Category Archives: Unité

Quand la critique est-elle permise ?

255Question : Si je vois des failles dans mon groupe, par exemple un manque d’unité, et que je souhaite corriger cela, devrais-je soulever ces problèmes ?

Réponse : La règle est qu’il est interdit de parler de quoi que ce soit qui puisse abaisser le groupe ou un membre en particulier, ou même celui qui parle.

Il ne faut même pas éveiller intérieurement de telles pensées ni dire à voix haute des choses qui pourraient entraîner une baisse de son niveau, de celui de ses amis, du groupe ou du monde entier. Quel que soit votre état, comme il est dit : « Je viendrai à toi et te bénirai. » Vous devez toujours viser plus haut.

Par conséquent, si vous envisagez de formuler quelques critiques, et qu’auparavant vous étiez véritablement dans un état d’esprit positif pendant 23 heures et demie par jour, travaillant avec inspiration et en constante ascension, sans jamais redescendre de votre niveau, mais en étant constamment sous tension, en quête de progrès, sans vous accorder le moindre répit, alors vous pouvez vous livrer à la critique pendant une demi-heure.

Vous pouvez exprimer vos commentaires à tous, car cette critique repose sur les fondements posés par votre état d’esprit élevé, et vous n’identifiez les défauts que pour vous élever encore davantage.

Il ne s’agit alors plus de critique, mais de la révélation d’un manque d’accomplissement, en harmonie avec la Lumière (Ohr), en harmonie avec le Kli (récipient). Étant à l’intérieur de la ligne droite, vous vous tournez vers celle de gauche pour revenir à la droite. Mais ce retour à droite construira déjà la ligne médiane.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La connexion entre Pessah, la Matza et le Maror » du 07/04/2026

Qui remplacera le maître de Kabbale ?

294.2Question : Si l’autorité spirituelle ne peut vous remplacer en tant que maître de la Kabbale, alors qui le peut ?

Réponse : Le Créateur, qui se révélera entre vous si vous restez unis. Mais si vous ne restez pas unis, vous vous séparerez. C’est tout.

Le rôle de l’autorité spirituelle est d’appeler à l’unité. Elle ne peut donner d’ordres ; elle peut seulement constater et dire : « Nous devons nous unir, nous devons nous unir. »

Si vous écoutez ses paroles, le Créateur se révélera Lui-même au sein de votre unité et vous apprendrez de Lui et de nul autre.

Aucun de mes élèves ne peut me remplacer. Seulement ensemble, en étant égaux.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Dans l’union » du 11/09/2010

Nous manquons d’unité

294.2Question : Beaucoup disent que nous manquons d’unité, qu’il existerait des éléments qui entravent notre progression. Combien de temps faut-il à ce processus cumulatif pour que cela se révèle ?

Réponse : Cela dépend de ceux qui cherchent à atteindre l’état d’unité. Qu’est-ce que « longtemps » ou « pas longtemps » a à voir avec cela ? Il est possible d’y parvenir relativement rapidement avec de grands efforts, ou cela pourrait s’étaler sur de nombreuses années avec de faibles efforts.

En fin de compte, un certain niveau de désir partagé doit se développer chez une personne, ensemble avec les autres amis, qui serait prête à se déconnecter de chacun d’entre eux pour ne former qu’un.

Dans cette unité appelée « un », non pas chacun séparément mais un tout unique, le point d’unité, le Créateur leur sera révélé.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Il nous manque l’unité » du 15/09/2010

Avant tout : l’unité

938.03Le peuple d’Israël ne se forme pas simplement par des individus ordinaires qui se connectent les uns aux autres. Il devient un peuple parce qu’ensemble, ils s’attachent à Moïse.

Moïse est appelé le « berger fidèle », c’est-à-dire l’émissaire du Créateur au sein du peuple. Et le concept de « peuple d’Israël » signifie qu’ils sont connectés à Moïse.

Moïse est la qualité d’Israël (« Yashar El » – droit à Dieu), celui qui montre le chemin. Les autres, comme un troupeau, le suivent simplement, et il les conduit hors d’Égypte.

Mais si chacun des trois millions de Juifs qui se trouvaient en Égypte à cette époque s’était connecté individuellement à Moïse, cela n’aurait-il pas suffi ? Pourquoi devaient-ils s’unir entre eux pour pouvoir se connecter à Moïse et, par lui, au Créateur ? Pourquoi leur unification était-elle une condition nécessaire ?

La nécessité de s’unir à Moïse implique l’annulation de l’égoïsme, de l’amour de soi. Et le résultat de cela est l’amour du prochain. C’est pourquoi, en premier le peuple s’unit ensemble, c’est-à-dire qu’il annule son égoïsme, son amour de soi, et ce n’est qu’alors qu’il est capable de recevoir de Moïse le message d’amour de Moïse pour le Créateur, et à travers Moïse, de se connecter au Créateur.

Tout le monde n’est pas tenu d’atteindre le niveau de Moïse, mais chacun doit accepter la tâche « d’aimer son prochain » au niveau qui convient au peuple d’Israël ordinaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Viens à Pharaon – 2 » du 08/04/2026

Avec l’aide de la réaction du groupe

938.01Question : Comment se déroule l’analyse du vrai et du faux ?

Réponse : Dans un groupe, cela se passe incomparablement plus vite que lorsqu’une personne le fait seule. Dans un groupe, vous voyez instantanément la réaction de vos amis, vos relations avec eux, et si vous donnez dans une certaine mesure ou non.

Vous comprenez alors que vous ne donnez pas, mais que vous recevez seulement. Dans ce cas, vous pouvez rapidement déterminer que vous êtes dans un état de « nuit », car le groupe n’apprécie pas la manifestation d’un désir de recevoir, mais souhaite vous voir comme un donneur.

Avec l’aide de la réaction du groupe, vous déterminez très vite votre état et arrivez à une conclusion : ces qualités en vous sont-elles le jour ou la nuit, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, douces ou amères ?

Mais vous n’êtes pas le seul à observer le groupe. Le groupe lui-même doit constamment vous apporter ses réactions, son inspiration, de nouvelles normes et des outils d’évaluation en constante évolution, visant une plus grande précision et des sommets toujours plus élevés, à la hauteur des exigences du groupe envers ses membres.

En fin de compte, que vous le vouliez ou non, le groupe vous dynamise et vous met en mouvement.

Sans cela, la transition d’une personne d’un état à un autre serait très longue. Seul, en agissant de manière isolée, ce processus peut s’étaler sur des mois, voire des années. Si quelqu’un n’est pas dans un groupe, s’il fait des efforts seul, cela peut s’étaler sur des mois ou des années alors que dans un groupe, vous pouvez le réaliser en une seule journée et recevoir immédiatement des critiques constructives et observer ce qui se passe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

L’effort est-il mesurable ?

237Chacun de nous cherche à s’intégrer au groupe, et chacun pourrait se demander : « Comment évaluer l’effort de mes amis ? L’un s’investit énormément dans le groupe, mais peine à prononcer quelques phrases par semaine. Un autre crie et se dispute. » C’est vrai. Tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes incapables de mesurer correctement l’effort de chacun.

Souvent, nous prenons pour exemple celui qui fait le plus de bruit, qui dirige et aide, même si son effort intérieur est moindre que celui qui reste silencieux. Et il faut bien l’admettre : nous n’avons pas le choix tant qu’il en est ainsi. Après tout, tant que nous ne sommes pas corrigés et que nous ne nous ressentons pas mutuellement comme des parties de l’âme, il est important pour nous d’être impressionnés les uns par les autres extérieurement.

Par conséquent, celui qui parle haut et fort de ce qui est juste, de l’éveil du groupe, est plus important pour moi que celui qui déploie peut-être un effort plus grand mais dont l’expression extérieure est calme. On ne peut rien y faire, car nous sommes tous en dessous de la Machsom (Barrière), dans la dissimulation, et c’est ainsi que fonctionne notre examen. Lorsque nous nous élèverons à un degré spirituel, nous jugerons différemment.

Question : Mais peut-être que celui qui fait moins de bruit m’éveille davantage ?

Réponse : Chacun est touché à sa manière, selon ses traits de caractère. Lorsque je vois quelqu’un travailler en silence, bien que personne ne fasse attention à lui, avec constance et précision, il m’influence plus fortement que celui qui fait beaucoup de bruit. Cela me touche plus profondément ; j’en retire un impact intérieur plus fort. Et il en va de même pour tous ceux qui sont capables de percevoir ce phénomène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Découvrez le monde de votre âme

942On peut parvenir à la reconnaissance du mal uniquement au sein d’un groupe, qui sert de laboratoire spirituel, car c’est là que l’on entre en contact avec son âme. L’âme est parfaite et entière, telle qu’elle l’était dans Adam HaRishon.

Cependant, vous n’en percevez qu’une infime partie. Autrement dit, vous voyez tout mais comme un simple point, et c’est en ce point que réside toute la structure de l’âme.

Si vous prenez et faites briller la Lumière dans ce point, alors au lieu de ce point, vous commencez à percevoir un monde distinct, le monde de votre propre âme, et vous commencez à y vivre. Ici, tout dépend de la quantité de Lumière que vous attirez pour illuminer toutes vos qualités.

On dit que si vous attirez la Lumière avec l’aide du groupe, alors vos amis deviennent les représentants de toutes les autres âmes d’Adam HaRishon. Vous attirez ainsi une Lumière d’une grande intensité, enrichie par les autres âmes de ses multiples nuances, qui brille sur vous en accord avec toutes les sensations accumulées, vous amenant ainsi à la conscience du mal.

En bref, tout repose sur l’attraction de la Lumière Environnante (Ohr Makif). C’est la destination ultime.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

L’attitude correcte envers le groupe

938.01Comment est-ce que je devrais me comporter correctement vis-à-vis du groupe ? Le groupe doit m’aider à comprendre cela et me donner la force de changer. Le groupe doit tout faire. Il est comme le Créateur.

Mais le groupe doit aussi avoir une autre vocation. Il exige cela de moi, non pas pour que nous nous entraidions et vivions bien comme dans un club de loisirs.

Il doit avoir un objectif clair : nous ne faisons pas tout cela pour le confort de notre séjour ici, mais pour devenir semblables au Créateur, pour nous unir à Lui. Alors tout réussira.

Mais si nous n’avons pas cet objectif, nous échouerons comme ce fut le cas en Union soviétique et dans nos kibboutzim. Le Baal HaSoulam en parle dans l’article « La Paix ».

Dans la mesure où nous sommes capables de construire un groupe et de l’établir sous la forme appropriée par rapport à nous-mêmes, il nous servira à la place de tous les moyens qui nous manquent pour atteindre notre but.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la création du monde a été par générosité ? » du 25/02/2026

D’où vient la sagesse ?

219.01Chaque épreuve sur le chemin spirituel est une succession de divers moyens qu’une personne acquiert : une compréhension accrue, une foi plus grande (puisque c’est par la foi qu’elle traverse cette épreuve), et un besoin plus profond de se connecter au groupe, car elle comprend que c’est uniquement par là qu’elle peut être sauvée.
La personne en vient à apprécier ce récipient (Kli) tout entier qui commence à prendre forme sous ses yeux : le véritable récipient collectif de l’âme. Elle commence à révéler que ce Kli collectif est appelé la Shechina (Présence Divine), car il est dit : « La Shechina résidera parmi nous. »

Grâce aux épreuves, la personne devient plus sage. Sinon, d’où viendrait la sagesse ? En transformant la force de l’épreuve en une force utile, je perçois l’écart entre les deux : entre ce que je considérais auparavant comme une épreuve et ce qui est devenu utile. Il m’apparaît clairement que, même alors, ce n’était pas une perturbation mais un bienfait, que cela m’a orienté précisément dans la direction nécessaire, et qu’auparavant je n’aurais pu recevoir cette force que sous forme d’interférences.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication de “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026