Category Archives: Travail en groupe

Des obstacles qui nous guident sur la voie

Dr. Michael LaitmanLes obstacles proviennent généralement de deux directions. Au  moment où je veux donner sans réserve, des questions familières surgissent immédiatement : dans quel but ai-je besoin de cela, quel est le but de ce travail et qui est le Créateur que je doive écouter? Toutefois, si j’opère pour moi, l’ego me permet de faire ce que je veux. Il me soutient toujours et me donne un sentiment de réussite.

Cela signifie que si vous suivez la voie de la vérité, vous ne rencontrerez pas de succès, mais seulement des obstacles, des barrières et des difficultés le long du chemin. Alors que si vous suivez la voie du mensonge, il n’y a pas de problèmes et vous réussirez dans tout ce que vous faites. Ainsi, il s’avère que les obstacles et les interruptions m’entoureront de tous côtés et me détourneront de toutes les directions: à la fois par le bien et par le mal – par la récompense ou la punition.

Tous ces obstacles sont essentiels car ils nous guident et nous aident à sortir de notre ego. En fait, ce ne sont pas réellement des perturbations, mais un moyen de corriger notre direction. A chaque pas que nous faisons, nous devons apprendre à viser  dans la bonne direction en fonction de notre désir de recevoir et de notre désir de donner sans réserve au Créateur, selon notre insignifiance et la grandeur du Créateur. Par conséquent, nous recevons toujours des signes et des signaux de ces deux sources, de notre ego et du Créateur. Grâce à ces signes, nous pouvons viser vers le but.

C’est pourquoi nous devrions voir toutes les situations désagréables, les difficultés, les confusions, le durcissement du cœur, et la colère comme des corrections, qui nous règlent sur ​​la voie de l’objectif,  vers le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 09/04/2012, Écrits du Rabash

Selon les lois de la bulle

Dr. Michael LaitmanQuestion : N’avons-nous pas tendance à mettre davantage l’accent sur les actions que sur les intentions pendant la journée ?

Réponse : Tout notre travail est basé sur les intentions. Peut-on créer de réels changements dans le monde seulement par des actions ? En diffusant notre message, nous voulons changer l’intention des gens. Nous devons les aborder de différentes façons afin qu’ils l’absorbent et qu’ils soient inspirés, et alors leur attitude commencera à changer.

S’il existait une vague avec laquelle nous pourrions, par la puissance de l’esprit, leur transmettre la connaissance du monde intégral, nous le ferions. Mais d’un autre côté, une méthode qui ressemblerait à l’hypnose ou à une injection ne serait dans le cas présent pas efficace. Les gens doivent comprendre, percevoir, et analyser intérieurement ce que nous leur apportons.

Il est impossible de simplement « injecter » dans une personne un autre regard sur le monde. Elle doit acquérir cette connaissance consciemment, sans mensonges, sans confusion, ou fraude. Nous devons lui créer des conditions propices, grâce auxquelles elle atteindra le résultat souhaité par elle-même et qui lui permettront de partager notre point de vue. Donc, même s’il existait une vague permettant de transmettre une information mentalement, cela ne ferait que réduire une personne à un niveau «minéral», alors que, au contraire, nous devons l’aider à se développer. C’est tout le problème.

Ainsi, nous devrions offrir à une personne «de la nourriture pour l’esprit» avec laquelle elle sera d’accord ou s’y opposera dans son for intérieur, jusqu’à ce qu’elle crée en elle les bons outils, des « Outils » qui lui permettront de comprendre la situation. Aujourd’hui « en se laissant porter par le flux de la vie » une personne ne peut comprendre et évaluer ce flux en le regardant de l’extérieur. Elle ne pénètre pas la profondeur de la nature afin de comprendre ses lois ; elle ne se connaît pas elle-même, ni son environnement.

Nous ne parlons pas de l’environnement artificiel que les personnes se sont créées. Dans ce domaine, elles sont «expertes» et beaucoup s’y sentent comme un poisson dans l’eau. Mais les systèmes naturels, qui dirigent une personne, la société, et la nature, leur sont inconnus. Nous devons les leur rendre accessible, pour qu’ils commencent à ressentir l’essence des choses, de sorte qu’ils apprennent à connaître les lois fondamentales de la nature extérieure et l’essence de l’humanité. C’est le Créateur, même si cela a encore une forme corporelle adaptée.

En même temps, les personnes n’ont aucune idée de cela. Elles vivent leurs vies ordinaires dans le réseau artificiel, qu’elles se sont tissées. C’est là où les processus globaux de la modernisation et de l’urbanisation nous ont conduits. Le monde entier vit actuellement selon ces lois, et ainsi nous sommes confrontés à un travail très difficile : Nous devons stimuler, au sein des personnes, un besoin pour l’élévation, nous devons les conduire à un niveau de clarification et à une nouvelle sensation, et nous devons les guider vers la racine, de sorte que, sous la direction des mécanismes artificiels de la civilisation, elles puissent voir notre mutuelle connexion naturelle pénétrant tous les niveaux de la nature.

En amenant une personne à cette pensée, nous l’amenons à l’intérieur, dans un système totalement différent, qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a aucunement pris en compte. Elle rencontre un problème : Elle se détache du réseau artificiel et doit résoudre ces questions élémentaires par elle-même : «Qui suis-je et que suis-je? Qu’est-ce que l’environnement, la nature ? « Là, un autre environnement se révèle à elle, le système de la nature supérieure.

C’est la raison pour laquelle les scientifiques d’aujourd’hui sont beaucoup plus proches de notre message. Bientôt nous serons si près d’eux que nous parlerons le même langage. D’un autre côté, dans l’intervalle, nous ne pouvons pas avoir une vraie conversation avec les hommes d’affaires, les industriels, les commerçants, les politiciens, etc ; dans leur environnement les lois du marché règnent.

Nous sommes vraiment confrontés à un problème difficile de diffusion. Nous devons comprendre la façon dont une personne ressent le monde, l’image qu’elle voit devant elle, les services sociaux qu’elle utilise, ses intérêts, etc. Elle vit dans une « bulle » d’air artificielle et ne comprend pas ce dont nous parlons.

D’un autre côté, nous parlons du fait que l’homme fait partie de la nature dans laquelle existent des lois claires et précises. Ils n’aiment pas cette idée, «Quelles sont les lois dont tu parles, toutes les lois sont écrites dans la constitution. » Et ainsi tous les problèmes sont «résolus» au moyen de la législation et en ajoutant quelques articles à certaines lois. C’est ainsi que le système artificiel, avec lequel les gens ont l’espoir de changer quelque chose, se développe.

Finalement, nous avons atteint une crise mondiale : Deux systèmes, un artificiel et un naturel, sont aujourd’hui l’un en face de l’autre. Le problème est que le système artificiel est en train de se briser complètement, tandis que nous voulons amener les gens à l’écosystème naturel, et c’est un gros problème. Nous aussi, nous traversons peu à peu ce processus, alors que pouvons-nous dire au sujet de l’humanité ?

Donc, n’espérez pas que les intentions suffisent. Tout d’abord, nous devons entrer dans la bulle et établir une connexion avec une personne. Nous descendons à son niveau, à son état, nous devenons une partie de la personne, et de là nous commençons à lui expliquer progressivement que nous dépendons tous du deuxième système naturel, de l’équilibre et des bonnes relations mutuelles avec elle. En outre, nous devons agir doucement, sinon, les personnes n’accepteront pas notre message, car elles ne ressentent que leur bulle.


De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Écrits du Rabash

Un bon salaire contre un dur labeur en Egypte


En Egypte, nous avions beaucoup d’avantages matériels, tout, sauf une chose : le désir de donner sans aucun calcul dans notre propre intérêt, appelé le travail spirituel dans le désert. L’homme ne fait pas d’effort pour cela, et il est impossible de lutter pour le désir de donner au-dessus d’un ego sans cesse croissant. On doit constamment lutter contre l’ego, alors que l’on se connecte de plus en plus avec les autres, jusqu’à ce qu’on devienne tous un seul tout.

« . Le fait est que, en effet, ils étaient très friands du travail en Egypte » C’était une merveilleuse société de consommation : Vous travailliez, gagniez, et réussissiez. Tout était à vous, tout était clair, selon l’ordre, les lois de la démocratie.

Comme il est dit : « … » Mais ils se mélangèrent avec les nations et apprirent leur travail. « C’est-à-dire, tout fut dirigé uniquement par le désir de recevoir à tous les niveaux, pour toutes les requêtes. « Cela signifie que si Israël est sous la domination d’une certaine nation … » en d’autres termes, si le point dans le cœur, la direction vers l’attribut du don, l’étincelle spirituelle, est sous la domination de l’ego d’une personne, alors le désir de spiritualité ne fait qu’aider l’ego à se développer dans d’autres directions. Et il n’y a aucun moyen de se libérer de cet esclavage, car une personne voit qu’elle peut même profiter de son aspiration à la spiritualité.

Ainsi, ces différentes organisations altruistes et pratiques mystiques, tout ce qui est un peu au-dessus du simple ego et qui peut combler une personne, voient le jour. Ces gens-là sentent qu’ils sont satisfaits, parfaits, et élevés, et il leur semble qu’ils ne manquent de rien. C’est un signe que le point dans le cœur est sous la domination du Pharaon, et c’est pourquoi tout cela semble si bon : l’altruisme, le mysticisme, ou le New Age. Ces gens ne souffrent pas et ne veulent que rendre les autres comme eux.

Alors qu’Israël (ceux qui aspirent au Créateur) souffre, travaille dur, et se bat contre les problèmes. Après tout, une personne travaille contre son ego qui se renforce tout le temps. Ainsi, d’une part, elle a tous les avantages matériels, un «plat plein de viande», comme c’était le cas en Égypte, et dans la spiritualité il n’y a rien : un désert, une terre sèche, seulement la foi. Et ainsi une personne est constamment tiraillée entre ces deux points, en essayant de décider ce qu’elle doit faire.

Il semble qu’en sortant d’Egypte, nous nous séparons d’elle totalement. Mais dans la spiritualité, il n’en est pas ainsi parce que quand vous tombez, c’est comme si vous y retourniez. Bien sûr, ce n’est pas le même état, car il s’agit d’un nouveau degré, et ainsi les ennuis commencent déjà dans le désert : les serpents, les scorpions, les querelles, toutes sortes de problèmes, et les maladies. Les montées et descentes viennent l’une après l’autre et sont combinées en une seule personne.

De la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale 08/04/2012, Shamati N°159

Vers l’Egypte en tant que groupe, de l’Egypte en tant que nation

To Egypt As A Group, From Egypt As A NationLors de la préparation pour la correction, l’ordre du travail intérieur se présente comme suit : En voulant me connecter aux amis, je me force et fais de grands efforts. En réponse, la Lumière, la force qui m’aide à me connecter, brille sur moi. Finalement, je parviens à me connecter et immédiatement l’AHP du degré supérieur, dont le désir de recevoir est encore plus faible et plus épais que le mien, se révèle. En conséquence, je sens que je suis dans un état d’exil encore plus grand.

 

Ainsi, il s’avère que plus je cherche à atteindre la bonté, le don, plus je m’enfonce dans le mal. Toutefois, cette immersion dans le mal se compose de deux parties : D’une part, je me souviens encore de la connexion qui fut atteinte, la proximité avec mes amis, et d’autre part, je révèle maintenant un nouveau désir corrompu encore pire qu’avant.  

Ainsi, pendant la période d’exil, je ne croîs pas de manière linéaire, mais étape par étape. En atteignant la connexion, je tombe, et non par d’un degré, mais de deux. C’est parce qu’au début je me suis élevé vers l’union (+), puis je suis tombé au détachement (-), et maintenant je ressens une double descente (x2). Ensuite, tout se répète encore et encore : je m’élève et tombe encore plus bas.

Je tombe toujours non pas au niveau précédent de l’ego, mais à partir du niveau vers lequel je m’étais élevé. Par conséquent, à cause de chaque montée, la prochaine descente est deux fois pire. Lorsque je m’élève, je monte dans le don, et quand je tombe, je descends dans la réception et dans la crasse.

Ainsi, une personne développe ses récipients en construisant le bien selon mal, et grâce à cela, elle avance durant les 400 années d’exil.


L’exil commence quand nous nous approchons de l’union dans le groupe. Il se termine lorsque, après avoir donné toutes nos forces à l’union, nous atteignons un point où nous ne pouvons pas nous connecter.
Au cours de ce processus, nous nous unissons et devenons le peuple d’Israël. Ce n’est pas le même petit groupe qui descendit un jour en Egypte en raison de conflits internes, comme le conflit de Joseph et de ses frères, par exemple. Une nation unie sort de l’Egypte, mais il est encore impossible d’atteindre la Bienfaisance par cette union. Dans l’état actuel, la forme de l’unité se révèle comme le contrôle du désir de recevoir. La fuite, la sortie de l’ego ne se produit que grâce à notre dernier effort.

En spiritualité, nous marchons aussi sur « deux jambes » : de l’union à la séparation, puis de la séparation à l’union. Le Pharaon se développe, face à lui Moïse se développe aussi, et le Créateur se révèle …. Tous ces discernements deviennent de plus en plus grands, et nous n’y échappons pas, mais nous poursuivre notre travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/2012, Écrits du Rabash

Le saut dans la « Mer Rouge »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que signifie devoir sauter dans la «mer Rouge» pour échapper à «Pharaon ?”

Réponse : Il s’agit d’un état de désespoir quand Pharaon, votre ego, vous pousse par derrière. Il ne vous lâche pas, il veut vous avalez, vous mangez, et vous ressentez que vivre ainsi est pire que la mort.

Lorsque les tours jumelles à New York brûlaient, des personnes ont sauté du 50eme étage. C’était insensé, mais une personne ne peut tout simplement pas rester en proie aux flammes. Se trouver même une seconde loin du feu lui paraissait meilleur, et donc elle sauta.

Une personne ressent la même chose en s’enfuyant d’Egypte. Vous ne pouvez pas rester dans cette situation une seconde de plus, et vous êtes prêt à sauter dans la mer, peu importe où, pour vous, c’est votre seul secours. Lorsque vous arrivez à cet état, la mer s’ouvre.

Vous surmontez le point de division, le point de rupture, et il n’y a pas de retour. Vous avez déjà pris la décision et en ce faisant, vous avez totalement tué, coupé, et rompu le lien avec votre ego.

Question : Est-ce l’ego a atteint aujourd’hui cet état, que vous ne puissiez le surmonter que dans un groupe ?

Réponse : Oui, c’est un point collectif dans le groupe décrit comme Nachshon avoir sauté à l’eau en premier.

C’est le point de «Moïse», qui est le centre du groupe, mais qui change son rôle à chaque fois, selon l’attribut qui y est révélé à chaque instant.

Donc, le point de Nachshon se révèle dans le groupe, quand tout le groupe est convaincu que l’unité, la proximité, et le soutien mutuel, est la chose la plus importante pour lui.

En même temps, être dans l’obscurité ne dérange pas les personnes. Ce qui est important pour elles est de se rapprocher, même si elles meurent ensemble. C’est plus important que de rester seul dans son ego et d’y exister d’une manière bestiale très confortablement. Cela est notre seul libre arbitre.

Puis la mer se divise, ce qui veut simplement dire que vous découvrez le niveau suivant, signifiant le saut dans la «mer Rouge».

C’est la fin de la période où vous avez vécu sous le contrôle de votre ego. A partir de ce moment, vous n’y retournerez plus.

Vous ne revenez jamais au niveau précédent. Si vous pensez que vous êtes dans une situation pire, c’est uniquement parce que vous avez reçu le niveau suivant, qui n’est pas encore corrigé.

De KabTV de « fondements de la société intégrale » 01/04/12

Si vous ne le désirez pas, vous ne trouverez rien

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (Les marches de l’échelle), 1985, article 15 : « Et plus on l’accablait »: » Et la coquille de l’Egypte, est la coquille général, où les étincelles de Sainteté sont tombées, que le Peuple d’Israël, qui était en Egypte, a dû corriger. Alors, la douleur et la souffrance doit d’abord être telle, qu’il ne puisse pas quitter leur contrôle, comme il est dit « et les enfants d’Israël se plaignaient encore du travail, alors ils crièrent, et de leur travail leur cri monta vers le Seigneur, alors le Seigneur entendit leur soupir.

Il doit y avoir un sentiment d’exil, une telle souffrance et douleur qu’«il vaille mieux mourir que vivre », si je n’arrivais pas à sortir de l’Egypte, si je ne réalisais pas ce que je veux. Mon désir doit être aussi grand. Sinon, il n’y a pas de récipient, il n’y a pas de place pour la révélation de ce que nous recherchons.

En même temps, mes pleurs doivent être forts, non seulement en quantité mais aussi en qualité. Je dois savoir ce que je demande dans l’exil, ce que je veux découvrir, ce qui m’arrive.

L’exil est donc la préparation la plus sérieuse au salut. En exil, je clarifie les choses, en précisant exactement ce que je veux et de quelle manière. C’est la raison pour laquelle l’exil ne peut pas être inférieur à 400 ans, selon les quatre phases que nous traversons lorsque nous construisons notre récipient. Ce n’est qu’à la fin de ce processus que l’on pourra sortir de l’exil et vraiment recevoir ce que nous avons préparé. La Lumière Supérieure n’a pas de forme, et maintenant encore, elle remplit tout, mais nous ne la sentons pas. Nous devons acquérir les quatre phases, un récipient entier, puis la lumière nous sera révélée.

Il ne s’agit donc pas de 400 ans, mais en réalité des quatre phases entières de la construction de notre récipient. Les formes que nous y développons dépendent totalement de chacun de nous. Bien sûr, nous recevons la poussée initiale d’En-Haut, comme il est écrit : «Le Créateur met la main d’une personne sur le bon destin et lui dit, prend-le. » Mais plus tard, le sort d’une personne est dans ses propres mains.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 06/04/12, Écrits du Rabash

La fin de l’esclavage en Egypte est proche

Dr. Michael LaitmanNous approchons de la sortie de l’exil que lorsque nous commençons à comprendre que nous sommes en exil. L’«exil» symbolise ma perception de tout ce que je reçois dans mon désir de recevoir comme sans valeur et sans importance. Tout ce qui est dans mon ego appartient à «Pharaon», et je ne suis autorisé à recevoir que ce qui est nécessaire.

Cela ne signifie pas que je doive me limiter de tous les côtés, comme un moine vivant dans le désert. Je ne considère tout simplement pas les choses matérielles comme étant très importantes, et les accepte seulement comme nécessaire à mon existence. Toute ma vie est consacrée à l’atteinte de l’amour pour le Créateur, l’attribut général du don, à travers la connexion aux autres.

Si une personne a un tel besoin intérieur et est incluse dans le groupe, elle commence à se diriger correctement, c’est-à-dire à haïr tout ce qu’elle reçoit dans son ego, essayant d’être satisfaite par l’essentiel. En même temps, Pharaon la corrompt avec des pots de vin et lui donne tout. Cela signifie qu’elle construit de magnifiques villes pour son ego, Pithom et Ramsès.

Elle sent que par rapport à l’intention de « désirer donner », qu’elle veut avoir dans ses pensées et son cœur, elle est en exil, parce qu’elle n’a pas la force de donner. Alors, elle sent qu’elle s’est plainte auprès du Créateur, pour ne pas l’avoir aidée à sortir de l’exil, ce qui signifie qu’Il ne la laisse pas être le donneur.

Mais dans l’intervalle, le désir d’une personne est très faible et elle doit traverser 400 ans d’exil. Cela signifie qu’elle doit élever son désir jusqu’à ce qu’elle veuille vraiment donner.

Tout notre travail dans l’exil en Egypte se fait dans un groupe où tout le monde devient plus fort et reçoit des autres la grandeur du but, le pure désire de donner, ainsi que l’inexistence et l’insignifiance de son état prédéfini, dans lequel il est impossible d’atteindre un désir mutuel de donner. D’un point de vue spirituel, cela est très mauvais.

Ainsi, une personne commence à percevoir correctement le terme «exil» : l’exil se réfère au désire de donner, à la capacité à donner, et c’est pourquoi elle sent vraiment qu’elle est en exil en Egypte. Jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état où elle ne peut pas en supporter davantage. Alors viennent les «dix plaies d’Egypte ».

Une «plaie» ou coup symbolise le fait que vous recevez différentes bonnes choses corporelles, mais que vous ne recevez rien dans la spiritualité, et une personne ressent cela comme un coup.

Elle sent le durcissement du cœur, et les désirs corporels continuent à croître. Elle n’a pas le choix. Elle comprend que le désir égoïste continuera à augmenter et à la troubler en la distrayant et en attirant son attention vers divers objectifs corporels, vers une vision différente du groupe, de sorte qu’elle surmonte l’ego corporel grâce au contact avec les amis. Ce n’est que par eux, qu’elle pourra apprendre à apprécier d’avantage le chemin et le but de la création, la grandeur du Créateur, et la bassesse d’une satisfaction égoïste.

Nous ne pouvons recevoir toutes ces valeurs que de la société, de l’environnement. Alors, malgré les difficultés et les interruptions, la personne adhère encore au groupe au-dessus de ses sentiments et de son esprit, parce que ce n’est qu’en lui qu’elle trouve protection et salut. Elle comprend qu’autrement elle est perdue. Elle comprend cela que lorsqu’elle regarde au-dessus de son désir égoïste, parce que du point de vue de l’ego, la situation pourrait sembler merveilleuse, offrir des connaissances et d’autres avantages.

Quand elle interprète toute la situation correctement, elle découvre qu’elle s’oppose à Pharaon. Cette situation découle de plusieurs raisons, des attributs, et des tentatives qu’elle a accumulés pendant 400 ans d’exil en Egypte: les quatre phases qu’elle a traversées dans chacun de ses désirs de recevoir quand elle a élevé le désir de donner au-dessus du désire de recevoir, ce qu’on appelle « la foi au-dessus de la raison.  »

La traversée de ces quatre phases est appelée «le moment de la préparation. » Et quand elle arrive au bout, une forte résistance à l’ego se révèle, appelé les dix plaies d’Egypte, l’obscurité. Ce sont les clarifications et révélations finales qui aident vraiment une personne à quitter l’esclavage de son ego.

Grâce aux 10 plaies, le personne devient plus forte et s’échappe enfin dans l’obscurité, de nuit, elle les sent dans son désir de recevoir, avec un seul point pour la conduire, appelé «Moïse». Ainsi, elle élève son ego et réalise la rédemption.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/12, Shamati

«Je dors mais mon cœur est éveillé … »

Dr. Michael LaitmanUne personne décide ce qui doit être considéré le jour ou la nuit : ce qui est bon pour elle et ce qui est mauvais. Parfois, elle reçoit un éveil, une élévation de l’esprit, une grande lumière, et elle comprend combien il est merveilleux d’avoir du plaisir et de se rapprocher de la spiritualité. Elle appelle cela le jour, mais en réalité, c’est la lumière dans son désir égoïste. L’égoïsme profite, et cela n’est pas ce qu’on nomme un progrès spirituel.

Ou, elle peut aussi se sentir dans l’obscurité, épuisée, mais son esprit comprend que cet état est utile pour son avancement. Et même si dans son désir de recevoir du plaisir, elle éprouve des sensations désagréables, il est dit : «Je dors, mais mon cœur est éveillé. » Le désir de recevoir sent l’obscurité, mais le point dans le cœur – la Lumière. Une personne comprend que cette obscurité est utile pour elle, la descente précède la montée, et elle doit même préparer des désirs encore plus grands pour cela. Et le désir vient de l’obscurité.

C’est pourquoi tout dépend de ce que valorise une personne, ce qu’elle considère comme le jour ou la nuit – dans son cœur égoïste endormi ou dans son point dans le cœur, qui a un désir brûlant pour la spiritualité.

Si une personne commence à se séparer d’une autre, alors elle a déjà deux points, avec lesquels elle peut tendre et se diriger exactement vers l’objectif. L’un des points est son ego. Et il est bien que l’égoïsme ne ressente rien de bon. Plus je me sens mal dans mon égoïsme, plus grand sera mon désir (Aviout) qui existe au-dessus du point recherchant le but.

Le principale est de séparer ces deux points et de correctement les maintenir sans cesse l’un contre l’autre, pour trouver à quoi je m’identifie. Est-ce que je choisis la direction qui me mène vers le Créateur, bien que mon chemin soit dans le noir, Est-ce qu’elle me paraît bonne ? Ainsi, parce que mon égoïsme n’est pas intéressé à s’y précipiter, je peux être sûr que je me déplace correctement, comme un voleur, courant en tête de fil et criant : « Attrapez le voleur » !

Mon ego ne veut pas l’obscurité, et je m’élève au-dessus de moi, au-dessus de la raison, et je veux que mon désir de donner soit au-dessus de mon désir de recevoir. Et il s’agit d’un bon état, dans lequel mon jour et celui du Créateur sont les mêmes.

Et si je souffre de me sentir mal et n’ai aucun intérêt à progresser, cela signifie que je suis mon désir de recevoir, mon ego. Je me précipite là où mon cœur égoïste m’appelle, mais non où mon point dans le cœur m’appelle : Voilà la différence.

Nous devons essayer de nous diviser en deux parties : le point dans le cœur, qui adhère fidèlement à l’objectif, au désir de donner dans n’importe quelle situation, peu importe ce qui se passe, et le cœur lui-même, qui est toujours prêt à recevoir. Son appétit ne cesse de croître. L’obscurité règne dans mon cœur, et il y a un rayon de Lumière dans le point dans le cœur ; ce qui signifie que je me suis orientée correctement. Et j’atteins cet objectif grâce à l’environnement, le groupe, la force extérieure, qui est nécessaire pour sortir le point dans le cœur hors du cœur égoïste et pour le diriger vers l’objectif.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale 05/04/12

Sans obstacles il n’y a pas de progrès

Dr Michaël LaitmanAvant la sortie d’Égypte, nous traversons un grand nombre de  périodes différentes, d’aventures différentes, des situations assez dramatiques, quand nous sommes contre les forces égoïstes et essayons de faire quelque chose avec elles. Mais en fait, nous ne devons pas lutter contre cette force, il nous faut seulement créer et maintenir une bonne communication entre nous. Alors cette force nous aidera.

Elle agit tout le temps, créant des obstacles comme des indicateurs de tous les problèmes que nous devons éliminer par tous les moyens. On les élimine chaque fois en s’élevant au-dessus d’eux. On construit l’amour au-dessus de la haine.

Sans obstacles on n’atteint rien. Ils donnent la force de l’union, tout comme toutes sortes d’obstacles et d’échecs donnent le goût de l’amour, sinon ce serait un seul sentiment, un sentiment très étrange et sans saveur.

Par conséquent, nous devons nous préparer pour affronter tels états, de sorte que chaque fois que nous avons un sentiment de rejet de notre union, nous donnons immédiatement la réaction correcte.

Si une personne souffre de dépression, du ressentiment, de frustration, d’impuissance, elle doit comprendre qu’il faut s’obliger d’entrer dans le groupe, d’être avec le groupe, alors ses yeux s’ouvriront et elle sentira la vie et, elle aura des sensations.

De la leçons virtuelle,  01/04/2012

La honte pire que la mort


Question: Il est écrit: « Moi, HaVaYaH, Je ne change pas ». Qu’est ce que cela symbolise dans notre travail?

Réponse: La Lumière vient d’En Haut, et Elle toute entière don sans réserve. Elle est bonne et bienveillante, et Elle a créé «l’existence à partir de l’absence » quelque chose à partir de rien, un désir qui est absolument contrôlé par la réception. Ce désir ne veut seulement que se sentir bien.

Puis, la lumière commence à développer le désir en le disposant en quatre phases. En conséquence, il ne se sent pas  simplement comme la Lumière, mais comme celui qui reçoit, qui est opposé à la source. C’est une honte immense, un sentiment terrible, et il n’a rien de plus que cela.

Il s’avère que la réception est une bonne chose, et il n’y a rien de mal à être à l’opposé, mais ces deux facteurs réunis créent un sentiment en moi que je ne peux pas supporter. Cela me déchire, et je suis prêt à faire n’importe quoi juste pour ne pas rester dans cet état, même  pas une seconde de plus. Je suis prêt à faire n’importe quoi. Même me suicider n’est pas un problème. La chose principale est de ne pas souffrir, pour ne pas supporter cette opposition.

C’est une vraie honte. Nous ne la connaissons pas. Nous utilisons le mot, mais nous ne savons pas ce que cela signifie. Dans la première partie de Introduction à l’étude des dix Sefirot , dans « Introspection »,  le Baal HaSoulam dit que la honte a été préparée pour les âmes élevées, et ce sont eux qui la découvrent. C’est parce que, dans le but de le faire, on doit ressentir le Créateur, Son pur don sans réserve, et sa propre réception pure au maximum. L’un contredit l’autre.

Le processus qui est décrit ici coule de haut en bas et est appelé « les quatre phases de la Lumière directe ». Donc, par son influence, la Lumière conduit l’être créé  à travers son développement.

Il s’agit de la structure de HaVaYaH : la pointe de Youd, Youd , Hé, Vav, Hé . Cette structure est fixe, et apparaît de cette façon de haut en bas.

Jusqu’à présent, le développement a été fait par la Lumière Directe. A partir de ce moment-là, c’est à votre tour. Cependant, vous vous sentez terrible honteux. Elle  vous brûle tout simplement de l’intérieur, et vous ne pouvez pas le supporter. Par conséquent, à partir de maintenant, vous ne serez pas en mesure de  vous détendre jusqu’à ce que vous équilibriez  la honte.

Tout d’abord, vous voulez y échapper, mais cela ne change rien. Tout reste de même. Il n’est pas possible de se détendre, et vous devez  vous changer vous-même, mais comment pouvez-vous le faire ?

L’être créé «devient fou » tout simplement. Les larmes de honte lui venant de sa place, le déchire à partir de son désir, et continue à le pousser vers l’avant  jusqu’à la fin de la route. Il ne peut pas se reposer jusqu’à ce que celui qui reçoit et celui qui donne sans réserve deviennent égaux dans leurs  dons sans réserve.

Ce n’est que lorsque nous atteignons Gmar Tikoun (la fin de la correction)  que nous allons nous arrêter de changer. Puis, la honte va disparaître, et l’opposition entre le Créateur et nous va disparaître.

Ainsi, le Créateur dit: « moi, HaVaYaH, Je ne change pas », ce qui signifie seulement que j’ai apporté ce processus vers le bas. Cependant, cela est suffisant pour ne pas nous permettre de nous reposer avant Gmar Tikkun .

C’est alors seulement que nous arrivons à l’harmonie et que nous commençons à changer avec Lui, selon lui. Le Créateur ne sera pas le premier. Nous allons fusionner avec Lui en un seul, à un point tel que toutes les différences, dans la pensée, dans notre désir, et de  toutes les autres manières, vont disparaître. Nous allons tout commencer ensemble dans la coopération.

De la 3 ème partie du cours quotidien de Kabbale  du 30/03/2012, « Introduction à l’étude des dix  Sefirot »