Category Archives: Spiritualité

L’illumination

79.02Commentaire : J’ai entendu parler d’une certaine forme d’illumination dans le développement d’une personne, mais je ne comprends pas de quoi il s’agit ni comment l’atteindre. Aidez-moi à comprendre, s’il vous plaît.

Ma Réponse : Je ne peux que vous orienter vers la voie qui mène à l’illumination.

L’illumination est un rayon de la Lumière Supérieure qui vient à vous, illumine tous vos désirs et pensées intérieurs, les rassemble et vous permet d’évaluer et de ressentir le monde dans lequel vous existez, de le voir et d’y pénétrer. C’est alors que vous commencez véritablement à percevoir le monde, l’univers et sa perfection.

Question : La personne réalise-t-elle qu’elle ne se trouve pas réellement dans ce monde ?

Réponse : Chacun de nous existe dans son propre monde. Comme nos perceptions sont actuellement plus ou moins semblables, nous l’appelons « notre monde ». Mais il faut en franchir les limites et découvrir qu’il existe aussi d’autres états.

Question : Que verra la personne ?

Réponse : La gouvernance. La gouvernance qui s’exerce sur elle. Et le monde qui se dessine en elle, elle le percevra comme une illusion. C’est cela, l’illumination.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 28/06/2026

Entretiens sur les degrés de l’échelle, Partie n°160

Si nous savons que tout est l’œuvre du Créateur, comment pouvons-nous ressentir que le travail lui-même constitue la récompense ?

Si nous percevons la Divinité, alors nous comprenons que le travail lui-même est la récompense et qu’il n’y a rien de plus élevé que cela.

(Non daté)

Selon la mesure de la connexion avec le Créateur

424.01Comment ressentir à nouveau un Hissaron (manque) pour le Créateur lors d’une descente spirituelle (si vous êtes tombé dans un mauvais état et avez perdu le contact avec Lui, ne ressentant plus cette connexion) ? La seule solution est de persévérer dans l’étude en groupe et, en vous reconnectant aux autres et en vous intégrant à eux, de renouer avec le groupe, avec le Créateur.

Nous avons la possibilité d’accélérer ce processus. Surtout, il ne faut pas chuter en se laissant aller aux plaisirs animaux, c’est-à-dire en appréciant l’ascension plutôt que la connexion avec le Créateur. Il ne faut pas commettre de péché durant l’ascension.

Et comment éviter de pécher durant une ascension ? En s’efforçant constamment d’accroître sa conscience de la grandeur du Créateur avec l’aide du groupe. Ainsi, c’est comme maintenir constamment un sentiment de Hissaron ; vous ajoutez un désir ardent pour le Créateur à travers le groupe qui vous permet de progresser.

Et si une descente survient, comme elle est inévitable, ce n’est pas de votre faute car vous vous efforciez constamment d’accroître votre désir grâce à votre environnement. Vous étiez de plus en plus motivé à vous élever, non seulement en termes de sensations, mais aussi en vous unifiant au Créateur.

Alors, votre descente n’est plus vécue comme la simple perte d’un « bon état » ; vous la percevez plutôt comme une perte de connexion et de contact avec le Créateur. C’est pourquoi elle est douloureuse. Vous ne mesurez plus les ascensions et les descentes selon les sensations, mais selon la mesure de votre connexion avec le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59, 1962, du 22/05/2026

Transition de la double dissimulation à la simple dissimulation

261Question : Comment s’opère la transition de la double dissimulation à la simple dissimulation ?

Réponse : Le passage de la double dissimulation à la simple dissimulation s’effectue ici, dans ce monde, lentement et progressivement. L’individu oscille entre l’un et l’autre état et, ce faisant, accède peu à peu à un état de simple dissimulation.

Qu’est-ce que la simple dissimulation ? C’est lorsque, quel que soit l’événement qui m’arrive, je ressens qu’il est envoyé d’en haut, que le Créateur est à l’origine de tout cela. Peu à peu, ce sentiment commence à accompagner la personne en permanence ; on vit avec lui avant même d’atteindre la Machsom (barrière spirituelle). Ce processus survient bien plus tôt ; il s’accumule et se manifeste dans nos sensations.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et l’Eternel lui apparut dans les plaines de Mamré » du 13/06/2026

L’essence spirituelle du désir de donner sans réserve

Dans le monde matériel, lorsque deux forces commencent à agir à l’intérieur d’une personne, le désir de donner sans réserve (qui émerge du « point dans le cœur » et ne constitue que le début, et non encore le véritable désir de donner) et le désir de recevoir, elles amènent littéralement la personne au point d’explosion.

Cependant, à proprement parler, sur les niveaux spirituels, le « désir de donner » en tant que tel n’existe pas ! Nous utilisons ce terme pour désigner soit un désir de recevoir corrigé, soit la Lumière entrante (la Lumière du Créateur) dont la propriété intrinsèque est le désir de donner sans réserve.

Si toutefois nous parlons d’un désir de donner sans réserve chez l’être créé, il s’agit soit du désir de recevoir corrigé pour donner en vue de donner sans réserve (ou même pour recevoir en vue de donner sans réserve), soit de la Lumière qui apparaît au sein du Kli (récipient) et lui apporte la correction. Dans ce cas, cette Lumière, cette force que le récipient reçoit, est appelée « désir de donner sans réserve ».

La concision du langage prête à confusion. Il est essentiel de comprendre ce que le Baal HaSoulam entend lorsqu’il parle de deux forces chez l’homme, appelées les Kelim (récipients) de réception et les Kelim de don.

Le concept de Kelim de don est assez singulier. Un Kli se définit comme un Hissaron (un besoin, un manque, un désir inassouvi).

Le désir est appelé un endroit. Nous commençons à comprendre que les Kelim de don sont des Kelim égoïstes ayant été corrigés pour agir en vue de donner, et qu’ils ne se remplissent que de ce qu’ils donnent. Comment ? En se remplissant eux-mêmes. S’ils ne se remplissent pas, ils ne seront pas en mesure de donner sans réserve.

Par conséquent, l’utilisation d’un lieu, le récipient en vue de donner sans réserve, est ce que l’on appelle les Kelim de don. C’est seulement alors que nous parlons d’être créé.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Ce sont les générations de Noé » du 01/06/2026

Recherchez la façon de se tourner vers le Créateur

89Question : Se tourner vers le Créateur est-il l’effort le plus intense qu’une personne puisse accomplir ?

Réponse : Il faut chercher comment s’adresser au Créateur ; cela ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Personne ne peut simplement se tourner vers Lui.

Au moment où le Créateur Se révèle à moi, que ce soit ouvertement ou de manière dissimulée, cela signifie qu’Il m’invite à me tourner vers Lui. Il ne s’agit pas simplement pour moi d’aller Le chercher. Où Le chercherais-je pour crier vers Lui ou Lui demander quelque chose ?

En réalité, le fait de s’adresser au Créateur, une fois que l’on a mérité Sa révélation, survient soudainement, comme il est dit : « Le salut de l’Eternel s’opère en un clin d’œil. » Cela se produit de manière totalement inattendue, en aboutissement de tous les efforts que la personne a fournis auparavant. Toutefois, tout le travail accompli en amont est indispensable. Sans lui, il serait impossible de faire l’expérience de cet état.

Même à présent, nous nous trouvons déjà dans l’état de la correction finale (Gmar Tikoun), mais qui le ressent ?

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut dans les plaines de Mamré » du 13/06/2026

Faites d’abord une introspection!

229Question : Il est écrit à la fin de L’Introduction au Livre du Zohar que tous les malheurs du monde proviennent de ceux qui sont tenus de s’adonner à la partie intrinsèque de la Torah, mais qui s’adonnent au contraire à sa partie extrasinque. Comment devrions-nous interpréter cela ?

Réponse : Avant tout, faites une introspection et constatez que vous aussi, vous vous concentrez sur la dimension extérieure. Il existe encore une dimension intérieure que vous n’avez pas encore atteinte et à laquelle vous ne vous êtes pas encore engagé.

Quel bénéfice retirerai-je du fait de regarder les autres et de les blâmer ? Est-ce que je pointe du doigt quelqu’un du Ministère de l’Éducation, les systèmes éducatifs ultra-orthodoxes ou sionistes religieux ? Quel en sera le résultat ?

Je peux accuser qui je veux, mais à quoi bon ? Comment puis-je agir concrètement, selon mes capacités, en tant que partie de l’ordre, de cette pyramide dont parle le Baal HaSoulam, pour que le système fonctionne correctement ? Blâmer quelqu’un d’autre corrigera-t-il qui que ce soit ou moi-même ? Cela ne fera que m’apporter de l’orgueil et du mépris.

Nous avons reçu des instructions d’en haut, contrairement à ceux qui ignorent où ils sont. Je ne peux rien dire de mal à leur sujet ; ils sont comme des enfants. Quant à moi, je peux dire que si je comprends quelque chose, je suis tenu d’agir en conséquence, autant que faire se peut.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quels sont les moments de prière et de remerciement dans le travail ? » du 07/06/2026

Un obstacle est une chose précieuse

281.01Question : Devons-nous traverser de nombreux obstacles sur le chemin de la spiritualité ?

Réponse : Sur le chemin de la spiritualité, nous ne traversons pas d’obstacles, mais des signes que nous devons intégrer en nous-mêmes sous une forme correcte. Ce sont des fragments de mon Kli (récipient). Ils me semblent opposés, mais si je ne les intègre pas en moi de manière appropriée, opposés à moi, je ne pourrai tout simplement pas poursuivre mon développement spirituel.

Imaginons que je veuille atteindre la Makhsom (barrière) et que, sur le chemin, je doive remplir un panier de baies et de champignons. En chemin, je reçois toutes ces « baies et champignons », mais sous une forme inversée.

En réalité, ce ne sont pas des obstacles ; ils n’apparaissent ainsi que sous l’effet de mon désir de recevoir. Mais s’il m’en manque un seul, je ne pourrai pas atteindre ma destination.

On appelle cela un « défaut dans l’âme » (une âme incomplète). C’est un cas extrêmement particulier. Dans la spiritualité, on parle aussi d’un embryon dont le développement s’est arrêté : une fausse couche, une mort-né, etc.

Il existe de nombreux cas comme dans ce monde. Cela se produit dès qu’un seul obstacle manque. C’est pourquoi un obstacle est précieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » du 20/05/2026

Demandez et vous recevrez une récompense

249.03Les actions d’une personne dans le travail spirituel sont appelées : « Demandez et vous recevrez une récompense. »

En effet, la personne ne participe pas activement à la correction elle-même ; elle ne corrige rien par elle-même. Elle crée plutôt un état dans lequel le Reshimo qu’elle ressent en elle comme venant de naître, et la Lumière destinée à corriger ce Reshimo (gène spirituel), peuvent agir à travers elle, de sorte qu’elle devienne celle qui évoque et initie la correction.

« Demander » signifie s’efforcer d’atteindre la correction afin que la Lumière prévale sur le Reshimo et le corrige en une intention pour le bien du don sans réserve. Et « recevoir une récompense » signifie aspirer uniquement à cet état. Ce qui l’aide, bien sûr, n’est pas l’action elle-même, mais uniquement son intention.

Ainsi, tout ce que nous faisons vise à recevoir la Torah dans un petit état (Katnout), appelé le décompte de l’Omer, dans l’état animal, lorsque nous mangeons de l’« orge », jusqu’à atteindre la « nourriture de l’homme ». Cette nourriture est le « pain », la foi, le degré de Chavouot. « Et ils allèrent tous deux ensemble » fait référence à Bina et Malkhout.

Notre travail commence donc avant même l’état de « demander et recevoir une récompense ». C’est un travail au-dessus de la raison, un travail consistant à attirer la Lumière qui accomplit en nous la merveilleuse propriété de correction.

C’est un travail contre le « ministre de l’oubli » qui, par sa force agissante, nous aide à oublier l’état précédent et à susciter un manque (Hissaron) pour le suivant.

Ce sont là les actions préparatoires à la réception de la Torah, à la fête de Chavouot.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

La force spirituelle des sources authentiques

13.02Le Livre du Zohar et Le Talmud des dix Sefirot (TES) sont deux sources véritablement monumentales de pouvoir spirituel. Le Livre du Zohar, avec son commentaire Soulam (« L’Échelle »), et TES, qui est un commentaire de l’Arbre de vie du Ari, sont deux œuvres fondamentales.

Il convient de préciser qu’il ne s’agit pas de simples livres, mais de sources qui présentent le système spirituel lui-même. Par conséquent, lorsque je les étudie, j’attire la Lumière et son influence sur moi.

Question : Mais vous les étudiez en tant que kabbaliste ayant déjà atteint la perception spirituelle ?

Réponse : Pas nécessairement. Cela n’a pas d’importance.

Même ceux qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, en lisant ces sources et en étudiant le système interne dans lequel ils existent, reçoivent une illumination de la Lumière qui les rapproche des degrés spirituels.

Dans quelle mesure doivent-ils traverser ces degrés et les comprendre ? Dans la limite des capacités de leur âme, jusqu’à ce qu’ils atteignent le Monde de l’Infini et y prennent leur place, la place d’où ils sont descendus jusqu’au niveau de notre monde.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les propriétés de notre génération » du 30/09/2010