salut. Comment puis-je déterminer que j’ai fait tout ce que je pouvais ? Même si soudainement je pensais qu’il en était ainsi, ce ne serait que pour un bref instant, et l’instant d’après je commencerais déjà à chercher quelque chose d’autre que je puisse faire. Après tout, comment puis-je être certain que j’ai tout essayé ?

Donc, il y a la troisième condition « mieux mort que vivant. » Une personne doit atteindre un désespoir absolu et ne peut plus continuer comme ça. Ainsi, la troisième condition semble augmenter la deuxième condition en amenant une personne à un tel niveau extrême qu’elle ne peut pas attendre plus longtemps de vérifier et voir ce qu’elle peut faire, mais ne peut que prier.

Si je n’obtiens pas ce que je veux alors je suis mieux mort que vivant. Ensuite, la deuxième condition m’aide, car nous agissons dans deux systèmes : l’esprit et le cœur. Donc, je peux toujours dire dans l’esprit que je n’ai pas fait assez dans le cœur. Emotionnellement, je peux toujours dire que je n’ai pas atteint dans l’esprit l’examen et la clarification nécessaire de mes sentiments.

Donc finalement, toutes les conditions se résument à ces trois conditions, qui se résument en une seule : une prière, élever MAN.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/09/12, Shamati n°209

Une prière pour l’inatteignable

Dr. Michael LaitmanLa différence entre nos actions est uniquement dans le fait qu’elles conduisent au Créateur ou pas. Nous ne pouvons pas révéler le Créateur si tout le monde n’est pas d’abord connecté, une connexion sans aucune différence, pour le bien-être général de tout le monde.

Je devrais sentir que je n’existe plus en tant qu’individu ; je réalise seulement ces actions et je m’oublie. Je ne voit même pas ou ne sait pas ce que j’ai fait. Je n’ai pas besoin de ça, car sinon je peux commencer à tirer profit de mes mérites et chercher des façons de me justifier.

Cela reflète ce que le don sans réserve est dans une certaine mesure. Bien sûr, il est impossible d’atteindre de tels attributs. Lorsque nous le clarifions plus vis-à-vis de nous-mêmes, nous découvrons qu’il est inaccessible et peu à peu, nous commençons à nous rendre compte que cela doit venir de quelque part de l’extérieur.

Plus nous essayons et plus nous voyons que nous ne pouvons pas le faire, et il devient ainsi plus clair que seule la force supérieure peut nous aider, quelque chose d’irréel. Ensuite, nous demandons à ce que cela se produise. Ceci est déjà une prière.

Passage tiré d’un discours avant la Congrès de l’Unité du 20/09/12