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Dans le rôle des connecteurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous dites que les désirs des masses doivent être prioritaires et non pas nos propres aspirations spirituelles. Mais aujourd’hui, je suis inquiet pour mon avancement et c’est la raison pour laquelle je diffuse. Comment puis-je faire cette transition interne?

Réponse: Je dois comprendre que tout ce qui va m’arriver dépend des autres, dans la mesure où je les rapproche de la source. Pour ce faire, je dois les rapprocher de moi, et ainsi ils me donnent le manque correct afin de me tourner vers le Créateur. C’est pourquoi ils sont soudainement importants pour moi.

Ensuite, je découvre que ce sont mes parties et puis je vais découvrir qu’ils sont, en fait,  les parties de mon âme. Le besoin pour «Soi» disparaît totalement: laissez-le brûler, je veux seulement leur fournir, c’est le plus important. La conscience précédente de soi disparaît: ma partie supérieure appartient au Créateur, ma partie inférieure appartient aux êtres créés, et je suis au milieu, dans le tiers médian neutre de Tifferet qui existe uniquement dans le but de relier les deux moitiés. Nous ne devrions rien faire avec elle.

Question: Donc, il s’ensuit que lorsque nous nous connectons avec les masses afin d’absorber leurs désirs et de les servir, nous effectuons le travail  parmi nous et nous recevons la réponse quelque part d’En-Haut. C’est tout un système compliqué ….

Réponse: Le système est simple: En-Haut  est le plus et en-bas est le moins, et vous permettez l’entrée au milieu et vous ouvrez la voie.

On peut le représenter différemment, comme un ventilateur. Sur la gauche, il y a une pression positive (P +), sur la droite, il y a une pression négative (P-), et vous déterminez ce qui va sortir. D’une part, il y a la nation, d’autre part, il y a la Lumière, et au  milieu Bnei Baruch, (BB).

C’est exactement la façon dont la nature est construite. Ce système est normal et naturel. Regardons quoi en tirer en termes kabbalistiques. Au-dessus il y a Keter et Hokhma, au milieu, il y a Bina divisée en GE (Galgalta ve Eynaim) et AHP (Auzen, Hotem, Pé). Au fond, il y a ZON (Zeir Anpin et Noukva). Au sommet jusqu’au milieu de Bina il y a le système du Créateur, au fond, il y a les inférieurs, et parmi eux il y a Bnei Baruch. C’est tout pareil : au-dessus, il y a le plus, en-dessous, il y a le moins, vous êtes entre deux, et la vanne est entre vos mains.

C’est notre travail. Nous nous connectons au sein du groupe afin de correspondre à la Lumière, et au-dessous nous construisons le système de diffusion qui transmet le message de l’amour d’autrui et de l’unité. C’est ainsi que nous nous connectons  avec les gens afin d’apporter satisfaction au  Créateur.

De la  3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 06/04/2012,  Écrits du Rabash, Shamati article 159

Se dissoudre dans le groupe

Dr. Michael LaitmanToutes nos nombreuses années d’étude (nous avons des gens qui étudient déjà 10-15 ans) sont uniquement destinées à vous faire atteindre un état où vous commencez à travailler dans le groupe, alors que vous réalisez qu’il n’y a rien d’autre. Et tout ce que vous avez fait au cours de nombreuses années a été conçu uniquement pour finalement vous faire comprendre que la seule chose qui puisse vous changer et qui puisse vous révéler ce que vous voulez est juste en face de vous, bien qu’elle soit la toute dernière l’étape.

Habituellement, nous mettons beaucoup de temps pour y arriver, en nous convaincant et en essayant de nous faufiler en quelque sorte hors de lui, mettez-vous de côté. Nous étudions la Kabbale, nous faisons tout ce que nous devons faire pour la diffusion – absolument tout – juste pour éviter de travailler dans le groupe.

Et même, une fois que nous avons compris qu’il n’y a pas d’autre solution, encore, à la dernière minute, nous nous échappons en trouvant des raisons de ne pas participer à ce processus. Nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux, nous ne pouvons pas nous jeter dans le groupe, comme dans l’eau, et y disparaître complètement. Beaucoup plus de temps, des mois, voire des années passent encore avant qu’une personne pénètre enfin dans le groupe. Mais nous pouvons raccourcir ce temps avec notre effort commun, et nous allons essayer de le faire.

Le temps qu’une personne passe à étudier n’a pas d’importance, pas plus que sa connaissance, qu’elle soit intelligente ou non, forte ou faible, persistante, stable, ou paresseuse. Lorsque vous entrez dans le groupe et rejoignez sa force commune, nous «disparaissons» en elle, vous vous dissolvez dans les qualités communes de vos amis à tel point que vous faites l’acquisition de l’intégration de toutes leurs capacités, et elles deviennent toutes les vôtres.

Pas besoin de vous trouver des excuses, tel que je suis encore jeune, je ne suis pas encore prêt pour cela, peut-être plus tard, lors du prochain congrès. Maintenant ! Il ne doit y avoir aucune autre pensée ! Il n’y a rien d’autre à côté de cet endroit et de cette action que nous devons entreprendre.

Et l’action est très simple: essayez d’effectuer ce que l’on appelle la première restriction (Tsimtsoum Aleph), élevez-vous autant que possible au-dessus de notre égoïsme, sans prendre en considération ses convictions, ses raisons, ses pièges et ses bizarreries, il faut comprendre que cela montre l’absence de notre aspiration, de notre intention.

Lorsque mon intention et aspiration ne sont pas assez fortes, je ressentirai de la distraction. Et chacune de ces perturbations m’indique ce que je dois ajouter à mon intention pour la diriger sérieusement et la rendre assez forte en taille et en force. En d’autres termes, j’ai besoin de me diriger tout droit vers le but et d’avoir assez de force pour m’y diriger.

C’est pourquoi nous percevons les perturbations comme une donnée. Nous ne les rejetons jamais, nous ne nous fâchons pas contre nous-mêmes, au contraire, chaque fois qu’elles apparaissent, nous nous élevons au-dessus, et nous nous investissons davantage à devenir plus proche des autres.

La chose principale est d’avoir de la patience envers nos amis, comme nous sommes patients avec de petits enfants, notre petit favori. Il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet ; c’est aussi notre égoïsme, qui ne nous permet pas de nous connecter avec les autres et qui nous montre où nous devons nous rapprocher et nous positionner.

Du Congrès de Vilnius 23/03/12, Leçon 2

Mentir, mais honnêtement

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (« Les marches de l’échelle »), « Qu’est-ce qu’une bénédiction et une malédiction dans le Travail »: Chaque jour, l’homme a besoin de recommencer à zéro et dire que, aujourd’hui, il sera récompensé pour voir « c’est Moi ton Dieu» et qu’il n’échappera pas à la bataille. Il ne faut pas dire « j’ai déjà prié à plusieurs reprises pour que Dieu me donne les récipients du don sans réserve et pour quitter le désir de recevoir pour moi-même, et je n’ai pas reçu de réponse à ma prière, alors quel est l’avantage de prier à nouveau? »

La vérité est que nous n’avons jamais demandé les récipients de don sans réserve parce que c’est impossible.

Oui, nous demandons ce qu’on appelle le « don sans réserve ». Nous demandons à être capable d’aimer l’autre, mais c’est ainsi que nous l’appelons ; ce ne sont pas des désirs de l’amour des autres ou du don sans réserve. Nous n’avons jamais vraiment prié pour le monde spirituel, ou l’état spirituel, ou des récipients spirituels. Dans notre désir actuel, dans notre esprit et notre sentiment actuels, nous ne sommes tout simplement pas capables de le demander, et nous ne savons même pas ce que c’est.

Par conséquent, il est dit: « j’ai travaillé et j’ai trouvé ». On a besoin de faire des efforts dans ce que les kabbalistes nous disent de faire, de suivre strictement les recommandations, et de comprendre clairement que nous n’avons pas la moindre chance de venir directement et indépendamment à la bonne prière : nous ne pouvons pas briser notre cœur et élever une demande de correction (MAN).

Dans un premier temps chacune de nos prières est basé sur la façon de recevoir, d’acquérir, et de profiter des amis,  du Créateur, de n’importe qui. C’est un fait et il n’y a pas de place pour y échapper. Mais au dessus de nous, il existe un système de brisure qui traduit nos actions, nos demandes brisées, en correction.

Sur le chemin de haut en bas, les désirs se brisent, et sur le chemin du retour, quand je m’élève de l’état brisé, ils sont corrigés dans ce système. Ils s’élèvent comme si je demandais ce qui est nécessaire, comme si je priais vraiment pour l’amour et le don sans réserve à l’autre et pour la connexion avec les amis et le Créateur que je suis prêt à accepter comme étant la bonté.

Ce système est le monde brisé de Nikoudim et le monde d’Atsilout qui a été créé plus tard, c’est l’adaptateur: d’un côté de ce système, il y a le faux monde, les mondes de BYA qui sont déconnectés du Créateur, et des états opposés au don sans réserve, dans lesquels nous existons. De l’autre côté, il y a le Créateur, la perfection.

Mon plaidoyer en faveur de l’amour est un mensonge, mais nous  tous nous arrangeons ce mensonge dans une forme correcte comme si nous voulions vraiment quelque chose d’autre que pour nous -mêmes. Si entre nous, nous nous réunissons dans la forme correcte, si nous organisons l’étude et toutes nos actions correctement, alors notre demande passe par ce système qui la corrige, et c’est ce qu’on appelle «j’ai travaillé et j’ai trouvé ».

Bien que nous ne connaissions pas le monde d’Atsilout, il fait son travail. Et c’est pourquoi nous devons faire exactement ce que nous disent les kabbalistes sans nous mentir à nous-mêmes ou en ayant honte. Il est vrai que nous ne demandons pas la spiritualité, mais nous crions comme un bébé et sa mère sait ce dont il a besoin. La mère n’a besoin que d’un cri minuscule de l’enfant pour connaître ses besoins.

C’est ce qui est requis de nous. « Faites tout ce qui est en votre pouvoir de faire», et cela apportera de bons résultats.

 Du congrès d’Arava du 25/02/2012,  Leçon  n°7

Des obstacles qui nous guident sur la voie

Dr. Michael LaitmanLes obstacles proviennent généralement de deux directions. Au  moment où je veux donner sans réserve, des questions familières surgissent immédiatement : dans quel but ai-je besoin de cela, quel est le but de ce travail et qui est le Créateur que je doive écouter? Toutefois, si j’opère pour moi, l’ego me permet de faire ce que je veux. Il me soutient toujours et me donne un sentiment de réussite.

Cela signifie que si vous suivez la voie de la vérité, vous ne rencontrerez pas de succès, mais seulement des obstacles, des barrières et des difficultés le long du chemin. Alors que si vous suivez la voie du mensonge, il n’y a pas de problèmes et vous réussirez dans tout ce que vous faites. Ainsi, il s’avère que les obstacles et les interruptions m’entoureront de tous côtés et me détourneront de toutes les directions: à la fois par le bien et par le mal – par la récompense ou la punition.

Tous ces obstacles sont essentiels car ils nous guident et nous aident à sortir de notre ego. En fait, ce ne sont pas réellement des perturbations, mais un moyen de corriger notre direction. A chaque pas que nous faisons, nous devons apprendre à viser  dans la bonne direction en fonction de notre désir de recevoir et de notre désir de donner sans réserve au Créateur, selon notre insignifiance et la grandeur du Créateur. Par conséquent, nous recevons toujours des signes et des signaux de ces deux sources, de notre ego et du Créateur. Grâce à ces signes, nous pouvons viser vers le but.

C’est pourquoi nous devrions voir toutes les situations désagréables, les difficultés, les confusions, le durcissement du cœur, et la colère comme des corrections, qui nous règlent sur ​​la voie de l’objectif,  vers le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 09/04/2012, Écrits du Rabash

Le roi d’Egypte est mort !

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Et il arriva dans le cadre de ces nombreux jours que le roi d’Egypte mourut … (Exode). La grandeur de l’ego, toute la bonne vie corporelle, le désir d’une personne à se sentir mieux dans la vie – tout tombe, s’effondre, et meurt. Alors, que peut faire une personne ? C’est ce que l’humanité dans son ensemble et chaque individu sont en train de traverser actuellement. Nous ne pouvons pas fonctionner selon l’ego ordinaire pour les causes ordinaires corporelles.

 

Et alors, les enfants d’Israël gémissaient en raison de la servitude, ce sont ceux qui aspirent à la spiritualité, même s’ils ne savent pas encore ce que c’est, et ceux qui sont déjà près d’elle, qui en quelque sorte, comprennent que la spiritualité symbolise le désir de donner et l’amour, sans égard à leurs intérêts personnels. Ainsi, elles commencent à s’examiner et à voir qu’elles ne peuvent continuer sur ce chemin.

C’est une pyramide comportant ceux qui ne peuvent tout simplement pas être des consommateurs et qui ne peuvent pas servir leur ego à travers ceux qui ont déjà clarifié que la spiritualité symbolise le désir de donner au lieu de l’amour-propre. Tout le monde y trouve sa place et tout le monde « soupire » à cause de cet esclavage égoïste, dans leur propre point.

Il y a ceux chez dont le «point dans le cœur » s’est éveillé, et il y a ceux qui tout simplement souffrent sans savoir pourquoi. Tous soupirent sous le fardeau de leur propre situation, ne sachant pas comment se satisfaire.

Et leurs cris en raison de l’esclavage monta vers Dieu – ils ne se contentent pas de pleurer, c’est à cause du travail acharné : des tentatives futiles pour combler leur ego ou de ceux qui sont plus avancés, mais n’arrivent toujours pas à quitter leurs vieilles habitudes et à prendre sur eux-mêmes la charge du travail de Dieu et qui n’arrivent toujours pas à commencer à travailler dans le don et l’amour des autres.

Mais malgré tout, « Et Dieu entendit leurs gémissements. » Le Créateur entend tous ceux qui répondent à ce que le Créateur fait avec eux. Le système est construit de telle façon que la partie supérieure prend soin de chacun, en fonction du niveau de la personne, mais la partie supérieure prend surtout soin des personnes qui comprennent et doivent se diriger pratiquement vers le désir de donner et l’amour dans le groupe, « en prenant la peine de s’asseoir ensemble », au milieu de celles qui aspirent au Créateur.

Elles souffraient tant qu’elles ne pouvaient pas le supporter plus longtemps. Alors les personnes ont tant supplié par leur prière, que leur cri monta vers Dieu ; elles étaient épuisées par ce travail. Mais aussi, nous voyons qu’elles disaient : « qu’avions-nous eu … quand nous étions assis autour des marmites, quand nous avions mangé du pain à satiété. » Et elles ont aussi dit, « Nous nous souvenons des poissons que nous avions l’habitude de manger en Egypte pour rien … « ce qui signifie qu’apparemment avant tout allait bien.

Une personne a deux points en même temps : l’un est corporel et l’autre est en apparence spirituel. Ainsi, elle se trouve entre les deux et plus ils sont éloignés l’un de l’autre, plus elle a d’espace, et plus elle connaît sa place et sait ce qu’elle fait.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Shamati N°159

Entre moins l’infini et plus l’infini

Dr. Michael LaitmanNous faisons partie d’un système appelé le monde de l’infini .Dans cet Infini, existe le désir sous diverses formes et les modes de réception et de don sans réserve, ainsi que la Lumière qui se révèle dans le désir dans la mesure où le désir accorde une importance à l’attribut du don sans réserve. Plus le désir exprime le don sans réserve, plus la Lumière se révèle. Si le désir n’aspire pas au don sans réserve, la Lumière n’est pas révélée.

C’est appelé le monde de l’Infini car toutes les formes possibles de la création, de la plus égoïste à la plus altruiste, du moins de l’infini au plus de l’infini, existent en lui.

Le désir lui-même a été créé par le Créateur, et toutes ses formes sont révélées selon le plan de développement qui vient aussi du Créateur. Toutefois, en raison de toutes les métamorphoses et des changements que traverse le désir, qui tourne et bouillonne dans ce chaudron, un nouveau point spécial de la conscience de soi, d’indépendance, est formé. Et ce point commence à se développer dans tous les  états que le désir traverse: pour ressentir plus, pour mieux comprendre, pour se sentir comme existant, et atteindre son indépendance.

Ce point est très important car il a grandi à partir de la ligne médiane, la troisième. Cela n’existe pas dans la nature du Créateur, ni dans la nature de la créature, qui est opposée au Créateur et complètement subordonnée à Lui. Bien sûr, c’est un dérivé, le résultat de l’affrontement entre ces deux attributs opposés, mais la créature est absolument indépendante.

Il nous est difficile d’imaginer comment cette indépendance est possible si tout a été créé par le Créateur. Mais imaginez deux domaines complètement opposés, divisé par un fossé le long de la gamme entière du moins au plus de l’infini, là où ni l’un ni l’autre ne peut exister. La frontière, où à la fois ces deux attributs se rencontrent et bataillent l’un avec l’autre est l’endroit où la créature ne peut exister indépendamment.

D’une part, elle est toujours considérée comme l’être créé, ce qui signifie qu’elle a été créée par la force supérieure. D’autre part,  elle possède un attribut qui lui permet de se tenir à l’opposé de la force supérieure, n’étant pas sous son contrôle total. Dans l’intervalle, nous sommes incapables de saisir comment cela est possible. L’homme ne comprend pas comment, étant sous le contrôle intégral du Créateur tout le temps, il peut néanmoins rester libre!

Deux attributs complètement différents, opposés existent, et la créature ne peut exister que dans l’abîme entre eux. Elle devient seulement créature dans la mesure où elle  fait des efforts pour acquérir la conscience. Cette prise de conscience est quelque chose de tiers qui n’existait pas auparavant.

Tout le reste avait déjà existé dans la créature: toutes les forces, les attributs, et le caractère qui détermine qui je serai. Pour tout cela, il est écrit: « Allez à l’artiste qui m’a fait ». Cependant, au-dessus de tout cela, je crée quelque chose de tiers, d’indépendant. C’est comme un enfant qui grandit et devient tout à coup indépendant, avec ses propres opinions. De toute évidence, il est créé sous l’influence de l’hérédité, de l’éducation, et de l’environnement, mais il est la manifestation de sa personnalité, et pas seulement une simple somme de paramètres fixes selon un plan inscrit en  lui.

C’est comme quand on fait cuire la soupe, on ajoute tous les ingrédients dedans, et à la fin on a une nouvelle essence appelée soupe. Ou bien nous coupons et mélangeons cinq ingrédients: tomate, concombre, oignon, sel et poivre. En fin de compte, une nouvelle essence apparaît, appelée salade.

Aujourd’hui, nous vivons dans ce monde, inconsciemment, en réalisant des commandes de notre nature. D’où peut apparaître quelque chose de nouveau pour nous? Seulement si vous vous placez entre les deux mondes de  la réception et du don sans réserve , voulant appartenir aux deux à la fois afin de ne pas vous détacher d’aucun d’eux, mais de les utiliser ensemble à la fois,  ainsi vous créez une nouvelle essence, comme un nouveau plat, la « salade » . Vous prenez tout le désir du monde de la réception et vous lui donnez la forme du don sans réserve, qui est appelé Adam.

Le fœtus est composé de la matière, c’est-à-dire le désir de recevoir du plaisir, mais à partir de l’extérieur, il adopte la forme du Créateur, la Lumière. Ensuite, le fond et la forme ensemble sont appelés homme.

Il semble qu’il n’y ait rien de nouveau ici car  tout existait déjà. Mais vous avez fait le travail – vous a prêté à la matière la forme du Créateur. Vous avez pris la matière d’une zone, la propriété de l’autre, et vous avez combiné les deux ensemble. En conséquence, une nouvelle essence a été formée. Ce n’est plus le premier ou le second, mais quelque chose de tiers. C’est comme la salade qui a une signification d’elle-même. Il s’agit d’un nouveau goût, d’une nouvelle existence

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/03/2012, Etude des dix Sefirot

Un bon salaire contre un dur labeur en Egypte


En Egypte, nous avions beaucoup d’avantages matériels, tout, sauf une chose : le désir de donner sans aucun calcul dans notre propre intérêt, appelé le travail spirituel dans le désert. L’homme ne fait pas d’effort pour cela, et il est impossible de lutter pour le désir de donner au-dessus d’un ego sans cesse croissant. On doit constamment lutter contre l’ego, alors que l’on se connecte de plus en plus avec les autres, jusqu’à ce qu’on devienne tous un seul tout.

« . Le fait est que, en effet, ils étaient très friands du travail en Egypte » C’était une merveilleuse société de consommation : Vous travailliez, gagniez, et réussissiez. Tout était à vous, tout était clair, selon l’ordre, les lois de la démocratie.

Comme il est dit : « … » Mais ils se mélangèrent avec les nations et apprirent leur travail. « C’est-à-dire, tout fut dirigé uniquement par le désir de recevoir à tous les niveaux, pour toutes les requêtes. « Cela signifie que si Israël est sous la domination d’une certaine nation … » en d’autres termes, si le point dans le cœur, la direction vers l’attribut du don, l’étincelle spirituelle, est sous la domination de l’ego d’une personne, alors le désir de spiritualité ne fait qu’aider l’ego à se développer dans d’autres directions. Et il n’y a aucun moyen de se libérer de cet esclavage, car une personne voit qu’elle peut même profiter de son aspiration à la spiritualité.

Ainsi, ces différentes organisations altruistes et pratiques mystiques, tout ce qui est un peu au-dessus du simple ego et qui peut combler une personne, voient le jour. Ces gens-là sentent qu’ils sont satisfaits, parfaits, et élevés, et il leur semble qu’ils ne manquent de rien. C’est un signe que le point dans le cœur est sous la domination du Pharaon, et c’est pourquoi tout cela semble si bon : l’altruisme, le mysticisme, ou le New Age. Ces gens ne souffrent pas et ne veulent que rendre les autres comme eux.

Alors qu’Israël (ceux qui aspirent au Créateur) souffre, travaille dur, et se bat contre les problèmes. Après tout, une personne travaille contre son ego qui se renforce tout le temps. Ainsi, d’une part, elle a tous les avantages matériels, un «plat plein de viande», comme c’était le cas en Égypte, et dans la spiritualité il n’y a rien : un désert, une terre sèche, seulement la foi. Et ainsi une personne est constamment tiraillée entre ces deux points, en essayant de décider ce qu’elle doit faire.

Il semble qu’en sortant d’Egypte, nous nous séparons d’elle totalement. Mais dans la spiritualité, il n’en est pas ainsi parce que quand vous tombez, c’est comme si vous y retourniez. Bien sûr, ce n’est pas le même état, car il s’agit d’un nouveau degré, et ainsi les ennuis commencent déjà dans le désert : les serpents, les scorpions, les querelles, toutes sortes de problèmes, et les maladies. Les montées et descentes viennent l’une après l’autre et sont combinées en une seule personne.

De la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale 08/04/2012, Shamati N°159

Vers l’Egypte en tant que groupe, de l’Egypte en tant que nation

To Egypt As A Group, From Egypt As A NationLors de la préparation pour la correction, l’ordre du travail intérieur se présente comme suit : En voulant me connecter aux amis, je me force et fais de grands efforts. En réponse, la Lumière, la force qui m’aide à me connecter, brille sur moi. Finalement, je parviens à me connecter et immédiatement l’AHP du degré supérieur, dont le désir de recevoir est encore plus faible et plus épais que le mien, se révèle. En conséquence, je sens que je suis dans un état d’exil encore plus grand.

 

Ainsi, il s’avère que plus je cherche à atteindre la bonté, le don, plus je m’enfonce dans le mal. Toutefois, cette immersion dans le mal se compose de deux parties : D’une part, je me souviens encore de la connexion qui fut atteinte, la proximité avec mes amis, et d’autre part, je révèle maintenant un nouveau désir corrompu encore pire qu’avant.  

Ainsi, pendant la période d’exil, je ne croîs pas de manière linéaire, mais étape par étape. En atteignant la connexion, je tombe, et non par d’un degré, mais de deux. C’est parce qu’au début je me suis élevé vers l’union (+), puis je suis tombé au détachement (-), et maintenant je ressens une double descente (x2). Ensuite, tout se répète encore et encore : je m’élève et tombe encore plus bas.

Je tombe toujours non pas au niveau précédent de l’ego, mais à partir du niveau vers lequel je m’étais élevé. Par conséquent, à cause de chaque montée, la prochaine descente est deux fois pire. Lorsque je m’élève, je monte dans le don, et quand je tombe, je descends dans la réception et dans la crasse.

Ainsi, une personne développe ses récipients en construisant le bien selon mal, et grâce à cela, elle avance durant les 400 années d’exil.


L’exil commence quand nous nous approchons de l’union dans le groupe. Il se termine lorsque, après avoir donné toutes nos forces à l’union, nous atteignons un point où nous ne pouvons pas nous connecter.
Au cours de ce processus, nous nous unissons et devenons le peuple d’Israël. Ce n’est pas le même petit groupe qui descendit un jour en Egypte en raison de conflits internes, comme le conflit de Joseph et de ses frères, par exemple. Une nation unie sort de l’Egypte, mais il est encore impossible d’atteindre la Bienfaisance par cette union. Dans l’état actuel, la forme de l’unité se révèle comme le contrôle du désir de recevoir. La fuite, la sortie de l’ego ne se produit que grâce à notre dernier effort.

En spiritualité, nous marchons aussi sur « deux jambes » : de l’union à la séparation, puis de la séparation à l’union. Le Pharaon se développe, face à lui Moïse se développe aussi, et le Créateur se révèle …. Tous ces discernements deviennent de plus en plus grands, et nous n’y échappons pas, mais nous poursuivre notre travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/2012, Écrits du Rabash

Si vous ne le désirez pas, vous ne trouverez rien

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (Les marches de l’échelle), 1985, article 15 : « Et plus on l’accablait »: » Et la coquille de l’Egypte, est la coquille général, où les étincelles de Sainteté sont tombées, que le Peuple d’Israël, qui était en Egypte, a dû corriger. Alors, la douleur et la souffrance doit d’abord être telle, qu’il ne puisse pas quitter leur contrôle, comme il est dit « et les enfants d’Israël se plaignaient encore du travail, alors ils crièrent, et de leur travail leur cri monta vers le Seigneur, alors le Seigneur entendit leur soupir.

Il doit y avoir un sentiment d’exil, une telle souffrance et douleur qu’«il vaille mieux mourir que vivre », si je n’arrivais pas à sortir de l’Egypte, si je ne réalisais pas ce que je veux. Mon désir doit être aussi grand. Sinon, il n’y a pas de récipient, il n’y a pas de place pour la révélation de ce que nous recherchons.

En même temps, mes pleurs doivent être forts, non seulement en quantité mais aussi en qualité. Je dois savoir ce que je demande dans l’exil, ce que je veux découvrir, ce qui m’arrive.

L’exil est donc la préparation la plus sérieuse au salut. En exil, je clarifie les choses, en précisant exactement ce que je veux et de quelle manière. C’est la raison pour laquelle l’exil ne peut pas être inférieur à 400 ans, selon les quatre phases que nous traversons lorsque nous construisons notre récipient. Ce n’est qu’à la fin de ce processus que l’on pourra sortir de l’exil et vraiment recevoir ce que nous avons préparé. La Lumière Supérieure n’a pas de forme, et maintenant encore, elle remplit tout, mais nous ne la sentons pas. Nous devons acquérir les quatre phases, un récipient entier, puis la lumière nous sera révélée.

Il ne s’agit donc pas de 400 ans, mais en réalité des quatre phases entières de la construction de notre récipient. Les formes que nous y développons dépendent totalement de chacun de nous. Bien sûr, nous recevons la poussée initiale d’En-Haut, comme il est écrit : «Le Créateur met la main d’une personne sur le bon destin et lui dit, prend-le. » Mais plus tard, le sort d’une personne est dans ses propres mains.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 06/04/12, Écrits du Rabash

La fin de l’esclavage en Egypte est proche

Dr. Michael LaitmanNous approchons de la sortie de l’exil que lorsque nous commençons à comprendre que nous sommes en exil. L’«exil» symbolise ma perception de tout ce que je reçois dans mon désir de recevoir comme sans valeur et sans importance. Tout ce qui est dans mon ego appartient à «Pharaon», et je ne suis autorisé à recevoir que ce qui est nécessaire.

Cela ne signifie pas que je doive me limiter de tous les côtés, comme un moine vivant dans le désert. Je ne considère tout simplement pas les choses matérielles comme étant très importantes, et les accepte seulement comme nécessaire à mon existence. Toute ma vie est consacrée à l’atteinte de l’amour pour le Créateur, l’attribut général du don, à travers la connexion aux autres.

Si une personne a un tel besoin intérieur et est incluse dans le groupe, elle commence à se diriger correctement, c’est-à-dire à haïr tout ce qu’elle reçoit dans son ego, essayant d’être satisfaite par l’essentiel. En même temps, Pharaon la corrompt avec des pots de vin et lui donne tout. Cela signifie qu’elle construit de magnifiques villes pour son ego, Pithom et Ramsès.

Elle sent que par rapport à l’intention de « désirer donner », qu’elle veut avoir dans ses pensées et son cœur, elle est en exil, parce qu’elle n’a pas la force de donner. Alors, elle sent qu’elle s’est plainte auprès du Créateur, pour ne pas l’avoir aidée à sortir de l’exil, ce qui signifie qu’Il ne la laisse pas être le donneur.

Mais dans l’intervalle, le désir d’une personne est très faible et elle doit traverser 400 ans d’exil. Cela signifie qu’elle doit élever son désir jusqu’à ce qu’elle veuille vraiment donner.

Tout notre travail dans l’exil en Egypte se fait dans un groupe où tout le monde devient plus fort et reçoit des autres la grandeur du but, le pure désire de donner, ainsi que l’inexistence et l’insignifiance de son état prédéfini, dans lequel il est impossible d’atteindre un désir mutuel de donner. D’un point de vue spirituel, cela est très mauvais.

Ainsi, une personne commence à percevoir correctement le terme «exil» : l’exil se réfère au désire de donner, à la capacité à donner, et c’est pourquoi elle sent vraiment qu’elle est en exil en Egypte. Jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état où elle ne peut pas en supporter davantage. Alors viennent les «dix plaies d’Egypte ».

Une «plaie» ou coup symbolise le fait que vous recevez différentes bonnes choses corporelles, mais que vous ne recevez rien dans la spiritualité, et une personne ressent cela comme un coup.

Elle sent le durcissement du cœur, et les désirs corporels continuent à croître. Elle n’a pas le choix. Elle comprend que le désir égoïste continuera à augmenter et à la troubler en la distrayant et en attirant son attention vers divers objectifs corporels, vers une vision différente du groupe, de sorte qu’elle surmonte l’ego corporel grâce au contact avec les amis. Ce n’est que par eux, qu’elle pourra apprendre à apprécier d’avantage le chemin et le but de la création, la grandeur du Créateur, et la bassesse d’une satisfaction égoïste.

Nous ne pouvons recevoir toutes ces valeurs que de la société, de l’environnement. Alors, malgré les difficultés et les interruptions, la personne adhère encore au groupe au-dessus de ses sentiments et de son esprit, parce que ce n’est qu’en lui qu’elle trouve protection et salut. Elle comprend qu’autrement elle est perdue. Elle comprend cela que lorsqu’elle regarde au-dessus de son désir égoïste, parce que du point de vue de l’ego, la situation pourrait sembler merveilleuse, offrir des connaissances et d’autres avantages.

Quand elle interprète toute la situation correctement, elle découvre qu’elle s’oppose à Pharaon. Cette situation découle de plusieurs raisons, des attributs, et des tentatives qu’elle a accumulés pendant 400 ans d’exil en Egypte: les quatre phases qu’elle a traversées dans chacun de ses désirs de recevoir quand elle a élevé le désir de donner au-dessus du désire de recevoir, ce qu’on appelle « la foi au-dessus de la raison.  »

La traversée de ces quatre phases est appelée «le moment de la préparation. » Et quand elle arrive au bout, une forte résistance à l’ego se révèle, appelé les dix plaies d’Egypte, l’obscurité. Ce sont les clarifications et révélations finales qui aident vraiment une personne à quitter l’esclavage de son ego.

Grâce aux 10 plaies, le personne devient plus forte et s’échappe enfin dans l’obscurité, de nuit, elle les sent dans son désir de recevoir, avec un seul point pour la conduire, appelé «Moïse». Ainsi, elle élève son ego et réalise la rédemption.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/12, Shamati