Category Archives: travail intérieur

Pour le bien de l’âme commune

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous passons par différents stades. Plus tôt, vous avez parlé de la nécessité d’étudier les sources kabbalistiques, et maintenant vous portez plus d’attention à l’éducation intégrale…

Réponse : Je ne nie pas ce que j’ai dit autrefois. Je vois en cela la suite de notre mouvement vers la création du Kli commun (récipient). Il n’y a pas de contradiction.

Je viens en classe le matin et je ne sais pas ce que nous allons étudier, ni le sujet, ni rien du tout, ce n’est pas important pour moi : en principe, nous étudions la même chose. Le même matériau est répété tout le temps, même si, par exemple, le Rabash a un grand nombre d’articles, nous n’avons pas ouvert ou lu nombre d’entre eux. L’étude des dix Sefirot contient des volumes entiers que nous n’avons jamais étudié non plus, et ainsi de suite.

Par ailleurs, outre les travaux du Baal HaSoulam et du Rabash, il y a beaucoup de livres intéressants de Kabbale que nous ne touchons pas. Nous n’avons tout simplement pas le temps pour ça, et franchement, nous n’en avons pas besoin. Nous devons être impliqués dans la réalisation au lieu d’étudier toute la littérature kabbalistique qui a été créée avant nous. Il est impossible de tout apprendre. Il existe des dizaines, voire des centaines de véritables sources kabbalistiques, mais les kabbalistes ne peuvent pas tous présenter du matériel d’une bonne manière, même s’ils ont été grands dans l’atteinte du monde supérieur. Cependant, présenter les matériaux d’une manière accessible nécessite d’autres qualités. Même Moïse a parlé de ses difficultés parce qu’il ne pouvait pas bien s’exprimer.

C’est pourquoi nous étudions pratiquement seulement ce qui est le plus nécessaire. Et je m’appuie sur les étudiants pour cela. Ils choisissent le matériau et établissent la forme externe de la leçon, mais le contenu interne de la leçon se déroule selon une certaine ligne. Donc, il n’y a pas de déviation.

De la 1ére préparation du congrès de Krasnoïarsk du 13/06/13

Vous ne ferez pas d’idole

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Un Commandement”: En nous habituant à servir les gens, On fait profiter les autres et non pas soi-même. Ainsi, on devient progressivement apte à garder les Mitsvot du Créateur avec la condition requise – faire plaisir au Créateur et non à soi-même.

Je ne peux pas percevoir, je ne comprends pas, je ne comprends pas ce principe. Je comprends que je dois «travailler pour les êtres créés, » pour me connecter à l’humanité. Après tout, nous sommes tous ici ensemble et c’est seulement à la suite de l’éclatement que la déchirure entre moi et les autres a été créée et je me sens détaché d’eux. Cela signifie que je dois surmonter pour corriger l’éclatement et me connecter à eux.

Mais qu’est-ce que cela a à voir avec le Créateur? Peut-être qu’Il se trouve quelque part à l’extérieur et je peux L’atteindre à travers l’humanité? Ou peut-être que je découvre qu’Il est dans l’unité avec les autres dans le groupe parmi nous et qu’Il remplit même tout cet espace.

Pourtant, il est difficile de se concentrer sur le groupe pour l’amour du Créateur, ça veut dire quoi? C’est une demande très vague, je comprends que je dois corriger mes relations mutuelles avec d’autres personnes, mais comment puis-je établir aussi un lien avec les autres, en plus de cela? Notre problème est que nous ne nous représentons pas la photo correcte, et la confusion se poursuit dans notre imagination pendant une longue période.

Le Créateur est l’absolu, le fini, l’ensemble, l’attribut du don sans réserve. La connexion entre moi et le groupe est le récipient pour recevoir l’attribut du don. Nous voulons atteindre l’amour et la connexion entre nous. Nous voulons que le monde devienne rond, global et intégral, mais pour l’amour du Créateur, ce qui signifie que l’attribut du don se connectera à nous, donc il va résider parmi nous et nous dominer.

Par conséquent, nous ne devons pas attribuer aucune personnalité ou une image au Créateur puisque cela est appelé «l’idolâtrie», et ça nous mène hors piste dans une direction totalement différente. Le mot «Créateur» est composé des mots hébreu « Bo-Ré, » (viens et vois), si vous entrez dans un groupe et atteignez la connexion, alors grâce aux amis vous découvrez l’attribut du don qui est appelé Créateur.

Par conséquent, il est dit qu ‘«Israël, la Torah, et le Créateur sont un», ce qui signifie que moi, avec les amis (ou avec l’humanité) atteignons le Créateur. En d’autres termes, moi et les amis sommes appelés Malkhout ou Shekhina, et nous découvrons Zeir Anpin qui se révèle dans Malkhout, selon la connexion qui a été atteinte en elle.

C’est de là que vient le sens de la formule «travailler pour les êtres créés pour l’amour du Créateur». Nous ne devons pas imaginer que le Créateur est quelqu’un ou quelque chose, le Créateur n’est pas une personnalité ou un phénomène, mais un attribut qui est révélé en nous. Si je peins quelque chose, cela signifie que je m’engage dans l’idolâtrie et que je fais une idole ou une image. Si nous nous tenons constamment à ce principe, il n’y aura pas de problèmes.

Après tout, nous voulons mettre en place un système qui va inclure tous les récipients et les lumières, c’est Malkhout de Ein Sof (Infini) dans lequel nous sommes unis, reliés comme la Lumière se révèle dans le récipient. Nous avons été créés dans la première phase, dans la phase deux, nous corrigeons notre attitude (et rien d’autre! Que notre attitude), et en phase trois, nous percevons et comprenons le monde dans lequel nous sommes.

Il n’y a aucune image extérieure à nous pour laquelle nous devons travailler et que nous devons atteindre. Nous imaginons seulement les intentions et les calculs de cette manière schématique: d’abord (1), nous créons un récipient, puis (2) dans la mesure où nous pouvons nous connecter selon la loi de l’équivalence de forme, nous découvrons le Créateur dans ce récipient, selon le principe de «viens et vois. » Mais l’endroit reste le même lieu, le même désir, la même Malkhout, qui reste inchangée.

Du programme de KabTV “Secrets du livre éternel” du 25/02/13

Le pont, après lequel le chemin de la vérité commence

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre N°16: Nous savons qu’il est impossible de voir un petit objet et qu’il est plus facile de voir un objet de grande taille. Par conséquent, quand une personne commet quelques mensonges, elle ne peut pas voir la vérité qu’elle est en train de marcher sur une fausse voie. Au contraire, elle dit qu’elle marche sur le chemin de la vérité. Mais il n’y a pas de plus grand mensonge que cela. Et la raison est qu’elle n’a pas suffisamment de mensonges, pour voir son véritable état.

Mais quand une personne a acquis beaucoup de mensonges, ces derniers grandissent en elle jusqu’au point où elle peut les voir, si elle le désire.  Ainsi, maintenant qu’elle voit les mensonges- c’est-à-dire qu’elle est dans une mauvaise voie- elle voit son véritable état. En d’autres termes, elle voit la vérité dans son âme et comment emprunter le droit chemin.

Il s’avère que ce point, qui est un point de vérité, à savoir qu’elle marche sur une mauvaise voie, est l’intermédiaire entre la vérité et le mensonge.  C’est le pont qui relie la vérité et le mensonge. Ce point est également la fin du mensonge, et à partir d’ici commence le chemin de la vérité.

Ainsi, nous pouvons voir que, pour être récompensé de Lishma (en Son Nom), nous devons d’abord préparer le plus grand Lo Lishma (pas en Son Nom), et alors nous pourrons atteindre Lishma. De même, Lo Lishma est appelé un «mensonge» et Lishma est appelée «vérité».

La divulgation du mensonge est le vrai point à partir duquel une personne peut commencer la correction car elle verra qu’elle est dans le mensonge et ne peut plus supporter cette situation. Un mensonge est ce que cela va à l’encontre de la vérité. Une personne a un point qui ne lui permet pas d’être d’accord avec un mensonge: «Vous pouvez me tuer, mais je ne peux pas accepter cela! »

C’est le point de la vérité, où la vérité et le mensonge convergent. Une personne se tient au milieu et ne peut pas être d’accord avec un mensonge quoi que cela puisse lui coûter. Si je reste à ce stade avec un mensonge, je disparais de l’univers!

Mon désir a un seul point comme celui-ci, qui est venu vers moi du désir de donner sans réserve au Créateur, où il est estimé que « Il est le premier. » A ce moment, quand j’ai enfin clarifié ma nature, je pense que là c’est Son désir à l’intérieur de mon désir. Alors je ne peux plus rester dans mon désir parce que ce sera un mensonge complet pour moi. Je vois qu’il y a une vie, sa source est l’étincelle du Créateur cachée dans la création. Ce point est le début de la naissance de l’être humain.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 11/06/13, Les écrits du Rabash

S’unir ou devenir unis ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Avec quoi dois-je m’associer : le désir d’unir tout le monde ou de devenir unis ?

Réponse : Tout d’abord, nous nous associons avec le désir de s’unir. Certainement ! Nous allons partir du centre vers la périphérie.

Je dois me dire que je suis le centre du monde, le centre du groupe. Cela est indiqué dans les articles du Rabash. Autrement dit, l’action est mienne, mais je ne connais pas les actions des autres. C’est pourquoi je dois dire que tout dépend de moi, et si je me corrige, par cela je corrige le monde entier. Et si je le dirige dans un sens ou un autre, alors la manière dont il changera dépend de moi.

Alors tout d’abord, c’est mon « les unir tous », et puis mon « désirer les rejoindre ». Autrement dit, mon objectif est le fonctionnement de l’ego. Nous ne le supprimons pas, ne le fuyons pas, mais nous nous élevons au-dessus. Par « s’élever » nous voulons dire que nous le contrôlons. C’est ce qu’une personne possède et rien d’autre.

De la préparation au congrès de Krasnoïarsk du 13/06/13

« Souviens-toi du jour du Chabbat »

Dr. Michael LaitmanLa Torah, L’Exode, Jétro, 20, 8-11: Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier. Durant six jours tu travailleras et feras tout ton travail ;  mais le septième jour est le Chabbat pour le Seigneur, ton Dieu ; tu n’y effectueras aucun travail, toi, ton fils et ta fille, ton esclave et ta servante, ton bétail, et l’étranger qui est dans tes murs.  Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment, et Il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du Chabbat et l’a sanctifié.

Une personne qui veut avancer vers la spiritualité doit garder cet état puisque la Torah ne parle pas de jours corporels, mais spirituels. Le fait est que nous devons nous corriger afin de ressembler davantage à la forme spirituelle spéciale appelée Zeir Anpin. Elle est composée de six parties, et nous appelons sa réplique les six jours de la semaine.

Il ne s’agit pas de travailler dans une usine ou dans un bureau, ce n’est pas du tout considéré comme un travail. Bientôt, nous n’allons plus du tout travailler physiquement, et notre travail sera effectivement d’atteindre les niveaux spirituels.

Cela signifie que le premier jour de travail, je vais ressembler à la première Sefira, Hessed. Le deuxième jour, je vais ressembler à la deuxième Sefira, et ainsi de suite. Ce ne sont pas des jours corporels, ni les 24 heures de la journée, et ni la rotation de la Terre autour de son axe.

En travaillant sur moi-même je corrige mon désir général: Je le classe selon les sept régions et le corrige en conséquence pour qu’il prenne la forme de Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsakh, Hod, et Yessod. Je ne corrige pas la septième partie de mon désir.

Tous mes désirs qui sont corrigés pendant les six jours sont accumulés et me remplissent au septième niveau appelé Malkhout. Ce niveau ne fait pas partie des six jours de mon travail de correction, c’est une sorte de cadeau d’En Haut, un complément aux six jours.

Nous devrions dire que la division en sept jours n’existe pas du tout dans notre monde du point de vue astrologique. Il y a un mois, un an, la rotation de la lune, la rotation de la terre, la rotation du soleil, mais il n’existe pas une telle chose comme une semaine. Un tour complet de la terre autour de son axe est «un jour. » Un « mois » est la rotation de la lune autour de la terre, et une «année» est la rotation de la terre autour du soleil, etc.

En outre, il existe des fêtes appelées «un nouveau mois », une « nouvelle année », et ainsi de suite. Une fête d’un nouveau mois, ce qui signifie le début du mois, est claire car il y a une nouvelle lune, quand la terre ne la cache plus complètement, mais lui permet de se révéler progressivement. La lune semble se développer progressivement et c’est un signe astronomique. Vous regardez le ciel, vous voyez, et vous pouvez tout mesurer en fonction. Si vous résidez à Jérusalem, vous mesurez par rapport à Jérusalem, etc., en fonction de votre longitude.

Mais une semaine est seulement un concept spirituel. Pas celui utilisé pour le garder, on ne l’a jamais célébré. En fait son origine se trouve dans le groupe d’Abraham, dont les membres ont commencé à se diriger vers les forces spirituelles de cette façon.

Cela n’appartient pas seulement à Jérusalem. Elle est célébrée sur toute longitude où vous êtes. Si je célèbre Chabbat à Jérusalem maintenant, mon ami au Mexique ne le célèbre pas, et pour lui, c’est encore une journée de travail. C’est à dire, ce signe n’existe pas dans notre monde.

Qu’est ce que cela signifie? Si une personne effectue un travail spirituel et corrige les six parties en elle, les six Sefirot de son âme – Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsakh, Hod, et Yessod – elle a atteint un état où elles se connectent toutes puisque Yessod est la pièce de raccordement. Tout cela entre dans le septième jour de la semaine, Malkhout.

Cet état spirituel n’a rien à voir avec les jours de la semaine du calendrier. Il peut durer un moment ou dix minutes, il ne fait aucune différence car le temps n’a pas d’importance. Ce jour-là, ce qui signifie dans cet état spirituel, une personne ne doit rien faire car elle doit recevoir le résultat de ce qu’on appelle la semaine de travail, sur les six étapes de correction, à l’intérieur d’elle, À la suite de ce travail, alternant sur les six régions de correction avec la septième partie et leur connexion, une personne arrive à la fin de la correction, lorsque toute son âme est totalement corrigée.

Du programme de KabTV “Les mystères du livre éternel,” du  25/02/13

“Tu n’invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain”

Dr. Michael LaitmanLa Bible, L’Exode, Jétro, 20, 7: Tu n’invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain ; car le Seigneur ne laisse pas impuni celui qui invoque Son nom en vain.

“Tu n’invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain »… c’est une action, réalisée par une personne. « … carle Seigneur ne laisse pas impuni celui qui invoque Son nom en vain. » est la réponse de la Force Supérieure à l’action d’une personne.

“Tu n’invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain »… signifie que vous ne pouvons pas attirer la force du Créateur afin d’effectuer certaines actions égoïstes car le Créateur est la force du don absolu, l’attribut du don. Vous ne pouvez pas Lui demander, exiger, ou L’utiliser à des fins égoïstes en aucune façon. Cela ne mènera à rien puisque ces actions vous éloignent du Créateur, et ça c’est la punition.

Si le Créateur est absolument parfait, il est impossible de L’influencer en aucune façon! Vous pouvez  L’utiliser seulement afin de vous corriger vous-mêmes ou pour vous éloigner de correction. C’est à cela que tous les commandements réellement se rapportent. Les dix premiers commandements sont les principaux car une personne est faite de dix attributs principaux.

Le premier attribut, « il n’y a rien hormis Lui», appartient à la Sefira Keter (la tête), ce qui est apparemment idéologique et détaché de tout le reste. Vous ne Le voyez pas, ni L’entendez, ni Le connaissez  ni Le sentez. Vous ne pouvez pas L’utiliser en aucune façon!

Le deuxième attribut est de ne pas L’attirer à des fins égoïstes, et il appartient à l’attribut de Hokhma. Il y a une sorte de délégation de pouvoirs ici, une sorte de révélation du Créateur qu’une personne peut utiliser. Mais attention, car si vous utilisez cette lumière sans une bonne préparation, vous pouvez la recevoir à l’intérieur de vous et cela peut vous conduire à un éclatement. Cela vous éloigne du Créateur! La Lumière de Hokhma vous rejette en arrière.

Toutefois, si vous utilisez la lumière de Hokhma correctement, ce qui signifie pour la correction de vos désirs et pas en vain, elle va clarifier et analyser tout correctement: Vous saurez qui vous êtes et serez en mesure de continuer à travailler correctement.

Donc, vous devriez prêter attention à la direction dans laquelle vous travaillez. Le Créateur ne pardonne pas nos erreurs, et une mauvaise action conduit à un résultat indésirable.

Du programme de KabTV “Les mystères du livre éternel,” du  25/02/13

Un point caché dans les nuages des désirs humains

Dr. Michael LaitmanLa Torah, L’Exode, Jétro, 19:20 – 19:24: Le Seigneur descendit du mont Sinaï, de la cime de cette montagne. Il appela Moïse vers le sommet de la montagne, et Moïse monta.

Le Seigneur dit à Moïse : « Descends avertir le peuple, de crainte qu’ils ne se précipitent vers le Seigneur pour contempler Sa gloire, et beaucoup d’entre eux périraient. Que les prêtres aussi, qui s’approchent de Dieu, se préparent, de peur que le Seigneur ne sévisse parmi eux. »  Moïse répondit au Seigneur: « Le peuple ne saurait monter sur le mont Sinaï puisque Tu nous as avertis en disant : ‘Entoure la montagne de barrières et sanctifie-la.’ ».  Le Seigneur lui répondit : « Va, descends. Puis tu monteras, accompagné d’Aaron. Mais que les prêtres et le peuple ne fassent pas de brèche pour monter vers le Seigneur, de crainte qu’Il ne sévisse contre eux. » 

Les paroles du Créateur qui interdisent les gens de se rapprocher de Lui signifient que toutes les actions et tous les désirs égoïstes ne doivent pas entrer en contact avec Lui puisque nous ne pouvons pas encore travailler en vue du don. Moïse dit que les gens ont déjà entendu parler de ce commandement. En d’autres termes, nous pensons que même si nous avons reçu suffisamment d’information, nous ne pouvons toujours pas utiliser nos désirs égoïstes, bien qu’ils ne soient pas contrôlés par la puissance évidente du Pharaon, ils n’ont toujours pas été corrigés. Ils sont toujours terrestres, des désirs égoïstes habituels, par opposition à un «point dans le cœur» qui se détache d’eux.

Moïse est un point en nous qui est connecté au Créateur et qui possède Sa nature. Cependant, il est fortement mélangé à d’autres désirs et c’est pourquoi il est invisible. Il ne brille pas encore, mais plutôt nous intéresse en déclenchant en nous des pensées brouillées sur le sens de la vie.

D’autres pensées et les désirs continuent d’être entrelacés avec ce monde et ce royaume matériel. Donc, même s’il nous semble que nous ne voulons pas de cette existence inutile qui est la notre, une fois que nous commençons à mettre en œuvre nos désirs matériels, nous revenons immédiatement en arrière. Les désirs qui sont orientés vers ce monde se réveillent en nous et nous oublions les « choses élevées. »

Donc, nous devons diviser strictement le point dans le cœur (la propriété de Moïse et Aaron) du reste de nos désirs égoïstes. S’il n’y avait pas le point nommé « Moïse » (désirs qui descendent du niveau supérieur suivant, à partir de l’attribut de don), nous serions simplement comme des animaux.

Ce point nous vient d’un plan totalement différent et personnifie la qualité du Créateur en nous. En raison de cela, nous faisons beaucoup d’erreurs. Il nous semble que nous sommes déjà devenus justes et que nous avons atteint le sommet. En fait, dès que nous commençons à faire quelque chose de terrestre, nos pensées immédiatement « volent » dans la direction opposée et nous faisons l’expérience des chutes profondes. Ceci est causé par le point dans le cœur. Et pourtant, nous ne devrions pas être gênés, indignés ou surpris puisque c’est juste la nature humaine. Nous devons le considérer comme un mécanisme qui agit de façon imprévisible, sans aucune idée de ce qui va arriver l’instant d’après.

Cet état de choses dur jusqu’à ce que nous atteignions la correction finale, avant laquelle la chute abyssale, la plus grande, arrive. Les choses que nous vivons aujourd’hui à travers les fluctuations ne sont que très insignifiantes, d’avant en arrière, plus et moins. Des belles découvertes sont devant nous.

Du programme de KabTV “Les mystères du livre éternel,” du  25/02/13

Choisissez qui vous préférez être: un pécheur ou un juste

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, Shamati No. 99, “Il n’a pas dit méchant ou juste »: …si l’homme n’a aucun désir ni de forte envie pour la spiritualité, s’il se trouve parmi des gens qui ont un désir pour la spiritualité, s’il aime ces gens, lui aussi prendra de leur force de se surpasser et de leurs désirs et aspirations bien que  ses qualités personnelles, il n’a pas ces désirs ni envies ni la force de se surpasser. Mais selon la grâce et l’importance qu’il accorde à ses gens, il recevra de nouvelles forces.

Cela signifie que nous sommes capables de contrôler nos vies et de progresser vers le but. Tout d’abord, il faut préciser si l’objectif vaut vraiment la peine de sacrifier sa vie pour lui. Cette vie ne se répétera pas. Il est impossible d’essayer, puis d’être déçu du but et commencer à vivre à nouveau. Cela n’arrivera pas.

Donc, il faut vérifier avec soin si ça vaut la peine de dépenser la vie pour ça et puis rejoindre la société des personnes qui le pratoquent, de partager et chérir les mêmes aspirations. Cela va nous permettre d’obtenir cette aspiration d’eux, ce qui signifie que nous considérons notre objectif comme quelque chose de grand et avons l’énergie pour l’atteindre.

Après avoir choisi l’objectif, il faut choisir l’environnement qui est en mesure de vous donner les moyens d’atteindre l’objectif. Après cela, on commence à travailler pour faire son environnement agréable pour soi. Plus on obtient de l’inspiration de son environnement (de ses amis, de l’avancement et de l’importance de leurs activités) plus on parvient à se diminuer et à se subordonner à l’influence de ses amis, plus on acquiert de l’énergie et de l’inspiration pour atteindre l’objectif et on va par tous les moyens y parvenir.

Par conséquent, après que nous choisissons le but et l’environnement correspondant, tout notre travail ultérieur est seulement à obtenir autant d’impact et de relance de l’environnement que possible. Sans cela, nous n’aurons pas l’énergie; nous serons « ballottés » de haut en bas. Nous allons perdre beaucoup de temps inutilement en oscillant de haut en bas et d’être dans des états de brouillard. C’est ce qu’on appelle « pas un jour, pas une nuit. » Ainsi, nous ne remarquerons même pas comment nos vies finiront.

Donc, la chose la plus importante est de se cramponner à nos amis, se coller à eux, obtenir un «point chaud» à côté d’eux et de nous nourrir de l’importance de l’objectif. C’est ainsi que les relations d’une personne avec la société et ses devoirs à l’égard d’autrui sont soulignés. Il est nécessaire de renforcer la société pas en l’agrandissant en quantité, mais qualitativement. Au-delà de tout le reste, nous devrions faire semblant et de démontrer à nos amis combien précieux est notre objectif et l’importance de notre environnement l’est pour nous. Nous devons donner l’exemple à d’autres de façon à nous diminuer en face du groupe et à l’égard de notre objectif. Rabash décrit toutes les conditions ci-dessus comme des lois essentielles qui doivent être utilisées pour créer un groupe afin de responsabiliser chaque ami avec assez d’énergie pour atteindre l’objectif.

Tout dépend de la «attractivité» du groupe à ses yeux. C’est ce qu’on a à travailler. C’est pourquoi il est écrit: «Oubliez-Moi, mais  ma Torah respectez-la, car sa Lumière corrige. » La Lumière fonctionne à l’intérieur de la connexion entre les gens. Alors, laissez le Créateur tranquille s’il vous plaît, car Il se révélera dès que nous parviendrons à établir une connexion correcte entre nous.

Je recommande à chacun de parler de cette question dans la soirée avec leurs familles. Une courte conversation et la lecture d’une petite partie est assez, mais c’est très important pour tout le monde, pour les femmes dans leur propre entourage et pour les enfants.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 09/06/13

Qui corrigeons-nous?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam “La Paix dans le monde”: A un moment donné, tout est évalué non pas selon son apparence, mais selon le degré de son développement. Tout ce qui existe que ce soit bon ou mauvais, même la chose la plus nuisible au monde, a le droit d’exister et ne devrait pas être éradiquée du monde, ni détruite… Nous devons la réparer et la transformer en bien, car tout regard sur le travail de la création est suffisant pour nous instruire sur la grandeur et la perfection de son opérateur et de son créateur. Nous devons, par conséquent, être très attentifs lorsque nous rejetons un défaut inhérent à un détail quel qu’il soit de la réalité et comprendre qu’en le jugeant redondant et superflu, nous calomnions son opérateur et Créateur.

De là, des conclusions claires et de grande envergure peuvent être tirées. Tout ce qui arrive dans le monde à chaque instant provient de la source unique du Créateur. Je corrige seulement ma propre perception, ma propre vision. Par ailleurs, je la corrige dans un seul sens: pour atteindre pleinement le don. Ainsi, je découvre le monde qui est moins déformé par ma nature, plus complet, je vois que c’est sa vraie forme immuable.

Question: Si nous corrigeons seulement notre perception du monde, alors pourquoi avons-nous besoin de diffuser auprès d’autres personnes?

Réponse: Je tiens à les rapprocher de l’objectif grâce à la diffusion. En fait, ils font partie de mon âme. Le monde entier fait partie de mon âme, et je travaille avec eux avec un double objectif: d’une part, je leur porte la lumière, et d’autre part, je crée la condition pour eux de se rapprocher de moi. La chose principale est que, grâce à ces deux actions, directement et «par la porte d’arrière, » en alternant entre eux nous nous unissons, et finalement je retourne toutes les parties de mon âme.

C’est la façon dont je dois regarder le monde, y compris la nature minéral, végétal, et animal. Toute réalité est l’essence de mon âme, une volonté unifiée. C’est révélé à moi maintenant, parce que, par définition, je ne ressens rien mais cela. Le désir est mon «matériel sensible», et j’ai besoin seulement de révéler sa réalité correctement. Je travaille là-dessus, sur la correction de ma propre perception.

Comment? Selon le principe de «aime ton prochain comme toi-même. » Pourquoi? Je le fais parce que maintenant les parties de mon ego, qui faussent l’image du monde, me semblent éloignées, souvent répugnantes, à l’opposé, et je dois corriger ma perception.

C’est pourquoi le Baal HaSoulam écrit que même les mauvaises choses ne devraient pas être détruites, mais corrigées. Maintenant elles sont mauvaises, odieuses à mes yeux, et quand je corrige ma vision, mon attitude, elles vont devenir bonnes et utiles pour moi.

Il est impossible de corriger quoi que ce soit dans le monde, sauf soi-même. Nous voyons déjà que cela apporte seulement des dommages. Et par conséquent, il est nécessaire de comprendre que toutes les corrections, tous les changements positifs, sont réalisés précisément dans notre attitude.

Même si je vois la personne la plus mauvaise en face de moi, j’ai besoin de me corriger afin qu’il cesse de faire du mal. Vous pouvez détruire quelqu’un seulement s’il veut arrêter mon action de correction, ce qui signifie me tuer. Ainsi, il ne me laisse pas le choix, et dans ce cas ce sera également une correction. Cependant, alors que j’ai une solution différente, je dois agir, travailler sur la correction, de sorte que le mal est éliminé du monde.

Question: Pourtant, pourquoi parlons-nous aux gens au sujet de la méthodologie intégrale comme si nous voulions les convaincre de quelque chose?

Réponse: Parce que de cette façon nous assurons notre correction. À qui puis-je expliquer la méthode? Je l’explique aux parties de mon âme. Cependant, je ne les corrige pas, mais leur offre juste un outil pour se corriger. Et pour moi, c’est l’autocorrection.

Nous devons imaginer un système où mes parties sont en dehors de moi, et c’est pourquoi je ne peux les corriger de cette manière. Je ne les détruis ni ne les supprime, mais leur fait passer la méthode de correction par des explications gentilles. Je m’inquiète pour eux dans toute la mesure de combien ils sont capables de l’utiliser, et dans la mesure de leur incapacité, je crée les conditions pour eux de se rapprocher de moi. Cependant, je ne les pousse pas par la force, n’exige pas l’obéissance. Après tout, nous sommes séparés par le mauvais penchant et je dois le corriger. En d’autres termes, je le fais et ils s’approchent de moi, en dépit du rejet mutuel. Et donc, je les fais retourner à la source.

Nous devons penser à cette image. Un motif malveillant pénétra le désir unifié, l’a éclaté en morceaux et les a dispersés dans différentes directions. Maintenant, quand, au lieu d’appartenir à un tout, nous vivons l’opposition, la haine, nous devons comprendre comment nous transformons cette séparation en l’unité, dans la nouvelle force de notre unité, nous devons comprendre pourquoi nous commençons la correction de cette façon, en préservant l’unicité de tout le monde. Je dois protéger le désir égoïste. C’est comme «l’Ange de la Mort » qui va se transformer en «l’Ange pur. » Sans ça, toute la Création est sans valeur.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 09/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Un rappel à propos de la correction du monde

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “La paix dans le monde”: Voici la clef pour comprendre la faiblesse des « réformateurs du monde » au cours des générations. Ils ont regardé l’homme comme une machine qui ne fonctionnait pas parfaitement et qui avait besoin d’être réparée en enlevant les éléments défectueux et en les remplaçant.

Voici donc la tendance de tous les réformateurs du monde: éradiquer tout ce qui est nuisible et mauvais en l’homme…. et il est vrai que si le Créateur ne s’était pas mis au travers de leur route, ils auraient certainement à l’heure actuelle, complètement nettoyé l’homme, ne vivant qu’avec ce qui est bon et utile.

Mais ne voulons-nous pas à corriger le monde? Donc, qu’est-ce qui nous rend différents des autres?

Commentaire: Seule la Lumière qui ramène vers le Bien corrige et nous l’attirons.

Réponse: Vrai. Nous ne faisons pas la correction mais attirons la Lumière afin qu’elle fasse son travail. Nous semblons ouvrir la vanne qui bloquait son chemin. C’est pourquoi nous n’appartenons pas à ces «réformateurs du monde» au sujet desquels écrit Baal HaSoulam. Après tout, ils veulent faire tout le travail eux-mêmes.

Il s’agit une différence fondamentale. Regardez ce qui se passe dans le monde: Peu importe combien de gens s’efforcent de résoudre ses problèmes, tout est en vain. En fait, il est seulement nécessaire de permettre à la Lumière de corriger l’être humain et à accepter le résultat. Ne rien faire d’autre, seulement laisser la lumière travailler. Toute action supplémentaire n’est pas seulement inutile, mais nuisible.

C’est ce que nous devons comprendre et alors  toutes nos actions seront destinées au don. En ajoutant l’intention correcte en elles, nous permettons à la Lumière de travailler sur le monde, sur l’ensemble de la nature minéral, végétal, animal et humaine ; la Lumière va tout ajuster en fonction de nos forces, notre volonté, les possibilités que nous ouvrons devant elle.

Nous n’interférons pas dans le processus de correction, nous ne savons pas ce qui est bon ou mauvais, quel est l’ordre des actions, ou comment le mettre en œuvre. Nous voulons juste ouvrir la voie à la Lumière et c’est tout.

Bien sûr, nous aimerions en savoir plus, comprendre ce qui se passe, participer au travail, prendre part au processus, être actif … Cependant, toutes ces impulsions doivent être adressées uniquement à une chose : à laisser entrer la Lumière.

Si nous agissons dans la mauvaise direction, si nous voulons réaliser ce travail nous-mêmes au lieu de laisser la Lumière faire cela, alors nous ne faisons qu’un mauvais ajout à nos activités jusqu’à ce que nous apprenions la leçon et comprenions ce qu’on attend de nous.

C’est pourquoi, si nous voulons avancer, en principe, nous devons nous concentrer sur l’intention et les actions correctes et seulement celles qui donnent à la Lumière la possibilité de corriger.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam