Category Archives: Spiritualité

Le Créateur ne dépend pas de nous

144Le monde repose sur la parole, la parole de Dieu. Au commencement était la parole, et la parole était Dieu, et Dieu était l’éternité, et ainsi de suite.

Question : Pouvez-vous expliquer cela ?

Réponse : Cela signifie que le monde repose sur la qualité de la bonté, sur la qualité de l’amour. Tout cela vient d’en haut et non de nous.

Si cela venait de nous, rien n’existerait, pas même un instant. Après tout, nous sommes une énergie négative dans le monde.

Le Créateur nous tient dans Ses bras, et Il maintient le monde. Si tel n’était pas le cas, rien n’existerait. Et pendant ce temps, nous sommes des parasites en ce monde.

Question : Sur quoi le Créateur s’appuie-t-il ? Que veut-Il en nous tenant dans Ses bras ?

Réponse : Il ne s’appuie sur rien. Il nous gouverne de telle sorte que chacun finisse par comprendre comment le monde devrait être gouverné et prenne la place du Créateur.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 16/01/2026

Sauter par-dessus la séparation

943Tout est déterminé uniquement par le degré de ma connexion avec les autres âmes au niveau où j’étais avant que nous ne soyons séparés les uns des autres.

Si je parviens d’une manière ou d’une autre à sauter par-dessus cette séparation, alors je semble revenir à l’état spirituel que nous voulons essentiellement atteindre.

Si j’essaie de le faire, quel que soit le résultat, que cela réussisse bien ou peut-être pas très bien, si je fais l’effort, il s’avère que c’est la seule action par laquelle je peux me pousser vers un état spirituel.

Je suis un Kli (récipient), et de mon côté, il n’y a qu’une seule action possible : accroître le Hissaron (manque) afin qu’une Lumière plus intense pénètre ce Hissaron. Et je ne peux accroître le Hissaron qu’en sautant au-dessus des écrans entre les 600 000 parties de l’âme, malgré l’écran qui nous sépare et qui est apparu suite à la brisure du Kli, lorsque l’état connectant les désirs, les parties d’Adam HaRishon, s’est brisé et que l’écran de connexion s’est transformé en écran de séparation.

C’est la seule action que je puisse accomplir, car je suis un petit Kli qui devient un grand Kli grâce à cela.

Hormis cela, je n’ai aucune autre possibilité de corriger quoi que ce soit dans mon développement, sur mon chemin.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article n° 17, 1986, « L’ordre du jour de l’Assemblée – 2 » du 11/01/2026

La vitesse est entre nos mains

506.2Question : Comment puis-je vérifier que, tout en progressant vers le Créateur, je ne me trompe pas sur la façon dont je L’imagine ?

Réponse : Le fait qu’une personne soit désorientée et que rien ne lui semble clair sont des états qui doivent être surmontés. Autrement dit, ce sont des corrections indispensables, elles doivent être faites l’une après l’autre le long du chemin. N’essayez pas de franchir plusieurs étapes d’un coup, vous n’y parviendrez pas.

La progression est possible uniquement de façon graduelle, comme l’ascension d’un escalier, marche après marche. Cela prend des années car le chemin que nous traversons avant le Makhsom (écran) se répète après le Makhsom, et ainsi de suite jusqu’à l’union complète avec le Créateur. Nous étudions que les mêmes transgressions et erreurs, conséquences d’une double et d’une simple dissimulation, se transforment en commandements, et mènent alors à l’amour éternel.

Donnez-vous la permission d’absorber ces choses. Sans prendre en compte tous les détails et particularités qui existent en vous avant le Makhsom, vous ne le franchirez pas. Ils seront nécessaires plus tard.

Cela ne signifie pas que nous devons essayer de sauter tous les états intermédiaires. Un « saut » signifie faire un effort, le traverser rapidement car la vitesse dépend de nous. Nous ne pouvons que déployer des efforts pour progresser encore plus vite, car la vitesse est entre nos mains.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 32, « A propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le travail intérieur : se rapprocher du Créateur

252Il n’y a pas de lien entre l’accomplissement physique des commandements et le travail intérieur que nous étudions, car ce dernier ne peut se faire que lorsque je reçois des forces d’en haut, lorsque j’ai une connexion avec le Créateur. Dans la mesure où je reçois de Lui l’illumination et l’éveil d’en haut, je comprends ce que je dois faire de moi-même, comment le faire par rapport à Lui, comment m’adresser à Lui et comment me rapprocher de Lui.

Mon travail intérieur est mon approche du Créateur selon le principe d’équivalence de forme, comme s’il existait un fil conducteur entre Lui et moi. Et je grimpe le long de ce fil tel un funambule.

Les actions qui y contribuent sont appelées « commandements » (Mitsvot), celles qui y font obstacle sont appelées « transgressions » et il y a ce qui est permis, c’est-à-dire des recommandations.

Ce sont là toutes des actions intérieures, tandis que je m’élève intérieurement vers le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Allez au-dessus de la raison

527.09Je n’ai rien d’autre que mon désir, alors comment pourrais-je y renoncer ? Toute ma vie, j’ai suivi ma logique cartésienne; devrais-je soudainement m’y opposer, comme si j’avais perdu la tête ?

La science de la Kabbale n’appelle pas à agir sans esprit ni raison, mais nous enseigne à nous élever au-dessus. La connaissance et la raison demeurent, nous ne les rejetons pas, mais nous les transcendons toujours et faisons le contraire.

Ainsi, celui qui transcende la connaissance stimule sa connaissance pour qu’elle s’accroisse sans cesse. Plus son esprit et sa connaissance se développent, plus une personne s’élève pour agir au-dessus d’eux, et par conséquent, elle devient de plus en plus intelligente dans le monde matériel et progresse toujours plus sur le plan spirituel.

C’est ainsi qu’elle grandit constamment, dans la connaissance, puis au-dessus de la connaissance, et de nouveau dans la connaissance et au-dessus de la connaissance…

Par conséquent, nous n’annulons jamais notre connaissance ni ne descendons en dessous, comme cela se produit dans les religions, mais nous agissons toujours par la foi au-dessus de la raison. La foi acquise au-dessus de la raison devient la connaissance, et il nous faut à nouveau aller au-dessus. C’est ainsi que nous progressons dans les degrés spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 22/11/2020

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010

Quand les mots et les gestes deviennent inutiles

942Question : Vous avez dit que l’inspiration et la transmission d’informations devaient être brèves, claires et directes, et non de longs discours interminables de cinq à dix minutes où une seule personne parle et où tous les autres restent silencieux, comme s’ils se forçaient à dire : « Oui, nous devons écouter ». À quoi devrait ressembler un discours véritablement inspirant ?

Réponse : C’est un problème majeur car nos orateurs se mettent à citer des extraits, à utiliser un jargon officiel et à multiplier les explications. Ici, il suffit d’exprimer ses sentiments le plus simplement possible, de cœur à cœur, pour transmettre un maximum d’émotion avec un minimum de mots, et c’est tout.

C’est pourquoi je suis partisan de la concision, sans intellectualisation inutile. Il faut se préparer à l’avance pour que les mots jaillissent spontanément, « sans réfléchir ». Mais ce n’est pas facile ; cela vient progressivement.

De plus, les auditeurs eux-mêmes ne sont pas encore en mesure de comprendre. Nous ne communiquons pas encore intérieurement, par les sensations. De même qu’une mère ressent son bébé sans mots, et que le bébé ressent sa mère par des sensations subconscientes, nous devrions nous ressentir les uns les autres. Bien plus intensément !

Alors, notre communication externe (les mots, les gestes, les expressions faciales) deviendra superflue. Avec le temps, tout cela cessera, et vous pourrez transmettre vos sensations à autrui et les recevoir totalement hors de tout contact physique, même si la personne n’est plus dans notre monde, mais à d’autres niveaux.

Autrement dit, vous ne l’associez plus à son corps. Qu’elle soit quelque part, à des milliers de kilomètres de vous, dans son corps ou hors de son corps, dans une autre dimension, quelle importance ?

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Transfert d’informations » du 23/01/2011

La souffrance et le développement de l’âme

424.01Question : La souffrance contribue-t-elle réellement au développement de l’âme ?

Réponse : Naturellement, la souffrance éloigne une personne de l’égoïsme, elle purifie et élève l’âme. Mais elle ne devrait pas être élevée au rang de quelque chose de sacré ou de désirable, car le but de la création, du côté du Créateur, est de faire plaisir aux êtres créés.

Il nous a créés afin de nous donner du plaisir, pas pour nous punir. Par conséquent, nous devons éviter la souffrance. Elle est indésirable, tant de notre côté que du Sien. La souffrance survient uniquement parce que nous faisons un mauvais usage de ce que le Créateur nous envoie.

Question : Si j’appréhende correctement la souffrance, est-ce que je cesse de la ressentir ?

Réponse : Non. On cesse de la ressentir seulement si on en prend correctement conscience. Mais cela ne signifie pas que vous devez rester assis à souffrir, ni à vous infliger des tourments.

En principe, le travail spirituel idéal veut que la souffrance soit la « souffrance de l’amour », non pas parce que je ne reçois pas, mais parce que je ne donne pas assez, que je n’aime pas suffisamment.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/05/2017

Il n’y a pas de constance dans la spiritualité

624.05Question : Dans le monde spirituel, il n’y a pas de vitesse constante, il n’y a que de l’accélération. Comment faudrait-il comprendre cela ?

Réponse : Dans notre monde, on peut être dans un état de repos ou en mouvement, mais dans le monde spirituel, le repos est instantanément nul ; il n’existe tout simplement pas. De même que dans le monde microscopique, il est impossible d’arrêter une particule élémentaire ; elle ne peut rester immobile car elle disparaîtrait immédiatement. Il en va de même ici.

Commentaire : Mais une particule élémentaire a une vitesse constante, et nous parlons d’accélération.

Ma Réponse : Peu importe, elle ne peut rester figée. Dans notre monde, nous observons ce qui semble être un mouvement constant parmi différents objets, mais dans le monde spirituel, il n’y a pas de constance, seulement une accélération positive.

Question : Qu’est-ce que le repos dans la spiritualité ?

Réponse : Le repos est l’état où l’on jouit de l’application constante de ses efforts et de leur accroissement continu, de la satisfaction de travailler sans cesse et de plus en plus.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 25/02/2018

Désir passionné

608.02Question : Vous nous conseillez de demander au Créateur de nous corriger et de nous remplir. Comment devrions-nous demander correctement à être remplis ?

Réponse : Votre cœur doit désirer la qualité du don sans réserve et la connexion avec le Créateur, et votre esprit doit saisir cet état et s’unir à Lui afin que cet état pénètre votre cœur comme un désir ardent : « C’est la seule chose que je désire. »

Question : Mais nous apprenons que nous ne devrions pas demander pour nous-mêmes. Il semble ici que l’égoïsme s’y mêle. Comment devons-nous interpréter cela correctement ?

Réponse : Vous ne pouvez l’interpréter correctement qu’en y réfléchissant à partir d’un état d’amour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale du 20/12/25, « Hanoucca » du 20/12/2025