Category Archives: Spiritualité

Le plaisir venant du chemin spirituel

238.01Question : Si je prends plaisir à œuvrer pour les amis du groupe, est-il judicieux de réprimer ce plaisir, comme si je disais « Je prends du plaisir, mais je ne veux pas en profiter » ?

Réponse : Il ne faut pas réprimer le plaisir, quel qu’il soit, surtout celui qui se présente à vous sur le chemin du travail spirituel. Au lieu de simplement apprécier ce que vous avez, vous devriez examiner d’où vient ce plaisir et rechercher la joie dans le chemin lui-même, dans la similitude de qualités avec celui à qui vous souhaitez ressembler, celui dont vous vous rapprochez.

Le plaisir est le but, mais la question est de savoir de quel genre de plaisir il s’agit. La pensée « de réjouir les êtres créés » est à la fois le commencement et la fin de la création.

Si vous voulez atteindre le Créateur, vous devez parvenir à la sensation que la Torah est la science de la vie. Le Baal HaSoulam explique cela dans Le Talmud des Dix Sefirot. Il ne suffit pas d’accomplir des actes de don sans réserve, il faut en avoir du plaisir et recevoir la plénitude de la Lumière suprême. Si une personne souffre sur ce chemin, cela signifie qu’elle est sous l’emprise des Klipot (écorces) et non sous le contrôle de la sainteté.

Chaque instant de souffrance déconnecte une personne du Créateur. Car si le Créateur est la source du plaisir, comment pouvez-vous souffrir tout en restant connecté à cette source ? C’est impossible.

Tout état corrigé doit être empli de joie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Il faut toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Élever le Créateur au-dessus de Pharaon

284.06Question : Devons-nous accepter la souffrance et continuer à travailler ?

Réponse : Vous ne devez pas accepter la souffrance. Vous devez identifier à qui vous vous identifiez actuellement. Si vous acceptez la souffrance, cela signifie que vous restez dans la Klipa, car la souffrance vous sépare du Créateur. Autrement dit, la sensation de souffrance est un signe de connexion avec la Klipa.

Question : Cela ressemble à un cercle vicieux. Comment pouvons-nous le briser ?

Réponse : Allez chercher. Vous devez rechercher la grandeur du Créateur au-dessus de la Klipa. C’est ce qu’on appelle élever le Créateur au-dessus de Pharaon et reconnaître Sa victoire. Toute la guerre, les dix plaies à l’intérieur des dix propriétés, dans les dix Sefirot, se déroule à l’intérieur d’une personne, car il n’y a ni Klipa (mauvaise inclination) ni Kedousha (sainteté) en dehors de l’homme. C’est le fruit de son analyse intérieure.

Celui qui souhaite suivre la voie du Baal HaSoulam mais ne s’efforce pas de la mettre en pratique pour le bien d’autrui, ne fait pas tout son possible pour maintenir le groupe, même de la manière la plus artificielle, ne cherche pas à donner le plus possible aux autres ni à élargir son cercle, s’il ne fait rien de tout cela, même sans motivation intrinsèque, il doit le faire par simple nécessité, il n’a pas le choix.

Ceux qui ne participent pas à la diffusion disparaissent de la sphère de la Kabbale, se détériorent et ne laissent rien subsister d’eux-mêmes. Il nous est difficile de comprendre cela ; nous ignorons les desseins supérieurs et les raisons de ce qui arrive. Nous devons accomplir notre mission.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Il faut toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Développer le point dans le cœur

294.2On ne peut développer son point dans le cœur qu’à travers la connexion avec un ami. Je lui transmets la grandeur du but, il me transmet la sienne, et c’est ainsi que je suis imprégné par le groupe. De ce fait, mon point grandit et se lie aux points dans le cœur des amis.

En réalité, mon point se développe de l’intérieur. De l’extérieur, je reçois une impression des amis, mais elle provient de leurs points, de leur structure interne, et les perturbations comme les éveils qu’ils suscitent sont en accord avec cette structure interne.

Eux-mêmes ignorent d’où vient leur inspiration, quels organes existent au sein de leur âme, et je l’ignore également. Mais en la recevant, j’éveille ainsi ma propre part.

Autrement dit, je dois à chaque fois corriger un de mes désirs particulier. Chaque désir en moi ne peut s’éveiller qu’à l’aide d’une perturbation spécifique qui lui correspond.

Je dois recevoir ces perturbations de l’extérieur. Et, étant donné que je me trouve dans un environnement propice à m’inspirer, je reçois précisément l’inspiration et les perturbations qui correspondent à mes organes internes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

Peut-on se débarrasser du désir de recevoir ?

252Commentaire : Je ne cesse de révéler mon désir de recevoir, et cela semble sans fin.

Ma Réponse : Nous comprenons que votre demande de vous débarrasser de ce désir vient du plus profond de votre cœur. Vous souffrez et souhaitez y mettre fin. Cependant, plusieurs éléments entrent en jeu.

Tout d’abord, tous vos « crimes » ne vous ont pas encore été révélés. De nombreuses « affaires » sont encore portées contre vous, chacune devant vous être dévoilée et montrée. Vous devrez alors avouer chacune d’elles, et chaque affaire sera ainsi close.

De plus, en constatant la profondeur de votre désir de recevoir, et en voyant à quel point vous restez égoïste malgré vos doutes, vous révélez que votre demande de vous en débarrasser n’était pas formulée de manière pure. Vous avez demandé à vous en débarrasser parce que cela vous pesait, et non parce que, en faisant abstraction de vous-même, vous désiriez vous libérer de cette qualité.

Vous devez la haïr car elle est contraire au Créateur, et cela se révèle progressivement, de pair avec la mise à nu du désir. Plus vous descendez profondément dans les tréfonds de votre ego, plus vous constatez qualitativement que vous n’avez nullement demandé à vous détacher du désir de recevoir comme d’une qualité distincte et isolée, mis à part le malaise qu’il vous cause.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Les bonnes actions des justes sont les générations” dans le travail ? » du 16/03/2026

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (KeterHochmaBina, HessedGuevouraTifferetNetsakhHodYessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

Découvrez le monde de votre âme

942On peut parvenir à la reconnaissance du mal uniquement au sein d’un groupe, qui sert de laboratoire spirituel, car c’est là que l’on entre en contact avec son âme. L’âme est parfaite et entière, telle qu’elle l’était dans Adam HaRishon.

Cependant, vous n’en percevez qu’une infime partie. Autrement dit, vous voyez tout mais comme un simple point, et c’est en ce point que réside toute la structure de l’âme.

Si vous prenez et faites briller la Lumière dans ce point, alors au lieu de ce point, vous commencez à percevoir un monde distinct, le monde de votre propre âme, et vous commencez à y vivre. Ici, tout dépend de la quantité de Lumière que vous attirez pour illuminer toutes vos qualités.

On dit que si vous attirez la Lumière avec l’aide du groupe, alors vos amis deviennent les représentants de toutes les autres âmes d’Adam HaRishon. Vous attirez ainsi une Lumière d’une grande intensité, enrichie par les autres âmes de ses multiples nuances, qui brille sur vous en accord avec toutes les sensations accumulées, vous amenant ainsi à la conscience du mal.

En bref, tout repose sur l’attraction de la Lumière Environnante (Ohr Makif). C’est la destination ultime.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Trouver un remède à l’égoïsme

231.03Question : Comment progresser si le désir de recevoir me domine ?

Réponse : En effet, le Créateur active constamment en vous le désir de recevoir pour vous faire progresser, et vous avez alors l’impression qu’il vous domine à nouveau. En réalité, ce n’est même pas qu’il vous domine, mais vous êtes ce désir de recevoir.

Pour ressentir son pouvoir sur vous, vous avez besoin de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui vous donne le sentiment qu’il existe quelque chose au-delà du désir de recevoir : le désir de donner sans réserve. Vous réalisez ainsi que le désir de recevoir et vous-même ne faites pas qu’un. Il doit y avoir une tierce partie.

Si vous parvenez à cette séparation entre vous et le désir de recevoir, et à la conscience de son pouvoir, c’est le salut. Désormais, le pouvoir d’agir vous incombe.

Vous êtes sorti de l’inconscience et vous pouvez agir. Vous pensez : « Je ne suis pas mon égoïsme, mon agresseur, celui qui m’empêche d’avancer. Je voudrais le tuer, mais comment m’en emparer ? C’est comme un cancer en moi. » Vous devriez commencer à chercher un remède. Le seul remède à l’égoïsme est la Lumière.

Votre problème, c’est que vous ne désirez pas vraiment ce remède. Alors, vous devriez vous tourner vers un groupe qui renforcera votre conscience du mal, afin que vous compreniez que cette maladie vous tue et vous sépare de la vie éternelle au point de vous faire crier. C’est le véritable cri qui ouvre les cieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation à la réception de la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

Exultons, émerveillons-nous !

940Rappelons-nous et laissons-nous inspirer mutuellement par la grandeur de notre but spirituel, par l’environnement qui y aspire et par l’opportunité unique de liberté de choix qui nous a été offerte. Combien de personnes dans le monde ont réellement la possibilité d’agir librement ? Si tous agissent selon les diktats de leur nature, alors personne n’agit véritablement.
Si je suis entièrement gouverné d’en haut, alors le « moi » n’existe pas. Il est dit : « Je suis venu, et il n’y avait pas d’homme. »

Il y a tant de personnes, et pourtant c’est comme si elles n’existaient pas car aucune n’est libre dans ses actions. S’il n’y a pas d’être humain doté de libre arbitre, alors il n’y a pas de mondes, rien du tout, si ce n’est le Monde de l’Infini (Olam Ein Sof).

En ce qui concerne le Créateur, rien d’autre n’existe. Seul celui qui agit librement existe.

Imaginez cette image de la réalité : le vide absolu ! Et en son sein, seuls quelques désirs sont visibles, qui ont émergé et sont capables d’agir librement.

Et vous avez la possibilité d’être tout aussi libre et de devenir un Homme (Adam) ! Prenons donc conscience de la grandeur de cette opportunité unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 23/06/2010