Category Archives: Société

Il n’y a pas d’éducation sans censure

Dr. Michael LaitmanQuestion : Lors de la conception du modèle de notre politique sociale, nous avons commencé à réfléchir à ce que nous pouvions faire concernant l’influence extérieure informative de la télévision, des journaux, etc. Nous avons travaillé sur plusieurs modèles.

L’un des modèles est l’ouverture totale, mais il ne convient pas, car une personne se laisse facilement tenter et reste, comme vous l’avez dit correctement, au niveau animal.

Le modèle du secret absolu ne fonctionne pas non plus, car «le fruit défendu est doux. » Il y a une barrière, comme avec l’Union soviétique, le rideau de fer, où l’information ne pénètre pas, etc.

Le seul modèle qui pourrait être réalisé est de n’avoir absolument aucune censure. Mais chaque source d’information est dans une certaine mesure considérée comme fiable par les censeurs internes. Une personne peut choisir quelle source d’information elle souhaite utiliser : celle en qui elle a totalement confiance ou celle en qui elle n’a pas confiance. Mais ce modèle ne fonctionne pas non plus, car ainsi il n’y a pas d’éducation ou d’enseignement à travers lui.

Réponse : Je crois que ce modèle ne fonctionne pas parce que nous devons construire notre propre influence sur l’environnement en fonction de notre enseignement et éducation, en nous retirant des influences extérieures.

Question : se retirer ? Mais le «fruit défendu est doux. »

Réponse : Il n’existe pas de «fruit défendu», car la perspective de ma société est qu’il n’y en a pas, je dois me retirer puisque dans un état de faiblesse, je risque de dégrader et détruire tout le processus, qui me changera d’un état égoïste «fruit défendu» à un état altruiste.

Il devrait y avoir un système qui sélectionne les bons programmes parmi ceux qui existent aujourd’hui, et il devrait être clair et précis. Il devrait y avoir un filtre spécial, la censure.

Il n’y a pas d’éducation sans censure puisque toute forme d’éducation est influencée par l’environnement. Ici, vous offrez à une personne un tel environnement que sans censure vos efforts pourraient être vains.

D’autre part, moins de gens entreraient sur/ différents sites Internet et chaînes de télévision pleins d’ordures, à la suite de notre éducation intensive et d’autres conditions externes. Mais nous devons aider ces personnes, sinon cette méthode serait inefficace, car tant que l’ego est actif chez une personne, elle sera contrainte à traverser toutes les ordures sur Internet.

Nous acceptons volontairement le filtre. Personne ne nous y oblige, mais c’est l’une de nos conditions.

De KabTV « Le Monde intégral : La formule pour une société intégrale», 01/07/12

« Le bonheur est l’égalité »

Dr. Michael LaitmanAvis ( Robert Skidelsky , professeur émérite de politique économique à l’Université de Warwick, économiste et historien, politicien, membre de la British House of Lords ): «Plus d’égalité ne procure pas seulement une satisfaction qui découle de plus de sécurité et une meilleure santé, mais aussi la satisfaction qui en découle  d’avoir  plus de loisirs, plus de temps avec la famille et les amis, plus de respect de ses semblables, et  plus de choix de vie . Une grande inégalité nous rend plus affamés que nous ne serions  autrement pour les biens,  en  nous rappelant  constamment que nous avons moins que la personne d’à côté. …

«Le philosophe John Stuart Mill  au  dix-neuvième siècle avait une vue plus civilisée:

«Je vous avoue que je ne suis pas enchanté de l’idéal de vie détenu par ceux qui pensent … que le piétinement, l’écrasement, le coup de coude, et se marcher sur les pieds, ce qui constitue le type actuel de la vie sociale, sont le lot le plus souhaitable  pour le genre humain. … Le meilleur état pour la nature humaine est celui dans lequel, personne n’est pauvre, personne ne désire être plus riche, et n’a aucune raison  non plus de craindre d’être poussé en arrière par les efforts des autres pour se pousser en avant. »

Mon commentaire: Un être humain est un système psychologique  qui ne  détermine son état ​​que par comparaison avec ses pairs. Par conséquent, l’avenir, la façon dont  il est ressenti et perçu, dépend des « paramètres » du système «individu-société» dans chaque être humain. Ceci est réalisé dans l’éducation intégrale et  la pédagogie.

Le cœur ne peut pas demeurer sans amour

Dr. Michael LaitmanLe cœur est au centre de tout. Ce n’est pas un hasard si nous associons les désirs et passions humaines au cœur. Nous disons : «du fond de mon cœur,» ou «mon cœur saigne» ou «mon cœur fond de joie» ou «suivez votre cœur. » Le cœur peut être « sur la main », « tendre »,  » brisé », le cœur peut « couler », etc.  En général, le cœur représente l’essence de la vie, aussi bien au sens matériel que spirituel. Bien sûr, nous utilisons ce mot symboliquement. Le cœur est en soi un organe corporel, il peut être implanté et/ou remplacé, même par un dispositif artificiel. Le cœur est essentiellement une « pompe ».

Cependant, il est difficile de surestimer l’importance de cet organe, car il désigne l’action principale de la nature, l’action de recevoir et de donner. Le cœur « recueille » le sang de tout le corps, puis l’envoie à tous les autres organes en appliquant une pression ; ainsi, il fournit l’alimentation nécessaire à toutes les parties du corps et les nettoie des toxines.

De n’importe quelle façon, le cœur ne fonctionne pas seul. Il ne peut tout simplement pas pomper le sang dans tout le corps, sans les vaisseaux sanguins qui interagissent avec le cœur en distribuant plus loin le sang à chaque cellule de l’organisme. Le cœur ne fonctionne pas parce qu’il est si fort, mais plutôt parce qu’il donne le rythme et crée l’impulsion originelle dans le corps. Ensuite, de multiples mécanismes du système sanguin (qui n’ont pas encore été suffisamment explorés par la science contemporaine) commencent à travailler de concert avec le cœur. Par conséquent, le cœur n’est pas seulement une « pompe » corporelle, il coordonne aussi les autres systèmes.

Il existe de multiples problèmes associés au travail du cœur, car «recevoir et donner » doivent être bien équilibré. La santé du corps tout entier dépend de l’harmonie entre ces deux états, qui permet d’évaluer les composants physiques et spirituels (interne) d’une personne. Si un système de réception et de don est bien équilibré (tout comme le système est en harmonie avec le cœur), alors nous interagissons harmonieusement avec les autres et entretenons des relations correctes avec notre environnement. Nous recevons et donnons (comme le fait le cœur), produisant ainsi une collaboration saine avec les autres.

En d’autres termes, au niveau interpersonnel, nous sommes tous reliés les uns aux autres par notre «cœur», c’est-à-dire par nos qualités. Idéalement, nous devons utiliser nos qualités pour poursuivre le but de maintenir des relations harmonieuses avec les autres, à savoir donner et recevoir tout ce qui est nécessaire.

En même temps, le cœur en soi n’a besoin de rien sauf de l’énergie minimale pour fournir un travail normal. Il ne consomme pas le sang qui coule à travers lui, et ne reçoit rien de particulier ; il fonctionne simplement. Le «plaisir» qu’il reçoit (si on peut employer ce mot dans ce contexte) est de servir le corps entier et de déverser en lui l’énergie.

C’est un bon exemple de santé mentale/spirituelle et de comportement en conformité avec les principes : «Ne fais pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse » et «Aime ton prochain comme toi-même. » Nous devons considérer les besoins de notre environnement comme les nôtres et devons fournir aux autres tout ce qui est en notre pouvoir pour satisfaire tous leurs besoins externes. C’est exactement la façon dont fonctionne le cœur.

La recherche actuelle indique que nous sommes étroitement liés de différentes façons, sans exclure l’union de nos âmes. Donc, nous pouvons dire que les systèmes, auxquels nous appartenons, ont des influences réciproques les uns sur les autres. Par conséquent, lorsque nous avons une dépression nerveuse ou lorsque nous sommes tristes, cela influence notre cœur par tous les moyens. Notre cœur est très sensible à notre état d’esprit ; le cœur peut devenir «malade», non seulement en raison d’une maladie physique. Ce n’est pas un hasard, si, lorsque nous nous trouvons dans une situation critique, nous mettons la main sur notre cœur, car notre système nerveux atteint instantanément le cœur et l’oblige à répondre.

Notre compréhension de ce qui se passe dans les systèmes supérieurs des relations plus égoïstes entre nous, commence à partir d’ici. Jusqu’à présent, nous utilisons notre «cœur» uniquement pour recevoir dans notre propre intérêt, sans aucune intention de don, c’est-à-dire que nous utilisons le cœur de manière tout à fait incorrecte, alors que tout ce qu’il faut, c’est l’harmonie. En plus de cela, nous influençons notre cœur physique depuis le niveau de nos désirs et de nos relations corrompues.

Jusqu’à présent, nous n’étions pas impliqués dans des connexions intégrales au niveau de la communauté mondiale, ce qui explique pourquoi l’impact de ces mécanismes restait si faible. Cependant, au milieu du siècle dernier, un lien étroit entre nous tous vit le jour ; pourtant, nous continuons à agir égoïstement au lieu de cultiver nos relations. En conséquence, nos mauvaises interactions égoïstes ont une incidence sur notre cœur physique. L’intensification des problèmes cardiaques, qui s’est avéré être l’un des problèmes de santé les plus dangereux de nos jours, n’a rien d’étonnant.

Il n’est pas difficile de guérir le cœur, car il n’est pas un organe très complexe. Mais, tout ce que nous faisons à l’heure actuelle est de le « réparer » à l’aide de divers remèdes symptomatiques, et dans l’intervalle, les statistiques continuent de montrer de lamentables tendances. Cela arrive parce que nous n’avons pas commencé à corriger les relations entre nous. Ce n’est qu’en construisant un mécanisme correcte de réception et de don au niveau humain, le plus haut niveau, qu’en « pompant » un système de relations correctes et égales, véhiculant l’harmonie et la paix, que nous pourrons modifier nos systèmes corporels, d’abord et avant tout, notre système cardio-vasculaire.

Il vaut la peine de noter que la configuration de notre cœur, ses valves mitrales, son mode de fonctionnement, et ses systèmes connexes, sont en ligne avec notre structure spirituelle. Cependant, nous ne prenons pas en compte l’ensemble de notre organisme, mais traitons plutôt les symptômes visibles et non la cause réelle de la maladie.

Même les médecins s’accordent à dire que «tout vient de la tête», et la «tête du tout » est nos relations, nos pensées et nos désirs. Dans la spiritualité, le «cœur» est le noyau de nos désirs, dont provient des qualités spirituelles d’une personne.

En fait, le seul remède pour le cœur, c’est l’amour. Il est dit : «L’amour couvrira tous les crimes. » En d’autres termes, si le cœur fonctionne uniquement pour le don et s’efforce de satisfaire les besoins externes, cela signifie que «l’on travaille avec amour», soit pour son corps, soit pour autrui. Nul doute que ce genre de travail, par tous les moyens, devrait aboutir à une guérison complète. Ainsi, au lieu d’ouvrir « des instituts de recherche sur le cœur, » je voudrais ouvrir des «instituts d’amour. » Ce serait la meilleure méthode préventive jamais inventée.

D’un «Discours sur la Nouvelle Vie » 10/10/12

Surmonter le sentiment de vide

Dr. Michael LaitmanQuestion : J’ai une amie qui a grandi dans le Caucase où il existe une tradition de relations familiales qui sont très chaleureuses. Elle est allée à Moscou et a construit une carrière pour elle-même, mais elle a complètement perdu la connexion avec sa famille et n’est pas en mesure de rétablir les relations antérieures. Est-il intéressant pour une personne qui se fonde sur les principes de l’éducation intégrale de construire des environnements intégrés autour d’elle : pour attirer la famille, les proches et amis ? Ou est-il possible d’être satisfait avec des amis en dehors du cercle familial, ceux qui sont correctement structurés ?

Réponse : Je pense qu’une personne a besoin d’introduire l’éducation intégrale à la maison, dans la famille. A t-on besoin d’agir de la même manière mutuelle avec le reste de la famille ? C’est difficile à dire, car les relations avec la famille varient et il est impossible de donner des conseils précis ici.

Il y a des gens qui se connectent à des proches une fois par an et qui pourrait même être virtuellement en contact, par téléphone. Et il y a ceux qui se rencontrent uniquement à des mariages ou des funérailles. Chacun d’entre nous est complètement différent.

Il y a des membres de la famille de proche parenté, comme votre amie, et bien sûr à Moscou, elle ne trouverait pas quelque chose de similaire. Vous ne pouvez pas changer cela contre n’importe quoi d’autre.

Vous devez l’aider à se débarrasser de la vacuité, de la sensation de manque d’attention, de l’inquiétude, de la compréhension et tout le reste. Mais le gros problème est d’être en Russie avec des racines caucasiennes. Ce n’est pas simple du tout. C’est une mentalité complètement différente.

Mais si elle trouve un groupe qui vraiment tend vers l’aide mutuelle, la connexion mutuelle, alors cela va l’aider à bien des égards. Je pense qu’au moins elle ne souffrira pas. Elle sera un objet d’attention vers elle et un sujet de sa propre attention.

De KabTV, « Construire un environnement social » du 24/09/12

J’existe aussi longtemps que je suis nécessaire

Dr. Michael LaitmanMalgré l’étude de l’anatomie du corps, nous n’avons toujours pas tout à fait compris la connexion entre tous les systèmes du corps humain. Si nous prenons le cerveau par exemple, il existe des « émissaires » du cerveau sur tout le corps sans lesquels il ne saurait pas quoi faire et de quelle manière. Pareillement, un chef d’État emploie un éventail d’experts qualifiés afin de fonctionner de manière optimale.

Nous croyons à tort que le « processeur principal » est dans la tête, mais si on regarde plus profondément dans cette affaire, nous verrons qu’il n’existe pas dans notre corps du tout. Si on regarde de près une personne, nous allons voir un modeste mortel, de sorte qu’il n’est pas clair d’où il reçoit des ordres et où se trouve son logiciel.

En fait, les données pertinentes proviennent de l’environnement, et c’est ce qui nous dirige. J’espère que dans un avenir proche, nous allons découvrir que la vie d’une personne dépend de la connexion et de son empressement à coopérer mutuellement avec l’environnement. De là, le cerveau reçoit des ordres qui résultent de la mesure dans laquelle la société a besoin d’une certaine personne. Et si elle n’est pas nécessaire, le cerveau ne reçoit rien. Dans nos corps, chaque seconde des cellules meurent et sont remplacées par des neuves. Dans la société, tant qu’il y a un besoin de vous, vous êtes vivant, et quand il n’y en a pas, le cerveau reçoit un ordre et les différents processus commencent, à la fin desquels une personne quitte son rôle corporel.

Tiré d’une « Discussion à propos d’une Nouvelle Vie » du 10/10/12

La paix c’est quand les forts ont entendu les faibles

Dr. Michael LaitmanAux nouvelles ( à partir de ‘MIT News): « Pour aider à promouvoir la paix au Moyen-Orient, de nombreuses organisations ont mis en place des « camps de la paix » ou des programmes similaires de résolution des conflits qui amènent des Israéliens et des Palestiniens à favoriser une meilleure compréhension du groupe adverse.

«Une caractéristique commune de ces programmes est l’occasion pour les membres de chaque groupe de partager des histoires sur leur vie avec les membres de l’autre groupe. Maintenant, une nouvelle étude des neuroscientifiques du MIT montre que les avantages de cet échange sont beaucoup plus importants lorsque les membres du groupe les moins puissants partagent leurs histoires avec le groupe traditionnellement dominant que lorsque l’inverse se produit

« La découverte, publiée en ligne dans le ‘Journal of Experimental Social Psychology’, soutient l’idée que pour le groupe sans pouvoir, le plus grand obstacle à la réconciliation est la croyance que leurs préoccupations sont ignorées, a dit Rebecca Saxe, auteur principal de l’étude. …

«Chaque participant devait écrire sur les difficultés de la vie dans leur société, ou bien lire et résumer un tel essai écrit par un membre du groupe adverse. Toutes les interactions ont eu lieu à travers la vidéo et un dialogue en ligne textuel. Chaque participant a été jumelé avec quelqu’un qui, à l’insu du sujet, était en fait un assistant de recherche.

« Dans un questionnaire administré avant et après l’interaction, les attitudes envers le groupe adverse qui ont été les plus améliorées sont parmi les membres du groupe sans pouvoir, ceux qui ont raconté leur propre histoire, et parmi les membres du groupe dominant ceux qui lisent des histoires des autres.

«Lorsque les membres du groupe moins puissant a simplement écrit leurs histoires sans que personne parmi le groupe adverse les lise, cela n’a pas augmenté leurs attitudes à l’égard de l’autre groupe – ce qui renforce l’importance de se faire entendre.

«Pour le groupe dominant, les chercheurs pensent que l’audition des histoires du groupe adverse est bénéfique parce que les membres du groupe au pouvoir ont souvent peur d’être blâmés pour le conflit. Par conséquent, l’écoute donne « l’occasion pour eux d’agir vertueusement et moralement et de montrer qu’ils sont en fait des gens bien, »dit-Saxe.

Mon commentaire: Seul le dialogue sous la forme d’une table ronde (Sadna) aidera à rassembler les gens et à les connecter , jusqu’au point de l’inclusion complète de tous les gens sur terre, pour atteindre ainsi la pleine intégration, et en elle le sentiment de pénétrer la prochaine dimension, notre état ​​suivant, prévu par l’évolution.

L’illusion de la consommation


Étude (Journal de psychologie économique, 2012, vol 33, № 4.)Plus nous nous sentons heureux, plus nous dépensons intelligemment notre argent, réfléchissons plus avant d’acheter et sommes moins sujet à des décisions financières à  risque.
La consommation active n’est pas un signe de bien-être. Au contraire, souvent la mauvaise humeur nous pousse à aller faire du shopping.  Nous pensons qu’en achetant quelque chose de plaisant, nous pouvons acheter la bonne humeur. Cela crée une illusion de contrôle sur le monde et sur notre vie … Pendant un bref moment, le bien être s’améliore vraiment, mais cette illusion nous entraîne dans un cercle vicieux de consommation et dépense insensées, que nous  regrettons plus tard.

Mon commentaire: Seule une consommation matérielle intelligente, nécessaire à notre existence, créée la voie royale au niveau physique, au niveau de ce monde, et tout ce que au-delà de cela ne peut être comblé que par une satisfaction spirituelle, elle est éternelle, illimitée. Nous sommes  conçu ainsi, pour se  remplir dans notre monde comme des « bêtes » et dans la spiritualité comme des êtres humains.

Comment vous protéger des problèmes inutiles

Dr. Michael LaitmanQuestion: En  étudiant les principes intégraux, une personne obtient un bon sens de la communauté, puis  elle retourne vers le monde extérieur où elle  est forcée d’interagir avec des dizaines de personnes. Elle a besoin d’aller à la clinique, à l’école, etc. Là, elle rencontre un tableau complètement différent, où tout est bâti sur  le fait de faire plus d’argent et de ne rien donner en retour. Comment peut-elle travailler avec ce système terrible?

Réponse: Franchement, je ne sais pas quoi dire parce que je ne suis dans  aucun système. Je suis, en général, isolé du monde et ne connait du monde que ce qui est dit par ouï-dire: l’Internet, la télévision, la radio et les journaux ; je suis connecté avec beaucoup de gens et j’obtiens  beaucoup d’informations provenant de toutes ces sources, mais je n’ai pas de contact personnel avec ces organisations.

Je comprends que la vie est très difficile, qu’elle épuise une personne, use son état de santé et ses nerfs. Peut-être que nous devrions toujours essayer de répondre à tout avec bon sens. Alors je pense qu’au moins vous pouvez vous protéger des problèmes inutiles.

Vous ne jurez pas prétendre que vous êtes un imbécile, vous êtes juste une personne sérieuse normale qui comprend un peu la vie, n’attaque pas les vues d’une autre personne, mais traite les gens avec un respect délibéré, s’adresse à eux avec dignité, peut-être même comme un professeur à ses élèves. Je pense que cela devrait créer une atmosphère différente.

Tiré de  KabTV «Construire un environnement social », 24/09/12

Désarmé et absolument inoffensif

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quand il faut construire de nouveaux systèmes, les risques qui se posent au cours du processus de construction doivent être pris en considération. Rencontrons-nous ce facteur de risque, lorsque nous construisons la société intégrale ?

Réponse : Je pense qu’il n’y a ici pratiquement aucun risque, parce qu’une personne commence à se faire une idée de plus en plus précise de ce qu’est être un seul tout intégral avecson environnement. Une personne acquiert un sentiment de sécurité, de bonté, de bienveillance, d’unité, et une absence d’anxiété, bref, elle ressent toutes les qualités positives dont elle a besoin et qu’elle ressentait uniquement dans les bras de sa mère. Maintenant, elle va faire l’expérience de ces choses tout en étant inclue dans la société environnante. Il n’y a pas d’état plus confortable que celui-ci.

Nous ne sommes pas habitués à cet état. Nous ne pouvons pas le supporter parce qu’il est trop doux pour nous e nous est trop étranger. C’est une chose à laquelle nous devons nous habituer. Mais une personne obtient avant tout une sensation d’apesanteur interne.

Il se peut que certaines personnes ressentent des états désagréables, parce qu’elles ont l’habitude d’être dans un état de tension constante, prêtes à attaquer et à tuer. Cependant, ici vous partez pour la détente, pour montrer aux autres que vous êtes désarmés et que vous êtes prêts à les embrasser. Ce n’est pas facile. Je dirais qu’il y a ici un élément de drame psychologique, une révolution, et une bifurcation intérieure. Mais dans l’ensemble, je ne pense pas les gens aient beaucoup de problèmes avec cela. Toutes ces choses peuvent être surmontées et résolues progressivement.

De KabTV est: « Monde global: Formule d’une société intégrale » 03/07/12

Le cercle des bénévoles du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment ce monde nous aide à établir l’intention de donner sans réserve? Comment peut-on lier nos préoccupations quotidiennes, notre travail, notre famille au travail spirituel ?

Réponse : Tout d’abord, une personne devrait établir des relations correctes dans le groupe et dans la famille autant que possible, pour assurer un support fiable, et sortir alors seulement dans le monde.

Ici, il doit réfléchir vers quel cercle du monde, il devrait se tourner, avec quel message, quand et dans quel état la société se trouve présentement. Aujourd’hui, les choses changent radicalement de jour en jour, et une personne doit décider en conséquence et non pas seulement agir inconsidérément.

Mais d’abord, nous nous soucions de la solidarité du groupe. Parfois, afin de former la solidarité du groupe, il est préférable d’aller dans le monde et de s’unir par des actions collectives externes liant les amis. Mais d’abord il faut se préoccuper des actions internes qui sont de la plus haute importance.

On dit qu’Israël (ceux qui aspirent Yashar – El – droit à Dieu) représente le peuple le moins nombreux de toutes les nations. Nous devons comprendre qu’Israël est une sorte de bulle. Si une personne est incluse dans cette bulle, elle est appelée « un Juif » ou Israël – tous ces noms transmettent le message spirituel. Si une personne ne fait pas partie du message spirituel, elle n’est pas appelée Israël, elle est tout simplement une personne de Babel.

Il est très important que nous comprenions cela. Si une personne prend cette mission sur elle-même, elle devient Israël, et si elle ne le fait pas, alors elle n’est pas Israël.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 09/10/12, Écrits du Rabash