Category Archives: travail intérieur

L’homme ne renonce pas

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale répond à la question sur le sens de la vie. En réalité, cette question est très importante. C’est parce que dans ma recherche d’une réponse à cette question, je m’examine surtout moi-même. Ai-je  la bonne attitude envers la vie dans tout ce que je  fais ?

J’ai le désir d’avoir du  plaisir, ce qui m’oblige à créer une famille, à avoir des enfants et à prendre soin d’eux, mon travail, mon avenir, mes parents, mon environnement proche, ma ville, mon pays, et peut-être même le monde entier. Tout cela n’est là que pour que je souffre moins.

De cette façon, à la fin, je ne suis seulement guidé que par différents degrés de souffrance. Dans le meilleur des cas, je suis poussé par la façon dont je peux en bénéficier. Cependant, que se passerait-il  si je m’élevais au-dessus tout cela? Que faire si j’arrêtais de dépendre  de la souffrance ou du plaisir et que je devenais objectif, comme un Homme avec un grand H ?  Peut-être que je serais alors libéré de tous ces liens. Après tout, rien sauf les instincts des animaux, ne me pousse à fonder une famille, et rien sauf les instincts sociaux  à me faire suivre les lois sociales. Que ferais-je si je n’étais pas conduit par la souffrance et le plaisir?

Aujourd’hui, je ressemble à un animal qui est dirigé à chaque étape du chemin, poussé et forcé à ralentir avec les deux rênes de la douleur et  de la douceur. Je suis comme une poupée, une marionnette, un mécanisme fragile qui ne manque aucune occasion de faire quelque chose par lui  même, même un minuscule fragment de son chemin.

Donc,  puis-je  prendre en charge ces rênes? Sinon, je peux au moins analyser la situation, comprendre pourquoi ça se passe et dans quel but? D’autre part, devrais-je même m’efforcer de m’élever ? Peut-être qu’il serait préférable de fermer les yeux et me plonger dans les pratiques religieuses et autres. Peut-être que cela me donnerait la paix pour le reste de ma vie si je me débranchais de l’essence.

C’est là où une personne qui n’abandonne pas et ne rejette pas ce qui importe le plus, se manifeste. Peu importe le plaisir, la souffrance, la honte, la  fierté et d’autres méthodes qui le guident et le contrôlent  dans sa vie, il cherche encore pour l’indépendance. « Ce qui doit arriver arrive, mais je dois trouver l’essence. C’est là où  je me sens comme une personne. Il n’y a aucune autre voie ». Abraham recherchait  des gens de cette sorte dans l’ancienne Babylone, et il en  a trouvé plusieurs milliers.

C’est le critère pour l’humanité qui permet de déterminer le niveau que son élément animal atteint, et le niveau auquel il est prêt à devenir Homme.

Sommes-nous capables d’accélérer le développement humain à travers la diffusion et l’éducation afin qu’il vienne plus rapidement à ces questions fondamentales? Essentiellement, de nos jours, c’est ce  que représente  le travail « social ». 

 De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 24/11/2011, « L’essence de la religion et de son but»

Une récompense au lieu d’une punition

Dr. Michael LatimanQuestion: Qu’est-ce que le « destin dans la récompense et la punition »

Réponse: A chaque instant de notre vie nous sommes confrontés à la récompense et à la punition. A chaque instant, je dois demander la correction. Si je la demande bien, je reçois une récompense, et si je ne l’exige pas correctement, je reçois la correction.

La récompense renforce les désirs avec lesquels je peux me diriger plus précisément vers l’objectif. Je deviens plus sensible et m’ajuste avec plus de précision, me calibre, et imagine avec plus de précision ce qu’est le «Créateur».

Je comprends cela en me construisant  par moi-même encore et encore en m’accordant à Lui  et en apprenant comment je suis  construit. Ainsi je deviens  plus semblable à Lui et voilà ma récompense – donner davantage sans réserve. La punition est en voyant que j’ai raté.

Mais cela devient également partie de la correction, ainsi la punition devient ma récompense. Après tout, cela ne fait aucune différence si je reçois un effet positif ou une réaction négative. La chose principale est que cela me permette de trouver mon écart et de le corriger.

J’accepte tous ces écarts comme bons et bénéfiques, peu importe qu’ils soient positifs ou négatifs, qu’ils soient répulsifs ou attractifs. Je ne sais pas quel  désir supplémentaire je dois révéler maintenant. Tous les maux que j’ai à découvrir sont cachés en moi, et quand ils sont révélés, je les perçois comme une récompense. Bien que je me sente  mal, je m’élève au-dessus de mon sentiment.

Je perçois tout ce que je reçois de la Lumière qui ramène vers le bien comme une grande récompense, peu importe comment  cela est ressenti. Ceci est ma direction. Mais pour ce faire, j’ai besoin du soutien de l’environnement, de sorte que je me vois en permanence comme partie de ce système. Seulement là,  serai-je capable de changer dans le but d’y adhérer.

Supposons, par exemple, que je doive devenir une partie des amis dans un espace conique. Comme j’essaye de m’intégrer dans la forme, je ne cesse de recevoir des éclaircissements sur ce qui me manque et comment le faire avec plus de précision, afin que je puisse entrer dans cette forme particulière.

Ainsi, bien que chaque nouvelle révélation puisse être ressentie comme négative, les troubles et la confusion deviennent une bénédiction pour moi. Il est dit que la sagesse de la Torah est à l’opposé de la sagesse des propriétaires, parce que vous êtes heureux avec ces révélations.

Ceci est un « pont très étroit » que nous avons à traverser. Une personne qui avance par la spiritualité, trouve une récompense à la fois en sentiments positifs et négatifs. La chose principale est de corriger son propre réglage. 

De la  3 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/01/2012, « Etude des Dix Sefirot »

Aidez-moi à vaincre le cœur noir

Dr. Michael LaitmanLe Créateur nous a créés égoïstes et nous a forcé à nous  briser. Nous arrivons après tous les préparatifs effectués de haut en bas, et c’est pourquoi il est impossible d’exiger de nous de vouloir et d’atteindre le don sans réserve. Nous devons être réalistes et essayer de faire ce que nous sommes capables de faire.

Mais en réalité, on nous donne le point dans le cœur avec lequel nous pouvons effectuer certaines actions extérieures dirigées vers le don sans réserve. Toutefois, cela ne se produit pas à l’intérieur du cœur, car il est complètement égoïste.

C’est ainsi que nous établissons notre relation envers le  don sans réserve : selon ce qui va l’emporter sur quoi: le point dans le cœur ou le cœur lui-même. Le cœur tire tout vers lui. C’est sa nature. Le point dans le cœur tire  aussi vers quelque part, et il n’est pas clair vers où. Les deux forces sont opposées l’une à l’autre. Cet état m’est donné par la nature.

Cependant, grâce aux moyens de l’environnement, je peux augmenter la force du point dans le cœur par dix fois, cent fois, ou mille fois, c’est-à-dire toujours plus à chaque occasion qui se présente, grâce au groupe et à ma connexion avec lui. Si la force dans le point dans le cœur grandissait, je serais capable d’arriver à un état où je peux l’équilibrer avec le cœur et essayer de le vaincre.

Parfois, le cœur va gagner, parfois, le point dans le cœur va gagner, et de cette façon je vais passer par des montées et des descentes et avancer. Cela va continuer jusqu’à ce que j’aie enfin investi assez d’efforts en vue d’élever le point dans le cœur au-dessus du cœur. On a besoin de continuellement d’essayer d’atteindre ce renversement.

Au début, j’ai le cœur, noir et mauvais, et le point dans le cœur. Le point est très petit, et le cœur est beaucoup plus grand que lui. Toutefois, en vertu de la connexion avec d’autres points et en luttant pour le don sans réserve, je reçois d’eux la force de résister à mon cœur, de le combattre et de l’annuler, pour ainsi dire.

Chaque fois, en appliquant des efforts de plus en plus de ce genre, j’arrive finalement à la rupture et à comprendre que je ne suis pas capable du tout, que je n’ai aucune force. C’est alors que j’élève une prière (MAN) et un miracle se produit- le salut!

Il y a beaucoup de transitions qui se passent à l’intérieur, et cela n’arrive pas directement, mais plutôt un renversement se produit. Après tout, nous ne demandons pas ce que nous recevons par la suite. C’est pourquoi on appelle cela un miracle.

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/12/2011, « Introduction au TES »

L’endroit où l’Homme grandit en moi

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’essence de la religion et son but»: Car observer la Torah et ses commandements, afin d’apporter du contentement à notre Créateur,  développe rapidement ce sentiment de connaissance du mal, et ici nous en bénéficions à double titre :

A. Nous n’avons pas à attendre que les épreuves de la vie nous poussent par derrière, car leur aiguillon ne se compte qu’à la mesure de l’agonie et des destructions …. 
B. Nous gagnons du temps, car Il opère pour  nous « éclairer », nous permettant ainsi d’augmenter notre travail et d’accélérer le temps en lui faisant plaisir.

Sur la seconde voie, nous n’attendons pas que la souffrance nous  pousse constamment selon le processus naturel de l’évolution. Chaque fois que je ressens la négativité dans l’état actuel (le désir -1), je cours à l’état qui me semble positif (le désir +1). Là encore, je découvre  en eux la négativité des nouveaux désirs (le désir -2), et la recherche d’une satisfaction à laquelle  je passe (le désir +2). Puis à nouveau l’ensemble du processus se répète: je découvre une plus grande négativité (le désir -3) et cherche un moyen de le remplir, jusqu’à ce que j’atteigne un nouvel état positif (le désir +3).

Ainsi, je suis poussé en avant par les souffrances qui me poussent encore et encore de façon très douloureuse. Alors, comment pouvons-nous suivre un chemin différent?

C’est très simple: Si vous voulez passer à l’état suivant par vous-même, avant que la négativité ne soit révélée, n’attendez pas. Vous pouvez accélérer le processus et raccourcir le temps. Vous devez seulement comprendre ce qui vous fait défaut. Ce qui vous manque, c’est un désir nouveau, ce moins (-).

«Alors, c’est ce qui me manque! Donc je peux l’avoir avec l’aide de l’environnement, ce qui signifie le groupe, les livres, et le professeur. »

Ainsi je n’ai pas à avancer sous la pression de l’égoïsme. Mon avancement est désormais de qualité différente: le désir des amis me motive, ce qui fait toute la différence. Avant, j’ai suivi mon égoïsme, comme une bête qui ne pousse qu’en taille, mais maintenant je vais de l’avant avec l’aide d’une autre force, la force du groupe qui vient de la Lumière, du Créateur. C’est là où grandit l’humain qui est en moi, qui ressemble au Créateur.  C’est parce que je reçois des désirs du groupe et  que je suis rempli par eux d’admiration et d’impressions, que je m’accomplis.

Ainsi, je ne me restreins pas seulement en adoucissant le chemin de la souffrance, mais  je suis en fait un chemin différent, et c’est toute l’idée. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  01/12/2011 , «L’essence de la religion et de son but»

Les conditions pour l’ascension

Dr. Michael LaitmanA chaque fois que je me connecte plus fortement aux amis, je ne me connecte pas à des  gens corporels,  pas à des amis que je vois devant moi, mais avec leur désir interne. Le Créateur a inséré ce désir en eux et Il l’a préparé pour nous sur l’échelle des degrés spirituels de sorte que nous aurons toujours les moyens de nous élever.

Si je me connecte à mes amis, je peux m’élever avec leur aide. Lorsque je m’y connecte à nouveau, je m’élève  à nouveau. Le premier état, c’est moi à mon niveau actuel, et afin de m’élever au dessus de lui  j’ai besoin d’avoir un plus grand désir. Aussi, j’ai besoin de tirer la Lumière vers ce désir afin qu’elle  me corrige. Il y a deux facteurs importants sur mon chemin: le groupe qui augmente mon désir, et la Lumière qui corrige ce désir. Ainsi je monte au  prochain niveau.

La première condition préalable est «fais-toi un Rav (un enseignant) », c’est-à-dire  augmenter le but à mes yeux. Sans la grandeur de l’objectif,  je ne peux pas commencer à travailler avec les amis.

Mais afin d’augmenter le but, j’ai  aussi besoin des amis. Par moi-même, je ne peux pas exalter le but et vouloir atteindre le don sans réserve et l’équivalence  avec  la force générale du don sans réserve qui régit toute la création. Pour que je sois impressionné par l’environnement. Ainsi, l’environnement est une exigence préliminaire.

Ensuite, je dois recevoir un plus grand désir de sa part en vue d’atteindre ce but car le fait que le but  est important ne signifie pas nécessairement que j’aspire à  lui . J’envie les amis qui aspirent à ce but, et je prends ce désir de leur part. Ensuite, je dois travailler sur ma relation avec eux,  « les acheter», en investissant mes pouvoirs en eux, afin que je puisse, à travers eux, tirer la Lumière qui ramène vers le bien.

Ainsi, tout le travail, à tous les niveaux, n’est possible que dans le groupe! C’est seulement avec l’aide de notre connexion puissante que nous pouvons passer tous ces niveaux et atteindre  le but. Du début à la fin, ce qui détermine l’interaction entre l’environnement et moi, c’est mon travail dans le groupe.

Par conséquent, la condition «Fais  toi un enseignant et achète-toi un ami » est essentielle pour toutes nos actions à tous les niveaux jusqu’à la fin réelle de la correction. Tout notre travail est autour de cela, toute notre vie intérieure, personnelle et sociale, et notre étude et la diffusion  sont  consacrées à cela. Tout cela  n’a pour unique signification que de renforcer l’environnement et ses effets sur moi, pour me rapprocher de l’environnement afin que je puisse investir davantage en lui.

Ainsi, lorsque nous montons sans être sur les plans spirituel où il n’y a pas de distance entre nous, lorsque nous nous connectons, que nous nous voyons et nous sentons les uns les autres avec nos sens ordinaire, nous devons essayer d’être impressionnés par les désirs des amis, par leur stature , leurs grands efforts, leur sérieux et leur dévouement à la cause.

Plus  nous percevons ces attributs, plus sera grande l’occasion que  nous aurons de nous connecter et de demander à  la Lumière supérieure de corriger notre connexion et de s’y révéler sous la forme de la Lumière intérieure.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/12/2011, Ecrits du Rabash

Un appareil de mesure à partir des trois lignes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je me réveiller de mon hibernation et ne pas attendre  que  l’éveil vienne de lui-même? Après tout, vous avez dit après le congrès que nous avions à nous assurer que nos amis ne tombent pas?

Réponse: Si nous nous regardons objectivement, nous-mêmes et les états que nous traversons, de  côté, nous allons acquérir de l’expérience pour toutes  les futures «générations»,  c’est-à-dire les états futurs. Ensuite, nous savons que, après une ascension il y a une descente, et la satiété est suivie par le brouillard et la grisaille des sens.

C’est correct, de cette façon, vous apprendrez le processus. Vous aurez à le connaître progressivement, de manière équilibrée. La sagesse de la Kabbale est l’autoréalisation, rien de plus. En effet, il n’y a personne à part moi. Plus je me connais de l’intérieur, plus je vais révéler le Créateur qui m’a créé.

Il n’y a pas d’humanité, ce monde, ou les mondes supérieurs. … Permettez-moi de me connaître et les états que j’expérimente ! C’est un état brumeux, mais tout va bien. Et avant lui, il y avait un autre état, et il était  très bien aussi. En attendant, nous voulons juste l’ombre, la  corriger,  la transformer, et la  briser, mais pour quoi faire?

Tout d’abord, nous devons  effectuer une clarification. La Lumière qui éclaire vient séparément, de même que la Lumière qui ramène vers le bien, et vous ne pouvez pas instantanément la rejeter en disant que vous ne voulez pas cet état. Premièrement, vous devez examiner ce que vous rejetez!

Si vous êtes toujours à l’état du congrès essayez de ne pas tomber hors de lui. Mais si vous tombez  néanmoins, regardez comment vous tombez. En examinant cet état, vous saurez comment, plus tard, l’utiliser d’une bonne manière.

Si je ne rencontre pas ces états, ne connais pas leurs avantages et inconvénients, pourquoi et d’où ils viennent, comment me connaîtrais-je moi-même? Ai-je jamais dit que je devrais balayer dehors cet état avant de l’examiner? surmonter une descente et accélérer le temps veut dire terminer rapidement la clarification, afin de permettre à la correction, ce qui signifie l’ascension,  de venir tout de suite.

Pourtant, voici  un autre type d’ascension. Nous savons que Malkhout du Supérieur se transforme en Keter de l’inférieur. Cela signifie que ce que je considérais comme l’ascension dans l’état précédent devient une descente aujourd’hui, dans mon état ​​actuel.

Je dois m’élever qualitativement, par une décision consciente et  une profonde analyse de telle sorte que mon ascension précédente soit  désormais considérée comme une descente. Ce que  je voyais comme le don sans réserve, après la clarification s’avère être la réception! Auparavant, c’était pour moi Keter, mais maintenant je vois que c’est Malkhout.

Pourtant, je ne serai pas capable de le faire si je n’ai pas effectué une analyse claire de mon ascension et de ma descente,  de la brume. J’analyse comment je me suis rassasié, combien je suis devenu fatigué, et comment je ne veux rien faire, et je le fais comme un scientifique qui observe et teste son chien ou  son lapin expérimentalement.

J’ai une méthode scientifique précise, et la seule chose que je doive  savoir c’est ce que cela signifie pour moi «donner sans réserve » et «recevoir», qui nous sommes, moi et mon groupe, et au-dessus le Créateur. J’utilise mon sentiment et  ma raison en tant que dispositifs de mesure, en  travaillant  avec eux pour révéler tous les états.

Pour être dans la ligne médiane, j’analyse: ce qui vient du côté de la réception et ce qui vient du don sans réserve,  ce qui vient de moi et ce qui vient  de l’environnement, ainsi que  là où  tous ces facteurs sont en relation avec le but. Notre appareil de mesure sont  les trois lignes. 

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 15/12/2011,  TES

La guerre des philosophes et des kabbalistes

Dr. Michael Laitman« Les Grecs se sont rassemblés contre moi pendant les jours des Hasmonéens, ils ont cassé les murs de ma forteresse, et ont sali les saintes huiles …» (Extrait d’une chanson, chantée lors de Hanouka)

Les Grecs en moi se battent contre l’étude de la Torah, contre la connaissance qui a été léguée par les kabbalistes qui ont atteint l’atteinte spirituelle afin que nous soyons capables de nous corriger et de révéler aussi la force Supérieure. Après tout, la volonté du Créateur est de se révéler aux créatures, et la sagesse de la Kabbale est la méthode pour révéler le Créateur aux créatures dans ce monde.

La révélation du Créateur est la révélation de la qualité du don sans réserve. Et quand l’homme étudie avec à l’esprit ce but spécifique, quand il diffuse cette sagesse, et s’efforce de se connecter aux amis pour l’amour d’atteindre la qualité du  don sans réserve, alors il étudie la Torah et se rapproche de la révélation du Créateur en lui. Après tout, le seul but de la Torah est de créer un récipient commun par l’amour de son prochain comme soi-même et de révéler le Créateur en lui, de devenir tellement attaché à Lui que cette qualité se revêtirait en nous.

Mais ceux qui n’étudient que pour l’amour de la connaissance ou l’utilisent  pour en tirer de la fierté devant les autres, pour les mépriser, ce qui est pire encore, la transforment en un poison mortel. C’est la différence entre les gens qui veulent se corriger et retourner au Créateur et ceux qui n’ont pas l’aspiration au retour, qui souhaitent seulement acquérir des connaissances, ce qui n’est naturellement pas le but de la création, le but de l’homme et du Créateur.

Quand l’homme aspire à un véritable but, il s’efforce d’augmenter sa foi au-dessus de la raison, de faire de la qualité du don sans réserve son objectif le plus important. Après tout, il comprend que par l’acquisition de la qualité  du don sans réserve, il pénètre dans une dimension plus élevée que le monde où il existe maintenant.

Et puis il commence à percevoir la totalité du système de  la création, qui descend d’En Haut, du Donneur, la force qui gouverne, au lieu de se sentir comme enfermé dans un monde limité, sans la compréhension d’être entièrement contrôlé d’En-Haut. Ou peut-être qu’il sent qu’il dépend de la nature, mais il n’a pas révélé le système à travers duquel il est contrôlé, ou la force réelle au pouvoir.

La qualité du don sans réserve, que l’homme acquiert maintenant, ouvre une nouvelle vision pour lui « dans la lumière réfléchie », la Lumière de Hassadim , pour lui faire connaître le système qui régit l’univers entier, et devenir ainsi plus proche de la révélation de la force qui régit toute la réalité.

C’est  le sujet de la guerre à l’intérieur l’homme – entre son désir qui l’oblige à atteindre tout à l’intérieur de son esprit comme il est coutumier dans notre monde,  et la compréhension qu’il est nécessaire de développer de nouveaux sens à l’intérieur de soi. Le philosophe en lui est en lutte contre le kabbaliste. Le philosophe dit que la seule façon d’avancer est à travers la science et la connaissance, l’esprit extérieur. Et cela nécessite un peu d’argent, de la chance, ou un esprit vif, et des actions extérieures spéciales.

Quand l’homme juge ces choses importantes, alors les Grecs sontvictorieux en lui. Mais quand il résiste à toutes ces perturbations qui l’attaquent, qu’il sent qu’il est incapable de les vaincre, et a besoin de  l’aide de la force supérieure, le Créateur, il comprend qu’il est impossible de les vaincre par lui-même , que seulement la puissance Supérieure  peut le faire, et c’est pourquoi nous devons mériter de Le rencontrer et nous attacher à Lui.

C’est pourquoi nous devons valoriser cette guerre intérieure, parce qu’elle nous aide à expérimenter un fort désir et le besoin de l’aide du Créateur. Le  révéler est ce qui sauve l’homme et ce qu’on appelle un miracle! Voilà comment nous nous élevons au-dessus des Grecs en nous.

Ces deux forces: les Grecs et les Maccabées sont égales quand l’une est révélée contre l’autre, et elles sont incapables de se vaincre l’une l’autre. Seule une tierce puissance d’En Haut peut réaliser une ligne médiane entre elles. 

 De la 1 ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/12/2011, Écrits du Rabash

Où est notre liberté?

Dr. Michael LaitmanNous comprenons déjà que le libre arbitre n’est pas un terme simple. Nous sommes nés avec des attributs que nous n’avons pas choisis, dans une famille et des conditions que nous n’avons pas choisies, nous obtenons une éducation que nous n’avons pas choisie  … bref, nous sommes élevés et moulés sans aucun libre arbitre.

En conséquence, une personne dans ce monde est «cuite» par ses parents, l’environnement et la société … donc elle n’a aucune liberté, et nous ne pouvons rien exiger d’elle, après tout, c’est un robot. Il lui semble qu’elle a ses propres pensées, ses propres désirs, ses propres actes, mais en réalité ils sont inévitables et elle est obligée d’agir de cette façon.

Alors, quel est le point de la création? Nous parlons ici d’une pensée de la nature, de son désir, son intention, sa grande sagesse. En fait, le Créateur, ou la Force Supérieure, par définition, a une grande sagesse, beaucoup plus que toute la création qui est en dessous de lui.

Quand nous étudions le monde, on découvre en lui une sagesse inconcevable. Nous avons seulement réussi à « gratter » la surface et toute notre science est basée sur cela. En fait, nous n’avons pas commencé à découvrir les forces réelles, les relations réelles, les formes réelles et de connexion qui existent dans cette réalité.

Alors, pourquoi le Créateur a-t-il crée le monde?- De sorte que les êtres créés suivent un plan préétabli? Après tout, le début et la fin sont déjà connus, et tout est prédéterminé et nous n’avons aucun mot à dire et pas de libre arbitre. Tout notre développement est prédéterminé. Et pour le Créateur le concept de temps n’existe pas.

Donc tout cela est inutile.  Les créatures ne peuvent-elles rien faire de façon indépendante, d’une manière ou jusqu’à un certain point?- quelque chose pour laquelle cela valait la peine de les créer, de concert avec cette réalité tout entière?

La question fondamentale est: où est notre libre arbitre pour lequel le Créateur a tout créé? Les mondes spirituels, les innombrables formes et phénomènes et l’univers matériel dans lequel nous vivons, est-ce que tout cela est uniquement pour que la personne effectue une action indépendante à un bref moment de sa vie? Le seul moment qui donne un sens à tout le reste.

A l’heure actuelle ce moment est évasif, nous laissant avec une question sans réponse. Mais si nous trouvons le point dans lequel nous pouvons ajouter un gramme par nous-mêmes, alors toute la réalité s’allume et vous la découvrirez  avec un sentiment merveilleux et infini ….

Nous devons donc savoir où réside notre libre arbitre. Si nous vérifions cela en toute logique, la réalité ne peut exister sans cette option. Après tout, il n’y aurait aucune raison pour que la sage nature ait créé quelque chose autrement. Dans un tel cas, il n’y aurait aucun sens à ses actions.

Nous devons rechercher notre liberté. Sans elle, notre vie restera programmée, planifiée, et nous allons continuer à être dirigés comme des marionnettes par un fil. Nous devons chercher le point du libre arbitre et le réaliser. Ceci est la désignation entière de l’homme.

Qu’est-ce que cette liberté? Liberté de qui? Venant du  Créateur et sous Ses ordres? Bien sûr ;  tant que je suis attaché à Lui, je ne suis pas moi. Il me fait bouger. Alors je ne dois pas être libre grâce à d’autres personnes et même pas grâce à moi, mais d’abord et avant tout grâce à Lui. Le Créateur a créé un certain état dans lequel je peux être détaché de Lui, de son contrôle. Ensuite, je serai libre.

La question est: que dois-je faire avec cette liberté? Quelles nouvelles aptitudes dois-je acquérir? Avec quelle pensée, quel sentiment, et avec quelle action dois-je remplir le vide qui soudain se révèle à moi?

Nous en reparlerons une autre fois. 

 De la  4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 28/12/2011, Baal HaSoulam, « La Liberté »

La purification du cœur dans un chaudron en ébullition

Dr. Michael LaitmanQuestion: A quoi  doit-on penser pendant notre congrès intérieur silencieux ?

Réponse: Ce n’est pas simplement notre silence et l’immobilité, mais un travail interne sérieux. Je ressens ce silence d’une telle façon que c’est comme si tout le monde parlait ! Chacun effectue des clarifications  en « touillant » ensemble dans un grand chaudron qui bouillonne en faisant rage sur un feu ouvert- dans un ouragan de toutes les pensées et sensations possibles.

Mais nous faisons tout cela ensemble, en discernant simultanément le sens de notre vie, son but, et ce qui va se passer pour nous et pour moi personnellement? Et pour cette raison, les pensées de chaque personne coulent vers le reste, sont transférées de l’un à l’autre, se mêlant ensemble et provoquant le chaos et la confusion.

Cela nécessite d’énormes efforts, et une habitude pour ce genre de travail est nécessaire ici. Les kabbalistes ont souvent utilisé une telle méthode, qui permet d’effectuer une analyse très profonde. À la fin, vous sortez de  là  avec une tête  et un cœur tout à fait purifiés.

Le grand congrès nous a permis de mûrir pour ce travail. Vous voyez que les cours sont devenus différents, les discernements sont beaucoup plus profonds, et de nouveaux mots ont été ajoutés. Je me sens comme si un nouveau dictionnaire  m’avait été révélé.

C’est comme d’être dans  un  pays où mes connaissances de la langue seraient  limitées à seulement une centaine de mots que je pourrais utiliser pour communiquer, et puis soudain j’ai appris mille mots! Pouvez-vous imaginer combien il est plus facile pour moi de communiquer et de prendre contact avec les autres maintenant. C’est le genre de changement que je ressens après le congrès, et  en beaucoup plus puissant même.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/12/2011, « Introduction au TES »

Vous obtiendrez plus que vous avez demandé!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi devons-nous nous exercer à un endroit et trouver le résultat dans un autre endroit?

Réponse: Je m’exerce de  toutes les façons que  je peux, je travaille avec ce que j’ai: moi-même, le groupe, l’enseignant, et les livres. Je fais tout cela égoïstement.

Je m’efforce pour moi, pour Lo Lishma, (pas pour le bien) à cause de mon désir de plaisir: pour découvrir le monde supérieur, le  Créateur, afin que tout soit en ma faveur! Bien sûr, il n’existe aucun autre moyen. Je ne pense qu’à moi,  que je m’en aperçoive ou non, c’est la façon dont  ça se passe.

Bien que je demande: «Donne-moi ! » et que je veuille me remplir, toujours parce que je fais face à quelque chose qui est si spécial, c’est le contraire qui arrive, cela s’inverse et je reçois quelque chose que je n’ai pas demandé!

Après tout je n’ai pas demandé le véritable don sans réserve. Je ne peux pas le demander, mais je le reçois. Voilà toute l’astuce : c’est comme si nous étions trompés! Mais nous ne le  savons pas, et suivons  ce mensonge.

C’est ainsi que le Créateur nous a créés, mais vous devez suivre les conditions avec précision, comme dans une recette: prendre 10 grammes d’ici,  10 grammes à partir de là, le mélanger et boire-et ce sera votre médicament.

C’est ce que disent les kabbalistes : vous avez un groupe, un enseignant, et des livres. Vous  devez organiser tout cela dans votre travail, avec une intention spéciale. Arrangez-vous avec cela  et vous finirez par recevoir quelque chose!

Mais que recevrez-vous ? Même si vous ne pouvez pas demander le don sans réserve  (après tout, nous savons qui vous êtes et ce que vous êtes), si vous remplissez toutes ces conditions avec précision, cela va marcher  et vous le recevrez.

Voilà comment cela fonctionne, et c’est pourquoi c’est appelé Segoula (un remède miracle)! Même les anges se plaignent  au Créateur, qu’Il ait donné aux gens quelque chose qu’ils n’ont pas demandé. Mais c’est la façon dont ce système fonctionne. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/12/2011, Écrits du Rabash