Category Archives: Spiritualité

Le travail dans le désert aride

Dr. Michael LaitmanLe travail commence par la question «quel est le sens de notre vie? » Ce point contient déjà le désir d’atteindre l’objectif de la création, dont la signification est l’adhésion au Créateur. C’est le point final.

Nous n’avons aucune idée de ce que cette adhésion signifie, quel genre de compréhension et de sensation elle procure. Mais il est écrit que nous avons à nous attacher à Ses qualités. Il y a des qualités du Créateur, qu’Il  nous révèle peu à peu, et nous devons nous élever à leur similitude.

Toutes les qualités du Créateur sont essentiellement juste la qualité unique du don sans réserve, le «bien absolu ». C’est la qualité que la personne doit adopter,  le «bien qui fait du bien ». Dans la mesure où le Créateur révèle Sa bonté pour elle, c’est ce à quoi devrait ressembler une personne.

Cette bonté s’exprime par rapport à son prochain, afin de nous permettre d’atteindre le véritable don sans réserve et de ne pas donner sans réserve pour nous-mêmes, égoïstement. Par conséquent, nous avons à passer par un chemin préliminaire assez long, avancer progressivement, étape par étape le long de la chaîne des états de cause à effet.

Nous commençons par l’état qui est diamétralement opposé au Créateur et nous nous  déplaçons avec l’aide de la force supérieure, avec l’aide de la Lumière qui agit imperceptiblement en nous. C’est ce qu’on appelle l’éclairage ambiant, la Lumière environnante dissimulée qui nous fait retourner à sa source.

En attirant à nous cette illumination, nous nous corrigeons et avançons. Et cela  ne peut être attiré que par l’équivalence de forme. Tout comme le Créateur Lui-même se dissimule à nous  pour l’instant, nous permettant d’effectuer la correction et d’atteindre la véritable qualité du don sans réserve, nous devons donc accepter de travailler dans la dissimulation. Dans ce cas, nous pouvons aspirer à Sa qualité du don sans réserve plutôt qu’à l’accomplissement agréable qu’il  nous donne.

Pourtant, la correction finale, l’objectif de la création est pour le plaisir des créatures, où la délectation est au-dessus de notre qualité égoïste de la réception.

Par conséquent, ce travail prend place dans le «désert», sur des terres arides, ce qui signifie que nous ne sentons aucun  résultat agréable de nos efforts. Cela a été fait délibérément, de sorte qu’une personne recherche des possibilités de travailler sans récompense, au-dessus de la récompense. Il faut être d’accord avec cela et ne désirer que cela, car on aspire à la vérité, à la qualité du don sans réserve, plutôt que d’essayer d’atteindre de cette façon une sensation agréable.

Cette préparation est entièrement appelée la correction préliminaire, avant d’entrer dans la Terre d’Israël. D’abord nous recevons la force de la correction, la qualité de la foi et du don sans réserve, qui est appelé «40 ans d’errance dans le désert ». Et après cela, nous commençons à travailler avec le désir de plaisir, et même ce désir fonctionne dans le sens du don sans réserve. C’est ce qu’on appelle travailler en  Terre d’Israël.

Les travaux sur la correction de notre désir et  l’élévation de la qualité du don sans réserve au- dessus de la volonté de plaisir est appelé le travail dans le désert, la phase de préparation. Il est décrit par le commandement: «Ne fais pas à autrui ce que tu te détestes ». C’est un travail avec les désirs du don sans réserve  (Galgalta Eynaim), le petit état (Katnout).

Mais travailler en Terre d’Israël c’est déjà travailler avec les désirs actuels : non pas au-dessus d’eux, mais directement à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’on appelle «le travail en trois lignes ». Ce travail est fait avec la volonté réelle de réception, qui est appelé AHP, dans le grand état ou l’état adulte de l’âme (Gadlout).

Lorsque nous travaillons avec le désir de réception pour le bien du don sans réserve, sur ses 4 degrés, nous révélons les noms du Créateur. Autrement dit, nous sommes déjà en mesure d’exprimer des qualités à l’intérieur de nous qui sont égales à Sa qualité et d’imprimer Son nom à l’intérieur de nous. Le désir commence à se comporter comme la Lumière, et voilà comment une personne atteint la  similitude, l’union et l’adhésion avec la Lumière supérieure, jusqu’à ce qu’elle  passe par tous les niveaux de maturation de l’âme et atteint au total une adhésion  équivalente et absolue, qui est l’objectif de la création.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/11/11, Écrits du Rabash

Le temps des petits-fils est maintenant

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, la « Garantie mutuelle » (version abrégée): Le mérite des ancêtres, c’est que du haut de leurs âmes, ils ont réalisé le principe de l’amour du prochain sans actions préliminaires, qu’ils étaient  incapables de réaliser. Ainsi, seule la nation d’Israël est entrée dans la garantie mutuelle.

Le Créateur a créé un désir de recevoir, composé de quatre «couches» – quatre niveaux de profondeur ou Aviout. Nous commençons à discerner les couches de l’égoïsme de la plus légère à la plus lourde. Les âmes qui ont déjà terminé l’analyse et la correction aident ensuite à effectuer les travaux sur les couches suivantes plus grossières du désir de l’âme brisée, commune et unique.

D’abord les âmes appartenant au niveau de nos ancêtres sont corrigées. Nous les appelons également la  « maison d’Abraham ». C’est parler des milliers de personnes qui ont atteint le monde spirituel sous sa direction. Leur Aviout était très petite et donc ils n’ont pas  eu besoin d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien pendant l’étude. C’était assez pour eux de s’unir un peu avec l’autre car il n’y avait pas de répulsion entre eux, car ils ne tombaient pas dans l’égoïsme encore sur l’ensemble de ses quatre niveaux.

La chute est arrivée plus tard, dans l’exil égyptien, et c’est alors seulement qu’Israël commença à avoir besoin de la Lumière qui ramène vers le bien , c’est-à-dire de la méthode reçue sur le mont Sinaï. 

Après tout, une personne ne corrige que ce qui fait surface en elle. La Torah, la méthode de la correction, est destinée à travailler avec le mauvais penchant. Quand il s’est révélé en Egypte, la force de la Lumière capable de le corriger s’est révélée.

Cependant, au niveau de nos ancêtres, il n’y en avait pas encore besoin . C’est le degré le plus «transparent», le plus pur du niveau zéro de Aviout, comparable à l’état de conception. A ce stade, la Torah et la Lumière qui ramène vers le bien  ne sont pas nécessaires pour la correction car il n’y a rien à corriger encore.

Ensuite vient le niveau des fils, avec l’Aviout du  premier niveau et une partie du second niveau. Et puis vient notre tour, les deuxième, troisième et quatrième  degrés d’Aviout, appartenant à la «période du Messie ». Chaque génération de cette lignée corrige sa propre couche du désir commun, de l’âme commune.

Ainsi, les ancêtres n’avaient pas besoin de l’étude qui évoque la Lumière, étant dans les états du « désert ». C’était assez pour eux d’être dans la situation qui a fait surface dans l’ancienne Babylone. Chacun d’eux a  un peu révélé son mal, ce que la Torah décrit métaphoriquement en parlant de comment Abraham et Sarah  sont descendus en terre de Canaan, comment Isaac a résolu des problèmes avec Esaü, et d’autres questions.

Ensuite, Jacob et ses fils descendirent en Égypte et y moururent, dans ce grand désir de recevoir. Puis les fils d’Israël ont traversé l’accablement du cœur et l’envie de travailler ensemble sur l’union  pour s’élever au-dessus de la haine. Cependant, d’abord ils sont descendus encore plus bas dans leur Aviout, qui est appelé «visitant les villes de Pitom et Ramsès ». Autrement dit, en tentant de s’unir les uns aux autres, ils n’ont pas construit l’unité merveilleuse, mais plutôt créé quelque chose de petit, sordide, et dangereux.

Voilà comment ils ont atteint le besoin de fuir l’égoïsme et ensuite ils ont traversé les « dix plaies », signifiant des tentatives infructueuses pour s’échapper. Chaque fois ils ont demandé à Pharaon de les «laisser aller», on leur a refusé, jusqu’à ce que la douleur soit devenue insupportable. C’est seulement alors, dans l’état d’obscurité totale, qu’une personne fuit son égoïsme, prête à s’élever au-dessus à tout prix, «mieux vaut la mort que ce genre de vie ». Une personne atteint  la décision finale, vraiment désireuse  de s’unir avec d’autres, comme un seul homme dans un seul  cœur  dans la  garantie mutuelle, et ensuite elle reçoit la méthode de la correction.

Cette méthode la conduit le long des étapes du chemin spirituel: chaque fois, elle découvre la destruction à l’intérieur d’elle et elle la corrige avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien.  En conséquence, elle révèle et corrige tout son énorme égoïsme.

Ce processus ne se produit pas dans l’humanité toute entière, mais dans un petit groupe de descendants d’Abraham. Sur le chemin, elle passe par des ruptures, par analogie avec le monde spirituel, et tombe. Et  c’est seulement plus tard, de nos jours, que le vrai travail de correction de l’âme commune commence.

Ainsi, même si depuis le temps du péché de l’âme d’Adam HaRishon, les patriarches et leurs fils ont terminé leur travail et ont atteint leur fin de correction au  niveau du premier Temple, néanmoins  des descentes ont suivi après, correspondant aux ruptures spirituelles. Les deux temples ont été détruits, semblable aux deux Partsoufim dans le monde de Nekoudim.

Maintenant, après des millénaires de brassage, nous atteignons l’analyse et la correction – l’autoréalisation. C’est précisément maintenant, après toutes « introductions » nécessaires, que le véritable travail commence. La préparation est terminée, et tout ce qui reste à faire est de nous corriger. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  15/11/11 , «Arvout (Garantie mutuelle) »

Attaquons Pharaon tous ensemble

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lors du congrès, est-il possible de faire un bond énorme dans les mondes intérieurs?

Réponse: Nous ne faisons pas un saut au congrès, mais nous allons avec notre état le plus bas, qui n’a même pas de nom et n’appartient pas à l’échelle spirituelle, au premier degré sur celle-ci. Ce n’est pas un saut.

Nous devons comprendre la différence entre notre travail préliminaire, qui a lieu avant que nous montions sur l’échelle des degrés spirituels, et le travail sur ces degrés. Le travail préliminaire est très axé sur le groupe. Je m’inclus dans d’autres, ils m’influencent et je les influence. Je n’ai pas ma propre individualité spirituelle encore. Je n’existe pas  encore en tant qu’individu spirituel.

Par conséquent, si je m’inclus dans des milliers de gens qui sont autour de moi, je reçois leurs opinions, leurs désirs et leurs forces, et comme dans notre monde, j’utilise les capacités que la société possède, ce qui me permet de  diminuer de beaucoup mon chemin. C’est comparable au fait de prendre une personne sans instruction dans la jungle et de lui apprendre à être un prince, semblable au film My Fair Lady.

Nous pouvons tous recevoir le soutien du cerveau et du  cœur communs, à partir de notre inclusion dans l’autre. Quand je serai inclus dans le domaine général que d’autres créent, et dans lequel tous les kabbalistes des générations passées prennent part, toutes les âmes, toute l’âme commune, alors je recevrai  les forces qui me permettent de faire le saut.

Il s’avère que d’autres ont travaillé pendant 20 ans pour atteindre le niveau spirituel où je suis arrivé juste après 2 ans (ou peut-être 3 ou 4 ans, puisque chaque personne a besoin d’une période de temps minimale), mais tout dépend de mon désir. Je peux devenir inclus dans cette unité commune et monter avec tout le monde.

Il y a un dicton qui dit, « Demandez et je rendrai», ce qui signifie que nous pouvons recevoir l’état spirituel à l’avance et payer pour cela plus tard. C’est possible.

Mais quand une personne commence déjà à s’élever sur les plans spirituels, un développement plus individuel s’y produit. Même si elle présuppose aussi l’inclusion mutuelle avec d’autres, c’est là qu’une personne commence à travailler consciemment avec les désirs de la Lumière et du discernement.

Par conséquent, ceux qui n’ont pas encore l’atteinte spirituelle peuvent adhérer à la société à la manière  dont un petit enfant s’accroche à un adulte. Tout dépend des efforts d’une personne: elle a la possibilité de participer au congrès et d’entrer dans la spiritualité en vertu de l’ensemble du système.

Pareillement, nous ne répétons pas non plus  les corrections que les grands des générations passées ont achevées. Nous sommes comme des petits enfants qu’ils soulèvent dans leurs bras, ce qui nous permet de nous élever encore plus haut. Nous sommes debout sur la plate-forme qu’ils ont créée.

Et la même chose se produira avec les débutants qui nous rejoignent au congrès: ils vont recevoir le même type de soutien de notre part, de leur « générations précédentes » 

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, Talmud Esser Sefirot

Comment percevoir le matériel: par le cœur ou l’esprit?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas. Quand le tableau global de l’ensemble du système deviendra-t-il finalement un peu plus clair ?

Réponse : J’étudie cette matière depuis des années. Je suis une personne qui est habituée à étudier, et pour moi tous les schémas, dessins, et systèmes sont comme du pain pour les affamés : Je les «avale» avec un grand plaisir. J’aime l’analyse des systèmes, car ma profession est la biocybernétique. Mais quand j’ai commencé à apprendre ce système, il m’était absolument incompréhensible et souleva beaucoup de questions en moi.

Toutes les questions ne sont résolues que dans la mesure où vous ressentez la matière. Si vous étudiez sans entrer dans cette matière avec vos sentiments, vous ne comprendrez rien. Par ailleurs, même si vous compreniez quelque chose aujourd’hui, cela s’évaporera demain, parce que vous êtes en perpétuelle évolution. Ce dont vous vous rappeliez hier disparaît de votre mémoire aujourd’hui car vos désirs évoluent.

La seule façon de comprendre ce système est de l’atteindre. Et l’atteinte n’en est possible que lorsque vos qualités correspondent à celles du système. C’est pourquoi vous devriez penser non pas à savoir comment absorber cette matière dans votre esprit, mais comment la ressentir avec votre cœur. Le cœur comprend, non pas l’esprit.

De la série des leçons virtuelles du dimanche 30/10/2011

Comment peut-on voir qu’il est bon de donner sans réserve?

Dr. Michael LaitmanIl y a deux façons par lesquelles la nature nous fait avancer : à notre insu ou consciemment, c’est à dire par la Lumière (la Torah), ou par la souffrance. Le chemin sur lequel nous avançons sans savoir est celui de la douleur. Parce que notre nature est un désir de recevoir, on avance et on se développe progressivement d’un degré à l’autre sous l’influence d’une sensation bonne ou mauvaise. Alors qu’est-ce que nous ressentons comme bon ou mauvais?

Nous avons été créés par la Lumière, qui nous a créés avec un désir d’être remplis. Grâce à notre processus de développement, nous atteignons  progressivement tout ce qui est dans la Lumière, dans le Créateur, comme bon et tout ce qui est en contraste avec ce que nous percevons comme mauvais.

C’est un très long chemin, et pour longtemps, selon notre nature, tout semble à l’opposé de nous. Mais comme le pouvoir du don sans réserve nous l’enseigne, nous commençons à comprendre que notre égoïsme est mauvais et qu’il est responsable de tous nos échecs, et combien cela pourrait être merveilleux si nous étions dans l’attribut du don sans réserve, ce qui pourrait nous élever au-dessus de tout mal .

Ce réveil vient progressivement à chacun de nous et pour toute l’humanité. C’est par la souffrance que nous apprenons par les coups que la force nous pousse par derrière.

Dans le même temps, on nous donne l’occasion de hâter notre développement par nous-mêmes et de progresser vers la réalisation du bien. Le bien est seulement le don sans réserve, et nous devrions faire différents exercices  et utiliser différents outils afin de développer la sensation de la reconnaissance du mal en nous, non pas comme un résultat des coups mais plutôt à travers l’environnement.

Pour ce faire, nous devons être plus sensibles au bien et au mal, au don sans réserve et à la réception, à l’amour d’autrui et à la haine. Je peux me préparer avant même que le coup arrive, en travaillant avec l’environnement afin que je puisse commencer à comprendre que donner sans réserve est bon et que la réception est mauvaise.

Après tout, c’est la façon dont est la nature. Le Créateur a déterminé le but de la création: l’adhésion au Créateur, à Ses qualités, c’est tout, « comme il est miséricordieux, vous l’êtes aussi. » Donc, nous devons ressembler à Ses attributs dans tous nos attributs. Cela signifie que je dois me transformer et  comprendre que ma nature est mauvaise et que la nature du Créateur du don sans réserve est bonne.

Les astuces et les moyens que j’utilise afin de voir  combien est bon le don sans réserve, sont appelés « Mitsvot » (commandements), « l’œuvre de Dieu ».Travailler avec l’environnement nous permet de voir le don sans réserve comme bon et l’égoïsme comme mauvais.

C’est pourquoi l’âme a été brisée en plusieurs âmes individuelles  et que nous pouvons, grâce à notre travail commun, atteindre cette connexion et l’amour des autres, ce qui est le bien. De l’amour des autres nous atteignons l’amour du Créateur. C’est l’expression particulière et générale d’un même phénomène.

Toute la descente de haut en bas, ce qui signifie toute la préparation qui a été faite pour nous a été nécessaire afin que nous soyons capables de l’utiliser et de nous développer de manière indépendante et consciente, de sorte que nous finissions par atteindre le but.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 06/11/2011, « Ce qu’il faut attendre de l’assemblée des amis »

Monter à la vitesse de la lumière

Dr. Michael LaitmanLa haine est ce désir brisé qui sera révélé comme amour dans l’instant suivant. Il  va se révéler parce que la Lumière brille et influe sur le désir.

Cependant, quand il n’y a pas de Lumière, une personne semble aimer tout le monde, tout comme le disent beaucoup de gens. Ils ne mentent pas. Ils sont dans de telles ténèbres qu’il  leur semble vraiment que c’est ainsi, mais apparemment, c’est ce qu’on peut lire  à propos  de personnes  justes comme Rabbi Shimon et ses étudiants qui ont brûlé du feu de la haine mutuelle.

Comment pouvons-nous comprendre cela? Une personne religieuse dirait que c’est impossible. Ne sont-ce  pas des gens très pieux, purs, tout en vêtements blancs, incapable de haine?

Il est écrit: «L’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des masses ». L’opinion de la Torah ce sont des rayures noires et blanches de hausse et de baisse, et la religion essaie de garder une personne dans un état d’équilibre afin que tout soit bien d’un jour à l’autre.

Toutes mes expériences précédentes ne vont pas m’aider, même si il est écrit que «L’expérience nous rend sage ». Toutes les expériences précédentes ont été reçues dans des désirs plus superficiels par rapport aux nouveaux désirs qui se révèlent de plus en plus importants à chaque fois.

Si je suis sous l’influence d’un désir plus fort, l’expérience que j’ai reçue d’un désir plus profond ne va pas m’aider. Je vais me frapper  la tête contre le mur !

Rien ne peut être fait jusqu’à ce que je détermine la profondeur de mon désir. Nous avons seulement augmenté la vitesse de déroulement et amélioré notre approche pour accepter tous les désirs comme voulus. Ce n’est pas grave que ce soit un bon ou un mauvais désir ; la chose la plus importante est d’avancer plus vite.

Le nombre de hausses et de baisses a déjà été enregistré dans chaque désir en chacun de nous en fonction de la racine de son âme. Si vous aviez vu cette échelle intérieure en vous, vous auriez appris combien vous avez laissé passer jusqu’à ce degré, combien  au degré suivant, et ainsi de suite.

Vous n’êtes pas en mesure de changer ces étapes, seulement de les accélérer. Nous ne sommes pas autorisés à les voir parce que, dans le but de travailler et d’augmenter la vitesse, vous n’avez pas besoin de connaissances, et, si vous aviez su ce que vous étiez censé passer à l’avance, vous ne seriez pas en mesure de surmonter cette difficulté. De votre état  d’en-bas, vous ne comprenez pas la rapidité avec laquelle vous pouvez vous élever au-dessus, qui est, tout simplement, la vitesse de la lumière. 

De la  2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 3/11/2011, Le Livre du Zohar

La fierté vous force à vous frapper la tête contre le mur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous voyons des exemples terribles de haine et d’hostilité dans l’histoire. Quel genre de haine devons-nous révéler afin de nous unir au-dessus d’elle et ainsi nous élever vers le monde spirituel ?

Réponse : Nous ne pouvons pas juger le passé avec ses épouvantables catastrophes et ses guerres fratricides. Les Juifs se sont battus les uns les autres plus férocement que les Romains ou les Grecs, qui les ont attaqués. C’est ainsi que l’analyse de la brisure se fait. Le bien et le mal se mélangent, les désirs s’entremêlent avec les intentions; toutes les catastrophes et les problèmes se produisent sur terre uniquement pour clarifier tout cela.

Cela fait partie de la correction ! Tout au long de l’histoire de l’humanité, nous voyons tout le sang versé et combien de personnes ont été tuées, des milliards ! Des guerres furent menées en permanence, de partout, les gens se sont infligés, les uns et les autres, de terribles souffrances ! Jusqu’à aujourd’hui, des conflits quotidiens et constants et des disputes se produisent partout dans le monde, et tout cela est la clarification du désir de recevoir du plaisir, qui doit se révéler et parvenir à la conclusion qu’il faut le corriger.

En conséquence, il découvre qu’il doit se corriger et devenir un désir commun. Et quand il s’aperçoit qu’il est incapable de faire cela de sa propre force, il commence à penser : Quel type de force pourrait l’aider à ce sujet ?

Dans un premier temps, une personne, naïvement, essaie de tout corriger par ses propres forces, et cela demande beaucoup d’efforts et de temps. Et peu importe combien de fois l’on explique à une personne que ce n’est pas elle qui fait les corrections, ça n’aide pas. Il faut atteindre le désespoir et frapper sa tête contre le mur un millier de fois pour finalement se dire : «Oh, maintenant je comprends que je suis incapable de le faire tout seul ! J’ai besoin d’une force extérieure, le Créateur, la Lumière qui corrige !  »

Maintenant, la personne comprend et ressent en elle, dans le désir qu’elle a clarifié après s’être cogné la tête dix fois contre le mur, que la rédemption ne viendra que de l’extérieur. Elle commence alors à travailler dans ce sens et à cherche la lumière de la correction.

Mais elle cherche la lumière d’abord seule, se cogne la tête encore dix fois, jusqu’à ce que tout à coup, elle réalise que la lumière n’est révélé que dans la connexion avec les autres.

Nous devons passer par tout cela. Il n’y a rien que nous ne puissions faire à ce sujet.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 03/11/2011, Le Zohar

Pourquoi entrer en cassant les murs, si la porte est juste là

Dr. Michael LaitmanQuestion : Si une personne avance sur le chemin de la Lumière, qu’est-ce qu’il lui manque pour sentir, comprendre, se souvenir, et vivre en Elle ?
Réponse : Il lui manque l’aide mutuelle pour se rappeler de la Lumière ! Nous l’oublions constamment, et chacun pense qu’il peut avancer par lui-même, à travers son propre désir, au lieu d’attirer la lumière à travers le groupe pour qu’Elle lui permette d’avancer.

Nous oublions ce changement indésirable des événements. C’est contraire à notre égoïsme, et c’est pourquoi nous ne voulons pas nous en souvenir. Je pense qu’il me faut étudier plus dure, comprendre davantage, prier plus, crier, me mettre sous pression, faire quelque chose de spécial, et pleurer, que je dois tout faire, sauf attirer la lumière au moyen de la connexion avec le groupe et laisser la lumière me développer.

Voilà pourquoi les années et les décennies passent, et les gens ne comprennent pas qu’ils essaient de traverser un mur, alors qu’il y a une porte ouverte à côté d’eux. Mais ils ne voient pas cette porte ! Ils ne veulent surtout pas regarder dans cette direction, car ce chemin passe par la construction d’une connexion.

Nous traitons la spiritualité de la même manière que nous traitons la matérialité, et nous pensons que nous serons capables de tout faire avec notre propre esprit et nos propres mains. Nous nous sommes développés, tout au long de notre histoire, en créant tout avec la force de notre esprit et de nos mains – voilà comment nous avons construit notre vie entière. Alors pourquoi ne pourrions-nous pas continuer ainsi?

Je comprends que tout nécessite un effort et je suis prêt à renoncer à tout pour comprendre, atteindre, ressentir, et me développer. Je suis le même chemin, la même direction, et utilise comme toujours, les mêmes méthodes. Mais elles ne sont absolument pas adaptées à l’atteinte spirituelle !

C’est parce que, seule, l’attraction de la lumière contribue au progrès spirituel, et rien d’autre. Cela suppose de travailler à travers un environnement particulier, de se tourner vers le Créateur avec une demande (l’élévation de MAN), cela suppose la Lumière de la correction AB-SAG, la Lumière qui ramène vers le bien, tout ce qui est appelé le chemin de la Lumière. Ce n’est pas un chemin animal et corporel.

Et le principal obstacle ici est le manque de constance sur ce chemin. Je suis inconstant parce que l’environnement ne me fournit pas un soutien suffisant. Voilà pourquoi je ne suis pas toujours capable de me souvenir et de réaliser que c’est la seule façon pour moi de me développer. J’oublie ce point le plus important qui sert de point de départ à un véritable développement correct de mon être et sans tête, je me promène en suivant mes propres directions.

C’est la raison de l’émergence des religions, des croyances diverses, et des mouvements new-age, de tout ce qui ne conduit pas à la seule et véritable direction. Si vous ne gardez pas ce seul point, vous vous éparpillerez dans mille directions différentes, comme un animal lâché dans les prés.

Vous n’avez pas le choix, vous devez conclure un accord avec votre environnement, le considérer comme une union ou une garantie mutuelle. Vous devez convenir que vous ne vous laisserez pas les uns les autres oublier ce point et que vous vous connecterez les uns aux autres pour attirer la lumière, issue de cette connexion.

Savoir comment la Lumière opère n’est pas notre affaire. Cela ne nous concerne absolument pas. Elle sait ce qu’Elle doit faire, nous ne pouvons qu’accélérer son influence sur nous, mais nous n’avons pas à lui dire ce qu’Elle doit faire.

La lumière nous ramène à sa Source, la bonté qu’Elle connaît. Mais je ne sais pas ce qu’est cette bonté, car ma source est un égoïsme bestial.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 30/10/2011, Ecrits du Rabash

L’amour couvrira toutes les fautes

Dr. Michael Laitman Il est écrit dans le Talmud que chacun en Israël est solidiaire les uns des autres. Mais pourquoi est-ce seulement en Israël ? En effet, selon le but de la création, le monde entier doit parvenir à une garantie mutuelle.

Le fait est qu’Israël doit le faire en premier, comme Baal HaSoulam l’écrit à la fin de « L’introduction au livre du Zohar. » Les fils d’Israël reçoivent, dans leur développement, un état spécial : Ils se situent au Mont Sinaï, ce qui signifie qu’ils découvrent le mal entre eux, l’abîme, le rejet, la véritable haine, provoqués par la brisure qui s’est produit à la racine de notre âme.

Et puis, en s’élevant au-dessus de tout cela, ils peuvent parvenir à l’unité, à la garantie mutuelle. Il est dit: «L’amour couvre tous les péchés. » Cette force de l’amour sera révélée en eux, au-dessus de la haine.

Alors, cette force sera déversée sur tous les autres, qui ne peuvent pas révéler la haine et aimer autant. Ces âmes appartiennent à la catégorie des «nations du monde” : Leurs désirs sont moins forts, et la force de la brisure est plus faible en eux. Le gouffre qui s’est ouvert en leur sein n’est pas aussi profond, et les passions qui font rage en eux ne sont pas aussi cruelles, bien qu’elles soient les porteuses du désir de recevoir.

Bien sûr, à la fin de la correction, tout le monde est uni dans un seul récipient, sans aucune distinction. Toutefois, sur le chemin, il y a une catégorie d’âmes qui effectuent d’abord leur correction. Cette catégorie est appelée «Israël» (ישראל), ce qui signifie aussi «ma tête» (לי ראש). Et les autres préparent tout et sont appelés les «nations du monde. »

Aujourd’hui, nous nous tenons au seuil de l’ascension finale. Ainsi, tous ceux qui se sentent attirés vers la correction et la nécessité de s’unir pour le bien de cela, sont ceux qu’on nomme « Israël ». Ils sont la tête selon la mission qu’ils doivent accomplir dans le processus de correction. «Israël» signifie aussi «droit vers le Créateur» (ישר – אל), car le but de la correction est de parvenir à la force supérieure, d’atteindre un désir de donner complet.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 03/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les créatures»

Avant l’événement le plus important de nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que lors du congrès une personne ne devrait pas plonger en elle -même, mais doit imaginer que nous sommes déjà tous connectés. Mais que dois-je faire si je me sens envahi par des pensées critiques? Comment puis-je me débarrasser d’elles ?

Réponse: Le congrès est une grande assemblée d’amis, ce qui signifie une influence incessante de l’environnement, la plus puissante de toutes celles possibles qui ont jamais eu lieu.

Et si nous voyons à partir des articles des kabbalistes que la chose la plus importante est l’influence de l’environnement, alors nous pouvons évaluer l’importance d’une telle grande assemblée à laquelle nous sommes réunis au plan physique, alors que le monde entier se joint virtuellement, ce qui signifie que des gens sont avec nous.

Nous devons seulement nous préparer pour cette rencontre de la bonne façon. Il nous reste 30 jours, et c’est beaucoup. Si chacun de nous se prépare correctement pendant ce temps, ainsi que nous tous ensemble, alors nous atteindrons une influence très sérieuse de l’environnement sur ​​chaque personne. Cela arrive à un point tel que le sentiment de connaissance du mal peut se développer dans une personne en de telles proportions qu’elle déteste sa nature qui reçoit et désirera en sortir, ce qui est appelé l’exode d’Egypte .

Elle aura le désir d’atteindre le don sans réserve, ce qui signifie qu’elle va élever sa Malkhout à Bina, désirera  connecter le don sans réserve à son prochain. Qui sont ces voisins? C’est le niveau le plus général de Bina, où nous résidons tous dans le don sans réserve. Si une personne aspire à cela, alors elle peut temporairement ou même définitivement entrer dans la réalité spirituelle, donner sans réserve dans la mesure initiale. Ce sera déjà sa première expérience spirituelle.

Tout dépend de la puissance de la Lumière qui ramène vers le bien, qui dépend entièrement de la manière dont une personne se règle par rapport à l’environnement: combien elle apprécie cet environnement et sa capacité à l’influencer. Qu’elle ne vienne pas avec mépris et critiques envers tous les autres, mais seulement avec un grand espoir que le Créateur va lui donner la possibilité d’utiliser l’environnement afin de s’élever au-dessus de sa nature. Puis elle ressentira immédiatement la spiritualité!

Notre tâche est de  nous préparer à cet événement ainsi que à ce qui  pourrait être le plus important dans nos vies, un tournant de notre état ​​sombre vers un état ​​plein de Lumière.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 6/11/2011 , Écrits du  Rabash