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Apportez votre moitié d’infini

Dr. Michael LaitmanIsraël (Yashar-El) est une personne qui a un point dans le cœur, la tirant vers le Créateur et la forçant à commencer ce travail. Le travail se résume à l’acquisition d’un désir, parce que c’est seulement  cela qui est nécessaire de la part de l’homme. Nous cherchons habituellement la satisfaction – c’est notre aspiration naturelle. Mais ici, nous devons changer complètement notre approche.

Dans notre monde il nous manque toujours la satisfacton puisque nous avons toujours un désir de satisfaction matérielle: je veux une chose, une autre, et une troisième, et je cherche des moyens de satisfaire mon désir.

Mais dans le monde spirituel, tout est à l’opposé. L’accomplissement est toujours présent, mais il n’y a pas de désir! Par conséquent, je dois travailler sur le désir, la nécessité, au lieu de travailler sur la réalisation dans notre monde.

Par conséquent, Israël, appelée « Une tête pour moi» ( Li-Roch – dérivé en changeant l’ordre des lettres) est une personne qui comprend que son travail réside dans la recherche du désir, dans sa construction, et en le formant correctement, de sorte qu’il conviendrait à la deuxième moitié  – l’atteinte qui est déjà présente. Après tout, le Créateur remplit déjà la terre entière.

100% du travail de l’homme est appelé la moitié de l’état parfait, le monde de l’Infini. La seconde moitié est 100% de la Lumière, qui remplit ces 100% de désir.

A  chaque niveau, il est possible d’atteindre un désir à 100% en fonction de ce niveau, afin d’être rempli avec 100% de la Lumière appartenant à ce niveau.

Par conséquent, tout d’abord nous avons besoin de la compréhension et du soutien mutuels, en réalisant que nous devons travailler sur le désir plutôt que sur la satisfaction. Des années passent jusqu’à ce qu’une personne change son approche, laissant derrière elle celle à laquelle elle s’était habituée dans notre monde.

Il s’avère qu’il y a nulle part où courir pour une personne, mais seulement à approfondir l’intérieur d’elle-même. C’est pourquoi c’est appelé «travail intérieur» ou son monde intérieur. C’est parce qu’on doit se plonger profondément dans son cœur, au lieu de chasser certains effets externes. Tout dépend du désir  dans le cœur. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/01/2012, Écrits du Rabash

Un pont étroit dans le domaine du Créateur

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre n°42: «Leurs opinions diffèrent autant que leurs visages »- alors comment peuvent-ils devenir  » comme un seul homme dans un seul cœur? » Le problème est que lorsque chacun se soucie de lui-même, il est impossible d’être «comme un seul homme  » », parce qu’ils ne sont pas semblables. Cependant, si tout le monde annule son propre domaine (tous les intérêts égoïstes de l’homme), et que tout le monde ne se soucie que du bénéfice du Créateur (du point dans le cœur de tous), alors il n’y plus d’opinion privée, l’opinion individuelle de chacun est éliminée, et tout le monde entre dans le domaine de l’Un.

En d’autres termes, nous ne pouvons nous connecter qu’à la condition que chacun s’annule. Mais, de manière générale, suis-je vraiment capable d’abandonner quelque chose et de faire quelque chose de moi-même ? Nous voyons que nous restons comme nous étions.

Mais nous devons commencer à connecter nos points dans le cœur. Ce point n’appartient pas à l’univers personnel de chacun et à tous ses qualités particulières, qui sont différentes des qualités des autres. La connexion entre nous n’est possible qu’à travers ces points dans le cœur, parce qu’ils ne nous appartiennent pas – ils sont une «partie divine venant d’En-haut» en chacun de nous ! Et si nous parvenions à relier ces points, nous serions capables de nous unir à travers eux.

D’où la condition : s’élever dans la foi au-dessus de la raison -c’est le seul moyen de se connecter. Lorsque nous connectons les points dans le cœur, nous révélons leur source – le Créateur !

Si chacun s’annule, annule « son domaine », alors nos points spirituels nous révéleront la réalité où ils existent et ils existent dans le Créateur. Et nous entreront en Lui à travers eux. Au moment où je m’annule, mon point se connecte immédiatement aux points de mes amis, et ensemble, ils me prennent et m’amène au sein du Créateur.

Et alors, nous révélons que, au lieu d’exister à l’intérieur du récipient, à l’intérieur du désir, nous existons à l’intérieur de la lumière qui remplit ce récipient ! Ma perception entière s’inverse : j’étais dans mon désir et je pensais que c’était ce que je suis – chacun pour soi, dans son domaine.

Mais au moment où nous nous annulons, nos points nous révèlent l’atteinte du même endroit, dans le même état, où nous étions. Seulement, au lieu de percevoir le récipient – nous percevons la lumière, qui existe à l’intérieur du récipient.

Le changement n’est que dans notre perception et rien d’autre. Nous sommes passés de la perception du désir à la perception du la Lumière. Nous avons annulé notre égoïsme, et avons commencé à sentir la source du point dans le cœur, le Créateur, à travers les points.

Ces points ne furent qu’un petit moyen, auquel s’accrocher, alors que nous existions dans nos domaines. Et maintenant, nous les avons utilisées pour passer dans Son domaine.
Du cours du congrès dans le désert Arvout 2, 18/11/11

Vous devez vous investir dans un groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion : Si je suis très jaloux de mes amis, comment puis-je transformer cette jalousie destructive pour constructive ?

Réponse : Une personne ne comprend pas les mots disant que le récipient spirituel est un récipient commun. « Je vais faire quelque chose maintenant et progresser », pense-t-elle. Notre égoïsme ne cesse de nous convaincre qu’un but spirituel peut être atteint de la même manière qu’un but matériel – individuellement et personnellement. Ceci n’est nécessaire que pour nous donner la force de résistance, qui pousse l’homme à l’intérieur de lui-même. Plus la matérialité dirige, plus elle donnera plus tard, parce que la personne en a tiré profit. Il est écrit : « Celui qui a avalé une grande quantité, la vomit ensuite. »

Cependant, nous devons accélérer le temps, et la seule chance d’y parvenir est de résister à des forces centripètes. Sinon rien n’en sortira.

«Ce n’est pas l’intelligent qui apprend. » La voie spirituelle n’est pas prévue pour les personnes vives d’esprit, mais pour celles qui s’investissent. Ce chemin est constitué d’actions simples. De même qu’un ordinateur effectue des calculs très complexes par une séquence d’opérations élémentaires.

Il n’y a qu’un seul conseil pour l’homme : Annuler son esprit et agir. Vos petits pas formeront un sentier, qui vous mènera au sentiment d’appartenance. C’est comme un père s’emplissant d’amour pour son nouveau-né, alors qu’il prend soin de lui. Les soins quotidiens suscitent des sentiments. Et cela s’applique à tout : Votre cœur s’attache là, où vous vous investissez.

Et c’est pourquoi vous devez fermer vos yeux et investir toute votre énergie dans le groupe. C’est la seule façon pour vous de se sentir comme il est proche de vous, comme il est à vous – vous serez alors en mesure de construire un Kli (récipient) commun avec lui. Votre investissement, passé d’un calcul égoïste à un calcul du groupe – est votre récipient spirituel.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/11/11,  « Arvout »

L’amour vainc tout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pendant la dynamique de groupe et l’interaction des gens, à part une ambiance sympathique, diverses formes de tension émotionnelle surgissent également: la haine et différents types de conflits …

Réponse: Je pense que tout cela se révélera de plus en plus car pour nous amener à un accord et à l’équilibre avec la nature et les uns avec les autres, nous aurons besoin d’un égoïsme sans cesse croissant dans la mesure où nous allons pénétrer dans les couches plus profondes de notre interconnexion avec la nature. En nous élevant au-dessus et en nous unissant au-dessus d’une si grande résistance, nous pouvons atteindre une plus grande pression, une plus grande émission d’énergie, et une plus grande révélation de la partie intérieure de la nature.

Dans notre interaction l’un avec l’autre, l’égoïsme joue le rôle d’une résistance, une résistance électrique qui se dresse entre nous. Et plus cette résistance est grande, plus  il y a d’énergie produite.

Par conséquent, la révélation de l’égoïsme doit devenir chaque fois plus grande, et l’opposition devrait devenir de plus en plus forte et plus vive. Comme nous nous élevons au-dessus, nous allons pénétrer dans de plus grandes profondeurs de la nature. Ceci est notre instrument à l’aide duquel nous allons sentir la nature sous-jacente due à l’émergence en permanence d’une plus grande haine, d’une plus grande incongruité, et  plus d’incompréhension  entre nous, qui nous déchirent à  tous les niveaux et à chaque occasion.

Si nous nous unissons en dépit de cela, notre union au-dessus de la résistance va devenir cet instrument même par lequel nous allons être en harmonie avec la nature. Autrement dit, notre harmonie sera construite sur ​​notre connexion intégrale avec la nature, alors que la profondeur de notre union avec elle, notre pénétration en elle, dépendront  de la force de résistance que nous surmonterons entre nous.  

D’une conversation  sur « l’éducation intégrale », 12/12/2011

Combien d’heures avez vous passées à travailler pour votre âme?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que puis-je faire si je sens que je suis incapable de demander la correction ou d’inspirer mes amis?

Réponse: Chaque matin vous vous réveillez pour aller au travail, afin de maintenir votre vie. Vous ne vous questionnez pas pour savoir si vous y allez ou pas, parce que vous comprenez que sans travail, vous ne pouvez pas survivre.

Pourquoi vous posez-vous la question du travail spirituel ou pensez-vous que vous pouvez vous en tirer sans lui ?

L’état où vous pensez que vous pouvez vivre sans travailler pour la spiritualité et où vous vous sentez trop paresseux pour faire un effort, en pensant que vous avancerez de toute façon, vous est donné à dessein, car c’est là que réside votre libre arbitre.

Dans votre vie corporelle, vous ne pouvez pas être paresseux parce que personne ne va vous donner du pain gratuitement. Vous êtes obligés de gagner votre vie et de réaliser des  efforts. Ne pensez vous pas que le même principe s’applique à votre vie spirituelle?

Vous travailler huit heures par jour afin de maintenir votre corps physique, mais combien d’heures avez-vous passé à travailler pour votre âme afin de la remplir et de lui donner la nourriture spirituelle?

Si vous ne le  faites pas, alors vous allez rester au niveau de votre corps physique. Si vous ne savez pas quoi faire, il est dit: «Fais tout ce qui est en ton pouvoir ! »

De la 3 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/01/2012 , « Etude des Dix Sefirot »

La science de moi

Dr. Michael LaitmanQuestion : A quoi dois-je m’accrocher lors de la lecture du Livre du Zohar, au groupe, au Créateur, ou à Rabbi Shimon?

Réponse : Il n’y a pas de Rabbi Shimon, pas de Créateur, aucun groupe, aucune lumière -rien. Il y a une impression intérieure d’une personne qui est divisée en de tels termes.

Je ne sais pas ce qui existe en dehors de moi. Je sais juste qu’il y a quelque chose appelée «moi», et je ne sais pas ce que c’est. Et ce « moi» est impressionné par quelque chose. Je ne sais pas non plus ce qui l’impressionne.

Ainsi, je suis dans un certain état appelé « ma réalité ». J’ai besoin d’enquêter sur cette réalité maintenant : Qui je suis et qu’est-ce que je ressens? La science de la Kabbale parle de cela: comment révéler cet état.

Nous commençons  d’ici. C’est ce qu’on appelle «saisir le sens de la vie ». Nous ne parlons pas de notre vie sur terre de plusieurs décennies, mais de réaliser l’essence même de la réalité dans laquelle moi et ce que je ressens sont précisément cette présence dans ma première réalisation: « moi » et «sentir ».

La science entière de la Kabbale est destinée à une personne pour qu’elle révèle la véritable réalité  -ce qui vous arrive quand vous avez une idée de ce que c’est , ce que représente  ce monde imaginaire que vous voyez, et en général, toute la réalité, la vie et la mort , les bonnes et les mauvaises impressions.

Pourquoi ces impressions viennent-elles? Afin que vous commenciez à vous former : qui vous êtes, ce que vous sentez, comment, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous commenciez à découvrir le point de stabilité à partir duquel vous serez en mesure de regarder et de commencer à organiser la réalité toute entière. C’est ce qu’est  la science de la Kabbale.

 De la deuxième  partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, Le Zohar

La lumière terminera la construction

Dr. Michael LaitmanSi nous voulons construire un endroit pour la révélation du Créateur, alors chacun de nous et nous tous ensemble devons réveiller l’amour entre nous. Cependant, nous devons veiller à ce que cela n’efface pas toutes les autres sensations. Chacun doit évaluer de manière critique son attitude afin que « l’amour couvre tous les péchés. »

Ce travail interne est appelée l’éveil de l’amour dans le cœur de ses amis. Il pourrait se manifester à l’extérieur d’une certaine façon, mais l’essentiel du travail se passe à l’intérieur d’une personne. Et ensuite, comme il est écrit: «De l’amour des créatures à l’amour du Créateur. »

Dans  ce monde-ci, nous nous faisons une fausse idée de l’amour et nous comprenons mal ce que c’est. L’amour, c’est quand je veux aider les autres à atteindre le meilleur état possible, le désir de leur donner tout ce qui est bon, ce qui est le signe de l’amour.

Quelque soit cet amour –  l’amour pour le Créateur, pour les créatures, ou des amis, sa plus grande aspiration est de révéler le Créateur, qui remplit tous les désirs et les espoirs. Ceci s’applique à tous les gens.

Et si nous sommes engagés dans la diffusion et que de tout cœur nous essayons d’offrir à chacun, sous une forme appropriée pour eux, l’occasion de découvrir la puissance du bien, qui régit le monde, c’est une expression de notre amour, même si nous ne sentons pas cet amour dans nos cœurs, et que nous agissons  juste pour essayer de connecter notre  intention à cette action en cherchant à révéler à tous la méthode de la révélation du Créateur, et en nous obligeant nous-mêmes à ajouter à cette attitude chaleureuse et sincère, la pensée sur les bénéfices pour homme. Ce n’est pas grave quel genre de personnes elles sont, les pires ou les meilleures, parce que la révélation du Créateur guérit tous les maux.

Cela signifie que j’aspire à les aimer, bien que je ne ressente pas d’amour envers eux.

Même de notre monde, nous savons comment l’amour se montre;  si les parents aiment leurs enfants, c’est évident par leur attitude, parce qu’ils veulent seulement du bien à leurs enfants, et leur succès rendent les parents heureux tout le temps. L’amour se manifeste dans le désir d’amener les êtres chers à la meilleure condition –  la révélation du Créateur. Et il essaie de le faire avec toute la chaleur, et le signe de la bonne action est la joie.

Il en est ainsi de notre travail intérieur qui éveille les cœurs des amis. Et si les gens sont loin du travail intérieur, alors ils  doivent accomplir des actions extérieures. Nous devons considérer la perception humaine ; c’est pourquoi il est nécessaire d’appliquer des efforts internes et externes en matière de relations aux amis afin d’éveiller l’amour-pour tenter d’élever leur humeur.

Et tout le temps nous avons besoin de nous soucier de ce lieu général où nous nous attendons à révéler le Créateur jusqu’à ce qu’il soit construit selon toutes les propriétés du premier degré spirituel. Lorsque nous étudions, parlons, faisons différentes choses, nous devons penser seulement à combien on ajoute à ce lieu de la révélation générale, de sorte qu’il devienne de plus en plus grand jusqu’à ce que vous remplissiez ses moindres détails et qu’il devienne approprié pour la révélation du Créateur.

Ainsi nous agissons de notre côté, et en même temps nous demandons à la Lumière supérieure qui retourne à la Source de venir compléter la construction. Nous devons nous sentir comme des partenaires dans la construction de cette «maison commune», qui nous implique d’un côté, et de  ​​l’autre côté, le Créateur. 

Des 1 er partis du cours quotidien de Kabbale du 03/01/2012, Écrits du Rabash

Corriger les erreurs

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam « La Paix” : Comme la Providence s’étend du Créateur, qui a sans doute un but dans ses actions, car il n’y a pas d’acte sans un but, nous constatons que quiconque enfreint une loi des lois de la nature qu’Il a imprimées en nous, dévie de l’atteinte du but.

Nous vivons dans un monde global et intégral. Nous n’avons pas le choix ; nous devons appliquer toutes ses lois. Autrefois, nous les suivions dans une moindre mesure, car nous avions moins d’envies, moins de contact avec la nature et avec le monde. Aujourd’hui, nous sommes plus impliqués avec la nature, ce qui nous impose davantage d’obligations.

Lorsque nous n’appliquons pas toutes les lois de la nature, nous sommes incomplets et imparfaits. Ainsi, nos problèmes et souffrances augmenteront indéfiniment jusqu’à ce qu’ils nous forcent à obéir aux lois.

Après tout, nous existons dans la nature. Et de là vient la nécessité absolue d’exécuter ses lois.

Il est intéressant de noter qu’au niveau minéral, végétal, et animal, toutes les lois de la nature sont exécutées naturellement. Aucune erreur n’est commise. S’il y avait une erreur, alors ce serait un signe que quelque chose n’a pas fonctionné correctement. Un jour, J’ai raconté à un de mes amis vétérinaire, qu’un chat avait sauté devant mes yeux, et s’était gravement blessé. Il a dit que le chat devait, sans aucun doute, être malade. Un animal ne se trompe pas, car il obéit à ses instincts, et ses calculs sont toujours corrects parce que les lois de la nature travaillent et rien de plus.

L’homme, au contraire, peut faire des erreurs afin de se parfaire dans sa conscience et reconnaissance, jusqu’à devenir semblable à la nature. Et cela inclut aussi le petit volume de la nature de notre monde, de sorte que nous soyons capables de d’évoluer et de comprendre que nous n’avons pas uniquement besoin de cette sphère intérieure, mais que nous avons également besoin de complétude, jusqu’au niveau de la sphère externe, le monde supérieur où se trouvent les lois de la Providence et du fonctionnement.

Nous devons les appliquer et à travers elles, gérer l’ensemble de la réalité. Quand nous les incluront en nous », nous passerons du côté du Créateur», et ensuite nous gérerons le monde avec l’attribut de don.

«Connaître» ces lois, n’est pas simplement savoir qu’elles existent, mais les appliquer activement. «Connaissance» signifie dans ce cas, adhésion, impliquant à la fois la sensation interne et la raison, lorsque vous vous inversez pour ne faire qu’un avec ces lois et qu’elles opèrent en vous exactement comme dans le monde animal du niveau animal. C’est ce qu’on appelle l’adhésion.

Ainsi, nous devons nous unir avec le monde entier conformément à la loi d’amour pour les autres. Le concept «autres» comprend le minéral, le végétal, et l’animal dans la nature, les niveaux qui se trouvent au-dessous de l’homme. Après cela, on a besoin d’aimer le Créateur. Cela signifie fusionner en un seul avec l’ensemble de ces lois, avec tous ces attributs. Et ainsi, sans l’ombre d’un doute, il n’y aura aucune erreur.

Lorsque vous les réalisez comme elles sont, dans le cœur et l’âme, vous atteignez Gmar Tikoun (la fin de la correction).

Ainsi, seuls les humains ont la possibilité de faire des erreurs et de les corriger. De cette façon seulement, ils se développent. Grâce à cela, ils complètent leur existence animale par la nature, ou en d’autres termes, par l’intermédiaire du Créateur, et acquièrent une équivalence avec Lui.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23.12.11, « La paix »

Il fait toujours plus sombre avant l’aurore

Dr. Michael LaitmanIl existe différents matériaux, par exemple la pâte, l’argile ou le marbre, et il y a ce que nous en faisons. Dans «Safra Detzniouta« , on trouve l’exemple d’un agriculteur qui arrive en ville et qui est surpris de voir sur le marché, des rouleaux, des bretzels, des biscuits et autres produits de boulangerie fabriqués à partir de la même farine qu’il produit lui-même.

Selon l’évolution, le contact avec la Lumière supérieure amène de nombreuses formes différentes, mais la matière prenant ces formes est toujours le même, et c’est le désir de recevoir. Donc il n’y a jamais aucune restriction sur le désir lui-même. Nous ne faisons rien du tout avec lui, nos actions ne concernent que les formes.

Maintenant, notre désir a une forme égoïste qui va à l’encontre du but de la création. Nous devons donc limiter cette forme, mais pas le désir. C’est la seule façon de recevoir une nouvelle forme correcte, ainsi nous serons capables de l’utiliser comme il nous plaira.

Un autre problème est que nous devons être d’accord avec le fait que nous recevons des formes mauvaises et corrompues. Il est écrit, «le cœur d’un homme est mauvais dès son plus jeune âge. » De son côté, le Créateur créé le mauvais penchant, et nous devons demander d’avancer vers la bonté.

Ainsi, nous devons montrer beaucoup de retenue, être tolérant envers toutes les formes par lesquelles la correction est effectuée. Certaines formes sont encore pires que les précédentes, mais cela ne veut rien dire.

Impatience, colères, sentiments négatifs, haine – peuvent révéler des choses que nous n’avons jamais rencontrées auparavant sur notre chemin vers le but. Le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un fruit, qui, en mûrissant passe par des étapes opposées à sa forme finale. Il devient plus aigre, plus amer, moins attrayant, et ne commence à prendre sa forme définitive que lors de la dernière étape. Un mois avant qu’il ne mûrisse, il peut être toxique. C’est juste que l’obscurité s’épaissit avant l’aube.

Nous devons donc être très patients avec les formes intermédiaires, elles servent au développement, même si elles peuvent sembler terribles. Nous apprécions une personne pour ses efforts, selon qu’elle fait ou non tout ce qu’il lui est possible de faire. Le plus important est qu’elle ne soit pas nocive et critique et que, comme pour le reste, nous pouvons attendre.

Toutes nos études, tous nos progrès, toute la compréhension et tout le sentiment ne figurent pas dans la matière, mais dans ses formes. C’est ce que nous étudions tout le temps. Le désir n’est pas pertinent. Je regarde les formes et les différences entre elles.

Ces formes nous viennent du Créateur, de la Lumière, mais elles peuvent apparaître en nous comme positives ou négatives. Nous sommes entre deux formes opposées : l’ange de la vie et l’ange de la mort. Ces deux anges sont les neuf premières Sefirot, et le matériel de notre désir est Malkhout. Nous recevons des Sefirot les formes positives dans notre désir, et nous recevons du manque les formes négatives, et ainsi nous progressons.

On ne peut pas exister sans l’autre. Chaque forme doit inclure les deux forces qui opèrent sur la matière neutre du désir de recevoir, c’est-à-dire les deux variations opposées qui influencent les données.

Le désir fut créé en tant que «ex nehilo», et nous étudions tout ce qui est en lui, tout ce qu’il traverse par le principe de l’éducation formelle, par la connaissance des formes venant du Créateur, de la Lumière. Nous ne devons jamais étudier et explorer la Lumière elle-même, mais les formes de la lumière sur la matière, sur le désir, tout comme nous ne sentons pas l’électricité en elle-même, mais ce qu’elle apporte, ce qui peut être mesuré et étudié.

Finalement, nous n’atteignons jamais le phénomène lui-même, et nous ne savons pas ce qu’est, en soi, le désir de recevoir. Nous devons seulement atteindre ses réactions à la lumière, et donc en apprendre davantage sur l’influence de la lumière sur le désir, en déduisant l’un de l’autre.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 29/12/11, « La liberté »

Patauger ou se rendre devant le flot ?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’essence de la religion et son but» : Dans cet article je tiens à résoudre les trois questions suivantes: 
A. Quelle est l’essence de la religion? 
B. Son essence est-elle atteinte dans ce monde ou dans l’autre monde? 
C.  Son but est-il de bénéficier au Créateur ou à  la créature? »

Évidemment, ces trois questions couvrent tout l’immense sujet de la religion. Alors, qu’est-ce que la religion? 
Une personne vivant dans ce monde a ces trois questions sur sa vie. Elle veut savoir: «Qui suis-je? D’où  je viens? Qui me gouverne? Comment puis-je exister? Où vais-je? »

Les animaux ne sont pas concernés par cela. Ils sont nés naturellement, vivent sous la domination de leurs instincts, et meurent sans se poser de questions. Les questions se réveillent seulement dans la race humaine, et encore pas en chacun de nous. Quatre-vingt dix pour cent des gens ne pensent pas à cela du tout. Ils acceptent la naissance, la vie et la mort comme une donnée. Ce qui se passe est évident et clair pour eux.

Toutefois, si une personne pense à quelque chose de plus grand, sur la raison de tout cela ? Cette raison vient du Créateur.

Comme nous le savons, chaque étape est divisée en quatre niveaux d’Aviout, c’est-à-dire la profondeur ou la grossièreté du désir. Si une personne a déjà atteint un niveau plus profond, plus corrompu, elle a plus de questions. Elle éprouve des craintes diverses, veut gagner de l’argent, cherche la vérité, et creuse plus profond. Ainsi, ces gens deviennent des scientifiques et des philosophes, et en général, développent une attitude particulière envers la vie.

A la dernière étape de cette échelle, une personne commence à se rapporter à ce qui se passe objectivement, indépendamment d’elle-même. Ce n’est pas seulement une démarche scientifique, elle veut découvrir le secret de la vie, en dépit de son intérêt personnel élevé, tout en demeurant aussi indépendante que possible dans son jugement.

Un scientifique traditionnel obtient des données, en s’ignorant lui-même, sans révéler sa propre relation avec le sujet. Il étudie seulement la nature matérielle dans laquelle il n’y a pas de réponses à des questions sur le sens. C’est pourquoi les scientifiques et les philosophes ne peuvent pas découvrir la dimension qui se trouve au-dessus de cette vie, qui se déroule dans les cinq organes des sens corporels.

Toutefois, si une personne se rend compte qu’elle doit révéler l’essence de la vie au-dessus de sa nature, en dehors d’elle-même, alors elle doit se déconnecter de cette vie, s’élever au-dessus, et devenir un vrai scientifique.  Elle ne peut pas rester prisonnière de sa propre nature qui lui dicte sa vision du monde et son comportement.

Ainsi, à la recherche du sens de la vie, nous devons atteindre un tel niveau où nous sommes réellement indépendants de notre nature, ce qui est le niveau le plus objectif et le plus complètement séparé de tout ce qui existe en nous. Comment cela peut-il être? C’est un gros problème, et la sagesse de la Kabbale traite de cela par dessus tout.

Notre progrès dans la vie est divisé en deux étapes. A  la première étape, nous devons relever notre niveau d’indépendance, armés de toutes les facilités nécessaires, les outils et les détails de la perception pour occuper les «no man’s land» où nous ne devons rien à personne: ni à ce monde, ni au monde futur, ni à l’égoïsme, ni  au don sans réserve, ni au bon penchant, ni au  mauvais penchant, ni au Créateur, ou à la créature. Nous devons rester au  milieu, dans le lieu appelé Klipat Noga ou le tiers médian de Tifferet.

Nous ne comprenons pas comment cela pourrait être. Après tout, il n’y a rien, sauf le Créateur et la créature, rien que la Lumière et le récipient. Et puisque nous parlons de nous-mêmes, au sujet de la créature, alors, par définition, nous sommes dans le récipient du désir créé. Comment peut-on être porté à un tel état où nous ne dépendons ni de nous-mêmes ni de la Lumière? Comment pouvons-nous marcher sur le fil du rasoir? Qui prend réellement les décisions dans cette situation, et quel côté pouvons-nous choisir si nous sommes neutres?

Ici, nous avons à comprendre que faire une analyse impartiale de notre vie n’est possible que si nous nous élevons au-dessus de nous, au-dessus de nos propres propriétés. Ainsi suspendus dans les airs, nous devenons indépendants de nous-mêmes en premier lieu. Alors nous trouvons, éventuellement, que nous sommes sous l’autorité du Créateur et que nous aurons aussi à nous débarrasser de ça. Comment pourrait-il en être autrement?

Donc, pour répondre à la question sur l’essence de la religion, il est nécessaire de comprendre l’origine de ma vie, qui me contrôle, et où je vais. Après tout, je suis transporté par le flot, mais cette connaissance vat-t-elle m’aider? Pourrais-je changer mon destin en un meilleur? En révélant le sens de la vie, pourrais-je l’améliorer, ou au contraire, mon ignorance est-elle une bénédiction ?

En fin de compte, ce qui sera sera. Donc, la question de l’essence de la religion est très complexe, et en l’approchant, nous avons à résoudre quelques tâches préliminaires. 

 De la 4e partie du cours quotidien Kabbale du  24/11/2011 , « l’essence de la religion et son but»