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Pourquoi est-il si difficile de demander?

Dr. Michael LaitmanLe travail spirituel est différent du travail que nous faisons dans ce monde. Ce monde est le monde des actions. J’effectue une certaine action afin d’obtenir un certain résultat. Il y a une pensée, il y a un but, un plan, et, par conséquent je commence à travailler pour remplir l’action afin d’atteindre l’objectif- c’est la façon dont j’effectue l’ensemble du processus.

Mais dans le travail spirituel nous avons un autre partenaire clé qui fait le travail. Nous ne faisons que créer le travail pour Lui. Il travaille et effectue toutes les actions, le plan est à Lui et Il fait tout. Nous ne sommes responsables du fait que nous pouvons L’activer.

Le patron ici, c’est le Créateur, il a son propre plan et tous les matériaux et la puissance pour l’accomplir, tout ce qui est nécessaire. Tout se déroule selon un plan préétabli, mais seulement si nous le hâtons.

C’est comme si il  y avait un entrepreneur paresseux qui a entrepris de nous construire une maison, mais nous devons toujours venir à lui et de lui demander quelque chose. Tant que vous exigez, il le fait; du moment où vous arrêtez d’être exigeant, il s’arrête immédiatement. Nous alimentons cette machine et c’est alors seulement qu’il commence à travailler.

Il est très difficile pour nous d’intérioriser cela, de le comprendre, et de le sentir parce que nous ne ressentons pas celui qui effectue ce travail et nous pensons que nous devons tout faire par nous-mêmes! Qui plus est, ce travail se fait sur nous, alors nous ne percevons pas réellement ce qui se passe.

Si je pouvais voir le Créateur et comprendre que tout dépend de Lui, alors je serais certainement en permanence en train de lui réclamer, de mendier, et de lui demander instamment. Le problème est que je ne Le ressens pas ! C’est l’essence même de la  dissimulation du Créateur, quand je ne crois pas que je suis dans Ses mains, et que je ne Lui demande pas de faire quoi que ce soit.

Je ne pense pas que je dépende de Lui, mais je pense que tout est dans mes capacités. Cette dissimulation créé la puissance égoïste en moi, une coquille, en me faisant sentir sûr que je vais moi-même  tout régler ! Ainsi, le Pharaon en moi me dit: « Qui est le Seigneur, que je devrais écouter? Fais tout par toi-même! »

C’est le point où la domination de l’égo se révèle, c’est l’endroit où la «coquille» et la «sainteté» en moi se heurtent.

« Je  dirige ! » signifie que je vais tout faire par moi-même et non pas le Créateur. Je préfère tout faire par moi-même, au lieu de lui demander de faire quelque chose. Mais nous savons que notre travail est de parvenir à la demande. C’est la seule chose dont nous avons besoin. Puis tout arrive tout seul.

 De la 1 ère partie du cours quotidien de Kabbale du 25/04/2012, Écrits du Rabash

Le point de référence spirituel

Dr. Michael LaitmanIl est dit : «Ceux qui aiment le Seigneur, haïssent le mal. » C’est-à-dire, on nous donne un point de référence : Si vous êtes dans un état d’amour pour le Créateur, alors vous détestez le mal, l’égoïsme, et cela devrait être ressenti simultanément, sinon, vous vous écartez de la direction. Vous pensez que vous aimer le Créateur, mais si vous ne ressentez pas en même temps une haine pour l’égoïsme, alors, vous n’avez pas de direction, celle-ci disparaît. Afin de l’aligner, pour en faire une ligne droite, vous devez d’une part, la renforcer dans une haine pour le mal, et ensuite la deuxième étape sera précisément d’atteindre l’amour pour le Créateur. Nous ne savons pas ce qu’est le Créateur, ni l’amour pour Lui. Mais si nous commençons par la haine de l’égoïsme, on a alors déjà une direction.

Il est dit dans ce cas : «Ceux qui aiment le Seigneur haïssent le mal», et ils sont ceux que le Créateur sauve de ce mal. Par conséquent, notre travail est de rejeter et de repousser l’égoïsme et d’attirer le bien, le don et l’amour.

Du Congrès de Vilnius 25/03/12 , Leçon 5

Suis-je un juste ou un pécheur ?

Dr. Michael LaitmanQuel rapport y-a-t-il entre la haine du mal et être sauvé du mal ? D’une part, tout simplement en étant humain, nous comprenons que lorsque je déteste une chose, je m’en éloigne. Cela me garde et me protège, m’aide à être sauvé du mal. Mais cela ne fonctionne pas dans le spirituel. Là, il faut évoquer la Lumière supérieure, afin de me corriger.

Il y a une autre instruction pour comprendre cela, stipulant que le monde est créé uniquement pour eux états ; soit l’état, la perception et la compréhension du mal absolu, soit l’état de la bonté absolue. Il n’y a pas d’autre option. En d’autres termes, le monde est créé soit pour les pécheurs absolus ou les justes absolus, c’est l’un ou l’autre, il n’y a pas de troisième option. C’est pourquoi il est pire d’être un juste incomplet qu’un pécheur absolu. Comment est-ce possible ? C’est ce qui est écrit. Alors, que nous montrent les enseignants?

Le fait est, écrivent-ils, que du point de vue du Créateur il n’y a rien au monde qui puisse avoir une double signification ; à la fois un peu de bonté et un peu de mal. Du point de vue du Créateur seul l’absolu existe – soit la bonté absolue ou le mal absolu, le désir de donner absolu ou un désir de recevoir absolu.

Pour cette raison, quand une personne souhaite avancer vers le but, elle n’a pas le droit d’accepter qu’il y ait un peu de ceci et un peu de cela en elle ! C’est la pire des qualités, le pire état !

L’accepter est une mauvaise qualité. Etre dans cet état et vous consoler qu’il n’y a rien d’horrible à ce sujet est un mauvais état : Il y a un peu de ceci et un peu de cela en moi, je ne suis pas meilleur ou pire que les autres, il y a ceci et cela. Quand je me console avec de telles pensées, je ne serai ni capable d’atteindre l’état de pécheur absolu ou de juste absolu. Quand je ne parviens pas à atteindre ces états, je reste suspendu à quelque part et n’ai aucun point de référence pour pouvoir progresser.

Du point de vue du Créateur, il n’y a pas de différence entre le bien et le mal. Il n’y a pas de double sens, dans Sa perception : absolument tout est bon.

Dans notre état, dans notre monde, quand une personne commence à percevoir que tout vient du Créateur, elle analyse alors déjà son attitude envers le monde. Si tout vient du Créateur, soit je vois que le monde vient d’une bonne, éternelle et parfaite source, soit je vois que le monde est plein de souffrances, de contradictions, et qu’il est absurde. Et si je le vois ainsi, alors je ne crois pas, ne sens pas et ne reconnais pas que le monde est vraiment éternel, parfait, et bon, comme Celui qui l’a créé et remplit.

Pourquoi avons-nous besoin de cela ? Lorsque, dès le début, nous percevons le monde comme parfait, bon, éternel, et plein de lumière, alors le problème est en nous, dans notre perception du monde, dans nos sensations. Quand je sens qu’il est opposé à cet absolu que je suis capable d’imaginer, alors je m’évalue moi-même, j’évalue mes qualités, comme étant opposées et égoïstes. Cependant, quand je ne vois rien de bon dans le monde, alors je suis un pécheur – je ne justifie pas le Créateur, je L’accuse de l’avoir créé ainsi. Et si je ne ressens ni l’un ni l’autre, alors je ne reconnais même pas le fait qu’Il existe, qu’Il a créé et maintient tout cela ; en d’autres termes, je nie la présence de la force supérieure.

Une personne doit bien comprendre son attitude envers le monde d’où elle vient, et ce qu’il est par rapport au Créateur.

Du Congrès de Vilnius 25/03/12, Leçon 5

A quel point ne suis-je pas corrigé ?

Dr. Michael LaitmanLe monde qui nous entoure est dans un calme absolu, rempli entièrement de la Lumière supérieure. Nous devons corriger nos sentiments, notre organe de perception. Il n’y a rien hormis Lui. Que voulez-vous?! Il est ici, en face de vous, autour de vous, en vous.

Eliminez votre «moi», et vous commencerez à ressentir quel genre de monde nous entoure, sous forme de Lumière environnante (Ohr Makif), et quel genre de monde est en nous, sous forme de Lumière intérieure (Ohr Pnimi). Il suffit d’enlever la séparation, et tout ira bien.

La séparation s’annule par la restriction et ensuite par l’écran. Au début, l’égoïsme est annulé, et la Lumière passe à travers vous librement. Cet état est appelé « Ibour » (conception), un état dans lequel vous êtes à l’intérieur du récipient maternel, lorsque vous êtes complètement entourés et que vous existez à l’intérieur de Mère Nature, le Créateur.

Et puis vous commencez à grandir comme un embryon à l’intérieur de votre mère, vous naissez, et vous continuez à vous développer. Lorsque vous commencez à convertir votre égoïsme en désir de donner, à la ressemblance du Créateur, alors quelque chose qui existe indépendamment, à l’image de la Lumière, sort de vous. Vous n’obstruez pas la Lumière qui passe à travers vous, mais vous l’amplifiez.

Seulement à partir de la donnée initiale de « il n’y a rien hormis Lui » nous continuons à nous accorder sur le fait que le monde est rempli de bien absolu. Si je ne ressens pas cela dans le cœur, les désirs, et ne le comprends pas entièrement par l’esprit, je ne suis pas corrigé. Alors, je découvre à quel point je ne suis pas corrigé.

Ces états sont généralement intermédiaires et nécessitent un développement ultérieur. Cela se fait dans le groupe. Quand je fais un effort et que je cherche explicitement à établir des relations harmonieuses avec les amis, alors je verrai tout de suite voir à quel point je ne le veux pas ! Mon égoïsme se manifeste instantanément, m’éloigne des amis. Cela se produit naturellement. Et je découvre que je suis un pécheur, et un grand pécheur. Alors, j’ai l’opportunité d’avancer encore et ainsi de demander la correction. C’est le prochain la prochaine étape et le point de référence suivant.

Le premier point de référence est «il n’y a rien hormis Lui. »

Le second point de référence est de voir que tout est bien absolu à travers cette lentille, comme à travers un télescope.

Le troisième point de référence est le groupe, à travers lequel je dois tout voir, afin de parvenir à comprendre clairement si je suis un pécheur ou un juste.

Il n’y a pas d’états intermédiaires. Nous devons les éviter. C’est l’apaisement qui ne nous mènera nulle part. Nous ne faisons que  perdre du temps !

Du congrès de Vilnius leçon 5 du 25/3/12

La pyramide économique

Dr. Michael LaitmanAu cours des plaies d’Egypte, le Seigneur dit à Moïse : « Va vers Pharaon, car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, pour que je puisse leur montrer mes signes » (Exode 10:1). Grâce aux coups que reçoit notre égoïsme, le Créateur se développe entre nous. Il se révèle sur ces «indications», ces signes, lorsque nous découvrons dans notre désir égoïste comment tout est contrôlé, dépendant, et sans pouvoir. Oui, l’égoïsme règne sur nous, mais en fait, c’est stupide. Sa faiblesse physique et morale nous est révélée.

Autrefois, l’égoïsme nous a fait avancer, nous a aidés à construire notre vie. Mais à la fin, il s’avère qu’en l’utilisant, nous obtenons des résultats négatifs clairement visibles. Et même si la masse ne veut rien savoir à cause de son étroitesse d’esprit, il suffit de regarder les actes de l’humanité, pour s’apercevoir que celle-ci se détruit vraiment elle-même et détruit la nature.

Si nous observions un tel développement des événements sur une autre planète, nous conclurions que ses habitants ne sont pas des êtres sensibles. Il semble que quelque malheur leur ait ôté tout esprit, et qu’ils aient commencé à couper la branche sur laquelle ils sont assis, pour bloquer le canal qui les nourrit.

Encore vingt à trente ans de plus, et l’humanité restera sans rien. Nous avons créé un monde terrible, une pyramide de gain sans fin, qui génère des bénéfices en ajoutant de plus en plus de nouvelles personnes. Une fois cette croissance épuisée, tout s’écroule. Cependant, tant que la poche est encore pleine, l’homme continue de jouer.

L’économie mondiale est construite par les Américains sur le principe de la pyramide, le principe d’enrichir son sommet au détriment d’une production et consommation croissante. Mais voici le crash : Il n’y a plus de place pour le développement, et ainsi rien d’autre ne peut arriver, que l’effondrement de la pyramide. Une société de consommation basée sur le pouvoir d’achat a pris fin. On ne peut plus écouler la production, on ne peut impliquer plus personne ; la Terre est ronde et pas si grande. C’est intéressant de voir comment des parallèles sont apparues entre notre pyramide et l’ancienne Egypte, le pays des pyramides.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/04/12, Écrits du Rabash

Sans vous, je n’atteindrai pas le but

Dr. Michael LaitmanLa besoin de chacun des amis est une nécessité très désagréable. Nous divisons toujours les gens : les uns sont plus agréables, d’autres le sont moins, nous pouvons mieux comprendre ceux-ci et moins ceux-là ; ceux-ci peuvent être ignorés ; nous pouvons nous rapprocher de ceux-ci, mais devrions rester loin de ceux-là, etc. Nous sommes constamment en train de faire des différences dans la société environnante, et cela est très mauvais.

Le concept «Il n’y a rien hormis Lui» signifie que vous devez traiter tout le monde également. C’est très difficile ! Ici, nous devons constamment surveiller notre égoïsme, qui met toujours tout le monde à sa place : Cette personne est plus proche, celle-là est plus loin, je passe devant celle-ci, je dois sourire à celle-là, saluer celle-ci, tenir la main de celle-là, etc. Ainsi, nous devons toujours nous positionner par rapport aux autres, parce que ce sont des sentiments animaux.

Mais tous les points dans le cœur sont exactement les mêmes. C’est pourquoi l’égalité de traitement et le nivellement absolu de nos attributs naturels terrestres, pour les retirer et ne plus les voir du tout, sont essentiels.

Dans le travail spirituel, agréable ou désagréable, proche ou loin n’existe pas, il n’y a personne que vous compreniez ou ne compreniez pas. Je considère cela vraiment comme un travail spirituel, et non pas comme des actions de diffusion ou un travail physique quotidien. Dans le groupe, on ne peut pas être plus ou moins : Tout le monde est égal ; sinon, ils ne sont pas des amis.

Ainsi, en supprimant toutes les caractéristiques corporelles animales et en plaçant tous les points dans le cœur sur le même plan, en travaillant sans relâche afin qu’ils soient égaux, équivalant à mes yeux, plus ou moins élevés que moi, mais tout aussi important, je me construis afin de ne pas voir le corps de mes amis. Ceci est très important et extrêmement difficile, parce que l’égoïsme sans cesse se concentre automatiquement sur une certaine personne et en ignore un autre, etc.

Il y a des douzaines de personnes que nous ne remarquons pas. Et il y a des gens qui nous attirent. Ceci doit être balayé, supprimé. Tout le monde est égal. L’âme est une, et il n’y a pas de différence dans le domaine spirituel, la Lumière supérieure nivelle tout.

C’est pourquoi le groupe est un lieu de formation, un laboratoire visant à atteindre l’objectif et qui nous est nécessaire pour pouvoir nous aligner, en tout point, au but. Une personne seule ne peut atteindre cet objectif. Elle a besoin de jumelles, à travers lesquelles elle regardera et alignera les axes pour atteindre la cible avec précision.

C’est l’un des points les plus importants. Une personne supprime tout ce qui à trait au matériel et ne voit dans son ami, qu’un point ardant, qui tend vers l’objectif. Il ne l’apprécie que pour cela, il n’est l’ami que de son point, il ne veut être son égal que par rapport à ce dernier, il ne veut s’unir qu’avec son point. Tout le reste, le terrestre, mourra de toute façon, sera d’une certaine manière corrigé et n’a pas d’importance ; le plus important est le point.

Après tout, la mère aime son enfant, indépendamment de son caractère, de ses attributs, etc. ; il est comme ça par nature, que pouvez-vous faire ? Elle l’aime parce qu’il a son point. Bien sûr, c’est un amour animal et égoïste. Au début, cet amour doit être en nous comme un animal égoïste, car nous venons tous d’une âme unique.

Et alors, nous verrons que tout le monde « donne naissance » les uns aux autres dans le monde spirituel. Si nous sommes tous égaux, alors chacun de nous est à la fois plus grand et plus petit que l’autre. Nos AHP sont combinés avec le Galgalta ve Eynaim des amis, et leurs AHP sont inclus en moi et me donnent naissance. En travaillant ainsi, l’ensemble du système devient intégral. Je m’inclus dans quelqu’un ; celui-ci s’inclut en moi, et ainsi tout le monde s’inclut dans tout le monde : tous les milliards de particules.

Par conséquent, nous devons comprendre qu’ainsi nous sommes, pour chacun, les pères/les mères et leurs enfants. L’inclusion mutuelle des Galgalta ve Eynaim dans AHP sous forme de sphère crée cette goutte intégrale.

Il y a beaucoup de paramètres. Il y en a, en général, peu, mais nous les interprétons de cette manière parce que c’est très difficile de supporter la vérité ; nous devons la diviser en composants, dont la somme nous donnera une vision exacte de la cible, une vision de l’unité. Dans nos attributs, cette unité se compose de toutes sortes de chemins y conduisant. En fait, ils nous aident à agir : poussés par la souffrance, tirés vers l’avant grâce à notre enthousiasme pour le but, en se voyant supérieur ou inférieur aux d’autres, etc.


Du Congrès de Vilnius du 25/03/2012, Leçon 5

Quand nous sommes ensemble, nous ne pouvons pas nous briser

Dr. Michael LaitmanZeir Anpin est un mécanisme supérieur. Tandis que Malkhout est mon système que je peux construire avec les amis, c’est-à-dire, avec les désirs du Créateur qu’Il organise pour moi afin que je puisse communiquer avec eux.

Il existe différents types de désirs qui ne m’appartiennent pas ; ce sont des désirs étrangers, mais ils visent également au Créateur comme moi. Je ne regarde pas leurs visages, mais seulement  leurs désirs ou étincelles.

Ensuite j’effectue différentes actions extérieures afin de nous unir. Je veux rassembler tous ces désirs, tous ces petits vecteurs en un seul faisceau, afin qu’ils deviennent puissants. Quand ils sont ensemble, il est impossible de les briser comme  c’est le cas  quand ils sont séparés.

Nous nous connectons lorsque chacun s’annule soi-même afin d’atteindre la grandeur du Créateur, la grandeur de l’attribut du don  mutuel sans réserve. Nous l’avons créé parmi nous afin de montrer à nous-mêmes et au Créateur que nous sommes prêts pour le don sans réserve et que nous le voulons. Même s’il n’est pas en notre pouvoir d’atteindre cet objectif et que nous ne pouvons pas vraiment nous donner les uns aux autres en annulant notre ego, nous montrerons le maximum que nous puissions atteindre dans notre groupe.

Si nous faisons des efforts, la Lumière qui ramène vers le bien apparaît et remplit la connexion entre nous. Puis à partir de cette connexion (Malkhout), nous sentons l’attribut du don sans réserve  qui nous relie à Zeir Anpin. Ainsi nous découvrons le Créateur: Yessod de Zeir Anpin se connecte à Malkhout et Malkhout commence à L’atteindre.

Malkhout ne se connecte plus à Zeir Anpin seulement par un point. Elle commence à ouvrir les attributs internes du don sans réserve, qui conviennent à Zeir Anpin et dans le même temps sont à l’opposé de lui, car ils coopèrent l’un avec l’autre. Zeir Anpin et Malkhout se connectent afin que la Lumière supérieure se révèle entre eux: la Lumière de Hokhma et Bina, la lumière de AB-SAG, et ainsi nous arrivons à la conscience.

Tout dépend de la façon dont nous avons préparé Malkhout. Par conséquent, autant  apparaît  en cela le désir approprié pour Zeir Anpin, autant on commence à grandir avec Malkhout. On absorbe son désir et on se développe ainsi.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012,  Le Zohar

Le groupe qui a adopté mon cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous corriger la situation lorsque le cœur n’est pas d’accord avec les bonnes intentions que je comprends dans mon esprit?

Réponse: Nous ne sommes pas les propriétaires du cœur, c’est l’environnement qui le contrôle. Si je veux penser à quelque chose de grave et sublime, je prends un livre ou je regarde un film, ou je me parle à moi-même. Mais si je veux changer le désir dans mon cœur, j’ai besoin d’une  influence extérieure.

Tout dépend de la façon dont j’organise ma vie. Vous devez considérer la vie ordinaire comme un théâtre, c’est-à-dire, pour lui donner seulement autant d’importance que nécessaire. Je dois aller travailler et mener une vie ordinaire comme tout le monde. Pourtant, je ne la traite pas comme ma vraie vie, mais plutôt comme une pièce de théâtre, dans laquelle il y a des acteurs qui jouent leur rôle comme cela a été déterminé par le Créateur, et ils n’en sont même pas conscients.

La seule chose qui peut vraiment m’influencer est le groupe. Dans toute la réalité il n’y a que ce seul outil, que je peux influencer et qui peut m’influencer. Je peux me préparer à avoir une perception plus sensible de son influence et alors  je vais la trouver.

Donc, tout mon travail se concentre seulement au sein du groupe. Il n’y a pas d’autre moyen de changer le cœur d’une personne. Parfois les gens pensent qu’il est possible d’étudier et de diffuser plus et ainsi de progresser. Mais l’étude n’est pas un substitut pour le groupe. L’avancement d’une personne n’est possible que par le groupe.

Le groupe peut être très grand ou très petit, voire virtuel et non physique. Mais en tout cas, je dois être près des gens qui sont comme moi, vers qui je peux m’ annuler dans la pratique , leur donner des cadeaux, les respecter, et  les voir comme les plus grands de notre génération. Je dois agir devant eux en me voyant comme un zéro total, comme la poussière sous leurs pieds. Puis, à travers le groupe  la Lumière va  m’influencer parce que je m’annule. Il s’agit d’une annulation effective et non pas d’un peu d’imagination, comme en ce qui concerne le Créateur, devant qui tout le monde est prêt à baisser la tête. 

Ensuite, je vais voir dans quelle mesure ces actions sont efficaces et comment  elles auraient pu m’avoir aidé si je les avais faites il y a plusieurs années. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas entendu parler de cela jusqu’à maintenant. Après tout, c’est si simple. En fait, je l’ai bien entendu, mais je ne l’ai pas réalisé. Cela prend beaucoup de temps avant qu’une personne entende enfin et commence à faire quelque chose.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Le Zohar

La Torah parle de mon parcours

Dr. Michael LaitmanNous devons essayer d’imaginer que toute la réalité se situe dans une personne et que la Torah nous parle  d’elle. Ainsi, tous les progrès se déroulent  dans un seul désir, un seul homme, à partir du moment même où il commence à se connaître, jusqu’à ce qu’il s’attache lui-même au Créateur,  au chemin qui mène à la révélation de la force supérieure. Sur le chemin, il passe par toutes sortes d’états. Il doit essayer de classer ces états, de les définir comme «Babylone», «pays de Canaan », les niveaux de «Abraham», «Isaac», et «Jacob», l’entrée en Egypte, et de l’esclavage en Egypte.

Tout cela se passe dans un seul désir, dans un seul homme, et c’est seulement l’attitude des états dans lesquels il se trouve qui change. Il commence au niveau de Jacob dans lequel il commence à découvrir le mauvais penchant, les travaux de la « ligne gauche ». A son encontre, il commence à travailler avec la« ligne droite ».

Cela signifie que la préparation faite à partir d’En-Haut  qu’on appelle les «pères» a pris fin, et la période des «fils» commence quand la personne commence à se développer. Elle se familiarise avec son ego de plus en plus jusqu’à atteindre la sensation et la reconnaissance qu’elle est dans l’esclavage de l’ego.

Puis, elle commence à travailler contre lui, et demande à la Lumière de la corriger .Une personne subit ces deux formes de développement, le travail avec les deux lignes et le stade qui  le précède, même avant d’entrer dans le monde spirituel, avant de commencer à travailler pour le bien du don sans réserve (Lishma).

De la première partie du cours quotidien de Kabbale du 23 avril 2012, Écrits du Rabash

Sur les pas des kabbalistes vers le monde supérieur

Dr. Michael LaitmanEn lisant les articles, nous devons apprendre à suivre la pensée de l’auteur, à aspirer à entrer dans les états que nos enseignants décrivent. Quand une personne commence à regarder un film captivant, elle oublie le monde entier et vit avec les héros sur l’écran, connaît tout ce qu’ils traversent.

C’est ainsi que nous devons nous rapporter à la lecture des textes. Nous devons nous annuler et adhérer à l’auteur, à ses états au moment où il a écrit l’article, ainsi qu’à sa pensée, et nous devons constamment suivre le courant de cette pensée, nous tenir en son sein. C’est comme si je n’existais pas, c’est-à-dire que je m’accroche aux livres et à leurs auteurs.

Nous n’avons pas d’autre moyen d’atteindre nos professeurs. En ce moment, je ne vois pas que les étudiants sont prêts à faire cela. Même avant la leçon, avant de lire le texte, nous devrions penser que nous sommes sur le point de faire quelque chose de spécial. Par la lecture ou l’écoute d’un texte écrit par un kabbaliste et en faisant des efforts constants pour s’accrocher à ses pensées, nous nous accrochons au Créateur.

Nous ne devons penser à rien, ni faire des calculs, mais tout simplement suivre le courant du kabbaliste sur la même vague. Il n’est pas important que je comprenne bien ce que dit le texte ou non. Je me sens comme un bébé dans les bras d’un adulte. Quelqu’un m’a levé et a pris soin de moi. Ainsi, j’ai progressivement commencé à croître et à comprendre pourquoi et comment tout arrive.

Tout d’abord, j’ai tout simplement découvert ce qui se passe, et ensuite je comprendrai les raisons. Cette attitude est essentielle lors de la lecture des articles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/04/2012, Écrits du Rabash