Rabash, « la nécessité de l’amour des amis »: Par conséquent, on doit s’accrocher au groupe … Il y a un pouvoir spécial dans l’adhésion des amis. Puisque vues et pensées passent de l’un à l’autre par l’adhérence entre eux, chacun se mélange à la puissance de l’autre, et par cela chaque personne dans le groupe a le pouvoir de tout le groupe.
Dans la vie corporelle une personne est inconsciemment attirée par la société puisque son mauvais penchant le pousse à rechercher une plus grande réussite et le profit, et son plus grand succès est de s’affirmer aux yeux des autres. Par conséquent, une personne examine constamment ce que ceux qui l’entourent considèrent comme bon ou mauvais et ce qui est compte pour eux. En conséquence, elle établit les paramètres et détermine son attitude envers tout ce qui lui arrive. Elle n’en est même pas consciente, mais son opinion est totalement basée sur ce que la société apprécie, et sans cela cette personne resterait un animal.
La méthode de la Kabbale élève également une personne du niveau animal au niveau humain, mais d’une manière différente. Une personne doit exercer une force sur elle-même, afin d’adhérer à la bonne société, ielle doit savoir exactement ce qu’elle veut acquérir d’elle. Il est seulement possible d’acquérir les valeurs de la société si l’on se soumet devant elle. En outre, elle doit également s’élever au-dessus des amis afin de leur donner la grandeur de l’objectif et élever leurs esprits.
Dans ces deux façons de traiter les autres, d’en bas et d’en haut, une personne acquiert des pouvoirs qui lui manquent. Les pouvoirs qui lui viennent ne sont pas égoïstes, son ego n’est pas augmenté comme dans ce monde, où, grâce à influence de la société une personne reçoit une force égoïste qui est dix fois plus grande que sa simple force égoïste. Ici, elle concède et s’annule, voulant établir de bonnes relations et transmettre la joie et la grandeur de l’objectif de sorte que tout le monde, y compris elle-même, va se soumettre à l’égard de cela et l’accepter par «la foi au-dessus de la raison», peu importe ce qui lui arrive. Par là, elle ne recevra non seulement une force plus grande que celle qu’elle avait avant, mais une force totalement différente, la force du don.
Grâce à ses efforts, elle reçoit la force du don de la Lumière supérieure. S’il y a un groupe de dix (Minyan), alors à travers lui chacun reçoit la force du don de la source du don d’En-Haut. Ainsi, une personne acquiert une force qui est dix fois plus grande, et est même corrigée, avec laquelle elle peut avancer.
Ceci est la première phase de la voie spirituelle, et une personne doit constamment s’examiner pour savoir si elle se soumet réellement devant le groupe. C’est peut-être son ego parlant de l’intérieur la trompant ainsi de différentes manières. Elle devrait essayer de déjouer ce serpent rusé qui l’empêche de s’ incorporer dans le groupe.
Ce premier niveau est le plus difficile, et les sages disent que «mille entrent dans une pièce, mais un seul sort à la Lumière. » Nous devons tenir compte du fait que notre «école» est destinée à des individus uniques. Le test n’est que dans un groupe de dix. Si nous ne regardons pas tout le monde, vous-même et les amis, par le biais du groupe de dix, vous êtes toujours dans l’erreur.
Une personne peut faire partie d’un groupe, d’un comité quelconque, ou d’un département quelconque, mais si elle ne fonctionne pas dans un groupe de dix, elle ne peut rien voir, sauf son ego.
De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 30/05/13
Baal HaSoulam, «L’Arvout (Garantie mutuelle)», article 25: … à propos de la raison pour laquelle la Torah n’avait pas été donnée à nos pères, parce que le commandement d’«Aimer ton prochain comme toi-même», qui est l’axe autour duquel gravite toute la Torah, et ce, malgré tous les commandements qui l’entourent pour la clarifier et l’interpréter, elle ne peut pas être observée par un individu, mais seulement au travers du consentement d’une nation entière.
Je ne peux pas arriver à quoi que ce soit dans un groupe de dix, si tous les autres amis ne me soutiennent et ne coopèrent pas avec moi. En fait, nous devons être «comme un seul homme dans un seul cœur. » Mes efforts personnels seront inefficaces si les autres ne participent pas aux efforts.
Cela peut sembler un très gros obstacle, mais en fait, ce n’est pas un obstacle. Si je ne peux pas m’intégrer dans un cadre appelé «le groupe corrigé de dix » cela signifie que je n’ai pas encore atteint ma correction personnelle et ne suis pas devenu celui qui donne sans réserve, qui a adhéré au Créateur, au moins dans une certaine mesure.
La perception de la réalité spirituelle fonctionne déjà ici. Je ne dois pas voir quoi que ce soit à l’extérieur comme un facteur externe. Le modèle des dix est en moi comme une réplique de mon monde intérieur qui est destiné seulement à faire que je puisse travailler avec mes attributs qui semblent être à l’extérieur, dans les amis. Cela m’aide à m’approche de la correction d’une manière plus pratique.
Le Créateur n’est pas révélé à un être créé individuel, mais seulement dans un groupe de dix. Cela correspond à la structure de la nation et du monde entier. Par conséquent, je dois travailler sur l’ensemble de la large dimension de la réalité.
C’est parce que tout cela est réellement moi. Je vois mes attributs internes à l’extérieur, comme une radiographie, dans la nature minérale, végétal, et animal et chez l’homme. C’est comme si tout se transmettait de moi vers l’extérieur.
Donc, je dois voir comment tous les autres avancent vers la correction et à quel point je peux aider à faire avancer chaque partie qui est extérieur à moi. Dans un endroit, je présente l’éducation intégrale, et dans un autre lieu, je présente du matériel d’introduction de l’éducation intégrale. Cependant, d’une façon ou d’une autre, tout cela ne vient que de moi, de la même source, et vise dans une seule direction, vers une éducation réelle intégrale, et au-delà aux cercles plus internes, ce qui signifie les désirs qui sont plus proches de mon point dans le cœur. Ici, je peux participer à la sagesse de la Kabbale et travailler dans un groupe de dix, ce qui signifie dans un environnement qui est plus proche de l’étincelle spirituelle dans mon point dans le cœur.
C’est ainsi que je dois voir le tableau d’ensemble. Grâce à cette perception, je comprends que si je restreins ma perception et ne m’inquiète pas du monde entier, cela ne mènera à rien.
Toutefois, une personne avance le long de ce chemin par la Lumière qui ramène vers le Bien qui l’aide progressivement à percevoir les choses correctement. Donc, nous devons faire ce que nous sommes obligés de faire, et nous finirons par changer. La Lumière viendra nous illuminer, et alors je vais voir et comprendre que mon approche et ma perception devraient être générales. La Lumière va me permettre de sentir et de comprendre ce qu’est l’attribut du don, et je vais l’accepter et continuer.
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 23/05/13, “La Garantie Mutuelle ”
Il ne peut pas y avoir de différence entre nous durant le congrès: le groupe des jeunes, le groupe des anciens ou même une personne qui étudie pratiquement toute seule. Un congrès est un état particulier pour faire en sorte que nous brisions toutes les barrières entre nous : les limites des groupes de dix et autres formes de barrières et de devenir un seul groupe.
Vous devriez sentir la proximité que vous avez ressentie dans votre groupe de dix à l’égard de tout le monde qui participe au Congrès. Vous devriez avoir la même attitude puisque vous n’avez pas à vous libérer du cadre des dix, mais en fait tous ces milliers de personnes sont devenues votre groupe de dix. Essayez de vous identifier à elles de cette façon et de voir si vous pouvez le faire ou pas! Si vous ne pouvez pas, cela signifie que votre groupe de dix est encore loin de l’état spirituel.
Si une personne se fond et disparaît dans le groupe des dix, alors elle ne fait aucune différence si c’est dix personnes, mille ou sept milliards de personnes. La chose principale est de se perdre soi-même pour trouver la force du don et trouver le Créateur.
« La gloire du roi est dans la foule », alors il s’avère que si nous sommes un groupe distinct de dix nous semblons rater quelque chose puisque nous ne pouvons être plus fortement impressionnés par un plus grand nombre de personnes. Si tout le monde dans une foule d’un millier dit un demi-mot, il fera une très grande impression, mais un groupe de dix est important car dans ce groupe je peux suivre les réactions, la connexion entre nous, et mon autocritique.
Le groupe de dix est très dynamique et je peux y réagir très rapidement. Mais je m’attends à sentir que nous sommes tous un groupe de dix pendant le congrès de sorte que tout le monde ait une influence sur moi et que je puisse sentir ses vibrations. J’espère que ça va bouger mon « âne » et le forcer à suivre son propriétaire en se soumettant à un nouvel état d’esprit et de cœur.
Cela devrait être notre travail pendant le congrès par rapport au travail dans un groupe de dix. L’ensemble du congrès devrait devenir un groupe de dix. Les groupes de jeunes doivent être intégrés dans tout le monde et toutes les frontières doivent disparaître. Ils doivent apprendre à connaître les autres autant que possible et à se mêler aux gens qu’ils ne connaissent pas. L’essentiel est d’être impressionné par les autres autant que possible.
Tout à coup, je commence à reconnaître et à sentir la grandeur des amis à propos de qui je n’avais pas pensé avant. Il est plus facile d’être impressionné par les gens qui sont plus éloignés, puisque les impressions sont doublées par la distance et créent une impression exceptionnellement puissante.
Par conséquent, les groupes de jeunes doivent perdre totalement leur concentration dans la masse générale pour se disperser dans des directions différentes et garder une distance physique l’un de l’autre. C’est tout le sens du Congrès, d’obtenir un tel mélange que personne ne restera avec les gens qui sont déjà proches de lui et tous seront incorporés dans tout le monde en acceptant tout le monde comme son groupe de dix. Espérons que nous allons réussir et parvenir à une grande connexion puissante.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 28/05/13, Les écrits du Rabash
Question: Que devons-nous faire pour que la Lumière qui ramène vers le bien puisse nous convaincre que c’est seulement par la connexion que nous pouvons atteindre l’attribut du don sans réserve?
Réponse: Cette reconnaissance peut venir par le chemin de la souffrance, «en son temps», quand une personne ressent une grosse déception car elle sent qu’elle a consacré beaucoup d’énergie et n’a rien atteint. Cela arrive après de nombreuses années.
Cela peut également se faire par la connexion initiale ordinaire avec le groupe quand une personne commence à comprendre et sentir que seule la Lumière qui ramène vers le bien peut invoquer le changement en elle. Entendre ela ne suffit pas, une personne doit déjà sentir cela dans son cœur, son cœur doit entendre.
Quand le cœur perçoit cette information, nous acceptons comme un fait qu’il est impossible de maitriser quoi que ce soit sans l’aide de la Lumière. Nous n’avons pas à chercher là où cela est dit puisque cette sagesse vivra déjà en nous, dans nos sentiments et pas dans notre cerveau. Nous avons besoin de l’esprit seulement pour soutenir et aider à clarifier le sentiment.
Pour que le cœur écoute, nous devons nous soumettre devant l’environnement. Notre cœur est sourd et n’entend pas! Nous ne pouvons rien faire. Nous entendons quelque chose à travers nos oreilles, mais cela ne pénètre pas le cœur. Il frappe le «cœur de pierre» et rebondit, comme quand on frappe un mur, sans le pénétrer. Par conséquent, nous devons travailler à nous soumettre, comme il est écrit: «Achetez-vous un ami et faites vous-même un enseignant », à nous soumettre par la force.
Nous ne contrôlons pas nos désirs, mais nous vivons dans le monde des actions, et donc nos actions physiques aident aussi, même si elles vont à l’encontre des désirs de notre cœur. Essayez d’apporter à l’ami un petit cadeau tous les jours, n’importe quoi. Achetez une boîte d’allumettes et donnez-lui une allumette tous les jours comme un cadeau. Vous verrez combien cela est difficile puisque vous aurez à réfléchir constamment à ce sujet. La valeur du cadeau est sans importance car il est écrit: « jusqu’à ce que de nombreux centimes s’accumulent dans une grande somme. »
Essayez et vous verrez! Vous devrez penser à l’ami, pour vous en souvenir, pour justifier vos actions, et valoriser son avantage. Avez-vous l’argent pour acheter une boîte d’allumettes? Vous n’avez donc rien à craindre. Vous avez les moyens d’entrer dans la spiritualité.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 27/05/13, Les écrits du Rabash