[Les commentaires entre crochets sont de moi]
Le Baal HaSoulam, « Arvout » (Garantie mutuelle) : La nation entière d’Israël est solidaire les uns les autres
Il s’agit de parler de l’Arvout (Garantie mutuelle) [qui peut être atteinte seulement] lorsque tout Israël est devenu solidaire l’un de l’autre.
Parce que la Torah ne leur a pas été donnée [au groupe qui a été fondé par Abraham et amené à la décision de rester dans l’Arvout par Moïse] avant que ne soit demandé à chacun d’Israël s’il acceptait de prendre sur lui la Mitsva (commandement) d’aimer les autres dans la pleine mesure, [comme résultat de leur travail sur la réalisation de l’unité] exprimée en ces mots : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même… »
[L’essence du commandement est] Chacun d’entre vous en Israël prendrait sur lui de se soucier [pour tous les participants du groupe] et de travailler pour chaque membre de la nation, [pour chaque ami] et de satisfaire tous leurs besoins, pas moins que la mesure imprimée en lui pour s’occuper de ses propres besoins.
Et une fois que la nation toute entière ait décidé à l’unanimité [d’être dans un état d’unité complète dans leurs désirs] et a dit : « Nous ferons et nous écouterons », chaque membre d’Israël est devenu responsable que rien ne manque aux autres membres de la nation. [Ce qui signifie leur développement spirituel] Ce n’est qu’alors qu’ils devinrent dignes de recevoir la Torah, [la Lumière de la correction qui mènera progressivement à l’Arvout] et pas avant. [parce qu’il n’y avait pas d’empressement pour mettre en œuvre la garantie mutuelle et le désir de s’unir comme cela était avant la brisure de l’âme unique unifiée]
Question: Il est dit que la grandeur d’une personne se mesure en fonction de sa responsabilité, en se consacrant uniquement à sa ville ou à sa nation, voir au monde entier. Qu’entend-on nous par « se consacrer à sa ville, à sa nation et au monde? »
Réponse: La dévotion signifie que nous attribuons toutes les parties de notre âme qui nous semblent étrangères. Nous le faisons bien qu’elles se détachent de nous du fait d’un grand désir égoïste, par indifférence et par le désir de profit au détriment des autres, d’être plus importants que les autres, d’éviter la souffrance en provoquant d’autres douleurs.
Si je change tout mon ego en un moyen d’atteindre l’adhésion avec les autres afin que chacun et tous ensemble soient plus important pour moi que moi-même, cela signifie que je leur suis dévoué comme à mes propres enfants et que je suis prêt à tout leur donner. Je change mon ego qui me sépare des autres, en don sans réserve selon ma grandeur.
Si je me comporte de cette façon uniquement envers ceux qui me sont proches ou voisins qui vivent dans la même ville où je vis, cela ne veut pas dire que je suis très élevé. Cependant, cela nécessite un grand effort pour percevoir le monde entier comme étant mes proches. Après tout, ces gens sont loin de moi pour pouvoir commencer avec eux. Il y a un plus grand ego entre nous, une plus grande quantité. Donc, il faut une intensité beaucoup plus grande, une plus grande hauteur, afin de surmonter l’ego.
Il semble que cela soit seulement la quantité, mais la quantité est liée à la qualité. La notion de quantité n’existe pas dans la spiritualité, seulement la qualité. Cependant, la qualité est faite de la quantité, tout comme un logiciel informatique qui, grâce à la capacité de mémoire peut offrir des options totalement différentes. La différence réside en fait dans la quantité de cellules de mémoire qui fonctionne, mais cette quantité fait la différence qualitative. Grâce à cette différence, je peux comprendre, ressentir et percevoir davantage.
Grâce à cette quantité additionnelle, je commence à comprendre le Créateur. Le nombre de neurones dans notre cerveau et les liens entre elles déterminent notre capacité cognitive, ce qui signifie que la quantité est liée à la qualité. Pourtant, ce n’est pas comme nous l’imaginons. Nous ne pouvons pas calculer dans quelle mesure nous devons développer l’ampleur afin de parvenir à quelque chose de grand. Ces concepts sont liés, mais nous ne pouvons pas encore travailler avec cette formule.
Nous ne voyons pas la bonne formule à partir de notre perception qui n’est pas intégrale, analogique. Elle est numérique, discrète. Tout est segmenté-1 ,2,3-alors que dans la spiritualité, tout est en fonction d’un calcul circulaire et non d’un calcul carré comme dans notre monde. C’est pourquoi nous ne pouvons pas simplement compter la quantité de l’ampleur et de la grandeur et dire comment une chose doit être.
Tout notre effort est quantitatif comme s’il était possible de le mesurer en kilogrammes, mais, plus tard, il s’élève à Ein Sof (Infini) et il est incorporé dans Malkhout de Ein Sof, à notre MAN et en réponse nous recevons MAD. Ainsi, tous nos efforts nous reviennent, d’une manière intégrale analogique et ce n’est plus numérique. Notre relation constante avec Ein Sof est ajoutée à cette connexion, ce qui perturbe notre calcul.
Cependant, c’est grâce à la connexion à Ein Sof, à partir de laquelle tout nous revient, que nous avons une chance d’apporter notre effort dans Ein Sof à chaque fois et pour l’enregistrer dans la bonne case. Ensuite, nous guérissons l’ensemble du système par notre effort personnel, même par la plus petite action! Notre effort ne s’insère pas comme un petit cube dans la structure générale, mais se fond dans l’ensemble de Ein Sof.
Puis, quand le don sans réserve de Ein Sof revient vers nous, il nous apporte des changements réels et nous élève à un niveau supérieur. Même si nous voyons nos actions numéraires et limitées, quand elles atteignent Ein Sof et nous reviennent, elles construisent, une forme intégrale analogique en nous qui est semblable à Ein Sof.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/07/13, Les Écrits du Baal HaSoulam
Comment est-il possible d’aider une personne à choisir le bon environnement? Nous avons besoin de nous le décrire correctement et comment amener les gens à nous, car à partir d’eux l’environnement – va nous influencer, dans lequel nous allons nous fondre dissoudre-est créé.
Et il y a un problème dans ce cas. D’une part, nous voulons que ce milieu soit aussi riche et large que possible, à la fois quantitativement et qualitativement. D’autre part, il se pourrait qu’il soit qualitativement, mais au détriment de la quantité, et à l’opposé, il pourrait être quantitativement au détriment de la qualité. À cet égard, se posent ces questions et ces préoccupations. « le groupe doit-il être petit, mais cohérent et solide? Ou au contraire, doit-il être large et grand, mais tous les types de sous-groupes et de courants pourraient y apparaitre en qui il n’y aurait aucune unité spéciale? «
Que devrions-nous faire dans cette situation? Comment devons-nous nous comporter? Il n’y a pas de recette pour cela. Nous devons faire les deux. Il est nécessaire de varier constamment. Et en faisant cela, nous nous développons.
Il est absolument nécessaire d’essayer de se faire de nouveaux amis. Certes, nous passons à travers une sorte de «salle d’attente», il doit y avoir une sorte d’absorption ici, une académie internationale pour la Kabbale ou d’autres sortes de cours et de leçons. Il pourrait y avoir des cours du soir, même les leçons de pour étudiants avancés et puis, s’ils sont d’accord, il est possible de les amener progressivement dans le groupe.
Du Congrès de St. Petersbourg 7/13/13, 2ème jour Leçon 4