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La science au lieu des instincts

Dr. Michael LaitmanContrairement aux animaux, nous nous développons avec l’aide de la science. Cependant, cela n’est pas encore un libre choix. La science ne nous permet que d’avancer un peu. Les animaux sont menés par des coups et leurs instincts, mais comme nous n’avons guère d’instincts, nous nous développons à travers les coups et la science.

Les progrès scientifiques nous permettent de voir et de résoudre les problèmes à l’avance. Par exemple, les rayons X nous permettent d’identifier une maladie et de commencer à la traiter sans attendre qu’elle apparaisse réellement. Sans les rayons X, seule la douleur pouvait nous dire qu’il y avait un problème.

Ainsi la science nous aide à moins souffrir, et nous payons chèrement les connaissances scientifiques. Cependant, la même tendance animale existe toujours en nous : le désir d’être libérés des ennuis. La science ne nous élève pas au degré humain, car elle fait partie du niveau animal. En l’utilisant, nous compenser notre manque d’instinct, c’est tout.

Les animaux se débrouillent très bien sans médecin. Ils savent comment manger correctement, comment donner naissance et comment construire leur abri. Les animaux font tout par instinct, alors que nous remplaçons les instincts par la science. C’est en réalité le rôle de la science –  servir notre égoïsme, afin de moins souffrir.

Alors nous examinons également notre développement au niveau animal. Même quand les gens deviennent conscients de la nécessité de s’unir et de se connecter, ils ne savent pas comment y parvenir.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 04.10.2011, «La paix dans le monde »

L’alternative à la souffrance


Baal HaSoulam, « La paix dans le monde« : Quatre propriétés sont prévues à cet effet: la miséricorde, la vérité, la justice et la paix. Ces attributs ont été utilisés par tous les réformateurs du monde jusqu’à présent. Il est plus correct de dire que c’est avec ces quatre attributs que le développement humain a progressé jusqu’à ce jour …

C’est seulement par ces quatre attributs que nous nous dirigeons, pour arriver à la fin de la correction. Alors, comment pouvons-nous les discerner ? Beaucoup peuvent parler, pendant des heures, de miséricorde, de vérité, de justice et de paix, mais pouvons-nous nous mettre d’accord sur ce que sont ces attributs?

Ce n’est pas simple, mais le Baal HaSoulam, connaissant la nature spirituelle, écrit que c’est ce que nous devons clarifier, afin de nous gérer nous-mêmes et de gérer le monde. Nous ne savons pas ce qu’est un monde corrigé. Nous sommes tous corrompus et il nous semble alors que toute amélioration égoïste est déjà une correction. Cependant, pour le Baal HaSoulam, le monde corrigé est un monde dans lequel toutes les lacunes possibles sont totalement remplies. Comment est-ce possible ? Nous devrons le découvrir.

Premièrement, nous devons comprendre que nous ne serons jamais capables de nous remplir égoïstement, mais seulement au moyen du don, parce que, alors qu’il n’y a aucune restriction sur le désir de donner, il y en a une sur la réception. Alors, comment pouvons-nous désirer recevoir de telle manière que recevoir (lui-même) nous fasse comprendre qu’il vaut la peine de donner ?

Nous pouvons nous développer dans ce sens par les coups : Chaque fois que je veux recevoir quelque chose, je reçois de plus en plus de coups, jusqu’à ce que je parvienne finalement à la conclusion qu’il est préférable de ne pas vouloir recevoir égoïstement. Alors je commence à haïr mon désir de recevoir, et ne sais plus que faire de lui. « Ainsi, peut-être, prendrais-je du plaisir à donner? »

Ainsi, diverses erreurs me conduiront à un point, où je demande le désir de donner, le pouvoir de l’attribut du don, le pouvoir de me connecter à d’autres. C’est le chemin de la souffrance et de l’ascétisme, dont il est dit : « Mangez parcimonieusement du pain avec de l’eau et dormez sur le sol. » Dans le passé, les gens avaient l’habitude d’accepter cela et avançaient ainsi vers l’attribut du don.

De même aujourd’hui, si les gens n’acceptent pas la sagesse de la Kabbale et son explication au sujet du développement du monde, eux aussi avanceront de la même manière. Ils voudront toujours plus, mais auront de moins en moins, et en raison de la souffrance, les gens commenceront à ressentir qu’il vaut la peine d’être ensemble, de donner les uns aux autres, de se connecter, de restreindre leur ego, et même de l’effacer totalement.

Nous voyons que dans la guerre, lorsque les problèmes tombent sur tout le monde, les gens commencent à se connecter. Même les animaux n’ont pas peur l’un de l’autre, quand il y a un incendie dans une forêt ou un tremblement de terre, et ils échappent tous au danger ensemble. Leur problème commun les unit, car la peur de la mort est plus grande que la peur de la faim. Manifestement, ils ne deviennent pas des «justes», mais le désir de satisfaire leur faim est laisser de côté pour le désir plus grand de survivre.

Nous sommes pareils. Bien sûr, nous pouvons avancer vers la correction par la souffrance. Elle nous obligera à aspirer à donner sans réserve et à détruire notre ego, la source de tout le mal, dans notre monde. Mais c’est un chemin long et douloureux.

C’est pourquoi on nous a donné une alternative, la voie de la Torah. Pourquoi ? Pourquoi avons-nous besoin de cet autre chemin ? C’est parce que nous n’atteignons pas le libre arbitre par la souffrance. Nous ne le fuyons seulement, comme des animaux. Désespérés, nous sommes même prêts à donner, mais c’est seulement, parce que nous nous sentons mal lorsque nous recevons. Nous ne choisissons pas le désir de donner de notre propre volonté, mais en raison de nos souffrances, comme si nous n’avions pas de choix. Ceci est le degré d’un animal, pas un homme.

Afin de parvenir au niveau humain, nous avons besoins de deux forces : la force du don et la force de réception, avec un libre arbitre se trouvant entre les deux. C’est la voie des personnes ayant un point dans le cœur.

Les personnes n’ayant pas de point dans le cœur ont également un libre arbitre : elles peuvent choisir de suivre ceux qui peuvent les faire progresser.

 De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 04.10.2011  , «La paix dans le monde »

Évitons les retards sur le calendrier des corrections

Dr. Michael LaitmanIl existe trois degrés pour une adhérence totale de l’Homme au Créateur : l’enlacement, le baiser, et l’adhésion (union).  L’Homme le réalise avec l’aide du système de connexions qu’il révèle.  Ces niveaux sont symbolisés par les fêtes du début de la nouvelle année ( Roch Hachana ).  Une étreinte de la gauche, une étreinte de la droite, la Lumière de Souccot qui grossit tous les jours jusqu’au 8e jour, l’adhérence totale est atteinte après la fin de Souccot ( Shmeni Atzeret ). 

Il est écrit: «Sa gauche est sous ma tête et sa droite m’enlace».  Vient alors une connexion appelée « le baiser”, au-dessus du Tabour, puis sur le niveau de Yessodot, au-dessous du Tabour, dans les désirs de réception, lorsque la lumière de Hassadim est déjà présente afin d’attirer la lumière de Hokhma en elle en vue du don sans réserve.

Le monde entier révéle les mêmes degrés.  Même si le monde ne sait pas les phases qu’il traverse, elles sont toujours en cours à travers le même processus.  D’abord, les transgressions deviennent progressivement révélées, une sensation de mal, une raison qui nous oblige à révéler le mal parce que nous nous sentons mauvais.  Mais nous ne savons toujours pas pourquoi nous nous sentons mal et rien ne va plus.

Puis arrive la phase suivante où l’on commence à révéler que la raison de ces échecs est que nous ne sommes pas connectés les uns aux autres et ne correspondons pas à la nature.

Lorsque le Créateur se tourne vers le monde comme un tout, à tout le peuple, il se dissimule, et au lieu de Lui, qui est don sans réserve, il offre aux gens un représentant de Lui-même, la nature environnante avec laquelle nous devons parvenir à l’équilibre. 

Plutôt que d’atteindre l’amour pour les amis et la construction d’un récipient spirituel commun pour la révélation de la Lumière de correction, les gens révèlent simplement la nécessité de s’unir afin de correspondre à l’échelle mondiale, au mécanisme intégré qui opère dans la nature qui commence aujourd’hui à envelopper le niveau humain. 

Auparavant nous pensions qu’il agissait uniquement sur les niveaux minéral, végétal, et animal, étant la loi de l’existence de l’univers.  Nous nous pensions au-dessus. Cependant, nous révélons maintenant que nous sommes aussi à l’intérieur de ce mécanisme mondial, qui s’exprime entre nous et qui nous oblige à nous unir entre nous et avec toutes les autres parties de la nature en un système unique.

Il s’avère que les «transgressions» se révèlent non seulement pour ceux qui, consciemment, aspirent à atteindre la révélation du Créateur, mais aussi pour toute l’humanité, à l’exception qu’il se révèle dans une forme plus dissimulée.  Tous les gens auront à atteindre la correction, signifiant s’unir sur tous les degrés: «l’embrassade, le baiser, l’union”, mais ils devront le faire sous une forme légèrement différente.

Premièrement, les phénomènes qui nous sont donnés nous préparent.  Et puis, comme Maïmonide a dit, les secrets du don sans réserve commencent peu à peu à être révélés aux « femmes, esclaves, enfants et personnes âgées », signifiant à tous ceux qui ne sont pas des «hommes» capables de surmonter de manière indépendante (un homme, Guever vient du mot surmonter, Itgabrout ). 

C’est parler de toute l’humanité, qui est progressivement amenée à la révélation des lois du système supérieur.  Chaque personne acquiert ainsi la capacité de rejoindre ceux qui appartiennent aux «hommes», ceux qui leurs fournissent la Lumière du don sans réserve du Créateur.

Par conséquent, ces fêtes symbolisent un processus assez long, plutôt que les quelques jours du calendrier.  Chaque nouvelle journée est une nouvelle révélation, la première celle de la ligne gauche puis les cinq prochaines journées révèlent la ligne droite, et la diffusion de la lumière dans les sept Sefirot de Zeir Anpin, jusqu’au huitième jour, immédiatement après la fin de Souccot , Shmeni Atzeret , ce qui correspond à Malkhout, la huitième séfira.

Tout cela symbolise un long et scrupuleux travail de progression graduelle à travers les degrés. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 06/10/11 , Shamati

Brèves Pensées sur Shamati, «Que signifie l’habitude devient une seconde nature, dans le travail »

Dr. Michael LaitmanQuand nous élevons des enfants, nous essayons toujours d’habituer l’enfant à faire certaines actions, de sorte qu’elles deviennent une habitude, comme se laver, se brosser les dents ou débarrasser la table. Nous insistons sur ces choses jour après jour, jusqu’à ce qu’une personne ne puisse plus s’en passer – elle commence à se sentir mal à l’aise. Cette habitude la libère finalement de l’effort.

Ma mère m’a rappelé de me brosser les dents tellement de fois. J’essayais de m’en échapper, mais elle ne voulait pas me laisser faire. Maintenant, je suis obligé de me brosser les dents, même sans rappel de ma mère, parce qu’elle m’y a habitué.

Cela implique que nous pouvons créer des habitudes qui deviendront littéralement innées et qui ne nécessiteront plus d’effort de notre part (pour les faire). Au contraire, il sera difficile de ne pas le faire, parce que ces actes sont devenus partie intégrante de notre nature. Tout cela provient d’action, que nous avons constamment répétées jusqu’à ce qu’elles deviennent des habitudes.

Comment cette loi sur les habitudes de travail devient-elle une seconde nature ? Nous recevons une force de correction chaque fois que nous faisons l’effort de répéter une action tant de fois qu’elle s’imprime en nous. C’est la règle selon laquelle l’habitude devient une seconde nature.

C’est pourquoi une personne peut s’habituer à tout. Elle peut également atteindre des sentiments qu’elle n’a jamais connus auparavant. De cette façon, elle s’habituera à la Lumière supérieure, qu’elle n’a jamais ressenti auparavant. En ce moment, nous sommes dans un océan de Lumière, mais qui le perçoit ? Alors, que nous manque-t-il ? Nous devons nous habituer à elle.

Nous devons toujours essayer de devenir sensibles à la Lumière. Où est-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? La sentez-vous ? Est-elle déjà là ? Elle se rapproche de plus en plus, et je peux presque sentir qu’elle est ici. Que dois-je faire à l’intérieur de moi pour commencer à la ressentir ? Que dois-je changer ? Que dois-je faire pour devenir plus sensible à elle ?

Quand une personne tente de révéler la Lumière de cette manière, elle commence à poser des questions : «Comment puis-je la sentir? Il me manque le désir de donner, une sensibilité un peu plus grande envers ce qui existe en dehors de moi, alors je percevrai ces vibrations jusqu’à ce que la Lumière se révèle, non pas temporairement, mais constamment.  »

Tout se matérialise par l’habitude, et c’est pourquoi notre travail consiste à acquérir des habitudes. Tous les conseils que nous donnent les kabbalistes sont dirigés à nous habituer à des actions relatives à nos amis, à la diffusion et à l’étude. Pourquoi est-ce ainsi?

Essayez de sortir de votre «corps animal». Commencez à vous habituer au fait que vous existez en dehors de vous-même. Dès que vous aurez vraiment acquis ce penchant, vous percevrez la Lumière. Vous ne le révélerez jamais en vous-même, uniquement à l’extérieur.

De la 6e à la leçon du Congrès de Toronto 18/09/11

L’enfance de la créature

Dr. Michael LaitmanLe désir de recevoir du plaisir, créé par le Créateur, est opposé à Lui, la Lumière, la Qualité du Don, et c’est pourquoi il ne souhaite que recevoir. Cependant, quand la créature révèle son opposition au Créateur et désire devenir comme Lui, son désir de donner, elle s’élève toujours plus haut dans les qualités du désir de donner, qu’elle reçoit directement du Créateur. Pourtant, son point originel très central reste caché.

Le désir de recevoir, qui se révèle à nous dans Malkhout du monde de l’Infini, ne sait absolument rien de lui-même. Il est comme un enfant voyant quelque chose se dérouler devant lui et souhaitant y participer, en pensant que tout ce que les adultes font est bien.

De la même manière, Malkhout du monde de l’Infini se restreint et dit qu’elle désire être comme le Créateur et rien d’autre. La Lumière accepte et joue avec l’enfant. Elle donne à Malkhout toute la force nécessaire. Si vous voulez un écran, le voilà. Voici les Partsoufim de Galgalta, AB, SAG, MA, et BON, et le monde de Nékoudim.

La première fois que la Lumière, le Créateur, révèle à la créature sa véritable essence, se fait lors de la brisure des récipients. Imaginez la «cruauté» avec lequel, cela fut fait. Toutefois, à ce stade, il n’y pas de créature. Nous nous référons seulement à la matière du désir de recevoir du plaisir. A quel point la créature est opposée à la Lumière se révèle juste pendant la brisure.

Cependant, ce n’est pas encore sa propre révélation. C’est la Lumière qui brise le désir, et elle-même avec le désir. De cette façon, le système du monde d‘Atsilout et les mondes de BYA (Briya, Yetsira, et Assiya) sont créés, et un certain état parfait est atteint, où tout est préparé pour la naissance de l’homme.

L’homme est né de l’union particulière de Malkhout et Bina. Quand cette créature unique, basée sur l’union des attributs de réception et de don, apparaît, elle acquiert la possibilité de faire ses propres actions conscientes, avec l’objectif d’atteindre progressivement le but de la création.

C’est un sujet très compliqué, et il n’y a pas assez de mots pour l’exprimer. L’étude des dix Sefirot révèle la structure de l’homme sous une forme très générale, sans entrer dans des détails particuliers. Nous savons seulement que l’homme s’élève tiers de la Sefira Tifféret du monde de Yetsira, mais il est impossible d’en comprendre le sens, sans ressentir le monde spirituel. C’est la même chose que si nous parlions d’un phénomène dans ce monde que vous n’avez encore jamais rencontré.

Ainsi, l’homme naît et commence à travailler avec l’ensemble du système créé avant lui, le système duquel il est sorti et grâce auquel il est né. Le système des mondes a une imbrication particulière de forces de réception et de don, dans le but de quitter de son gré, cette créature spéciale appelée homme. Une fois que la créature fut brisée, les âmes brisées commencèrent à élever une prière, MAN, et à construire Malkhout du monde d’Atsilout.

Voilé en quoi consiste notre travail intérieur. Si nous voulons nous connecter entre nous et devenir comme «un homme dans un seul cœur», nous devons nous inclure dans cette Malkhout et l’obliger à s’élever vers Zeir Anpin du monde d’Atsilout, pour qu’elle se connecte à Lui. Nous devons travailler dans les mêmes limites et aux mêmes niveaux, d’où le Créateur jouait avec la créature, quand elle ne connaissait ou ne comprenait rien: dans Malkhout du monde de l’Infini et dans tous les mondes qui se propagent à partir de là jusqu’en bas, jusqu’à ce que la créature acquière une perception individuelle et une conscience.

Nous ne sommes pas capables de travailler dans le domaine de nos attributs originels, dans notre propre «moi». Nous ne pouvons que nous efforcer à nous inclure dans le niveau supérieur, le Créateur. Cela, parce que notre racine demeure cachée jusqu’à la fin absolue de la correction.

Ainsi, lorsque nous éveillons Malkhout, nous le faisons par la foi au-dessus de la raison. Nous demandons seulement à être inclus dans le niveau supérieur, à devenir comme Lui, nous unir à Ses actions. Cette adhésion est également faite par le supérieur, tout comme la descente de l’ensemble des mondes de haut en bas. De la même manière, nous devons obliger le supérieur à nous tirer du niveau inférieur vers le haut.

Cependant, nous n’atteignons jamais notre vrai « moi » naturel tout au long de ce chemin, et nous ne jouons jamais avec lui. Nous n’atteignons pas l’essence du Créateur, mais seulement Son attitude envers nous. De la même façon, nous n’atteignons pas notre propre essence, mais seulement notre attitude envers Lui. Nous travaillons avec toute la gamme des attitudes entre nous, excepté ces deux extrêmes, ces derniers points où, pour l’instant, nous sommes absolument impuissants.

Lorsque nous aurons terminé notre pleine intégration l’un dans l’un autre, Malkhout dans Bina et Bina dans Malkhout, moi dans le Créateur et le Créateur en moi, une union particulière, appelée «Rav Paalim ouMekabtziel», se produira, et la fin de la correction, Gmar Tikoun, sera atteinte.

De la 3e partie du cours quotidien de la Kabbale 02/10/2011, TES

La crise est la naissance d’une ère nouvelle

Dr. Michael LaitmanQuand nous lisons le Livre du Zohar, nous devons imaginer le réseau de toutes les personnes dans le monde et comment ce système supérieur se révèle. Ensuite, nous comprendrons qu’Aba ve Ima, YESHSOUT et ZON que le Zohar décrit, sont des types de connexions entre nous.

Nous sommes dans un système, qui nous lie les uns aux autres. Dans les liens entre nous il y a dix Sefirot. Dix Sefirot constituent tout un monde : Zeir Anpin et Malkhout sont ZON, Hokhma et Bina sont les liens supérieurs Aba ve Ima et YESHSHOUT (Israël Saba ve Tvouna), Keter est Atik et Arikh Anpin, la moitié supérieure et la moitié inférieure.

Nous pouvons diviser le lien entre nous en cinq mondes ou cinq Sefirot : Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin, Malkhout, ou le faire dans ZON, Aba ve  Ima, et Keter, etc. Nous apprenons à connaître cette entière structure dans le monde d’Atsilout.

Si je deviens semblable à vous, j’ai par ce fait dû me corriger, en réalité, dans toutes ces relations. Bien sûr, c’est seulement dans une certaine mesure, et non au niveau de Gmar Tikoun (la fin de la correction). En faisant ainsi, je me rapproche de vous.

Il ya 125 degrés entre une personne et une autre. Lorsque chacun atteint son ami au maximum, il atteint l’ensemble du système, car l’individu et le général sont égaux. C’est ainsi que nous avançons.

La sagesse de la Kabbale nous apprend ce qui est entre nous, non sur nous-mêmes, mais sur les chaînes qui nous lient tous ensembles, les types de connexions entre nous. C’est la chose principale. C’est pourquoi, par exemple, nous étudions ce qu’est le début d’un mois (Rosh Hodech), et ce que sont le début de la semaine, la fin de la semaine, le shabbat, ou les jours fériés. Ce sont les différentes formes de connexions qui existent dans ce réseau, en fonction des actions spéciales qui ont lieu dans ce système.

Le réseau fonctionne selon son objectif. Chacun de nous est un désir de recevoir. Ce désir n’est rien, un pantin, le niveau minéral du minéral, la poussière d’où tout fut créé.

Le système éveille et ravive progressivement la poussière, et puis nous, les blocs de matières premières- commençons à nous développer. Ce système seul développe, renforce et maintient tout. Il n’y a rien hormis Lui. Nous vivons dans ce système.

Par conséquent, on dit que la lumière Supérieure, qui réside dans ce système ravive le monde entier. Elle nous éveille de deux manières. D’une part, elle éveille en nous le manque de connexion aux autres, car sinon nous ne recevons pas assez de vitalité. Après tout, notre vitalité dépend de notre insertion dans le système, où différents processus d’échanges ont lieu, pareillement à notre corps, aux systèmes circulatoire, lymphatique, nerveux, et autres systèmes.

La vie est la connexion entre les éléments, une sortie et une entrée d’énergie, un métabolisme. Dans le réseau de connexions entre nous, l’échange est au niveau de nos désirs.

Par conséquent, nous devons imaginer comment nous pouvons éveiller le système par nous-mêmes, sans attendre qu’il nous éveille « en son temps (Béito) », selon le plan, qui généralement a des effets désagréables sur nous.

Si l’on peut éveiller le système, nous le ressentirons comme agréable, car alors qu’il s’éveille, nous commencerons à le comprendre, à nous entendre avec lui, à être d’accord avec l’idée que nous devons donner, être lié à un autre, être incorporés dans ce système. La loi générale du système est la loi de la garantie mutuelle, la connexion absolue mutuelle entre toutes les parties. Telle est la loi d’un corps sain qui est en harmonie, dans une union parfaite, intégrale.

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, qui parle de ce système. Les kabbalistes ne nous parlent de rien d’autre que de cela. Il n’y a rien d’autre à dire. Notre monde est une copie opposée de ce système, une copie totalement erronée. Cela signifie que les liens semblent exister, mais nous ne les voyons pas, nous ne les étudions pas correctement et ne savons pas comment les utiliser. Tout est inversé.

La crise qui se révèle aujourd’hui est en fait la révélation du réseau entre nous. En grec, par exemple, le mot crise signifie un tournant, ce qui signifie correction et non corruption. Et c’est effectivement une correction.

En hébreu, le mot «crise» (Mashber) fait également référence à des «pierres de naissance», un endroit spécial, que les femmes autrefois en accouchant utilisaient pour s’asseoir. Rachi écrivit à ce sujet dans son commentaire de la Torah (Exode 1, 16).

Alors lisons le Livre du Zohar et espérons que le réseau entre nous se révélera.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de la Kabbale 02/10/2011, Le Zohar

Le patient accepte la chirurgie

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-ce que comprendre que nous faisons partie du système général intégral et faire tous les efforts pour prendre soin de lui sont considérés comme la première étape dans le monde spirituel ?

Réponse : Oui, c’est cela. Autant que possible, nous devrions en diffuser la connaissance et le fondement interne, le soutien de cette opinion. En d’autres termes, en travaillant avec les gens, nous employons deux voies : d’un côté, les études et l’information, et de l’autre, l’éducation et l’éducation.

Une personne devrait connaître le système dans lequel elle existe. De même, on devrait apprendre aux enfants les lois du pays et le travail de divers organismes gouvernementaux. La chose la plus importante pour un enfant est de comprendre dans quel monde il vit. Ainsi, on devrait enseigner collectivement à l’humanité les lois intégrales, pour la rapprocher de la réalité.

Puis les gens comprendront le principe du système mondial, dans lequel nous nous trouvons et pourront accepter les nouveaux principes que nous devrions adopter. Je dois souhaiter leurs mises en œuvre, afin d’accepter volontiers l’impact de l’environnement, qui m’«influencera». J’accepte l’anesthésie, afin de me réveiller encore et encore rafraîchi. Peu à peu, je découvrirai en moi les nouvelles forces du désir de donner, et alors, je m’inclurai dans le monde intégral.

Seul, je ne peux rien faire. La seule chose que je puisse faire est de vouloir guérir, comme un patient admis à l’hôpital pour être soigné. Il ne connaît pas le processus de guérison et tout le reste, et son consentement ne dépend pas de lui. Alors, je m’adresse à l’environnement pour qu’il m’aide, prêt à lui faire confiance : «Pour qu’il produise des changements en moi. »

En principe, ceci est mon travail. Il n’est pas difficile. Il suffit de ne pas me disperser dans les domaines, où je ne réussirai pas tout seul. Il n’est pas nécessaire d’entrer dans le système, où des lois strictes opèrent. Je n’ai aucune chance d’apprendre ses engrenages. Une seule chose est attendue de moi : vouloir donner à l’environnement une opportunité de me mettre en mouvement, afin que ma roue commence à tourner correctement. Plus précisément, mon esprit et mes sentiments devrait coïncider avec sa rotation, lorsqu’elle tourne correctement. Je ne fais que révéler ce qui est déjà là.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02.10.2011, « la paix dans le monde »

Brèves pensées sur Shamati, « Quelle est la raison de la lourdeur que l’on ressent, lorsque l’on s’annule devant le Créateur »

Dr. Michael LaitmanLe but du travail est d’annuler notre ego et d’essayer de nous connecter entre nous. La lourdeur, que nous ressentons dans ce travail provient de l’absence du sentiment de l’importance de ce travail.

Au contraire, tout est arrangé pour que j’en ressente du mépris : « Pourquoi avons-nous besoin de nous connecter? Avec qui devons-nous nous connecter ? « Je regarde ces gens, leurs visages, leur personnalité, et je ne ressens aucun besoin de me connecter à eux. Je suis dans une telle dissimulation, que la réalité que je vois devant moi me repousse de la connexion.

C’est pourquoi les kabbalistes recommandent de construire un environnement, un groupe, essentiellement afin qu’il nous révèle l’importance de la connexion et l’amour des amis. Il en est ainsi, car plus la connexion est importante pour nous, plus, dans la même mesure, nous serons capables de nous annuler et de commencer à nous connecter aux autres. Si je n’essaie pas de trouver un moyen d’obtenir la force, l’importance de la connexion, je peux errer pendant de nombreuses années, sans même me rapprocher des autres, afin de me connecter à eux de manière sincère. Bien sûr, en fonction de cela, je n’atteins rien.

J’ai entendu de nombreuses plaintes de personnes, qui sont déjà avec nous depuis longtemps : «Je suis ici depuis de nombreuses années, que se passe-t-il avec moi? Pourquoi je n’avance pas ? » Je ne leur réponds pas, mais j’aurais aimé leur répondre : Vous êtes ici depuis dix ans ? J’ai l’impression que vous venez juste d’arriver. Vous êtes-vous connectés au groupe ? Avez-vous essayé de construire la Shekhina (divinité), l’endroit où la lumière supérieure vous sera révélée à vous et où vous demeurerez ? Vous êtes-vous inquiétés du récipient qui est digne de la révélation que vous demandez ? C’est ce qui dépend de vous. Avez-vous fait cela ? Alors, pourquoi comptez-vous dix années?

Peut-être que pendant toutes ces années vous avez reculé et non pas avancé ?  »

Une personne n’examine pas correctement les efforts qu’elle fait pour se connecter aux autres, mais calcule les années selon le calendrier usuel, selon la révolution de la Terre sur son axe autour du soleil. Mais la personne a-t-elle, elle-même, tourné plusieurs fois, afin d’atteindre l’objectif ? Elle est restée telle qu’elle était, et c’est un signe que pas même une année s’est écoulée.

Accélérez au-dessus de la raison

Dr. Michael LaitmanNous sommes tenus de toujours accélérer le temps depuis que la vitesse constante ne compte plus dans la spiritualité.  Ce qui importe est l’ajout à la vitesse habituelle, une accélération qui augmente en permanence.  Donc, nous devons tirer une conclusion sur la façon dont nous sommes tenus d’agir.

Baal HaSoulam explique que cet ajout à l’action habituelle est appelé foi au dessus de la raison.  On ne peut pas faire cet ajout par ses propres efforts.  Cependant, nous essayons de l’atteindre, et donc, nous crions au niveau supérieur, et notre cri attire la Lumière qui corrige.

Cette lumière ne vient pas quand vous faites quelque chose.  Elle vient quand vous ouvrez pour elle un nouveau lieu, un vide.  Une autre place vide et encore une fois la lumière apparaît.  Cependant, si tout reste est pareil, comme d’habitude, alors il n’y a aucune raison pour que la Lumière vienne, car elle a déjà fait son travail, elle a déjà réalisé une action en vous.

Par conséquent, nous avons constamment à ajouter de nous-mêmes de nouveaux vides, sombres, afin de demander la force à travailler comme si nous étions remplis de lumière. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de kabbale, du 2/10/2011 Écrits du Baal HaSoulam

La transition de la psychologie matérielle à la spirituelle

Dr. Michael LaitmanDans le passé, les kabbalistes qui souhaitaient révéler le monde spirituel ont dû commencer à travailler dans notre monde à travers lui, à travers diverses sciences, avec des efforts et d’énormes souffrances; ce qui signifie qu’ils avaient à se hisser directement de la matière à la révélation du monde spirituel, la révélation du bon système de liens entre les gens.

Les compositions du Ari ont révélé les liens internes qui nous unissent à travers divers systèmes spéciaux de relations: ZON , YESHSOUT , Aba Ve Ima, Arikh Anpin, et ainsi de suite.  Par là, il nous explique quelles sont les formes de connexion, dans lesquelles nous pouvons être, comment ces différentes connexions nous influencent, et comment nous pouvons les influencer nous-mêmes et réveiller ces formes.  Ce qui arrive là est la même chose que dans notre monde, mais dans la qualité du don sans réserve.

Tout comme le monde où nous sommes, nous sommes en mesure d’activer certains types de connexions afin qu’elles commencent à nous influencer; ce même réseau de relations nous relie au monde spirituel à la différence qu’il est plus interne.  Ainsi, on passe de la psychologie matérialiste à une spirituelle, et ensuite elle nous révèle la vraie connexion entre les âmes, les personnes vivantes aujourd’hui et les gens qui ont déjà vécu.  Ce n’est pas grave si une personne existe dans ce monde en ce moment ou non.  Ce qui est important est de vous connecter à ce réseau.  Ensuite, c’est comme si notre monde s’évapore, perd de son importance, car il est juste une empreinte externe à travers laquelle nous devons entrer.

Le Ari décrit tout cela, et le Baal Chem Tov a enseigné comment travailler avec l’ensemble de la loyauté de l’âme ( Messirout Nefesh ), en disant: «Le Créateur est ton ombre. »  Et maintenant, après tout cela, en travaillant dans le groupe (qui a été restauré par Baal Shem Tov, après le Rashbi) nous pouvons attirer la Lumière qui corrige à partir de ce réseau.  Nous n’atteindrons pas simplement celui-ci avec nos désirs et nos forces, mais en attirant une illumination appelée la Lumière qui ramène vers le bien, la Lumière de la Torah, la lumière environnante, à nous d’en haut, à partir de ce réseau.

Après tout, si nous étudions la structure de ce système et aspirons à tout cela ensemble, désireux d’organiser les mêmes formes de connexion entre nous, alors il n’est même pas question que nous le comprenions ou non, il faut savoir que nos efforts sauront éveiller l’influence de cette force sur nous.

C’est exactement comme dans notre monde: si nous voulons atteindre n’importe quel système, nous devenons étudier une partie de celui-ci, sous ces formes diverses, et graduellement commencer à le sentir.  Soudainement, une image de ce système surgit, ensemble, à l’intérieur de nous et nous le comprenons et savons comment il est possible de se connecter puis travailler avec lui.  La même chose arrive dans le monde spirituel: seule change l’intention d’une personne.  Quand elle devient inclue dans le système supérieur, elle le fait pour le don sans réserve.  Plus elle devient inclus en lui, plus elle avance vers la révélation.

Cela nécessite un excellent travail avec l’enseignant, les amis, le monde entier, et les études. Tous ces éléments se connectent ensemble. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 02/10/11 , Écrits du Baal HaSoulam