Category Archives: Spiritualité

Définir la nécessité

231.01Dans notre travail, la définition de la « nécessité » change constamment, car une personne doit analyser son attitude envers le Créateur dans chaque désir de l’âme.

Théoriquement, on peut dire que notre âme est composée de 620 désirs (organes) ; pour chacun d’eux, je dois déterminer que le plus important est de remplir ce désir par le Créateur, Sa présence, Sa sensation. Par conséquent, pour chaque désir, je ressens un nouvel obstacle dans différentes situations et circonstances.

Nous ne savons toujours pas comment déterminer de quelle propriété m’appartenant ou de quelle partie de notre âme proviennent ces problèmes et ces questions. Chacun en fait l’expérience à sa manière.

Il existe des obstacles communs à tous et des obstacles individuels propres à chacun. C’est pourquoi les obstacles changent constamment, se transforment et peuvent même réapparaître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau» du 20/05/2026

Voilà pourquoi vous serez appelé un être humain

563Il est dit : « J’ai créé le mauvais penchant, et J’ai créé la Torah comme un épice, car la Lumière en elle ramène vers le bien. »

Du point de vue de la création, je prends mon égoïsme, mon mal, et de l’autre côté, du Créateur, je prends la force du don sans réserve, la Lumière, et à partir de ces deux composantes je bâtis ma nouvelle structure, appelée « humain » (Adam), c’est-à-dire «ressembler » (Domé) au Créateur.

Mon égoïsme réside en moi, mais extérieurement il ressemble au don sans réserve, c’est-à-dire qu’intérieurement il est réception et extérieurement il est don sans réserve. Par conséquent, cette action est appelée « réception en vue de donner sans réserve », et un tel travail est connu comme un travail sur trois lignes : la droite, la gauche et la médiane.

Les lignes de droite et de gauche descendent d’en haut, du Créateur, tandis que la ligne médiane s’élève d’en bas, de l’être humain.

Concernant la ligne de gauche, il est dit « J’ai créé le mauvais penchant », à propos de celle de droite, « et J’ai créé la Torah comme un épice », et à propos de celle du milieu, « car la Lumière en elle ramène vers le bien », et vous devenez aussi bons que moi.

Je suis bon et je fais le bien, et vous aussi ; c’est pourquoi vous serez appelé « humain », celui qui ressemble au Créateur !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rashbi, Zohar pour tous – « Lech Lecha » du 30/07/2010

Comment passer d’un niveau à l’autre ?

292Dans Le Talmud des dix Sefirot, nous étudions comment le développement des échelons s’effectue du haut en bas, du Créateur jusqu’à ce monde. Nous constatons que chaque échelon donne naissance à un échelon inférieur en s’inversant et en cessant complètement d’être ce qu’il est.

C’est comme une graine semée en terre qui doit se décomposer entièrement et pourrir pour qu’un arbre, quelque chose de nouveau, puisse en pousser. Ainsi, passer d’un échelon à l’autre est comme traverser un abîme, comme sauter par-dessus quelque chose qui n’a pas de transition douce d’un état à l’autre.

Le moyen d’effectuer cette transition est appelé « au-dessus de la raison » ; c’est lorsque ce que je vois, sais et pense actuellement à mon échelon actuel, je dois pour ainsi dire le fouler aux pieds, le rayer et aspirer à un accomplissement supérieur. Comment est-ce possible ?

Le moyen d’acquérir une raison supérieure est appelé Bina, la qualité de Hafetz Hessed, où l’individu cesse complètement d’être un receveur et de se ressentir et de se mesurer à l’intérieur des Kelim (récipients) de réception. Cela signifie qu’il n’utilise plus sa nature et adhère au supérieur comme un embryon (Oubar), c’est-à-dire qu’il neutralise ses Kelim de réception et souhaite simplement se connecter au supérieur.

Ce sont des sauts depuis la raison inférieure vers la qualité de Bina, puis vers la raison du supérieur, où l’individu travaille avec les Kelim de réception d’un degré supérieur et reçoit l’accomplissement correspondant. En essence, ce sont les étapes du progrès.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le déluge dans le travail ? » du 24/05/2026

Le fruit des efforts appliqués

282.01Commentaire : Vous avez dit qu’un signe de progrès est le sentiment d’impuissance face au désir de recevoir. Pourtant, tant de gens dans le monde se sentent mal sans pour autant aspirer à un but supérieur.

Ma Réponse : Vous dites qu’il y a beaucoup de gens dans le monde qui, jour après jour, se sentent de plus en plus inutiles. Je n’en suis pas certain. Le signe le plus sûr de progrès est que ce sentiment d’inutilité résulte d’abord d’efforts appliqués, et ensuite, si je ne désespère pas, mais que je persévère dans mon travail.

Comment savoir si la déception, l’impuissance, l’amertume, ou cet état où j’ai l’impression de mourir tout en haïssant le Créateur, est le fruit de mes efforts intentionnels ? Ce n’est que si mon désespoir est intentionnel, lorsque malgré tout je continue à faire des efforts pour aller de l’avant, vers le Créateur, et qu’avec cela je ressens de plus en plus ce qu’est la spiritualité et à quel point ma nature s’y oppose.

Autrement dit, tout état que nous traversons comporte deux facteurs : un Kli (récipient) et la Lumière (Ohr). Et si, dans les mauvais états, je les perçois correctement, cela signifie que je suis sur la bonne voie, que mon désespoir n’est pas simplement de la paresse. Il ne provient pas d’un échec à tirer profit des plaisirs de ce monde, ni d’un manque de pouvoir ou d’honneur ; mais il est plutôt la conséquence directe du fait que je n’ai pas encore atteint le but.

Mon but est l’intention de donner sans réserve, or j’ai découvert que j’en suis encore plus éloigné, que la nature du Créateur est un don sans réserve encore plus grand que je ne l’avais imaginé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » 19/05/2026

Obstacles et introspection

222Question : Supposons que j’attribue automatiquement l’obstacle au Créateur. Est-ce suffisant ?

Réponse : Lorsque des obstacles surviennent et que je les attribue au Créateur, cela ne représente pas l’ensemble du travail mais seulement une partie. Dieu merci, je n’oublie pas ; je m’y efforce à chaque instant de ma vie, et si je perds la connexion avec le Créateur, j’y reviens. Autrement dit, je suis constamment dedans et dehors. C’est formidable ! Mais ce n’est qu’une étape du travail.

Après avoir renoué ma connexion avec le Créateur, que dois-je faire ?

C’est là que j’examine notre relation, la façon dont je Le perçois, ce qu’Il représente pour moi, comment je comprends ce que sont les forces du don sans réserve et ce que signifie afin de recevoir. Rétablir ce contact est essentiel lorsque je reviens de l’état animal à l’état d’Israël.

Question : Comment définit-on les obstacles ?

Réponse : Tout ce qui me sépare de la conscience du Créateur est appelé obstacle. Et si je reviens à Lui avec l’aide de ces obstacles, on appelle cela « une aide à son encontre », contre l’ego. C’est ainsi que tout fonctionne dans le monde, et le but est uniquement de nous ramener à la connexion avec Lui.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La sévérité de l’enseignement de la Torah aux idolâtres » du 11/05/2026

Dans la spiritualité, il est impossible de « percer un trou dans la barque »

630.2Question : Existe-t-il dans la spiritualité le concept de « percer un trou dans la barque » ?

Réponse : Le concept de « percer un trou dans la coque de la barque » s’applique aux personnes qui ne sont pas connectées au concept spirituel de groupe.

Dans la spiritualité, il est impossible de percer un trou. On ne peut le faire que dans le monde matériel.

Imaginons qu’une personne du groupe souhaite soudainement devenir un chef, prendre le dessus sur les autres. Or, au sein du groupe, l’amitié est de rigueur, tandis que cette personne aspire à dominer. C’est un exemple frappant. Dans le monde spirituel, une telle situation est intolérable.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 (1962) du 22/05/2026

Révélation

219.01Il n’existe aucun état véritable dans mon attitude envers un ami que je puisse mesurer avec une « règle » fixe et objective. Tout est mesuré par rapport à moi.

Qui a décrété que ceci est ainsi et que cela est ainsi ? C’est toujours une personne qui mesure. Existe-t-il quelqu’un d’autre qu’un être humain qui puisse me dire ce que sont les choses et comment elles sont ? Les unités de mesure sont toujours définies par moi.

Mais lorsque j’entre dans la spiritualité, au moment où je l’atteins, je sais déjà ce que j’atteins, où je suis, ce qui constitue l’endroit où je me trouve et ce qu’il englobe. Autrement dit, au fur et à mesure que je perçois, je sais exactement ce que je perçois. Je reçois des définitions, une compréhension de la façon dont ces choses sont nommées. Je perçois des choses que je n’avais jamais vues auparavant, et pourtant je les reconnais instantanément : « Oh ! Ceci est ceci, et cela est cela ! » Je sais ce que c’est parce que l’atteinte est aussi compréhension.

Alors, le langage des branches m’est révélé. Je n’ai pas besoin d’interprète dans le monde spirituel pour traduire mes nouvelles sensations de ce monde dans l’ancien langage du monde matériel.

Question : Cela signifie-t-il que je perçois la véritable image de la réalité ?

Réponse : La vérité se définit comme l’état dans lequel je mesure toute chose avec mes Kelim (récipients) appropriés, mais ce sont les miens.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » du 19/05/2026

Qui mesure l’effort ?

238.01Question : Les efforts sont-ils mesurés par rapport au système ou par rapport à la personne, selon la façon dont elle ressent la mesure de l’effort fourni ?

Réponse : Je ne comprends pas ce que vous entendez par « selon ce que ressent une personne ». Si j’ai l’impression d’avoir tout donné et de n’avoir rien reçu, et alors ? Cela signifie-t-il que je suis déjà dans un état où je devrais recevoir ?

La mesure est effectuée par le Créateur car je ne sais pas exactement quel niveau d’effort est requis de ma part pour atteindre le niveau supérieur. Comment puis-je me mesurer par rapport au degré suivant si je ne sais pas qu’est-ce que c’est ?

Question : Vous avez donné l’exemple d’une personne qui reste dans un état donné jusqu’à ce qu’elle se sente comme un citron pressé, puis, étant donné qu’elle n’a plus rien à ajouter, son état change. Est-ce ce que ressent une personne ?

Réponse : Non, pas du tout. Nous ne savons jamais où le travail s’arrête, à quel niveau ou à quel degré. Ces choses nous parviennent toujours de façon inattendue, soudaine, comme une surprise : « J’ai fait un effort et j’ai trouvé. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces choses. Je ne peux pas dire où s’arrête l’effort et où je « trouve », car je ne peux mesurer mon propre état, encore moins le degré suivant.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

L’inspiration est notre énergie

572.02Question : Est-il possible de conserver constamment l’inspiration qui provient d’en haut ?

Réponse : Il faut toujours se poser la question : « Pourquoi suis-je dans cet état particulier ? » Si l’on oublie et que l’on perd de vue cette question, alors de par sa nature, le désir de recevoir prend immédiatement le dessus et nous domine.

Question : Peut-on conserver cette inspiration constamment pour progresser, ou est-ce quelque chose que l’on conserve seulement après avoir terminé son travail ?

Réponse : Cette question ne correspond pas à la réalité. Tant que je n’ai pas terminé mon travail, comment puis-je conserver l’inspiration ? L’inspiration réside dans le travail lui-même. Puis-je faire ne serait-ce qu’un seul geste sans inspiration ? C’est mon énergie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la différence entre la Loi et le Jugement dans le travail ? » du 17/04/2026

Les douze parties du travail sur le Kli commun

237Jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale (Gmar Tikoun), le chemin d’une personne repose entièrement sur la foi au-dessus de la raison, tant en Égypte que dans le désert. Sur ce chemin, on passe de Lo Lishma (pas en Son nom) à Lishma (en Son nom). Cette transition est opérée par le Créateur selon les efforts de chacun.

Le travail d’une personne se divise en deux catégories : 13 attributs et 12 qualités. Les 13 attributs représentent les définitions des propriétés de l’abondance descendant d’en haut et sont appelés Mazalot (fleuves de fortune, signes du Zodiaque). Cette abondance arrive progressivement ; la Lumière de Hochma (Ohr Hochma) ruisselle du Rosh (tête) de Arikh Anpin sous la forme des « treize corrections de la Dikna (barbe) ».

Lorsque l’être créé atteint son point le plus bas, il doit être corrigé afin de recevoir cette abondance dans ses propres récipients corrigés. Cela signifie qu’il subdivise ses niveaux de réception en parties distinctes, désignées comme les douze tribus, les douze parties spécifiques du travail accompli sur le récipient collectif (Kli).

Chacune de ces parties implique son propre travail spécifique, sa propre bannière unique, sa propre manière de « percer » sous la guidance de sa bannière. La nature de ce travail et de ces actions est complètement différente selon les uns et les autres, tout comme un campement spirituel diffère entièrement d’un autre.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026