Récemment, nous avons marqué la journée du souvenir du Baal HaSoulam, notre grand maître, qui de nos jours a apporté la Lumière d’En-Haut à l’humanité entière. Il a révélé la sagesse de la Kabbale à notre génération afin que nous puissions l’utiliser et grâce à son aide nous élever du degré animal au degré humain, savoir comment effectuer toutes les actions et parvenir à ouvrir nos yeux. C’est la seule façon, sans le savoir, d’être capable de voir où nous sommes réellement.
Le Baal HaSoulam était un si grand homme que nous ne sommes même pas en mesure de l’apprécier correctement et de le remercier pour ce qu’il a fait. Nous lui sommes redevables pour notre vie spirituelle dans la même mesure où nous sommes redevables à la mère et au père pour la vie du corps animal. Seulement, ce n’est pas la vie matérielle mais la vie spirituelle dans laquelle nous atteignons l’éternité et la perfection, les mondes supérieurs, l’état que nous ne pouvons maintenant même pas imaginer correctement.
Le Baal HaSoulam a travaillé très dur pour cela. Il écrivait depuis si longtemps, des dizaines d’heures de travail sans pauses que ses mains se sont engourdies, et il était nécessaire de desserrer ses doigts pour en libérer le stylo. Il se donnait une pause de 2 heures et demi à 3 heures de sommeil par nuit et une demi-heure dans l’après-midi afin de rester concentré, et le reste du temps il travaillait. C’était comme ça durant toute sa vie.
Pendant la guerre, il était prêt à sacrifier toute ses connaissances et a demandé au Créateur de le baisser de son degré spirituel uniquement pour être en mesure d’aider quelque malheureux qui souffraient dans ce monde et ne savaient même pas pourquoi. Et le Créateur a entendu sa requête et l’a aidé à le faire. Même Moïse n’a pas pu obtenir cela du Créateur, quand il Lui a demandé de le rendre responsable pour son peuple et de détourner la punition d’eux.
Le Baal HaSoulam était à un tel degré supérieur que le Créateur lui a dit : « Je n’ai pas de si proche que vous dans toute l’humanité. » Il était un véritable géant. Espérons que nous serons en mesure d’apprécier sa taille, sa valeur. D’une part, il était connecté au Créateur, et d’autre part il pouvait descendre avec chaque personne pour sentir sous quelle forme il devait lui transmettre des explications. Il était capable d’écrire si délicatement, afin de ne pas offenser quelqu’un de religieux ou de laïque et de les rapprocher ensemble autant que possible.
Son héritage est passé dans nos mains. Nous avons tous ces outils grâce au Rabash (le fils aîné du Baal HaSoulam, ndt) qui a adapté cette méthode pour la réaliser dans le groupe. Tout au long des années d’ étude et de travail, nous avons commencé à comprendre ce qui est écrit dans ces œuvres, à les mettre en pratique, à rapprocher tous les autres groupes, et par cela nous apprécions de plus en plus l’énorme contribution faite par le Baal HaSoulam. Il fut le premier des kabbalistes à avoir révélé l’étape de la libération.
Tiré de la discussion pendant le repas dédié à la mémoire du Baal HaSoulam du 15/09/13
Question : Comment pouvons-nous aider les amis lors d’une descente ?
Réponse : Il n’est pas nécessaire d’identifier spécifiquement quelqu’un qui est dans une descente. Au lieu de cela, au sein d’un groupe, vous devez toujours maintenir la bonne humeur, une humeur élevée, l’importance de l’objectif et des engagements partagés pour rester dans la connexion et la garantie mutuelle. Nous manquons encore de la responsabilité mutuelle.
Si tout cela est dans le groupe, alors nous serons en mesure de changer immédiatement ces descentes en montées et d’atteindre la révélation. La seule chose qui nous manque, c’est une connexion plus forte. Les gens ne ressentent pas leur engagement les uns envers les autres. Tout le monde pense encore qu’il agit de son propre chef, et qu’il a juste des collègues de travail, comme dans une usine : il est venu, a travaillé, a été payé selon son travail et est rentré chez lui.
Nous transférons notre attitude à l’égard du travail externe habituel vers le travail spirituel. Nous ne réalisons pas encore que le travail spirituel n’est que dans la connexion, en se contractant afin de se transformer en un tout, en garantie mutuelle, et devenir un homme avec un seul cœur, et alors seulement nous serons payés ! En effet, la récompense est de créer un lieu où le Créateur pourrait être révélé. Par cela, nous allons Le contenter et atteindre l’adhésion à Lui selon Sa volonté.
Nous n’accordons pas suffisamment d’attention à ce point de l’unité et ne réalisons pas que c’est là que tout le travail se réalise et est récompensé. Ce sentiment nous manque car il est nécessaire de le ressentir, non pas de se souvenir des mots, de sorte que le cœur me pousse là tout le temps et souhaite s’y trouver.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/09/13, Shamati n°33