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La force du silence

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ce week-end nous allons organiser un «  samedi silencieux» . Que doit être ce silence?

Réponse: Cette coutume de garder le silence est venu dans le monde des kabbalistes. C’est un exercice utilisé dans de diverses pratiques qui ne concernent pas notre chemin, et plus généralement, dans le domaine de la psychologie.

Quand une personne veut comprendre quelque chose de nouveau, se concentrer sur quelque chose de nouveau, elle a besoin de solitude. Elle  peut courir loin de tout le monde vers un endroit, qui serait la solitude physique. Ou bien elle  peut trouver la solitude à l’intérieur de soi, là où je trouve un certain espace intérieur pour m’y cacher des regards des autres, bien que physiquement je sois  entouré par de nombreuses personnes. Cela concerne tous les niveaux d’une personne.

Donc, nous voulons procéder à un exercice similaire, un «engagement  silencieux», où nous nous abstenons de parler. Il y a des périodes spéciales quand les gens étudient davantage la Torah, approfondissent  le matériel, observent différents  jeûnes. Ces méthodes tirent quelqu’un  hors de l’ordre habituel, de la routine, et l’aident à regarder le monde et lui-même un peu différemment. Ils lui permettent de se concentrer ou de faire le point à l’intérieur.

« Un samedi silencieux »  ne signifie pas que personne n’ouvre la bouche. Mais quand nous parlons, nous parlons seulement de l’étude et ce qu’elle contient. Et on ne parle que dans la mesure où cela est nécessaire. Si cela n’est pas nécessaire, alors nous pensons  aux mêmes questions au lieu de parler à leur sujet. Après tout, les mots mettent à nu l’âme d’une personne, révélant les secrets les plus intimes de son cœur. Et donc, on ne devrait pas parler si ce n’est pour des raisons de correction.

C’est ainsi que nous allons tenir ce samedi. Toutes les leçons et les repas auront lieu aux horaires habituels, et toute personne se limitera autant qu’elle peut, en essayant de ne pas parler, mais seulement de penser.

La concentration dans la pensée, le focus intérieur a un effet beaucoup plus grand dans le monde que les mots. Après tout, la pensée est une force beaucoup plus élevée que la parole. Il s’agit de la plus grande force dans une personne, et elle est donc plus efficace dans le système général de la réalité. C’est précisément le début de la chaîne, « pensée, parole, action».

Par conséquent, nous espérons qu’en coupant au minimum les conversations  nous nous élèverons à un plus haut degré du don sans réserve. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 11/01/2012, « La Liberté »

Le signe d’un esprit développé est de se soucier des autres

Dr. Michael LaitmanNotre évolution pour devenir «humain», pour ressembler au Créateur, a lieu parce que je change mon esprit et mes sentiments du corporel au spirituel, vers le haut. Je veux ressembler au Créateur, utiliser mon esprit et mon sentiment pour ressembler à la force supérieure. Ainsi je prends contact avec la force supérieure,  reçois une force extérieure, et commence à me développer.

Ce n’est pas la façon dont c’était aux niveaux minéral, végétal, et animal au sein d’une personne quand je travaillais seulement avec mon esprit et mon cœur et rien que cela. Mais dans la mesure où j’aspire pour mon cœur et mon esprit à ressembler au Supérieur, je reçois de Lui des forces et je peux exiger de Lui qu’il change mes sentiments et mon esprit.

Cela signifie que je n’acquière pas une expérience de vie au niveau de ce monde ; je ne change pas mon désir en utilisant mon esprit afin de gagner tôt ou tard, comme font les avisés dans ce monde. En fait, je change  totalement la façon dont je travaille.

Je laisse mes sens et mon esprit bestiaux au niveau de la nécessité basique, afin de me fournir les nécessités de base dans la vie et pas plus que cela, et je commence à développer un esprit et un sentiment spirituels à l’intérieur de moi. La spiritualité signifie : pour les autres.

Bien sûr, c’est  totalement différent de ce que j’avais avant et je dois repartir en m’élevant au dessus de mon ancienne nature. En démarrant à partir de cette décision, je vais demander à la force supérieure de me changer.

Avant, je ne me tournais pas vers Elle et ne sentais  rien. Mais afin de me permettre de me tourner vers la force supérieure, il y a des gens dans ce monde qui sont en contact avec  Elle. Ils ont traité et ont modifié leurs désirs, leurs pensées et leur esprit, et ont écrit sur ​​le processus qu’ils ont subi grâce à la Lumière Supérieure.

J’ai lu sur le processus par lequel l’influence de la Lumière les a transformés et je veux que la même chose m’arrive. Je tiens à être incorporé dans ce processus, dans cette action, et à adhérer à leur histoire. Ils me parlent de leurs sentiments, sur la façon dont cela fonctionne, et au sujet des changements qui ont eu lieu en eux. Je veux aussi faire l’expérience de ces actions. Dans la mesure où je souhaite subir ces changements, j’évoque la Lumière qui commence à m’influencer.

L’action de la Lumière se révèle dans la connexion aux autres. Jusqu’à maintenant, j’ai développé mon propre désir de recevoir et l’esprit qui m’a aidé à utiliser les autres, mais maintenant  je dois me développer au-dessus  de cela pour communiquer avec les autres. Seule ma connexion aux autres va révéler la Lumière. D’autre part, quand la Lumière est révélée, elle va me permettre de me connecter avec les autres.

Pendant la lecture du livre, j’ai seulement besoin d’acquérir un désir que je vais comprendre et sentir qu’il parle de connexion. Lorsque la Lumière est révélée, Elle  est révélée exactement de la même manière qu’il est décrit dans le livre et va remplir la connexion entre nous. Le livre nous parle  seulement à propos de cette connexion et rien que cela.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 06/01/2012, Le Zohar

La transition vers le don sans réserve comme un processus naturel

Dr. Michael LaitmanNotre diffusion devrait être simple: nous avons besoin d’amener l’humanité à une réalisation du fait que l’économie actuelle est due à l’effondrement des raisons qui sont hors de notre contrôle, en raison de circonstances objectives. Personne n’est à blâmer; ce stade est implanté dans la nature de la société humaine elle-même, et elle est destinée à nous unir et à nous amener à créer une nouvelle société intégrante pour vivre selon les lois de la garantie mutuelle.

Tout d’abord, nous commençons à étudier, et en attendant, le changement de notre processus de pensée et d’appréhension: A partir de processus étroits et rigides, ils deviennent complexes. Et puis nous commençons à comprendre comment construire des systèmes d’interaction entre les personnes, les partenaires commerciaux, les systèmes de gouvernement, et ainsi de suite.

Mais tout est d’abord  l’apprentissage: une formation intégrale. Comme le Baal HaSoulam écrit, jusqu’à trois générations peuvent être nécessaires avant que l’humanité commence à pratiquement construire une nouvelle société. C’est le  temps qui est nécessaire pour qu’une personne réalise des changements et commence à penser différemment.

Mais en attendant, nous devons vivre en produisant tout ce qui est nécessaire pour nos besoins de base et progresser peu à peu vers une vision intégrale du monde. La crise va faire disparaître toutes les surabondances et nous mettre au niveau de la production des biens d’une nécessité vitale. Cela est déjà clair: Le développement du chômage dans une économie mondiale complexe unique retire peu à peu les bénéfices à tout le monde, y compris à ceux d’en haut. Yachts, diamants, et d’énormes comptes en banque tout cela va disparaître. Que nous le voulions ou non, le monde viendra à une économie différente.

Et nous, à notre tour, nous devons préparer chaque personne pour le prochain changement d’événements, autant que nous le pouvons. Bien sûr, nous devons étudier toutes les façons de construire la nouvelle économie, mais généralement, elle se construira elle-même. Après tout, l’économie est une réplique de l’interconnexion entre les gens. Le système financier et économique est essentiellement une copie de notre égoïsme. Par conséquent, en nous changeant nous allons automatiquement commencer à changer nos relations dans tous les domaines, notamment économiques.

Nous n’avons pas besoin de fortes fluctuations. Nous n’avons pas besoin d’accélérer la vague. Nous n’avons pas besoin de révolutions ou de méthodes par la force. Tout se fera naturellement, c’est précisément ce que le Baal HaSoulam écrit dans «Les écrits de la dernière génération »: « Le concept du collectivisme doit rattraper son retard et mûrir dans l’esprit humain en moins de trois générations pleine de paix et d’entente mutuelle. Ainsi, le monde n’a pas encore connu les nombreuses rotations et les expériences avant qu’il n’atteigne le stade final. Et il n’y a pas plus simple chemin pour la maturation des idées que le chemin de la Kabbale ».

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/01/12 Kabbale, « La Liberté »

Une mise au point intérieure

Dr. Michael LaitmanTout dépend de l’intention. C’est comme la soupape dans le moteur à combustion interne, qui s’ouvre si j’ai l’intention correcte. Et dès que l’intention est partie, la valve se referme. C’est comme ça que je travaille tout le temps: j’ouvre la soupape et je la ferme. Espérons que nous serons en mesure de faire démarrer ce moteur.

La taille de l’intention est déterminée par  la sorte de désir qu’elle peut dominer. Peut-être que mon intention est seulement suffisante pour le niveau minéral de mes désirs, ou végétal ou animal, ou pour le degré humain. Et clairement, les intentions les plus fortes, les plus efficaces et plus puissantes influencent aussi les désirs les plus petits et les plus inférieurs.

Par conséquent, la chose la plus importante pour nous est de penser à l’unité du groupe, à la garantie mutuelle, car en vertu de ce que nous pouvons sans aucun doute dominer sur toute autre chose, nous y  avons les désirs inférieurs. C’est pourquoi la condition de garantie mutuelle est si nécessaire.

Je pense que les amis sont aussi à l’extérieur de moi, et le monde entier, toute l’humanité, et le Créateur sont également en dehors de moi. Mais je dois essayer d’attacher tout ça à moi dans la garantie mutuelle, dans la connexion, la dépendance mutuelle de sorte que ces désirs puissent s’unir : moi et le Créateur à l’intérieur de moi, et tous les systèmes externes deviendront également les miens . Je ne vois rien d’autre que cela, mais seulement l’image d’une personne, que j’assemble et dont je me soucis.

Et si je sors de cette perception intérieure et que je parle à d’autres personnes, je vis dans ce monde, si naturellement, il y a une collision entre cette perception intérieure et le monde extérieur, qui apparaît dans mes sens. Mais je dois accepter cette dualité pour l’instant, qui n’est pas plus qu’un problème psychologique. Et progressivement, je vais commencer à voir une image plus interne.

C’est similaire à la façon dont il y a est la perception d’un adulte et celle d’un enfant. Un enfant ne voit que le côté externe, tandis qu’un adulte comprend les choses plus profondément et voit les raisons internes de  ce qui se passe. Même ainsi, cela est dirigé dans une direction, mais pénètre juste plus profondément dans la matière puisque nos intentions et nos comportements extérieurs sont également égoïstes.

Toutefois, en développant une habitude et en faisant des efforts, nous pouvons atteindre une nouvelle perception de la véritable réalité.

Par conséquent, tous les discernements des intentions, tout mon travail est d’essayer de changer ma vision au moyen de cette perception intérieure, la sagesse intérieure appelée la science de la Kabbale, la partie intérieure de la Torah. Ensuite, je vais voir le monde entier comme un organisme dans lequel tout est à moi et il n’y a rien en dehors de moi.

Essayons d’atteindre cette sensation, et  particulièrement  en lisant le Livre du Zohar.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/01/2012, Le Zohar

Un voleur dans la sainte fraternité

Dr. Michael LaitmanSi je souhaite que la Lumière m’influence d’En- haut, j’ai besoin de créer mon propre désir d’en- bas, qui s’ajusterait avec la Lumière supérieure. En d’autres termes, ce désir doit être orienté spécifiquement vers le don sans réserve, comme la Lumière qui vient du Donneur.

Mais nous ne savons pas ce qu’est le désir de donner sans réserve, et nous pouvons avoir tort des milliers de fois sans jamais trouver la bonne réponse. Le groupe nous est donné afin que nous puissions la trouver. Le groupe est en opposition avec tout le monde; il  nous permet de travailler à partir du « contraire » parce que je dois les aimer, penser à eux, et prendre soin d’eux, ce qui ne correspond absolument pas à mon désir. Cela m’aide à voir combien je suis opposé et combien je ne corresponds pas à la qualité du don sans réserve, au Créateur.

Je peux  tout apprendre grâce à ce travail. La chose principale est de s’assurer de ne pas être déconcerté, et de tendre vers le Créateur à travers le groupe, alors il deviendra pour moi comme le Créateur, évoquant la même répulsion, la même haine, et le même manque de désir.

C’est parce que je vais percevoir le groupe comme le lieu du don sans  réserve, mais je ne souhaite pas donner sans réserve : je souhaite recevoir de lui. J’aime être avec mes amis, en les aidant et les embrassant, car j’aime ça. Mais je ne peux pas communiquer avec eux afin de  faire plaisir au Créateur; cela se propagerait et se consumerait quelque part dans le groupe, là-bas dans une source cachée supérieure,  sans ne m’apporter aucune compensation en retour. Mais c’est la seule façon d’atteindre le désir correct, qui finira par provoquer l’éveil d’En Haut.

Le Créateur doit être mon objectif final, et pas le groupe. C’est alors seulement que je découvrirai combien je suis incapable de m’unir à Lui, et que je n’ai même pas besoin du groupe. Après tout, le Créateur est une sorte de racine supérieure qui disparaît, qui ne me profite en aucune façon.

Je ressens encore combien le groupe est quelque peu bénéfique: nous nous réunissons, prenons des repas, organisons des congrès, et passons  un bon moment. Beaucoup de gens dans le monde paieraient beaucoup d’argent pour être dans ce genre de groupe, comme un club sympa, pour agrémenter leur vie, il est impossible de trouver n’importe où ailleurs un cercle chaleureux et spirituel comme celui -ci.

Mais comment puis-je faire de ce «club», de ce  «rassemblement de voleurs», (car tout le monde veut l’utiliser pour lui-même et voler pour son égoïsme) une « sainte fraternité » (Hevra Kadisha), qui va m’élever  au Créateur en enterrant mon égoïsme (Hevra Kadisha est aussi le nom des pompes funèbres). Et c’est pourquoi j’ai toujours besoin d’imaginer le Créateur derrière le groupe, c’est alors seulement qu’il deviendra un mécanisme qui m’élève parce que je vais penser au don sans réserve.

Et ici, va se poser une question, de savoir si je veux me connecter à un groupe de cette sorte, et le bon type de travail  peut commencer. Sinon, le voleur va continuer à courir devant tout le monde, en criant: « Attrapez le voleur » Et vous ne saurez pas que le voleur court juste en face de vous; vous continuerez à penser que tout va bien, que vous êtes dans un groupe et que vous avancez.

Mais on voit très bien pendant les temps de descente que lorsque quelqu’un perd son intérêt égoïste d’être dans le groupe, alors il n’a plus aucun désir pour lui, il perd sa connexion, et ne souhaite plus y participer. C’est pourquoi il est très important d’évaluer l’attitude correcte d’une personne envers le groupe, car cela détermine tout.

 Du 1er partie du  cours quotidien de Kabbale du 09/01/2011, Shamati # 5

C’est dur d’être humain …

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, Chapitre « Béréshit », Point 119: Les Lumières de Malkhout de David dépeignent la représentation aux degrés de Khazeh de Malkhout et en dessous, là où il n’y a pas le visage de l’homme. Autrement dit, les degrés de Khazeh et en dessous, montent et deviennent inclus dans Malkhout de David, qui est le visage d’un homme de Khazeh et au-dessus.

Une représentation signifie un niveau d’un certain degré. Dessiner c’est comme un accouplement, car dans un Zivoug les degrés sortent dans la représentation adéquate en fonction de la qualité de ce Zivoug, afin de corriger la représentation de tous ceux qui sont inclus dans le visage d’un homme, dans une représentation intérieure.

Dans la création il y a quatre types de désir: minéral, végétal, animal et humain. Ils  se développent étape par étape parce que l’intention du Créateur est d’amener cette créature à travers les niveaux du minéral, végétal, et animal à un tel degré de développement qu’elle désire devenir humaine. Après tout, la créature ne devient pas humaine naturellement, comme la Nature ou le Créateur auraient pu le faire arriver. Non, la représentation humaine se révèle dans cette créature seulement comme un résultat du discernement préliminaire, de la compréhension, du désir, des efforts, et des prières -tout ce qui découle d’elle-même. C’est la seule façon dont ça se passe !

C’est pourquoi ce développement est progressif. Peu à peu, au cours de dizaines de milliers d’années, qui valent la peine, de notre développement à travers l’histoire, sur l’ensemble de nos  niveaux précédents et très lointains, nous avons essentiellement «semé» dans les qualités intérieures de la perception, de sorte qu’aujourd’hui, dans notre génération, ils puissent s’ éveiller et nous aider à réaliser notre objectif. En effet, au niveau humain où nous devons résoudre pour nous-mêmes la forme et la manière dont nous devons grandir, pourquoi doit-il en  être de cette façon et pas celle de- véritablement mouler « à partir d’un morceau d’argile» quelque chose qui n’existait pas avant, quelque chose qui n’a jamais été mentionné nulle part et n’a aucune sorte d’exemple.

J’ai besoin de venir à connaître le Créateur, et puis façonner hors de moi-même, hors de ce «morceau d’argile », la même forme en conséquence. Et le Créateur ne se révèle pas dans ce processus, car s’Il se révélait, je voudrais seulement Lui prendre quelque chose de superficiel. Alors j’ai besoin de L’étudier, de creuser profond pour révéler l’essence intérieure, de mes désirs les plus intimes et à travers les profondeurs de tous mes degrés, minéral, végétal, animal et humain. Et puis je décide  de devenir oui ou non semblable au Créateur, car c’est totalement opposé à ce que je désire d’abord. La construction d’un humain est un travail très dur et méticuleux qui prend énormément d’attention à chaque détail. C’est précisément le travail que nous étudions dans le Livre du Zohar, dans le chapitre « Deux grandes lumières». 

 De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 0/01/2012, Le Zohar

De l’argile reconnaissante entre les bonnes mains du potier

Dr. Michael LaitmanNous partons de la brisure. Sans elle, nous serions tous comme les niveaux minéral, végétal, et animal de  la nature qui agissent en obéissant à la seule force qui  les motive et les fait fonctionner de l’intérieur. Mais en raison de la brisure, les attributs spirituels ont pénétré dans le désir de recevoir pour soi-même dans leur forme opposée.

Toute la création avance sous l’influence directe de la Lumière, mais l’homme avance sous son influence opposée. Il en est ainsi pour qu’il puisse comprendre qu’il a besoin de s’adapter à la force qui le motive par lui-même.

Plus il avance, plus il sent la pression sur lui. Finalement, il doit complètement se « formater » lui-même, afin d’obtenir la forme correcte. En attendant, il se développe graduellement dans son désir,  en sens inverse à celui de la forme désirée.

Cela prend beaucoup de temps jusqu’à ce qu’une personne commence enfin à sentir la pression à l’intérieur d’elle-même  dans différentes directions, qui la modèle comme une matière première. Si elle  essaie d’augmenter sa sensibilité, elle ressent combien le Créateur travaille sur elle. Peu importe quelles sont ses activités, il y a une vie intérieure dans laquelle elle essaie constamment de ressentir comment le Créateur la presse dans toutes les directions par des sentiments différents.

Il est comme une mère qui est constamment aux côtés de son fils, lui disant ce qu’il devrait ou ne devrait pas faire, en corrigeant chacune de ses actions. De la même manière, une personne ressent constamment intérieurement comment le Créateur opère sur elle, comme si elle était de l’argile dans les mains d’un potier qui la pousse doucement, mais fermement  en lui faisant sentir sa pression. Mais elle doit vouloir cette pression.

C’est assez difficile et désagréable, mais d’autre part, une personne comprend que le travail qui est fait sur elle ne peut pas être arrêté et elle veut que cela continue. C’est le sentiment initial d’une personne qui commence à sentir à l’intérieur d’elle-même le travail réel du Créateur sur elle.

Nous pouvons sentir ce don sans réserve à l’intérieur de nous, car après la brisure il y a différentes forces et influences en nous, comme une copie de l’action spirituelle. Ce sont des actions potentielles qui existent dans l’âme générale qui voulait les exécuter, afin de  donner sans réserve. Mais après lla brisure tout est devenu « en vue de recevoir», et maintenant il existe en nous une forme opposée, égoïste. Mais c’est grâce à cela que nous pouvons identifier l’œuvre du Créateur sur nous.

C’est pourquoi le comportement d’une personne devient opposé aux actions du Créateur. Il y a un conflit: une résistance du côté d’une personne,  du côté de son argile, et la pression du côté du Créateur. Ainsi ils  se combattent l’un et l’autre et une personne ressent la pression et les coups tandis que le Créateur essaye de lui montrer ce qui ne va pas en elle.

Finalement, elle commence à justifier la pression interne et va de pair avec les actions du Créateur, en les voulant, comme un cheval qui obéit à son cavalier. Elle ressent la gouvernance comme la révélation de l’amour et la justifie. Ainsi, elle acquiert la foi et se connecte au Créateur. Elle s’installe à côté du potier. Bien qu’elle ressente toujours des souffrances, elles se font sentir dans l’argile, alors qu’elle s’identifie déjà avec l’intention, avec le Un qui crée toutes les formes en elle.

Elle se connecte à la main de l’artisan qui le crée et le sculpte. Elle veut réellement que l’artisan l’influence ainsi, et aspire de plus en plus à lui, jusqu’à ce qu’elle adhère à l’action du Supérieur.  Ils adhèrent dans le même mouvement, la même intention, et la souffrance devient un plaisir.

Toutes les souffrances que l’argile a senties disparaissent et une personne se trouve au-dessus, dans son intention, et voit que l’argile est sans signification.  Elle  est d’accord avec l’œuvre du Créateur sur elle et comprend que « seul le bien et la grâce me poursuivront. » Elle s’élève au-dessus de ses sentiments et adhère à l’intention du Créateur, à l’attitude du Créateur, et atteint l’adhésion complète avec Lui.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, Écrits du Rabash

La première lueur de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion : Baal HaSoulam écrit dans « La liberté » que la méthode de la Kabbale est destinée à la purification d’Israël, et que cela renvoie à la reconnaissance du mal. Comment sont-ils reliés l’un à l’autre ?

Réponse : réalisez-vous vraiment quelque chose de bien, en reconnaissant votre propre mal ? Bien sûr, parce que cela vous a conduit à la purification, vous devenez meilleurs, plus réceptifs ; vous ressentez plus, comprenez mieux, vous pénétrez dans la matière de votre désir. Avant, cela revenait à de bonnes ou mauvaises sensations, et vous n’aviez connaissance de rien d’autre. Vous ne faisiez que de réagir à des stimuli comme un animal très primitif. Tout comme la jambe d’une grenouille se contracte automatiquement sous l’influence d’une impulsion électrique.

Maintenant vous avez des questions : «Pourquoi dois-je faire cela? D’où cela vient-il ? Dans quel but ? Est-ce bien ou mal ? « Vous vous élevez au-dessus de votre nature, en analysant la situation, et en quelque sorte c’est comme si vous sortiez de votre nature. Comme un ver dans une pomme, vous commencez à faire votre chemin vers la lumière.

Imaginez une pomme rouge et juteuse, et que vous êtes à l’intérieur de celle-ci. Une ouverture vers l’extérieur apparaît. Même si vous n’êtes pas encore passés par là, vous avez déjà commencé à distinguer que la lumière est là, et qu’il fait sombre ici. Différencier les deux devient votre reconnaissance de mal.

Ceci est une énorme réussite, de la taille de la création, qui nous sert de « pomme » ….

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/01/12 « La liberté »

Mon cœur a besoin de bons propriétaires

Dr. Michael LaitmanUne prière est un désir qui apparaît dans le cœur à chaque instant. Le travail principal réside dans la compréhension de votre prière: ce que je veux, ce que je devrais  souhaiter, et si ma prière est parvenue à la hauteur de nos ancêtres. En d’autres termes, j’examine ce que mon cœur ressent. Après tout, je ne suis pas son propriétaire, et je dois placer des dispositifs sévères et protecteurs sur lui pour le regarder et construire un système qui l’influence.

Seul mon environnement, mes amis, règnent sur mon cœur. Si je crée cet environnement, il sera capable de le contrôler, mais je ne peux pas le contrôler de  moi-même. Ceci est ma seule liberté de choix.

Il s’ensuit que ma prière dépend entièrement de l’environnement, et elle doit atteindre ma «demi pièce de monnaie » avec son aide, un désir à cent pour cent vers la Lumière, le don sans réserve. Pour cette raison, avec une attitude correcte envers l’environnement et une demande pour eux de convaincre mon cœur d’avoir le désir de donner sans réserve (c’est-à-dire de l’importance de celui -ci), ils vont créer la prière correcte en moi. C’est de cette manière que je vais terminer ma moitié de pièce de monnaie et terminer mon travail.

Il s’avère qu’au lieu de travailler sur le respect et avec mon cœur directement, je travaille avec l’environnement, en le dirigeant de telle manière qu’il va influencer mon cœur pour vouloir faire le bon type de réalisation, c’est-à-dire devenir rempli avec la qualité du don sans réserve  à accorder, l’amour pour son prochain. C’est exactement ce qui me manque maintenant. Lorsque j’aurai terminé ce processus, je trouverai  la « seconde moitié de la pièce », la satisfaction

Et voici «le général et le particulier sont égaux », tout le monde est absolument égal. Après tout, chaque élément est tout aussi important dans un système intégré analogique. Nul n’est grand ou petit, riche ou pauvre, chacun doit gagner sa moitié de  pièce et atteindre un désir spécifique complet qui leur est uniquement attribué.

C’est pourquoi nul n’est plus spécial que d’autres, plus ou moins grand dans ce genre de travail, tous les amis sont absolument égaux. Après tout, si la moindre envie correcte  manque, nous n’allons pas atteindre la moitié parfaite de la pièce de monnaie. Et c’est pourquoi il est nécessaire de se soucier de tout le monde. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/01/2012, Écrits du Rabash

Sept milliard incluent dans des univers

Dr. Michael LaitmanChacun de nous est créé avec ses qualités spéciales. Et comme partie de tout l’énorme désir commun, il représente une certaine forme unique de développement, ce qui contredit toutes les autres formes.

Chaque âme qui existe diffère des autres dans tous les sens. Nous n’avons même pas à comprendre combien différents ou opposés nous sommes les uns par rapport aux autres. Il y a un abîme infini qui nous sépare.

Il n’y a pas d’âmes qui soient plus proches ou plus éloignées les unes les autres, nous sommes tous absolument différents dans l’espace spirituel. Nous sommes tellement différents que nous ne partageons absolument rien en commun.

Nous pensons que nous sommes en mesure de trouver certaines similitudes entre certains d’entre nous, mais nous sommes semblables dans nos qualités matérielles, corporelles, animales, pas dans celles spirituelles. Aucune qualité spirituelle n’est similaire aux qualités d’une autre âme.

Vous pensez que certains de vos amis sont plus proches de vous, et qu’un autre vous repousse, et vous êtes incapable de le comprendre, ou vous ne pouvez même pas le tolérer à cause de sa mentalité, de sa personnalité, son apparence ou son comportement. Mais tout cela appartient à notre corps animal. Dans le monde spirituel,  il n’y a pas une seule personne qui soit semblable à une autre, même dans une de leurs qualités, et nul ne peut être plus proche ou plus loin de moi!

C’est un miracle, combien nous sommes complètement à l’opposé les uns des autres. Nous ne pouvons même pas imaginer cela, parce que dans notre monde, cela n’existe pas, on trouve encore certaines similitudes au sein de certains groupes de personnes: une mentalité commune, un comportement accepté, certaines choses qui viennent des foyers de nos parents, et des goûts communs.

Mais il n’y a aucune similitude dans le monde spirituel. Nous sommes en mesure de trouver des différences polaires entre nous dans toutes nos qualités dans la mesure de notre capacité à lister les qualités spirituelles de chacun.

En fait l’espace spirituel est multidimensionnel. Il y a trois coordonnées dans notre monde, mais dans le monde spirituel il y a une quantité infinie d’entre elles. Et dans cet espace multidimensionnel, chacun a son système multidimensionnel.

C’est pourquoi dans le monde spirituel, chacun de nous existe avec son système de coordonnées multidimensionnelles. Les astrophysiciens découvrent aujourd’hui le même phénomène dans le cosmos: un univers est inclus dans un autre, et deux d’entre eux sont inclus à l’intérieur d’une troisième, et ainsi de suite. En d’autres termes, ils sont en quelque sorte en train de se rapprocher d’une forme, où il est possible d’imaginer le spirituel.

Les sages ont écrit à ce sujet: «Leurs opinions diffèrent autant que leurs visages. » En d’autres termes, nous ne partageons même pas des opinions, mais puisque nous ne nous connaissons pas beaucoup  en profondeur, nous pensons que nous pouvons être assez similaires et proches l’un de l’autre.

Ne pensez pas que vous ressemblez à qui que ce soit en aucune façon! Aucun de vous ne correspond à quelqu’un d’autre. Vous êtes tous si loin les uns des autres, que vous ne partagez même pas une qualité unique. Il n’y a rien qui puisse être fait à ce sujet; c’est une donnée.

La seule chose qui puisse  être faite dans ce cas est de s’élever au-dessus de toutes les différences. Nous ne pourrons jamais nous connecter sans cela! Dans ce plan, il est absolument impossible de connecter le système de coordonnées multidimensionnelles de l’un avec le système multidimensionnel de l’autre.

Nous ne serons jamais capables de nous connecter au  niveau de nos qualités. Toute personne est un univers séparé, avec sa structure pleine de richesses à l’intérieur d’elle-même. C’est ainsi que chacun de nous est infiniment riche et polyvalent à l’intérieur, et diffère absolument de l’autre dans tous les sens. Ils n’ont rien en commun.

C’est pourquoi nous devons comprendre que nous n’avons pas d’autre choix que de nous  élever au-dessus  de nous! 

 Du cours n°2 de la convention Arvout, le 18/11/2011