Category Archives: Spiritualité

Devenir comme un seul

938.04Question : Vous dites que la dizaine doit devenir comme un seul. Quel est cet état ?

Réponse : Un seul signifie que nous, chacun de nous, nous rassemblons en une seule unité, en une seule qualité : la qualité du don sans réserve mutuel. Et il n’existe aucune autre relation, ni envers le Créateur ni entre nous.

Toutes les autres qualités d’une personne sont liées à la qualité du don sans réserve. Je m’annule, je me connecte aux autres, je me sens inférieur ou supérieur aux autres afin de les influencer par la grandeur du but. J’essaie de les unir, d’imaginer le Créateur à la place de chacun d’eux. C’est ainsi que nous parvenons à la qualité appelée « Un ».

Question : Atteignons-nous cet état seulement pour un court instant ou devons-nous le maintenir constamment ?

Réponse : Cet état ne survient que pour un instant, mais dès que nous l’atteignons, nous découvrons le Créateur.

L’instant d’après, nous chutons et tout disparaît, la sensation du Créateur s’évanouit, de graves perturbations surgissent en nous jusqu’à la haine, et le travail au-dessus d’elles recommence, ce qui conduit à la qualité de « un et unique ». Et nous révélons à nouveau le Créateur.

Et ainsi, pas à pas, nous avançons vers le but, atteignant chaque fois de nouveaux mondes.

Ainsi, pour l’instant, nous devons seulement penser à notre dizaine. Si elle est entourée par des dizaines appropriées dans mon groupe et dans d’autres, alors nous ressentons une grande addition de force provenant de ces autres dizaines. C’est pourquoi je souhaite qu’il y en ait le plus grand nombre possible et qu’elles soient aussi fortes que possible. Mais, en principe, mon travail spirituel se concentre au sein de ma propre dizaine.

Avec le temps, une sorte de compétition positive pourrait s’y développer, ce qui nous poussera vers l’avant. Seulement, il est encore trop tôt pour en parler. Nous devons y réfléchir avec prudence. Mais cela viendra.

Extrait de la 4e Leçon du congrès de Moscou, le 03/05/2016

Sans Klipot, il n’y a pas de progrès

207Question : La racine du dysfonctionnement est-elle le désir de recevoir lui-même ou ma dépendance à ce désir, c’est-à-dire l’exécution consciente ou inconsciente de ses ordres ?

Réponse : Non, le désir de recevoir lui-même est le fondement de toutes les Klipot (écorces), de toutes les mauvaises actions et intentions.

Question : On dit que les Klipot créent la dissimulation. Est-ce à dire qu’elles sont finalement nécessaires ?

Réponse : Bien sûr qu’elles sont nécessaires. Elles nous montrent dans quels cas nos désirs, nos intentions et nos actions sont incorrects. Par conséquent, sans Klipot, nous ne pouvons pas progresser.

Pour chaque action de la Lumière, il y a une action des Klipot.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 26/08/2025

Pour que le texte pénètre en nous

208Question : Comment le Créateur compense-t-il la qualité de nos efforts par la qualité de la récompense ? Pouvons-nous dire que chacun de nous doit parvenir à la correction et qu’ensuite, lors de la réparation finale (Gmar Tikoun), nos efforts s’uniront et seront à la hauteur de la récompense ?

Réponse : Disons que je ne sais pas ce qu’il y aura à la réparation finale. A tout le moins, pour quelqu’un qui étudie cela pour la première fois, de telles questions peuvent surgir mais il n’y a pas de réponses.

Nous devons simplement étudier le texte et essayer de le faire pénétrer en nous et s’imprimer dans nos sentiments et notre esprit d’une manière ou d’une autre. Et progressivement, nous ressentirons qu’il devient notre pensée, notre esprit, notre désir. De cette manière, la Lumière nous influencera et nous remplira.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 23/08/2025

Notre omission

528.03Lorsque je me restreins afin de me préoccuper de mon prochain, je ne me soucie pas secrètement de mon propre intérêt. Je ne pense simplement pas à moi. Cette correction s’opère en moi par la Lumière. C’est ce que signifie s’élever au-dessus du désir, accomplir la Première Restriction (Tsimtsoum Aleph) et acquérir la qualité du don sans réserve. Tout cela est le résultat de l’action de la Lumière seule.

Mon souci du prochain n’est en aucun cas lié à des besoins matériels. Je continue à manger, à boire, à dormir et à subvenir à tous mes besoins. L’essentiel réside dans le désir, dans mon attitude intérieure face à l’acte.

Par exemple, je peux avoir un vif désir d’aider un malade, de le nourrir et de lui donner à boire, mais les médecins ne lui permettent rien de plus qu’un morceau de pain et un verre de thé. Ainsi, même si je voulais lui offrir un repas copieux et que j’en ai la capacité, je suis limité.

Il s’avère donc que tout est une question d’intentions. Nous construisons nos relations, la solidarité entre nous, non sur une base artificielle. C’est pourquoi il semble impossible d’atteindre le don sans réserve et l’unité, impossible de se détacher de soi-même et de ne penser qu’à son prochain sans se soucier de l’essentiel. Or, cet essentiel me vient des autres pour subvenir à mes besoins. Dans notre solidarité (Arvout), ils se soucient de mes besoins matériels et se consacrent 100% à ma réussite spirituelle.

Tout cela doit être organisé avec soin. Qui sont les amis ? Ce sont des désirs qui reçoivent, corrigés par la Lumière qui ramène à la source. Rien ici n’est produit par nos propres efforts. Les efforts doivent être investis uniquement pour attirer la Lumière qui viendra nous corriger. Il est tout simplement absurde de penser que nous agirons par nous-mêmes dans le don sans réserve. Une personne peut-elle sauter plus haut que de sa propre hauteur ?

Notre problème est que, dans toutes nos actions, nous ne visons pas la Lumière. Nous pensons que l’action elle-même produira le résultat, que si nous nous embrassons mutuellement, nous en viendrons à aimer notre prochain. Mais non, il faut s’embrasser avec l’intention qu’à travers cela, la Lumière vienne nous unir dans une étreinte intérieure.

Tout s’accomplit par la Lumière qui ramène vers le bien. Nous oublions l’élément le plus important, la seule force qui agit réellement.

Il semble très difficile, voire impossible, de relier en un seul tout la solidarité, l’adhésion, l’unité, autrui, le don sans réserve et le besoin urgent, afin qu’ils deviennent un seul et même récipient pour la révélation du don sans réserve absolu, c’est-à-dire la révélation du Créateur à la création. Et la raison en est simplement que nous ne faisons pas appel à la force qui nous permettra de construire cet état. Nous croyons à tort pouvoir le créer par nous-mêmes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » du 11/07/2011

Accélérer l’influence du Créateur

552.02Question : Que faut-il faire pour renforcer l’influence du Créateur sur moi afin que le désir se renouvelle plus rapidement ?

Réponse : Pour cela, il faut travailler sur soi : poser davantage de questions et participer plus activement aux discussions sur le sujet. Après avoir lu un passage du Talmud des Dix Sefirot, essayez d’en trouver le sens et le but, et « accrochez-vous » à ce dont parle le livre.

D’une manière ou d’une autre, tout finira par s’arranger, mais l’accélération n’est possible que par le désir mutuel.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des Dix Sefirot » du 19/08/2025

Lecture du « Talmud des dix Sefirot »

522.01Question : En lisant le Talmud des dix Sefirot, nous sommes censés ressentir ce qui se passe. Mais comment pouvons-nous utiliser notre esprit ? Pouvons-nous l’orienter vers la spiritualité, ou devrions-nous le déconnecter ?

Réponse : Nous devrions essayer de comprendre ce dont parle le Talmud des dix Sefirot. En d’autres termes, s’il est question de recevoir la Lumière (Ohr), de la réfléchir, de réduire ou d’agrandir l’endroit de la réception, nous devrions essayer de nous représenter tout cela d’une manière ou d’une autre.

Et progressivement, nous commencerons à ressentir ce qui se passe réellement dans le monde spirituel entre les objets spirituels.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 16/08/2025

Le désir complet

276.01Commentaire : Parfois, je ressens un désespoir tel que j’en ai la gorge serrée.
Ma Réponse : C’est normal, mais ces états doivent être utilisés correctement et rationnellement. On ne peut pas avancer sur une seule jambe, mais seulement sur les deux. Le désir du Créateur et la force du désir doivent être équilibrés. C’est pourquoi beaucoup veulent l’exprimer mais ne le peuvent pas.

D’un côté, ils ont un désir pour le Créateur, mais de l’autre, ce n’est qu’un désir simple comme celui d’un enfant. Afin d’atteindre le Créateur, il faut ajouter à ce désir : qu’est-ce que je veux exactement, à quelles fins, pourquoi, etc. Alors, vous aurez un désir complet auquel le Créateur répondra.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Exigez d’abord et demandez » du 12/08/2025

Le Jour du Souvenir du Ari

183.02Lorsque nous célébrons le Jour du Souvenir (jour du décès) du Ari (Isaac Ashkenazi Louria), nous le commémorons par un repas festif auquel participent de nombreux étudiants du monde entier, ceux qui honorent cette âme spéciale qui nous a ouvert la voie de la libération spirituelle : sortir de l’exil final et atteindre la révélation du Créateur.

La révélation du Créateur est la révélation à l’intérieur de nous des qualités de l’amour et du don sans réserve qui nous connectent tous ensemble. Et dans la mesure où nous nous unissons, nous révélerons en nous la force supérieure, la vie spirituelle supérieure.

Si nous parlons du Ari comme d’un homme qui a vécu et est mort, et non comme d’une âme existant éternellement dans le monde spirituel, alors il est celui qui nous a tendu le bout d’une corde ici dans ce monde, et en nous y accrochant nous pouvons commencer notre ascension vers le monde spirituel depuis notre état actuel.

C’est pourquoi nous sommes si reconnaissants envers le Ari et lui vouons un si grand respect. Nous désirons être aussi proches de lui que possible car il représente pour nous le désir du Créateur, et grâce à lui nous nous élevons.

Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) écrit qu’il n’a rien ajouté à l’enseignement du Ari, mais qu’il l’a seulement expliqué. Chaque kabbaliste qui est venu après le Ari a développé son enseignement un peu plus ; le Ari a posé les bases mêmes de la méthode de correction.

On pourrait se demander ce qu’il en est d’Abraham qui est appelé le père de la nation : n’était-ce pas lui qui possédait la méthode de correction ? Mais à l’époque d’Abraham, nous n’avions pas encore connu la brisure des âmes, la destruction des premier et second Temples, et la période d’exil n’était pas encore terminée.

Le Ari vécut à la toute fin de l’ère du dernier exil ; à partir de lui commencèrent les « douleurs de l’enfantement » de l’ère de la rédemption, où nous devons entreprendre notre ascension. C’est pourquoi le Ari a puisé dans toute la Kabbale du passé, la Kabbale des Patriarches et celle de l’époque de l’exil, et en a tiré la méthode de correction des âmes. C’est pourquoi cet homme nous est particulièrement cher.

Espérons que nous mériterons de devenir de véritables étudiants du Ari !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Lettre n°39 du 15/07/2010

Vers le Hissaron commun

938.03Question : Comment pouvons-nous rassembler nos petits Hissaronot (manques) en un Hissaron commun ?

Réponse : Soyez plus proches de vos amis, comprenez les autres autant que possible, unissez-vous les uns aux autres.

Nous pourrons alors former un Hissaron plus ou moins commun. Bien sûr, pas en toute chose, mais de telle sorte que nous puissions déjà nous élever vers le Créateur et exiger de Lui la satisfaction.

Question : En avançant, je découvre soudain que mon Hissaron n’était pas entièrement correct, car grâce à cette progression, j’apprends quelque chose de nouveau. Comment puis-je préserver le concept d’un Hissaron correct si avec le temps il me déçoit ?

Réponse : Être déçu est une bonne chose. Cela signifie que vous devez remplacer votre Hissaron par un autre, plus élevé.

Extrait de la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale, « Exigez d’abord et demandez » du 12/08/2025

Se connecter au supérieur

934Question : Vous avez dit qu’à partir de la dizaine, nous pouvons nous connecter à l’état supérieur, et même au supérieur du supérieur. Comment pouvons-nous nous connecter à cet état ?

Réponse : Nous avons la capacité d’être connectés au supérieur et même au supérieur du supérieur si nous le demandons.

Pour cela, nous devons avoir suffisamment de Hissaronot (désirs, manques) pour nous connecter à ces états. Engageons-nous en cela, et vous verrez alors comment cela fonctionne.

Extrait de la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Exigez d’abord et demandez » du 12/08/2025