Question : Je n’arrive pas à localiser le point de départ qui ne sert pas mon ego, qui me permettra de m’élever au-dessus. Tout ce qui est en moi, même cette question, est le résultat de mon orgueil, alors que puis-je faire ?
Réponse : Criez pour recevoir de l’aide.
Question : Mais je ne peux pas crier.
Réponse : Donc, vous devriez le faire. Bien sûr, vous n’avez aucun pouvoir et vous avez même l’impression que vous êtes un peu corrompu, alors, vous n’êtes pas vraiment alarmé par cela car ça n’a pas l’air si mal. Cela signifie qu’il vous manque encore beaucoup de discernements par lesquels vous pouvez être attiré par le but, et repoussé par l’état actuel puis le quitter.
Donc, pleurer et crier encore et demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir. Si vous ne pouvez même pas faire cela, alors vous avez encore l’environnement vers lequel vous pouvez vous tourner. Tournez-vous vers les amis.
Si vous n’avez pas le pouvoir de faire même cela, alors soyez au moins un peu incorporé en eux. Une personne doit prendre certaines mesures et il lui est donné une chance de le faire.
Question : La jalousie que je ressens à l’égard des amis fonctionne vraiment, mais elle ne m’amène pas encore au point désiré. Par conséquent, peu importe combien je crie, mes pleurs ne seront qu’égoïstes.
Réponse : Ce n’est pas grave, ils aident toujours. La Lumière Environnante répond aux cris égoïstes. Par conséquent, il s’agit de la Lumière Environnante et non pas de la Lumière Directe ni de la Lumière Intérieure, et ainsi vous vous en servez même par des pleurs égoïstes. Alors, criez. Appelez et elle s’éveillera en réponse à cela.
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/06/13, Écrits du Baal HaSoulam
Il y a deux principes: Hillel dit: «Ce que tu détestes, ne le fais pas à votre ami, » et Rabbi Akiva dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le premier principe se réfère à Bina, qui est divisé en deux parties:
En attendant, ce n’est pas le véritable don sans réserve, pas d’abnégation pour le bien de l’autre. Par exemple, j’ai gagné cinq mille dollars le mois dernier, et seulement deux mille me suffisent. La question se pose: Si je suis le principe de «Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse », dois-je donner trois mille dollars aux autres?
La réponse est non. Après tout, je ne travaille pas avec les récipients de réception, je ne renonce pas à moi même, mais je reste entièrement dans la propriété de la miséricorde (Hassadim) et contribue seulement au bien des autres. J’ai un bon cœur, et je suis prêt à aider les autres, mais pas à mes propres frais. Ainsi, je travaille avec l’égoïsme au niveau 0, niveau 1 et partiellement au niveau 2 de l’Aviout (l ‘«épaisseur» du désir), mais pas dans le désir de AHP qui appartient aux niveaux 2, 3 et 4.
La partie supérieure de mon récipient, mon désir total de plaisir, sont les récipients du don (248 désirs), et la partie inférieure sont les récipients de réception (365 désirs). Les récipients du don sont à l’état de Hafetz Hessed (HH), dans la propriété de la miséricorde, et ils veulent donner pour donner, mais les récipients inférieurs reçoivent dans le but de donner. En conséquence, dans la première partie, je réalise « la purification », et dans la seconde partie de la correction je devient semblable au Créateur par des propriétés. Ici, je forme déjà ma ressemblance humaine: l’image de l’homme, semblable au Créateur.
” En général, ce désir corrigé avec l’intention altruiste est appelé l ‘«âme».
Ainsi, le principe de Hillel appartient à la partie supérieure du récipient, et le principe de Rabbi Akiba à la partie inférieure. Bien sûr, en tout cas, je travaille avec mon égoïsme et je dois le surmonter. Cependant, le travail selon le premier principe ne m’oblige pas à subir des pertes, abandonner mes biens, et c’est leur différence fondamentale.
Il est important de se rappeler que nous parlons d’une personne qui veut adhérer au Créateur (C), et c’est pourquoi elle demande: « Comment puis-je atteindre l’adhésion? Comment puis-je entrer dans le monde d’en haut, la spiritualité? « Ces questions d’abord la poussent dans les récipients de réception, la ligne gauche, puis l’amènent au principe de Hillel. Par la suite, cette décision l’amène vers le bas à nouveau et lui permet de travailler avec ses désirs égoïstes.
Ce chemin est décrit dans l’exemple d’un converti qui se rend chez un sage pour demander conseil. Tout d’abord, il demande à Shamaï de lui apprendre à aimer autrui comme soi-même, mais il reçoit un refus parce qu’il est impossible d’atteindre l’objectif d’un seul coup. Ensuite, il va chez Hillel et lui demande d’expliquer la totalité de la méthode kabbalistique alors qu’il se tient debout sur une jambe, c’est-à dire, de décrire les moyens d’avancement par une seule règle. En réponse, Hillel formule le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse, » c’est-à -dire il précise quelles actions sont nécessaires pour cela.
Ainsi, selon la loi de la création, le principe d’adhésion au Créateur est divisé en deux parties:
Si j’avance toujours selon cet ordre, je parviens finalement à l’amour pour le Créateur.
Question: Suivant le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse», je réalise des actions physiques. Comment puis-je combiner cela avec l’intention correcte?
Réponse: Le même principe fonctionne dans notre monde, dans le monde spirituel, dans la vie ordinaire, et parmi les amis. Peu importe dans quel environnement je suis, je dois rester au niveau de cet environnement et essayer de me comporter comme je voudrais qu’ils se comportent envers moi. Par conséquent, dans le groupe, je suis les désirs des amis et leur objectif, et au travail, j’ajuste mon attitude envers les désirs de mes collègues. Et je fais comme ça partout.
Je me suis mis dans la situation d’autrui et ainsi je mesure mon attitude envers lui, et c’est déjà le don. En effet, je ne me veux pas me faire de mal et, par conséquent, je suis sûr d’apporter du bien à l’autre.
C’est plus qu’un exercice, c’est déjà une action, la correction. Il n’est pas important de savoir si j’agis égoïstement. Il ne peut en être autrement. Mes actions découlent toujours de l’égoïsme. Cependant, avec cette approche, elles tirent vers moi la Lumière qui ramène vers le bien, et alors je change. C’est pourquoi il est dit que le cœur suit les actions. Tout d’abord, j’agis selon le dicton de Hillel, et ensuite vient la Lumière et me corrige.
Question: Alors, peut-on dire que le critère de mon avancement est la mesure de l’amour pour autrui que j’atteins?
Réponse: Bien sûr, comment pourrait-il en être autrement? Les degrés spirituels sont précisément différents dans la mesure de leur don sans réserve.
Question: Au cours des quatre à cinq dernières années, j’ai pu comprendre seulement que je ne suis pas bon. La seule chose que je puisse faire est d’essayer de ne pas nuire à autrui. Rien de plus.
Réponse: Si vous pensez à la façon de ne pas causer un préjudice à autrui, vous avez parcouru un long chemin. L’acceptation même de cette pensée dans votre tête est une grande réussite.
Question: En fait, le don sans réserve pour l’amour du don est aussi égoïste parce qu’à la fin, je souhaite du bien aux autres simplement parce que je me souhaite du bien. Cela ne fait que me donner une vie plus confortable.
Réponse: Alors, pourquoi l’humanité n’a pas encore adopté ce principe ? Le problème est qu’il est répugnant à notre nature, qui exige que les autres se sentent mal. Nous voyons comment des pays entiers se vautrent dans des conflits stupides, la base de ce qui est la fierté primitive. Cela coûte une énorme quantité de ressources, des milliards d’investissements, beaucoup de nerfs et des troubles. Pourtant, néanmoins, dans l’ensemble, le monde agit égoïstement, et rien en lui ne pourrait être appelé «le don sans réserve pour l’amour du don ».
Question: Je suppose que «le don sans réserve pour l’amour du don» est quelque chose de naïf, abstrait. Qu’est ce que c’est dans la réalité?
Réponse: Il s’agit d’une action dirigée contre la volonté, contre mon égoïsme. Il exige que je m’incline, de sentir l’autre, de se tenir à sa place, « m’essayer moi-même en » lui, et lui sur moi-même. Ici, vous avez besoin d’une compréhension très profonde de la psychologie.
Le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » comprend la moitié de l’ensemble du procédé, la moitié de la correction de l’âme. Ayant mis en place cela, je m’élève versle niveau du Partsouf Aba ve Ima du monde d’Atsilout, j’obtiens les lumières de Hassadim. IElles contiennent l’illumination de Hokhma parce que j’annule mon égoïsme
Afin de ne pas nuire à autrui, je dois m’arrêter, travailler sur moi-même. Je lui fais une faveur – seulement pas à mes frais, sans donner mes biens, mais par des compromis et en renonçant à mon profit. Dans notre monde, ces actions sont considérées comme généreuses et bienveillantes, et nous pensons même que nous sommes en mesure de les effectuer de façon altruiste.
Quoi qu’il en soit, avec la bonne approche, avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le Bien, elles me guident progressivement le long du chemin. Chaque fois, mon désir de donner sans réserve se développe tandis que je poursuis mon propre intérêt, recherche la récompense divine, mais la lumière m’amène au vrai paiement.
Je le répète, nous devons effectuer des actions, la Lumière va suivre les actions et les changements viendront après la Lumière. Au début, je purifie mes récipients de l’intention égoïste. Ainsi, même mes infractions les plus mauvaises tombent dans la catégorie des oublis. Ensuite, je passe directement à la correction, en construisant ma ressemblance humaine à partir de « matériel » propre.
Ainsi, «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » C’est l’ensemble du procédé, et si vous prenez ce chemin, il vous mènera au but.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 30/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Son objectif est d’atteindre le don sans réserve. Toutefois, une personne a besoin de pouvoirs pour réaliser cela, et elle n’a pas ces pouvoirs. Elle les prend en prêt, même si elle entend tout pour le don. Qui plus est, même si elle veut rembourser, c’est-à-dire de ne pas utiliser quoi que ce soit pour elle-même. Elle utilise le monde entier pour le don.
Selon les normes de notre monde, il est impossible de déclarer qu’une personne comme cela prend quelque chose sur le prêt. Vous voyez que nous obtenons un prêt à des fins personnelles. Ici, tout est différent. Par ailleurs, l’interdiction de la Torah contre l’octroi d’un prêt avec intérêt est déduite de ceci. Dans le monde spirituel, aucun prêt ne doit être remboursé avec plus que ce qui avait été reçu.
Ainsi, les forces que je n’ai pas dès le début je les prends en prêt, mais je ne les prends pas pour moi. Elles ne sont pas miennes, je ne fais qu’ajouter à leur désir de donner sans réserve. Au lieu du Créateur, je distribuerais à tous, et tout mon but est seulement de transmettre ce don sans réserve habilement, comme si cela venait de Ses mains. Je n’ai rien qui me soit propre, hormis mon moi altruiste qui acquiert le désir égoïste en son sein et agit au-dessus. Par conséquent, pour l’essentiel, je n’ai rien à rendre.
Question: En dépit de tout cela, ce n’est pas clair: Comment une personne peut demander un prêt pour elle-même dans la spiritualité?
Réponse: Alors, j’ai dit que c’est un autre type de prêt. Vous voyez, je n’ai pas mes propres pouvoirs du don sans réserve. De plus, je (spécifiquement moi) veux donner tout comme le Créateur le fait. Je dois transmettre et donner ce qu’Il veut pour le monde.
Cet état est décrit allégoriquement avec une métaphore qui dit que le Créateur a voulu donner aux nations du monde la méthode de correction. Cependant, ils ne pouvaient pas l’accepter. Ainsi, il a utilisé un groupe de transition appelé Israël, qui signifie «droit au Créateur. » Le peuple d’Israël est comme des coordinateurs qui reliennent la Lumière supérieure avec le AHP. Grâce à cela, Malkhout peut s’élever à Bina et être «adoucie» de sorte à faire passer la Lumière de haut en bas.
Donc, c’est ce qu’on appelle un prêt seulement parce qu’un homme n’a pas le pouvoir du don sans réserve, et il reçoit cela du Créateur. Cependant, il ne l’utilise pas pour lui-même, comme il est d’usage dans notre monde égoïste. Dans ce monde, une personne cherche l’avantage pour elle -même d’abord, et ensuite, elle pense à l’intérêt des autres, que ce soit pour les questions financières, le bien-être, ou pour le plaisir simple. Dans la spiritualité, je ne demande pas pour moi. Je veux participer à la vie du Créateur. Cette participation est entièrement destinée au don sans réserve. Dans ce souci, j’active tout mon désir au niveau maximum possible. Tout le reste je le garde temporairement « verrouillé » sous la contrainte.
Question: Alors, comment est-il nécessaire de demander un prêt comme cela pour le but du don sans réserve?
Réponse: C’est ce qu’on appelle l’ascension, une demande de correction (MAN). Du Créateur, je demande de pouvoir être en mesure d’examiner, de corriger, l’acte lui-même. Je veux qu’il fasse cela, comme il est écrit: « Revêtez-vous en moi et effectuez l’acte de don sans réserve. » C’est comme un enfant qui demande de l’aide à sa mère ou tout simplement pleure, et la mère vient et l’aide. Tout le problème est de se transformer en un «bébé qui pleure » à l’intérieur. Et ça prend du temps d’apprendre ceci….
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 19/04/13, “La Paix”
Question: Comment puis-je voir constamment les amis comme plus grands que moi?
Réponse: L’ami est formidable, surtout parce que je compte sur lui! Le but que je veux atteindre dépend de lui, et c’est pourquoi il est si important pour moi. Deuxièmement, il est grand puisque c’est le Créateur qui nous a réunis, et me l’a donné comme un moyen d’atteindre l’objectif.
Troisièmement, je respecte la «partie divine d’En Haut» en lui, car le Créateur est en elle, l’appelant et le conduisant vers le but. C’est donc ce que je respecte, la partie divine et non ses attributs corporels. Nous allons peu à peu découvrir ce que le concept d’un «ami» signifie réellement. Quand nous commencerons à voir la vérité, nous verrons ce qu’il est.
Je ne valorise pas l’ami lui-même, mais la partie Divine en lui qui lui donne un grand poids et fait de lui le plus grand de notre génération. Ce n’est pas une exagération, ni seulement de belles paroles. Rabbi Yossi Ben Kisma a sans doute vu ses élèves comme les plus grands de sa génération et plus grands que lui-même.
Afin de ne pas voir les lacunes de l’ami, je dois réveiller l’amour en moi. Par conséquent, il est dit «l’amour couvrira tous les péchés. » Vous ne devez pas considérer qui est plus intelligent, vous ou l’ami. L’amour doit venir en premier.
La leçon devrait commencer lorsque chacun d’entre nous se voit assis au milieu des gens formidables. Vous devez sentir que vous êtes comme un petit bébé qui par chance se trouve en compagnie de grands kabbalistes, tremblant d’excitation devant leur grandeur. C’est en fait la façon dont cela est ressenti, et je n’exagère pas.
C’est ce que le sentiment intérieur devrait être, tandis qu’extérieurement nous pouvons manquer de respect et jouer un jeu opposé. Tout comme le Créateur cache Son amour et nous montre l’attitude opposée, de sorte que nous puissions lui montrer l’attitude extérieure opposée. Nous apprendrons plus tard ce jeu quand nous serons plus forts, mais en attendant, il est encore trop tôt pour jouer à ce jeu car nous seront attirés par le manque de respect.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/05/13, Les écrits du Rabash
Question : Qu’y a-t-il de si spécial dans l’amour des amis qui me permette de couvrir tous les péchés ?
Réponse : L’amour des amis couvre toutes les fautes. Après tout, si nous travaillons sur la connexion de nos étincelles dans le groupe, alors tous les autres désirs se rendent à la Lumière de l’amour, malgré le fait qu’ils sont si opposés les uns des autres à un point tel qu’ils se haïssent vraiment. Cette Lumière agit sur nous d’en-haut, depuis le niveau supérieur, quand elle nous couvre avec une couverture, un parapluie, une Soucca (hutte, ndt) de le paix, et nous oblige tous à nous unir, même si intérieurement nous restons très différents.
Question : Est-ce que je choisis l’ami une seule fois ou à nouveau tous les jours ?
Réponse : Je ne choisis pas selon des critères corporels. En attendant, nous ne savons pas pourquoi nous avons été amenés dans un groupe depuis l’en-haut, lui et moi. Cela dépend de la racine de l’âme, de la peine des âmes, que nous apprendrons plus tard. Mais parce que nous sommes dans un groupe, nous avons à nous acquitter de notre libre arbitre et devons nous connecter à un système, un groupe.
Choisir un ami, c’est être fidèle à lui malgré la répulsion et les doutes. Je ne devrais pas ressentir de différence entre lui et moi. A chaque instant, la pensée et le désir changent en moi, je dois le choisir exactement de la même manière, je m’examine moi-même et lui aussi.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/05/13, Écrits du Rabash