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Il n’y a pas d’endroit plus sûr que les bras d’une mère

Dr. Michael LaitmanUn embryon s’annule lui-même et c’est sa seule tâche. Il accepte avec reconnaissance tout ce qui lui arrive et perçoit toujours le supérieur comme bon et bienveillant.

Mon travail n’est que de m’annuler, peu importe ce qui se passe, quel que soit les changements qui ont lieu d’un bout du monde à l’autre. Je me maintiens dans un état ​​de don sans réserve, Hafetz Hessed, peu importe ce qui se passe. Cela signifie que j’existe dans le supérieur, que j’annule ma personnalité, mon indépendance, et je ne perturbe pas le supérieur alors qu’Il  m’influence – qu’Il fasse avec moi tout ce qu’Il veut. Je suis comme un bébé dans les bras de sa mère, qui ne pense à rien.

Si vous étiez porté dans les bras de quelqu’un, comment vous sentiriez-vous? Imaginez que dix personnes vous tiennent maintenant et vous lèvent en l’air. Bien qu’ils soient sans aucun doute assez forts pour vous tenir, vous tremblez et avez peur de vous trouver dans les bras des autres. Vous aurez peur de tomber et aurez un doute sur leur force pour vous tenir.

Un bébé n’a pas de tels doutes. Avez-vous vu comment un bébé dort paisiblement dans les bras de sa mère? C’est l’attribut de l’auto-annulation par rapport au Supérieur. Un bébé le fait naturellement. Mais grâce à ces forces un embryon se développe dans le ventre de sa mère. Cela signifie qu’en étant dans l’AHP du Supérieur, il s’annule lui-même, peu importe ce qui se passe: pour le meilleur ou pour le pire, peu importe dans quel état ​​il est. Un embryon ne fait qu’accroître sa loyauté et son annulation.

C’est ce qu’on appelle le niveau de la racine du désir (Aviout Shoresh), et ce travail n’est pas simple du tout, c’est vraiment très dur. Par cela vous sculptez votre première forme. Peu importe quelle est la Lumière qui vient, vous vous annulez simplement, peu importe ce que vous ressentez: la douleur ou le plaisir, la pénurie ou l’abondance. Ainsi vous vous formez et devenez semblable au  Créateur dans votre première forme appelée « un embryon ».

Un embryon est dans les eaux de sa mère et se forme lui-même dans le Partsouf spirituel: les 10 Sefirot qui sont remplies par la Lumière de Nefesh. Quand il termine son auto-annulation et il n’y a rien d’autre qu’il puisse faire à ce niveau, au niveau de la racine du désir, il doit aller de l’avant, et c’est ce qu’on appelle la naissance.

La différence entre ces états est immense puisque, en naissant, un embryon spirituel commence à travailler avec les récipients de la réception. Il sent qu’il est détaché du Supérieur. La naissance est le changement le plus significatif de tous les changements sur notre chemin.

Un embryon c’est chacun de nous qui s’annule devant les autres, qui deviennent l’utérus d’une mère pour lui. Notre embryon collectif est le domaine qui nous relie, ce que nous voulons créer entre nous. Si nous nous connectons tous, l’utérus de la mère devient la révélation générale de la force supérieure où nous existons tous.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 29/33/2012, Etude des dix Sefirot

Au Brésil avec le monde entier

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment devrions-nous nous  préparer de la meilleure façon possible pour le congrès du Brésil?

Réponse: Tout d’abord, je tiens à dire qu’au début je vais avoir de courtes réunions avec les groupes de Colombie et au Chili. Mais cela ne remplace pas le congrès en aucune façon. Par conséquent, j’invite tous nos amis d’Amérique du Sud et, en général, du monde entier à ce congrès. Je recommande fortement que vous veniez au Brésil. Je pense que nous aurons un merveilleux  « carnaval » là-bas.

Il est très important d’assister à un congrès au moins une fois. Je ne sais pas quand j’irai  de nouveau en Amérique du Sud,  donc rencontrons-nous-y. Ce n’est pas seulement une réunion, mais un autre type de contact, pas comme via l’Internet. Si cela ne vous convient pas, nous nous rencontrerons en Colombie et au Chili, mais si vous le pouvez, venez au Brésil.

Ce congrès sera multilingue. Peut-être ce sera plus facile pour ceux qui vivent en Australie ou en Extrême-Orient de venir au Brésil plutôt qu’à nos autres congrès, et ça vaut le coup. Il s’agit d’un problème si une personne n’a jamais assisté à un congrès «physiquement». Après tout, dans notre monde nous existons dans un corps et nous avons besoin de ce genre d’interaction. Nous ne pouvons pas encore former une connexion virtuelle qui laisse une impression aussi forte.

Ce n’est pas par hasard que les gens d’affaires prennent l’avion pour des réunions partout dans le monde, bien qu’ils puissent s’appeler les uns les autres ou utiliser Skype. On peut se demander pourquoi une personne perd tellement de temps en vols. Ce serait mieux si elle était assise dans un bureau ; elle  pourrait y travailler beaucoup. Mais les gens ont encore besoin de communication directe, même sans aucun sentiment ni chaleur. Secs, rusés,  et loin d’être honnêtes, ces contacts ont encore besoin de réunions personnelles en « face-à-face ».

Donc, croyez-moi que pour nous c’est très important. En créant un tel contact, nous serons en mesure de  mener à bien, et sans cela, il est très difficile d’avancer.

La préparation collective est tout aussi importante. Il s’agit d’un congrès collectif, et donc nous devrions le ressentir. Le mépris causerait beaucoup de tort à nous tous. Nous ne devons pas rester assis et attendre  que quelqu’un d’autre organise les choses. Si cela vous arrive, vous ne bénéficierez d’aucune façon du congrès. Sans préparation, c’est même inutile de se connecter via l’Internet, car ce serait du vol, rien que du vol. Vous devez faire des efforts et vous pourrez en bénéficier en conséquence. Si personne ne pense à cela, si personne ne se soucie à ce sujet, si personne ne fait attention, le congrès ne fera que causer des préjudices.

Tout le monde doit prendre une part active, au moins d’une certaine manière, en fonction de ses capacités. On devrait être concerné au moins dans le cœur: «Qu’est-ce que j’ai fait pour cela ? » Sans la participation, vous n’aurez aucun récipient. Alors, que serez-vous en mesure de recevoir? Dans quoi allez-vous recevoir? De toute évidence, ce n’est que par notre travail commun que nous créons ce récipient.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

La fuite vers l’unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: La fête de Pâque est pour bientôt. Sur quoi devrions-nous nous concentrer maintenant? Comment pouvons-nous utiliser ce temps pour l’unité?

Réponse: Pâque est un moment très spécial lorsque je découvre que je suis en exil. C’est le début de l’esclavage égyptien. Jusqu’à ce que je ressente que je suis en exil, je ne suis pas encore en Egypte, je ne suis pas encore esclave de Pharaon. Pour le dire autrement, si je ne m’efforce pas  pour l’unité, je n’ai pas encore commencé le processus. Mais quand je suis attiré par l’unité, et que je sens que je ne peux pas m’unir parce que mon ego m’arrête et bloque le chemin, l’ego se révèle à moi comme Pharaon. Il me contrôle et ne me laisse pas atteindre l’unité pour découvrir le Créateur.

L’exil c’es  de ne pas ressentir le Créateur ; je sens qu’Il me manque. Alors je continue  à me diriger vers l’unité, et l’ego, Pharaon, apparaît comme de plus en plus difficile. Finalement, je ne sais pas quoi faire, je ne vois pas d’issue, et alors le point appelé «Moïse» se révèle en moi. Il commence à me tirer, vers l’inconnu, alors que je suis confus et ne sais pas de quelle façon ce point est différent de Pharaon. Ainsi, Moïse grandit dans le palais de Pharaon, dans l’égo, que ce soit à mes yeux en se séparant  de Pharaon ou en fusionnant avec lui. Il aspire droit au Créateur, mais se nourrit de l’amour-propre.

Et ainsi j’avance: je veux construire un récipient, mais à la place je construis des « villes pauvres», Pithom et Ramsés. Chaque fois que je veux être proche des autres, m’unir, de nouveaux problèmes se posent: les différends et la séparation, le détachement et l’indifférence. L’ego détient le pouvoir et ne me laisse pas libre, ne me laisse pas faire n’importe quoi. Peu importe combien je m’efforce durement de faire le lien, cela n’existe pas. Mes efforts sont en faveur de « Pharaon » et dans le but de nuire à «Israël».

Et ainsi j’arrive aux dix plaies d’Egypte, je souffre parce que mon désir égoïste ne me laisse pas m’unir avec les amis. En réponse à toutes mes tentatives, cela convoque une grande souffrance en moi et tire dans des directions différentes. Cela donne à ma « bête » tout ce qu’elle veut, mais bloque la voie de l’unité parce que sinon je vais sortir d’Egypte.

Alors Moïse va à Pharaon: «Laisse partir mon peuple ». Nous essayons de nous unir encore plus et voulons échapper au contrôle de Pharaon. C’est déjà une véritable révélation. Alors, que pouvons-nous faire? Après tout, le Créateur durcit sans cesse mon cœur.

Ainsi je passe par les dix plaies, jusqu’à ce que j’arrive à me détacher totalement  de mon ego. Dans l’obscurité, je m’échappe vers l’unité, vers la montagne de la haine (Sinaï) qui se révèle à moi et vers la garantie mutuelle qui sont les moyens essentiels pour lutter contre l’ego. Je ne supprime pas la haine, je ne l’annule pas, mais plutôt je construis la garantie mutuelle autour d’elle. Après tout, cette haine est une acquisition inestimable: grâce à la garantie mutuelle, je serai en mesure de transformer cette montagne de haine vers le sommet de la sainteté, la montagne du Seigneur.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de nous. Le monde entier commence ce processus en découvrant que l’ego destructeur qui  le contrôle, menace d’effacer toute l’humanité de la surface de la terre …. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, «Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Une boîte noire navigant dans les vagues de la Lumière

Dr. Michael LaitmanIl est très difficile d’expliquer ce qu’est la spiritualité parce que c’est une question de sensation. Si une personne partage de tels sentiments, elle va comprendre ce qui est décrit. Mais si elle n’est pas sur le même niveau et ne ressent pas ce dont parle l’auteur, elle ne comprendra rien du tout.

Tout notre travail se déroule en  « Egypte », en exil, quand on ne ressent pas encore le Créateur, la force supérieure qui peut nous aider à nous élever au-dessus de notre désir de recevoir. Il s’agit d’un moment de choix et c’est le meilleur moment parce que c’est quand nous apprenons à travailler contre notre désir.

Je dois constamment imaginer que je suis déjà dans le don sans réserve, dans le monde spirituel, dans la sainteté, et je ne crée aucune partition, ni de barrière, dans la voie de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité. J’annule ma personnalité, mon  « moi » égoïste, et bien que je ressente différents états qui me traversent et convoquent  une  réaction différente dans mon ego, je dois essayer d’être seulement dans le pur don sans réserve.

C’est comme si j’étais déjà dans le monde spirituel, je suis immergé dans un océan de Lumière en  Lui étant totalement équivalent. C’est parce que tout ce qui  me sépare réellement de la Lumière est mon désir de recevoir, mon ego, qui ressemble à une boîte qui ne laisse pas passer la Lumière à travers. J’ai mis des obstacles pour moi, je suis le seul qui se distingue par son ego dans la Lumière. A part moi, tout est corrigé et prêt.

Seulement, je vois que cette réalité est déformée, que je suis corrompu, et que le Créateur est mauvais et me maltraite. En outre, il me semble qu’il y ait une autre autorité, sauf le Créateur.

Tout notre travail est d’imaginer correctement notre état, la manière dont il est réellement, et non ce qui est représenté dans notre ego. Il n’y a rien, sauf le Créateur, mais mon ego me dit qu’il y a beaucoup de différentes forces qui prennent des décisions et il y a moi  aussi.

Il me semble que je sens et décide quelque chose de moi-même, mais même cela n’est pas vrai. Le Créateur est celui qui m’envoie tous ces sentiments de telle sorte que, sur la base des impressions que je reçois de Lui à chaque instant, je sois en mesure de faire le travail et d’annuler moi-même et les pensées que je semble penser, et que je ressente de façon indépendante que je reçois quelque chose de l’environnement, du  groupe, et du  monde extérieur  entier. Au lieu de cela, je dois imaginer que je suis totalement sous le contrôle de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012 , Shamati N°59

Le don sans réserve : tout ou rien

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot », Point 130: ceux à qui il est accordé la sensation de sa Providence, sous la forme du premier degré de la divulgation du visage, appelé la« repentance de la peur », sont considérées comme intermédiaire. C’est parce que leurs émotions sont divisées en deux parties, appelées «deux plateaux de la balance ». Depuis le moment avant d’avoir reçu le repentir ci-dessus, tous restent debout et sont appelés « une échelle du péché ». Et l’échelle du mérite est définie et leur est garantie dès le moment du début du repentir, le temps de la repentance est «entre» le mérite et le péché, et donc ils sont appelés «intermédiaires».

Il ne s’agit pas de périodes de temps, mais de la réalité présente. Après avoir atteint ce niveau, une personne découvre dans ses attributs présents qu’elle a en partie péché et en partie mérité. En d’autres termes, il y a encore des parties non corrigées et corrigées en elle. Le critère ici, bien sûr, est la connexion aux autres et au Créateur.

Dans le même temps, une personne est immergée dans un état ​​de Hafetz Hessed : elle ne peut pas faire de mal à l’autre, mais elle n’a pas fait non plus de bien à l’autre. Donc, c’est comme si elle était au milieu de la vie, après avoir neutralisé le mal en elle, mais ne l’ayant pas encore transformé en  bonté.

Question: Peut-on mettre la réalisation de cet « intermédiaire » comme  objectif?

Réponse: Pourquoi se contenter de la moitié? Vous devez imaginer l’état complet des justes. Si vous demandez quelque chose, demandez le maximum: la fin de la correction. Si vous voulez vous retrouver à la fin de la correction, vous réussirez à peine à atteindre le prochain niveau. C’est parce que pour le moment, vous ne pouvez pas imaginer plus que son côté arrière corrompu. Il s’agit de la limite de votre imagination parce que vous n’avez pas d’autre modèle. Donc, faites tout le chemin, souhaitez le maximum de don sans réserve, et ainsi vous allez acquérir la similitude minimale à l’AHP du supérieur.

Mais si vous ne demandez que pour la moitié, ce n’est pas le don sans réserve, mais de la mesquinerie. Dans le don sans réserve il n’y a pas de calcul pour une partie de l’ensemble. Dans le don sans réserve vous recherchez ce que vous pouvez ajouter, comment engager tout ce que vous pouvez.

En ce sens, les lois spirituelles sont simples. J’aspire à la fin de la correction, et je veux que tous mes désirs et mes pensées visent au don sans réserve aux autres. C’est ce que je demande. Cela ne peut pas être à mi-chemin dans l’attribut du don sans réserve. En exigeant la moitié, je fais un calcul égoïste et ce n’est plus le don sans réserve. Après tout, une  demande secrète pour son intérêt personnel est nécessairement présente aussi dans la « moitié altruiste».

Il est impossible de limiter le don sans réserve. Par conséquent, le cours doit toujours être réglé vers l’objectif final et non pas vers  des phases intermédiaires.

Dans tout ce que nous faisons, à partir de ce monde vers le monde de l’Infini, il y a dix Sefirot entières, mais sous une forme réduite. Nous sommes dans une image holographique, dans laquelle chaque partie contient un ensemble. Par conséquent, un calcul partiel n’est pas bon  ici. Vous devez faire tout en votre pouvoir, tout ce qui dépend de vous, puis vous pouvez à peine atteindre le niveau suivant.

Vous êtes maintenant face à l’AHP du supérieur, et c’est la seule chose que vous pouvez imaginer comme quelque chose d’infini. C’est la même chose avec les petits enfants qui ne peuvent pas prendre exemple sur un adulte. Un enfant de cinq ans regarde un garçon de huit ans comme un «Dieu» et veut être comme lui. Il y a quelque chose à laquelle il peut «tenir», cela résonne en lui. Le Rabash a donné le même exemple d’une fille qui est plus intéressée à jouer avec une poupée qu’avec un vrai bébé.

Donc, n’essayez pas de minimiser le but des tailles  «acceptés». Même si vous visez au maximum, vous atteindrez à peine le Supérieur.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 01/04/2012, « Introduction à l’étude des  dix Sefirot»

Pourquoi avons-nous besoin de tous ces obstacles?!

Dr. Michael LaitmanTous les obstacles proviennent de la force unifiée de la nature. Dans quel but avons-nous besoin de ces obstacles ? Supposons que j’ai réalisé que cette force m’a coupé l’herbe sous les pieds, qu’elle m’a égaré, m’a forcé à oublier le but, la recherche, parce qu’elle m’a causé une douleur, de l’inquiétude, une sensation désagréable, et j’ai commencé à avoir peur de quelque chose, à me faire du souci pour quelque chose. Après tout, je  ne suis qu’un être humain, et il est très facile de me mettre KO. Et qu’y a-t-il après ? Dans quel but  avons-nous besoin de tout cela?

Nous en avons besoin pour que nous sentions que nous ne pouvons pas nous gérer sans cette force, sans son aide personnelle à chacun ; que sans notre appel à ce que nous appelons la Lumière supérieure, la Lumière environnante, nous ne pouvons pas avancer. Atteindre cet état ​​est le prochain niveau de notre développement. Quand je comprends que tout ce qui arrive se fait uniquement par cette seule et unique force, et que cela est fait exprès pour que j’aie besoin de son aide, alors que je ne peux rien faire par moi-même, c’est déjà le début de l’interaction directe avec elle. C’est une étape très importante et grave qui ne peut être atteinte si l’environnement ne me soutient pas.

Nous avons parlé du fait qu’une personne n’a effectivement pas de libre arbitre dans ce monde. Elle est entièrement gérée par ses gènes, ses hormones, et d’autres choses. Il y a des gens qui peuvent prédire l’avenir d’une personne. C’est vraiment le cas, sauf pour une chose: le libre arbitre est effectivement exprimé dans l’auto-développement visant à la recherche de cette force, dans la direction vers elle, la connexion à elle, et la demande qu’elle nous aide, ce qui est le plus important. Il s’agit en fait de ce qu’elle veut: nous aider si nous le lui demandons de le faire.

Pourquoi une telle immense force parfaite et éternelle qui comprend toute la nature, qui n’est pas limitée  par nos cadres corporels de temps et de lieu, et  est illimitée dans ses capacités et ses actions, pourquoi a-t-elle besoin que nous ayons besoin d’elle , de lui demander, et de s’attendre à ce qu’elle va faire quelque chose avec nous puisque nous ne pouvons pas le faire par nous-mêmes? Pourquoi a-t-elle besoin de telles actions de notre part, de nos faibles tentatives ?

C’est nécessaire de telle sorte que nous développions un nouveau désir en nous qui n’existe pas dans la nature: le désir d’être en contact avec elle, pour l’atteindre, et travailler avec elle. Dans la mesure où ce désir se développe en nous, cette force est en contact avec nous et se révèle dans ce désir. Alors je peux sentir cette  grande force dirigeante.

De cette reconnaissance, de ce sentiment, nous commençons à tout comprendre : qui nous sommes, où nous sommes, pour quelle raison, dans quel but, et ce qui se passe pour nous. Par conséquent, je veux la révélation de cette force en moi. Je dois développer ce désir en moi par moi-même, sinon je ne serai pas indépendant. Si elle ne me donne pas cette envie, je ne serai pas libre. Et si oui, quel est la raison dans la création de tout cela? …

Du congrès de Vilnius du 24/03/2012, cours n°3.

L’intégralité ne connaît pas d’exception

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans l’« Introduction à l’étude des dix Sefirot » le Baal HaSoulam dit que toute personne passera par des états spirituels. Est-ce que cela ne concerne que les personnes ayant un « point dans le cœur » ou bien réellement tout le monde?

Réponse: Tout le monde doit parvenir à la  fin de la correction, Gmar Tikoun, tout le monde. La question est, quand? Dans quel ordre? Après qui et devant qui?

Il est dit: «Car ils me connaîtront tous, du plus petit au plus grand ». « Car ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations »  Cela se pourrait-il qu’un certain désir de recevoir resterait non corrigé? Est-ce que la fin générale et absolue de la correction de Malkhout d’Ein Sof  va venir?

Toute la différence est dans notre participation. Il y a ceux qui tirent après eux l’humanité tout entière, la moitié ou un quart  … C’est la même chose qu’avec Moïse lors de l’exil d’Egypte qui, selon les conseils de Jéthro, a divisé les gens en dizaines, centaines, milliers, etc, afin de les diriger vers la correction.

Un africain vivant dans la savane atteindra également la correction, si ce n’est pas maintenant, alors ça sera après un peu plus de réincarnations. Lui aussi devra passer par tous les états spirituels. Dans votre imagination, il chasse une antilope, mais si vous le regardiez différemment, vous verriez qu’il s’agit d’un récipient spirituel qui passe par certains états plus sérieux qui se font sentir consciemment sur le chemin de la correction, vous ne verriez pas une image corporelle, mais le désir de recevoir. Même maintenant, il est dans le processus de correction et se réincarne, mais c’est inconsciemment.

Ce processus inclut tout le monde, mais chacun à sa manière. Par conséquent, nous ne critiquons pas tout le monde. Une personne elle-même  détermine la façon dont elle ressent son monde et sa coopération avec les autres. Nous sommes tous différents, et chacun a sa propre part, sa propre combinaison de l’étincelle, de la Lumière, et du désir.

Question : N’importe qui peut-il prendre une part active dans le processus?

Réponse: Même une légère action est suffisante  pour que quelqu’un exprime son activité. Imaginez que vous soyez né prince, et qu’une grande mission vous attende. Par conséquent vous êtes instruit et enseigné, mais vous effectuez votre mission à 80%, tandis qu’un laveur ordinaire de chameau investit à 100% dans son intériorité. Par conséquent, le laveur de  chameau arrivera à la fin de la correction, va s’élever au niveau du juste, recevra et ressentira tout, tandis que vous aurez à travailler, pour parler en certains termes spirituels, vos corrections seront beaucoup plus grandes que la sienne.

Chacun est mesuré en fonction de son désir de recevoir, et en lui, il détermine son niveau. L’échelle spirituelle est dans notre récipient spirituel.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 29/03/2012, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Une femme est un désir

Dr. Michael LaitmanQuestion : Chacun d’entre nous, hommes et femmes, cherchons des moyens pour parvenir au degré suivant. Comment une femme peut-elle arriver à la compréhension correcte de celui-ci ? Après tout, les hommes s’unissent et discutent de ces questions dans les groupes, tandis qu’une femme ne participe pas à ce processus.

Réponse : Une femme est le récipient qu’un homme a besoin de remplir par son travail envers le Créateur. Avec quoi remplira-t-il ce récipient ? Avec le Créateur. Ici, l’homme n’est qu’un outil. C’est ce que nous appelons un écran (Massach) et la Lumière réfléchie. Tel est le travail des hommes. Et le travail des femmes est un énorme désir de révélation du Créateur.

Alors, comment pouvez-vous penser qu’une femme joue un petit rôle, si elle est en fait le désir même sans lequel un homme ne peut rien faire ? C’est pourquoi les hommes célibataires n’ont jamais été acceptés dans la Kabbale. Que peut-on faire pour lui, s’il n’a pas de femme ? C’est ce qu’on appelle « la moitié du corps ». Il y a ce concept dans la Kabbale : un homme célibataire est un demi-corps. Avec seulement un demi-corps, vous ne devriez pas venir étudier.

C’est pourquoi nous devons comprendre quel est le rôle d’une femme.

Du congrès de Vilnius, Leçon n°3, le 24/03/2012

Les méchants ont leur propre vérité

Dr. Michael LaitmanJe dois séparer les résultats de chacune de mes actions et chaque état en deux parties :

1. L’état lui-même vient du Créateur, et il est toujours bon ;
2. Tandis que moi, selon mes désirs, je peux soit me donner le nom de «mauvais», soit de «juste», selon que je justifie cet état ou non.

Par ailleurs, quels critères faut-il utiliser pour justifier mon état ? Si l’état m’est agréable, alors bien sûr je le justifie. Que suis-je alors dans ce cas : le «méchant» ou le «Juste » ? Je suis le méchant parce que je justifie le Créateur égoïstement.

Cela pourrait également être le contraire : Mon état est mauvais pour la volonté de recevoir et bon pour la volonté de donner, car il me permet d’avancer. Il s’avère que le Créateur m’aide en envoyant une mauvaise sensation pour que je ne reste pas à la même place et qu’au lieu de cela, je réalise qu’il y a encore des choses qui nécessitent une correction dans ma relation avec Lui.

Nous avons toujours besoin d’auto-évaluations véritables et précises. Tout dépend de la personne qui atteint l’état donné, qui l’analyse correctement, et parvient à une demande. Et quelle demande ? Elle demande les forces du don, et rien de plus.

Si je demande le bien, cette demande sera égoïste. En même temps, je ne suis pas en mesure de demander du mal à mon égoïsme. Le même ego se cache dans une telle demande.

Comment puis-je supplier de progresser à l’étape suivante, ce qui augure sans aucun doute du mal pour mon égoïsme ? Puis-je vraiment demander au Créateur de me corriger, afin qu’Il m’enlève la chose la plus précieuse que j’ai en ce moment ? Si, dans mes désirs actuels j’aspire aux plaisirs, comment puis-je demander de cesser de recevoir du plaisir ? Ce ne serait pas une aspiration du cœur, mais simplement des mots qui ne comptent pas dans la spiritualité.

Une personne n’a pas la possibilité de formuler une prière pour la correction de son propre chef. La seule façon est d’exhorter intérieurement le point dans le cœur (sans y rien attacher de moi-même car l’égoïsme règne en moi) en se connectant en même temps au groupe. Seule dans l’union avec les amis je peux apporter ma contribution à la prière commune pour la correction. Et cette prière nous aidera.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale 29/03/2012, « Introduction au TES »

Vers la simplicité

Dr. Michael LaitmanQuestion : Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que nous sommes tous interconnectés, que des fils innombrables, dont nous ignorions même l’existence, s’étendent entre nous. Comment un kabbaliste voit cela ? Voit-il réellement cet énorme enchevêtrement se mouvoir constamment devant lui ?

Réponse : En réalité, tout est très simple. Et plus on avance, plus c’est simple. L’homme est simple, et la Lumière est simple, alors que des multiples calculs surgissent à cause de l’interaction de l’égoïsme avec le désir de donner.

Plus une personne avance, plus elle perçoit naturellement l’image du monde. L’habitude devient une seconde nature.  Vous voyez votre famille et vos proches de la même façon : cela devient votre vie, votre nature, et vous ne devez plus déployer des efforts dans les relations avec vos proches ou avec ceux que vous ne connaissez pas vraiment. Vous connaissez chacun d’eux et comprenez toutes les connexions.

À l’heure actuelle, cela vous paraît être un problème, car cela exige des efforts. Mais quand le désir de donner règne en vous, les problèmes disparaissent. Il n’y a rien de plus simple que de parvenir à connaître le monde spirituel et d’y vivre.

« Est-ce qu’une telle chose est possible? Comment puis-je prendre soin de tout, contrôler le mouvement de tous les atomes et de tous les mondes ?  »

Vous n’avez pas besoin de contrôler quoique ce soit puisque tout se révèle en vous, comme votre propre système. Et c’est pourquoi chaque degré ultérieur sera encore plus libéré de toute pression, de la nécessité de comprendre ce qui se passe. A chaque étape, tout ne deviendra que plus clair.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale 29/03/2012  « Introduction au TES »