Category Archives: Travail en groupe

Descendre pour de nouveaux désirs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Alors que nous passons par différentes formes tout le  temps, comment pouvons-nous garder l’aspiration à la même unité avec le groupe et le Créateur?

Réponse: Une descente entre deux niveaux adjacents me donne une nouvelle force d’aspiration. Par exemple, hier j’ai mangé, mais aujourd’hui j’ai  de nouveau faim. De la même façon naturelle, je dois aspirer à l’unité.

Alors en me tenant sur mon niveau actuel, je rêve du suivant. C’est mon idéal. Alors je grandis et je m’élève vers mon idéal. Alors, comment puis-je continuer à avancer en ce moment? J’ai besoin d’une volonté qui corresponde à la nouvelle ascension – un nouveau désir qui est deux fois plus grand que le précédent. En d’autres termes, pour monter  à un niveau supérieur, je dois perdre deux fois plus.

Il s’avère que je continue à  faire  deux pas en arrière et un grand pas en avant. C’est parce que ce n’est pas suffisant pour moi de revenir avec un désir au niveau précédent, j’ai besoin de sentir une double descente, une double perte. Je peux acquérir cette nouvelle nécessité seulement de l’environnement, et alors seulement je serai capable de m’élever au niveau suivant. 

De la 4e partie du cours  quotidien de Kabbale du 15/12/2011, « La Liberté »

La fondation du troisième Temple

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on dire qu’en vertu des efforts communs que nous avons faits dans le désert d’Arava et à la Convention, nous avons pu trouver une place pour jeter les base  du Troisième Temple?

Réponse: En hébreu, le  «Temple» est «la Maison de la Sainteté », où  la « maison » est Malkhout, et la «sainteté»  est BinaMalkhout qui est connectée à Bina, ayant reçu ses qualités et ayant son propre Partsouf, est appelée « la Maison de la Sainteté ».

Cette maison est construite par le groupe, ou dans la langue des sources primaires, par la «société sainte ». C’est parler d’une société qui veut progresser et acquérir la force du don sans réserve. Elle  est capable de construire la Maison de la Sainteté.

Dans son ensemble, il y a une seule âme commune et nous essayons de l’assembler à partir de pièces cassées. Nos Kelim intérieurs, correspondant à Galgalta ve Eynaim se divisent en trois composantes: la racine, l’âme, le corps. Par ailleurs, il y a aussi des Kelim externes correspondant à AHP, qui forment l’habillement et le château.

Les Kelim internes sont le groupe, notre unité. Après tout, dans la spiritualité il n’existe pas de simples individus, mais seulement une société. Ce groupe construit la correction des Kelim externes pour lui-même, aussi appelé «le Temple».

Dans le passé, nous avons déjà fait cela deux fois – à la troisième étape, puis à la deuxième. Maintenant, nous devons nous rassembler dans un groupe, ce qui signifie corriger les Kelim intérieurs, puis passer à la correction de ceux extérieurs. Le Temple ne peut être érigé sans un bâtisseur. Autrement dit, AHP ne peut pas être corrigé s’il n’y a pas Eynaim ve Galgalta.

Ainsi, après avoir commencé à nous corriger, bien sûr, nous avons jeté les bases pour la construction du Troisième Temple. 

De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 15/12/2011, « La Liberté »

La route qui traverse le champ des merveilles

Dr. Michael LaitmanLe but de la création est d’ajouter l’indépendance,  l’atteinte et la sensation du désir créé «de l’absence ». Et même s’il a été créé «de l’absence » et n’a « rien» en  soi, il va acquérir des qualités qui l’aideront à devenir comme le Créateur: indépendant, comprenant, décideur et exécutant ses propres décisions.

Ceci est la différence entre le désir initial créé en Malkhout du monde de l’Infini et ce qu’il devient après avoir fait une restriction et en achevant la totalité du voyage: de haut en bas dans ce monde et en retournant de ce monde vers en Haut, avec toutes les brisures et les processus de développement par lesquels il retourne à l’état précédent.

Tous ces processus se déroulent à l’intérieur de la créature pour lui donner la possibilité d’élargir son récipient de réception. Le développement est nécessaire pour comprendre son mal, l’égoïsme, et élever la sensibilité vers lui. Le mal est tout ce qui est opposé au Créateur.

Des conditions spéciales sont nécessaires pour acquérir ces qualités. La condition première est que la créature ne doit pas sentir qu’elle agit par la force, sous la puissance du Créateur, mais qu’elle  est libre. Et c’est pourquoi le Créateur dit Se cacher.

Nous recevons uniquement le point de départ, le point zéro, et à partir de lui, nous devons atteindre l’objectif de la création, le point final  créé «de l’absence », mais élargi en vertu de l’intention de donner sans réserve, ajouté au-dessus du désir de plaisir. Mais comment peut-on avancer quand le Créateur est caché et que nous ne voyons pas le but, si nous manquons d’exemple, d’un système de compte à rebours, d’une fondation, et de points de repère le long du chemin, que nous pourrions utiliser pour  nous construire et  nous évaluer nous-mêmes?

 

Une personne qui reçoit ce désir, mais ne sait pas encore comment l’appliquer et le réaliser, est désignée comme « errante dans le champ ». Vraiment, tout un champ de possibilités, « béni par le Créateur»,  s’est ouvert devant elle. Le Créateur lui donne tous les moyens et les occasions de progresser, de les utiliser correctement. 

 De la 1ère partie du cours  quotidien de Kabbale du 14/12/2011, Ecrits du Rabash

Une société construite selon les lois du monde de l’infini

Dr. Michael LaitmanLa société que je vois devant moi est un endroit où je peux nouer des relations dans lesquelles je construis le système de Malkhout du monde de l’Infini. Même si le rejet et la connexion sont présents simultanément, je connecte ces deux intentions opposées.

Je rejette tout le monde, comme il est écrit au sujet des élèves de Rabbi Shimon, qui ressentaient une terrible haine envers l’autre et dans le même temps faisaient des efforts pour se connecter. Mais leur relation n’a pas annulé la flamme de la jalousie, de la haine, de la convoitise, et de l’ambition, qui, auparavant, faisaient rage entre eux.

Un grand désir de plaisir et la perception de son indépendance restent aussi en chacun de nous, et la connexion est réalisée au-dessus de tout cela. Ces deux lignes travaillent ensemble, l’une après l’autre. C’est parce que chacun reçoit de la Lumière de l’infini afin de satisfaire les autres, pas soi-même. C’est pourquoi leur désir demeure. De cette façon, nous préservons Malkhout du monde de l’Infini, tout son volume, que chacun d’entre nous acquiert.

Nous percevons cette Malkhout en nous. Imaginez l’énorme volume intérieur que cette créature collective, que nous créons en nous connectant en un tout, perçoit en elle-même. Chacune de ses 600 000 particules se sent comme séparée de toutes les autres, et comme elle monte au-dessus cela, elle se connecte avec elles.

Chacun fait cela! En fin de compte, il y a 600 000 particules, à l’intérieur desquelles chacun acquiert le pouvoir de six cent mille. C’est le type de connexion que nous réalisons.

C’est pourquoi nous devons nous rappeler que les actions que nous faisons par rapport à la société, que nous voyons devant nous, sont toujours réalisées dans deux directions. D’une part, elles visent à accroître l’égoïsme individuel de chacun, ce qui donne lieu au rejet et la haine dans les relations entre nous. Et d’autre part, nous devons nous amener à la plus grande connexion possible au-dessus de cet égoïsme et essayer de grandir de cette façon.

Nous avons besoin de percevoir ces deux états comme nécessaire à notre développement et être prêts à accepter, les expérimenter et à les développer. Nous avons besoin d’établir des règles basées sur ce qui deviendra les lois de l’existence de la société ou notre charte du groupe. Mais toutes les lois et les formes de comportement, les règles que nous établissons, doivent correspondre à la réalisation de l’objectif final de manière à nous guider et à nous diriger vers lui. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Écrits du Rabash

Né pour devenir humain

Dr. Michael LaitmanL’homme (Adam) signifie «semblable» (Domé)  aux neuf premières Sefirot, ce qui signifie la nature, le Créateur. De telles personnes se rassemblent en un groupe pour commencer leur travail.

Au début, ce travail ne nous inspire pas. Nous le ressentons comme une responsabilité obligatoire et inutile. Puis nous commençons à en être inspirés. Toutefois, en même temps, nous essayons toujours de marcher sur deux jambes, comme sur deux rails, la tête et le cœur, l’esprit et le sentiment.

Essentiellement, tout sort du premier et du dernier point de notre voyage. Au premier point, nous sommes dans un état d’adhésion avec le Créateur en raison de sa force, car c’est la manière dont Il nous a créés et nous gouverne. Cependant, au dernier point, nous devons atteindre les mêmes propriétés d’adhésion par nous-mêmes, ce qui signifie devenir égaux à Lui dans toutes nos qualités. Tel est notre objectif.

Le groupe, notre monde, et cette vie  entière ne sont que les moyens pour l’atteindre. Tout ce qui m’arrive à chaque instant, m’est donné afin de révéler que mon moi actuel, mon groupe et tout mon environnement, toutes les causes et les conséquences, sont juste une aide. Ils sont comme les trois phases préliminaires de la Lumière directe, jusqu’à ce que le développement atteigne la quatrième phase, c’est-à-dire nous. Afin d’atteindre l’adhésion à la source, le Créateur, je dois voir tout ce qui constitue la nature inanimée, végétale, et animale comme les moyens qui me sont donnés pour m’aider dans ce but.

Le groupe et toute ma vie, l’univers entier, tout ce qui m’entoure ne m’est uniquement donné qu’à afin que je sois capable d’atteindre l’adhésion au Créateur. Si j’organise de cette façon chaque instant au cours de ma vie, je serai absolument en mesure d’achever la totalité du programme de la création.

Le Rabash écrit dans «Le but de la société » que les gens qui se rassemblent dans un groupe ressentent comment leurs points dans le cœur exigent d’eux de devenir humain (Adam), c’est-à-dire semblable au Créateur. C’est ce pour quoi l’homme a été créé. C’est son but principal, et tout le reste n’est que le moyen de le réaliser.

La seule façon de le réaliser est à travers la peur de perdre inutilement, même un seul instant de votre vie. Pour cela, j’ai besoin de l’influence de l’environnement qui va me montrer combien important et élevé est le but, de sorte que je craigne de ne pas l’atteindre. Alors je vais le réaliser correctement par la jalousie, la luxure, et les honneurs.

Le Créateur m’aide à avancer vers le but à tout moment si je me connecte bien au but et à Lui à l’intérieur du groupe, en m’efforçant de Le révéler. Le but est de Le révéler à travers la similitude de nos qualités de telle sorte que je sois de plus en plus semblable à Lui, c’est à dire devenir plus humain. Etre humain signifie être comme Lui.

Plus je m’entête à le faire, plus Il me révélera les qualités et les désirs les plus corrompus. Je ne dois pas oublier, même un instant, que tout cela m’est révélé seulement aux fins de la correction, pour devenir semblable au Créateur. Il s’avère que c’est même une bonne chose que je sois déconcerté et que j’oublie la connexion avec le groupe et le Créateur.

Je révèle cela dans de nouveaux désirs et je me sens écarté du chemin à chaque fois. De cette façon, le Créateur éveille des désirs et des pensées dans mon cœur et mon esprit qui ne sont pas dirigés directement vers Lui afin que je les dirige sur  moi, en d’autres termes, ce serait de les amener à l’unité. Il n’y a rien d’autre à faire pour moi dans la vie, que cela, c’est ainsi que je me corrige.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Ecrits du Rabash

Le point d’unité est sur la Makhsom

Convention at the Arava DesertQuestion: Quel est le point d’unité que nous avons atteint au congrès ? Pourriez-vous le décrire plus en détail? Où se trouve-t-il par rapport à la Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité)? Comment est-ce ressenti? Comment les gens reconnaissent qu’ils le ressentent ? Comment déterminent-ils qu’ils se tiennent sur ​​elle?

Réponse: Ce point est situé sur la Makhsom elle-même. Ce point est l’unité entre notre groupe mondial composé de milliers de personnes qui sont interconnectées, veulent être attachées ensemble, et essayent de se connecter les unes aux autres dans tous les types possibles de relations. Le but de notre connexion est d’atteindre  le don mutuel sans réserve appelée « garantie mutuelle ».

Nous sommes prêts à soutenir et à penser les uns aux autres et à prendre soin du Kli  commun entre nous. Autrement dit, nous sommes prêts à nous renforcer les uns les autres et voulons que chacun se réveille. Il n’y a pas de concurrence ou de rivalité ici, quand je veux devenir plus fort au détriment des autres et ne pas penser à eux. Au contraire, je veux que nous tous devenions plus forts, et que mes amis, qui dans ce cas deviennent  comme mes enfants, ressentent le résultat de mes premiers efforts.

En ce qui concerne le groupe, je dois me sentir dans les trois états suivants:

1.     Je me soucie d’eux comme s’ils étaient les plus petits, comme une mère prend soin de ses enfants ou le Créateur prend soin des créatures.

2.     Je les considère comme les plus grands, les considérant comme le plus grand peuple de la nouvelle génération. Je suis prêt à les servir et à tout faire pour eux afin d’obtenir d’eux la grandeur de l’objectif et la force.

3.     Je veux être leur ami, leur égal, ni plus ni moins, et que nous tous nous unissions dans une  «étreinte».

Dans cette « étreinte », nous atteignons une fusion de nos désirs. De ces trois relations vers l’autre, chacun de nous et nous tous ensembles atteignons un désir, une seule pensée, et nous voulons que le Créateur nous remplisse.

Mais ici, nous découvrons alors que nous ne sommes pas suffisamment connectés. Il y a encore une chose avec laquelle nous avons besoin de nous connecter. Ensuite, nous demandons  que la Lumière qui ramène vers le bien nous unisse et ensuite nous remplisse. Voilà sur quoi porte notre  travail. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Le Zohar

Le seul critère

Dr. Michael LaitmanQuestion: J’ai des sentiments différents en étudiant la sagesse de la Kabbale. Comment puis-je savoir qu’ils sont réels, qu’ils ne sont pas  imaginaires?

Réponse: Notre seul critère est le groupe spirituel. Je dois voir l’ensemble de nos désirs. Je veux que chacun soit connecté par la puissance de la garantie mutuelle, au-dessus de la vie corporelle. Laissez couler comme d’habitude, après tout, je suis né, vis et meurs contre ma volonté.

Cependant, ici nous parlons du désir fondamental de l’homme, au sujet du degré supérieur auquel on doit se connecter. Je me vérifie par rapport à cette puissance commune. De cette façon, j’ai une échelle permanente qui détermine ce qu’est la spiritualité. Toutes les autres « images » sont imaginaires et erronées.

D’autre part, si je ne peux pas imaginer la force collective qui réside dans le groupe, cela est une indication précise quant à l’ampleur de l’éloignement de la direction spirituelle dans lequel je me trouve. Les gens s’imaginent la spiritualité dans toutes sortes de formes étranges, tandis que le seul soutien, la seule essence spirituelle pour nous, est la puissance collective du groupe. Sinon, vous ne seriez pas capable d’imaginer quoi que ce soit  correctement.

Cela devrait vous aider à comprendre comment votre approche erronée a été jusqu’ici. Vous imaginez la spiritualité d’une manière complètement différente. Elle vous a attiré dans différentes directions, sauf pour celle-ci. Donc accrochez-vous à la bonne voie et chaque fois que vous la réglez, faites le uniquement dans la direction du groupe. Cela ne fait aucune différence que nous lisions ou que nous étudions, cela est destiné uniquement vers notre unité, et rien que cela.

Même si vous détestez quelqu’un, cela n’a encore rien à voir avec le bien ou le mal comme la Torah le décrit. C’est parce que la Torah ne parle que de l’unité d’amis dans le groupe. Prenez la coquille de l’essence spirituelle, détachez-vous de la maison, de la famille, du travail, et du reste du monde, et ne laissez que les pouvoirs auxquels nous voulons nous connecter dans votre perception.

Vous recherchez uniquement le pouvoir collectif de l’étude et les amis, et vous devriez interpréter chaque mot de la sagesse de la Kabbale à travers le prisme de ce concept. C’est seulement ainsi que vous serez en mesure d’avancer de la meilleure façon possible. Toute autre forme d’avancement vous mènera vers le chemin de la souffrance.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 25/11/2011, « Préface au livre du Zohar»

Ce n’est pas une question de goût

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment l’amertume et la douceur de la perception se rapportent-elles à l’échelle de la vérité et du mensonge?

Réponse: Elles sont absolument sans rapport, mais nous sommes enclins à établir des parallèles en fonction de notre nature. C’est la même chose pour un enfant. Le sucré est la vérité, et l’amer est le mensonge. Il ne comprend pas autrement. C’est pourquoi il n’acceptera pas de prendre un médicament amer. Nous devons surmonter le goût amer de la vérité pour la révéler au-dessus, au-dessus de la fausseté apparente.

Question: Alors, comment peut-on voir la vérité derrière l’amertume?

Réponse: Pour cela, nous avons besoin de l’influence de l’environnement. L’amertume et la douceur sont des sensations corporelles, et personne ne peut me dire comment je les perçois. Je sais ce qui est doux et ce qui est amer dans ma perception, mais comment puis-je distinguer le vrai du faux? Qui va définir ces critères? Seraient-ce  les médias, les enseignants, l’opinion sociale, ou un groupe particulier?

Quand je rejoins  un groupe et  que j’adopte ses critères du vrai et du faux, c’est  d’une manière claire, saine, et ferme. Ensuite, ces critères commencent à contredire l’amertume et la douceur de mes sensations bestiales. Je rejoins le groupe, me soumets à son importance de l’objectif, l’importance de la vérité, et il acquiert le sens le plus élevé à mes yeux. Ensuite, je suis prêt à travailler, indépendamment de l’amertume. Ce travail au –dessus de l’amertume pour l’amour de la vérité signifie que j’avance par la foi au-dessus de la raison.

Il est seulement possible de cultiver la notion de vérité dans le groupe. C’est parce que la vérité  existe  quand  notre interconnexion est plus importante pour moi que toute l’amertume de mon égoïsme. Laissez cette valeur  être artificielle. Dans le futur, je vais quitter le degré  animé et aller à un autre état où les sensations ne sont pas divisées en amer et doux, mais en vrai ou faux. Puis même une plus  « juteuse » amertume et douceur se révéleront à moi à un  nouveau degré, et encore une fois je m’élèverai au-dessus d’eux vers la vérité et le mensonge.

A chaque fois la vérité, c’est à dire la foi, la puissance du don sans réserve, l’unité du groupe, la garantie mutuelle, doit dépasser l’amertume qui l’accompagne.

Question: En général, toutes mes sensations sont distribuées sur  l’échelle de l’amer et du  doux. Comment puis-je distinguer le vrai et le faux dans mon désir?

Réponse: Je perçois la vérité et le mensonge dans un autre endroit. Ce n’est pas là où se manifestent la douceur et l’amertume, mais au-dessus, au degré humain en moi.

Je ne perçois rien d’autre que l’amertume et la douceur aux niveaux inanimé, végétal, et animé. Cependant, il y a aussi le niveau de l’Homme, celui qui est uni avec l’environnement, avec le groupe, qui nourrit la partie en lui qui s’élève au-dessus du corps, qui est opposée au corps, à l’extérieur de celui-ci, et vient de l’autre.

C’est le récipient où nous percevons le vrai et le faux au lieu de l’amer et du doux. Là, une personne perçoit l’unité, la garantie mutuelle, son attitude envers un autre être humain, et enfin, il perçoit le Créateur. Dans ce cadre, il crée sa copie inverse. Ainsi, il crée le Créateur. C’est parce que l’attitude envers l’autre et le Créateur est identique.

Question: Alors pourquoi ai-je cependant besoin de percevoir l’amertume et la douceur ?

Réponse: Comment et où je bâtirai ma partie supérieure? Dans mon désir qui ne perçoit que l’amertume et la douceur, il y a un point qui me permet de former une intention au-dessus de mon désir, qui est mon attitude envers mon voisin ou  la similarité avec le Supérieur. De cette façon, je construis l’Homme en moi au dessus des niveaux minéral, végétal, et animal.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, « La Paix »

Nous exigeons la lumière!

Dr. Michael LaitmanJuste maintenant nous avons été en mesure d’atteindre l’unité. Nous avons fait un grand effort et c’est arrivé. Mais bientôt nous sentirons combien il est difficile de s’accrocher à cet état. Et c’est bien parce que cela signifie que nous sommes déjà grands, forts, et que nous pouvons gérer une tâche plus difficile, où en tant que résultat de mes efforts, je n’atteins pas tout, et à la place, je découvre que je ne peux pas le faire.

Je vois que je ne peux pas m’unir moi-même, au groupe et au Créateur au-dessus de tous les événements qui se produisent dans ma vie. Je semble être confus, désorienté, et sans défense, et incapable de tout connecter ensemble  de la façon dont nous l’avons fait tout simplement. Les problèmes semblent dépasser  ma concentration, la  force de ma pensée et de mon désir. J’ai tendance à oublier tout ce qui s’est passé pendant le congrès et je ne peux pas me  concentrer pour  renouer avec les amis et unir tous d’entre nous avec le Créateur.

Le problème est que parmi nous, nous n’avons pas suffisamment demandé une connexion avec le Créateur, avec nos racines. Mais le but de la création est justement d’atteindre la racine, ce qui signifie Son niveau. C’est pourquoi le Créateur met en place ces situations pour nous, là où nous ne pouvons pas nous unir sans Lui, de sorte que nous devions avoir besoin de Lui  pour comprendre que nous ne pouvons rien faire sans Lui.

«Sans Lui» signifie sans la Lumière qui ramène vers le bien, sans Lui qui apparaîtrait et se révélerait. Voilà comment nous atteignons la nécessité de Le révéler, d’exiger cela.

Par conséquent, je demande à tous les amis: si vous avez des problèmes pour atteindre l’unité et la connexion avec le groupe, étant dans le même désir et la même sensation que lors du congrès, et même en l’augmentant de plus en plus chaque jour, alors vous devez écrire à ce sujet, le discerner, et travailler dessus.

Nous ne retournons pas à la même routine habituelle d’un congrès à l’autre. Il n’ya rien d’habituel et de routinier. Ces états nous sont donnés d’En Haut afin que nous augmentions de nombreuses fois les sensations et les pensées que nous avions au congrès et que nous grandissions grâce à elles.

Maintenant, à travers notre confusion et notre désorientation, je dois comprendre: Le Créateur doit m’aider et apparaître à l’intérieur de notre unité. Dans cette forme, nous révélons la force supérieure et existons à l’intérieur de celle-ci.

C’est-à-dire, nous devons voir qu’il n’y a rien hormis Lui, et que nous sommes impliqués dans une interaction active avec nul autre que le Créateur. Toutes les occurrences sur le chemin, ce monde entier, y compris les plus graves problèmes, sont les relations entre nous (nous tous ensemble) et Lui, qu’Il nous révèle sans cesse dans cette forme particulière. Il veut que nous sentions comme nous avons besoin de Lui et que nous voulions qu’Il nous apparaisse et nous donne la force de nous unir, de devenir révélés et de nous régler comme la Lumière de AB-SAG, qui discerne, corrige, et unit les désirs, et ensuite se révèle à l’intérieur d’eux.

De cette façon, étape par étape, nous réalisons l’objectif de la création, et je souhaite vivement que nous y arriverons.

Lors du congrès nous étions sûrs que nous allions vers un but particulier, clair – que nous sommes en train d’atteindre l’unité et la révélation. Nous avons révélé ce point initial, et maintenant nous devons juste le conserver en développement et être sûr que ces phases de développement soient devant nous comme des gouttes de sperme, ce que nous avons atteint.

Le but de tout notre travail ensemble, de notre unité, est de révéler la Shekhina entre nous. C’est à dire, d’aspirer à toutes les lacunes dans lesquelles nous ressentons de la répulsion, de la confusion et la séparation d’un autre pour être rempli par la Lumière. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Écrits du Rabash

Naître plus rapidement


Question: Vous avez dit que nous sommes dans le processus de la naissance spirituelle. Comment pouvons-nous achever cette naissance, et une fois qu’elle est terminée, comment pouvons-nous rester dans cet état ​​et contribuer au développement ultérieur?

Réponse: Le processus de naissance comporte deux forces: la force du fœtus lui-même et la force de sa mère. La force extérieure pousse à la naissance et la force intérieure se connectent en un seul désir. Ensuite, nous sommes prêts à naître.

Ce qui naît de nous, c’est notre seul désir commun, le désir entier de percevoir la réalité qui existe déjà entre nous, mais qui est cachée par notre égoïsme. La Kabbale est appelée la sagesse secrète, car elle révèle ce qui nous est caché.

Nous avons besoin de forces extérieures qui nous poussent dans le but de le révéler. Soit la nature joue ce rôle, ou bien nous créons cette pression en créant notre environnement. Il est préférable que la partie féminine de notre rassemblement nous fournisse la pression externe de sorte que nous, la partie masculine, soyons obligés de nous unir. Toutes nos aspirations personnelles pour révéler la réalité supérieure va se transformer en une seule aspiration.

Ensuite, nous allons révéler cette réalité et naître dans un nouveau monde semblable à la façon dont nous sommes nés dans notre monde. Je peux sentir par les questions, les désirs, les pensées, le flux de courant, l’esprit et l’humeur que les participants de notre congrès commencent à ressentir que cette réalité est apparue sur nous. 

Du cours n°7 du congrès mondial de l’Arvout, le 8/12/2011