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Atteindre le statut du Créateur

239Il existe une action appelée donner sans réserve, et la position du Créateur en tant que donneur. En accomplissant des actes de don sans réserve au sein du groupe et en développant ainsi son Kli (récipient), en se perfectionnant dans cette action et en ressemblant au Créateur dans cette action, une personne atteint le statut du Créateur.

Dans l’une de ses lettres, le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un roi qui souhaitait élever à une plus haute position un serviteur. Il le soumit donc à diverses épreuves afin que, par toutes ces actions, le serviteur apprenne ce que signifie être roi ; et qu’ainsi, dans l’état atteint, il ressemble à un roi. Le don sans réserve en tant que tel n’est pas non plus le but. Le don sans réserve est une forme d’équivalence extérieure avec le Créateur.

Par conséquent, si nous travaillons dans un groupe afin de donner sans réserve, parce que cette forme est la forme extérieure du Créateur par rapport à nous, alors nous méritons de  Lui ressembler dans nos qualités intérieures. Et quelles sont ces qualités intérieures, nous ne pouvons même pas les exprimer, mais on finit par les atteindre. Si le Créateur se révélait, nous ne pourrions pas accomplir cela, car alors Il nous dominerait.

Mais nous sommes ici dans un état où il n’y a pas de plaisirs ; le don sans réserve n’attire pas, il repousse. Pour contrer cela, nous devons intensifier la grandeur du Créateur, cet idéal de devenir Son égal. Afin d’accomplir un acte de don sans réserve au sein du groupe, nous avons besoin de découvrir le Créateur, non pas sous la forme où Il se révèle comme plaisir, mais sous la forme où Il est grand comme but. Alors nous recevons la force de travailler avec le groupe ; cela nous donne l’énergie nécessaire pour donner sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la création du monde ait été par générosité ? » du 25/02/2026

Qu’est-ce qu’une personne reçoit du groupe ?

945Nous étudions qu’atteindre l’adhésion au Créateur est le but. Le moyen d’y parvenir est la construction d’un récipient (Kli). L’adhésion au Créateur est un récipient rempli de Lumière (Ohr), l’état final où les qualités du récipient deviennent identiques à celles du Créateur. Une personne remplit alors ce récipient de Lumière Réfléchie (Ohr Hozer), de son attitude envers le Créateur, et le Créateur le remplit de Son attitude envers la personne, de Lumière Directe (Ohr Yachar).

Une personne ne peut construire ce récipient qu’avec l’aide du groupe, car les parties à l’intérieur du récipient qui le composent ne peuvent être liés que par l’intention « aime ton prochain comme toi-même ».

L’intention commune qu’une personne doit atteindre ne peut être obtenue qu’au sein du groupe.

Cela ne signifie pas que le groupe confère à la personne la force du don sans réserve elle-même. Il lui donne plutôt le désir d’atteindre cette force et la conscience de son incapacité à y parvenir seule.

Cela lui donne la conscience que le Créateur désire, attend et est prêt à la corriger. Une personne reçoit tout cela du groupe dans la mesure où elle entretient des relations avec ses amis et sollicite ces forces de leur part.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication du précepte “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Qui est un ami ?

232.01Question : Que se passe-t-il si j’ai trop investi dans un ami ?

Réponse : Vous parlez comme si vous aviez acquis un ami, comme si vous aviez investi des efforts en lui, et que maintenant il vous traitait bien. « Je lui ai donné un bonbon, et maintenant c’est mon ami. »

Or, selon notre compréhension, un ami est quelqu’un qui m’aide à me connecter au Créateur. Un ami est une force supplémentaire grâce à laquelle je me rapproche du Créateur, qui est essentiellement mon ami. Et j’investis mes efforts dans le groupe précisément pour y puiser la force de me connecter au supérieur.

Ainsi, je n’ai pas besoin d’entretenir constamment de bonnes relations avec tout le monde pour que tous soient mes amis au sens matériel du terme, où l’on me traite bien et où je traite bien les autres.

Au sein du groupe, des états très difficiles sont possibles, des états envoyés par le Créateur. Nous ne pouvons pas mesurer notre véritable état à l’aune de ce qui s’y passe. Nous pouvons traverser des périodes de troubles et de bouleversements où règnent l’incompréhension et la haine, où l’on ne se comprend plus les uns les autres, etc. Pourtant, ces situations sont encore bénéfiques, et nous parlons bien d’un groupe d’amis.

On les appelle « amis » parce que chacun souhaite se donner à soi-même et aux autres pour se rapprocher du Créateur, et tous comprennent que tel est le système.

La question de savoir si nous sommes amis ou non ne se vérifie pas à travers les sens humains : je regarde et ne vois personne ici qui soit un ami au sens physique du terme ; la seule chose réelle est le but commun.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Procure-toi un Rav et achète-toi un ami – 1 » du 16/02/2026

Comment mériter de recevoir la Torah

947Le groupe doit veiller à ce que les pensées d’une personne y soient constamment connectées. Il n’y a pas de compromis ici, 24 heures sur 24.

Comment le vérifier ? En vérifiant si vous avez toujours le sentiment d’appartenir au groupe, d’être entouré d’amis, d’être tous unis ensemble vers un seul et même but. Si cela n’est pas constamment présent en vous, alors le groupe ne s’est pas programmé correctement pour la spiritualité.

Ce n’est qu’après nous être programmés pour ressentir que nous sommes dans le groupe et dans une attaque 24 heures sur 24, et que cela devienne une routine, une habitude, que nous commencerons à vivre une vie différente, une vie spirituelle. Cela s’appelle devenir une nation, et non des individus, une nation qui demande la Torah. Et alors seulement, nous méritons de la recevoir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et il y eut un soir, et il y eut un matin ? » du 08/02/2026

Luttez pour la destination

760.4Lorsqu’on aspire à la spiritualité, on doit toujours viser la destination et ne pas stagner, ne pas être prisonnier de ses propres désirs, ni lutter vainement contre eux. Une personne avance lorsque son cœur et son esprit sont dans l’état désiré.

Je ne me fais pas d’illusions mais je regarde vers l’avenir. Je n’ai peut-être pas encore atteint le but, mais je ne sombre pas dans mes désirs et mes faiblesses actuels qui n’entravent et tentent de m’arrêter. Et en même temps, je ne me laisse pas emporter par l’illusion du monde spirituel jusqu’à ce qu’il devienne ma réalité. Voilà la bonne orientation.

Chaque instant est une occasion de progresser sur le chemin vers le don sans réserve, vers le but.

Lorsque je fais un pas, j’ai l’impression d’avoir déjà atteint le but et l’effort devient alors ma récompense. Tenant compte des obstacles, je les surmonte et me réjouis de créer la qualité du don sans réserve au-dessus de la connaissance. L’image du monde spirituel se forme à partir de mes désirs, lorsque la force du don sans réserve commence à donner forme aux contours de mon âme.

(non daté)

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

Sauter par-dessus la séparation

943Tout est déterminé uniquement par le degré de ma connexion avec les autres âmes au niveau où j’étais avant que nous ne soyons séparés les uns des autres.

Si je parviens d’une manière ou d’une autre à sauter par-dessus cette séparation, alors je semble revenir à l’état spirituel que nous voulons essentiellement atteindre.

Si j’essaie de le faire, quel que soit le résultat, que cela réussisse bien ou peut-être pas très bien, si je fais l’effort, il s’avère que c’est la seule action par laquelle je peux me pousser vers un état spirituel.

Je suis un Kli (récipient), et de mon côté, il n’y a qu’une seule action possible : accroître le Hissaron (manque) afin qu’une Lumière plus intense pénètre ce Hissaron. Et je ne peux accroître le Hissaron qu’en sautant au-dessus des écrans entre les 600 000 parties de l’âme, malgré l’écran qui nous sépare et qui est apparu suite à la brisure du Kli, lorsque l’état connectant les désirs, les parties d’Adam HaRishon, s’est brisé et que l’écran de connexion s’est transformé en écran de séparation.

C’est la seule action que je puisse accomplir, car je suis un petit Kli qui devient un grand Kli grâce à cela.

Hormis cela, je n’ai aucune autre possibilité de corriger quoi que ce soit dans mon développement, sur mon chemin.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article n° 17, 1986, « L’ordre du jour de l’Assemblée – 2 » du 11/01/2026

Accomplir la tâche spirituelle ?

938.07Notre correction, en rapport au don sans réserve, ne devrait pas viser notre prochain, mais plutôt à améliorer notre connexion avec le Créateur. C’est alors seulement que cela sera véritablement bénéfique pour lui, car en réalité, tout ce qui existe dans le monde provient du Créateur.

Mais si vous voulez changer l’état de ce monde, vous devez changer ce qui leur parvient du Créateur. Et cela ne peut se faire uniquement si vous Lui donner sans réserve. Et dans la mesure où vous donnez mieux sans réserve, Il n’aura pas à affecter le monde d’une pire manière.

Vous pouvez y parvenir à travers la société : lorsque vous donnez sans réserve à vos amis et qu’ils vous donnent sans réserve, vous créez un groupe. Et tout comme, au terme d’un travail de correction sur le plan spirituel, vous vous unissez en âmes, vous essayez de vous unir ici, dans la tâche spirituelle, c’est-à-dire de vous élever à ce niveau.

Par ce biais, vous attirez la Lumière Environnante (Ohr Makif) dans notre monde et obligez ainsi le Créateur à donner davantage de lumière dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la peur et de la joie » du 07/01/2026

La seule chose qui nous incombe

938.04Une personne doit considérer ses amis comme les parties de son propre Kli (récipient), que le Créateur a rassemblé pour elle. Elle a la possibilité d’agir ainsi précisément avec ceux qui sont proches d’elle, et ils constituent véritablement le champ de son travail.

Si elle tisse des liens avec eux, alors chacun de ses amis est comme un représentant de millions, voire de milliards d’autres personnes dans le monde. Nous ne le percevons pas, mais lorsque cela deviendra évident, nous comprendrons que c’est bien le cas.

Par conséquent, nous devons envisager les choses ainsi avec nos amis, avec le groupe, et avec l’importance de se réunir entre amis. C’est précisément ce que nous devons exiger de nous-mêmes et de l’environnement que nous construisons.

Je dois me percevoir comme ayant tout reçu et ne manquant de rien. Car si je réalise véritablement ma connexion avec les amis selon la règle « aime ton prochain », alors j’aurai un Kli où, par la loi de l’équivalence de forme, la Lumière (Ohr) apparaîtra immédiatement et tout sera révélé.

Autrement dit, tout dépend du Kli que je dois construire. C’est la seule chose qui m’incombe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « L’ordre du jour de l’assemblée – 2 » du 11/01/2026

Pourquoi est-ce que je ne ressens pas le Créateur ?

576.02Question : S’il n’y a rien hormis le Créateur, il s’ensuit que je fais partie de Lui. Est-il normal que je ne Le ressente pas ? Est-ce ainsi que les choses devraient être selon le plan de la création, ou est-ce un dysfonctionnement de ma perception ?

Réponse : Si vous dites encore « je », cela signifie que vous devez atteindre un état où vous Le ressentez. Alors, vous n’aurez plus le sentiment d’être « je » et la question disparaîtra.

La transition du « je » au « nous » nous prépare à percevoir les autres comme étant eux-mêmes, mais en relation avec le Créateur.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018