Category Archives: Zohar

Un puits d’eau vivante

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il beaucoup plus facile de nous élever au-dessus de la répulsion de l’autre dans de grandes Conventions?

Réponse: 1. A la Convention, une personne n’est pas dans son groupe. Elle se dissout dans un océan de gens avec lesquels elle n’a pas eu un contact étroit et n’a donc pas à révéler son mal à leur égard.

2. Aux Conventions nous ne travaillons pas sur la révélation du mal en soi, mais plutôt nous éveillons la bonté. Toutefois, cette bonté vient malgré le mal qui a déjà été révélé et pour que nous puissions acquérir des forces pour l’avenir.

Par conséquent, les personnes qui ne travaillent pas sur elles-mêmes dans le groupe ne se sentent pas conduites à venir à la Convention. Elles ne voient pas cela comme une occasion de progresser. « Que vais-je y faire? Sauter ? Chanter ? Je peux juste regarder la télévision ou Internet à un moment qui me convient! »

En réalité, il y a une grande différence entre la participation virtuelle et physique à la Convention parce que, dans ce dernier cas, une personne dépense de l’énergie, de l’argent, et de grands efforts pour y prendre part. En outre, avant d’entrer dans la sensation du Monde Supérieur, nous ne pouvons pas révoquer l’importance du contact matériel. Par conséquent, la Convention est destinée aux personnes qui désirent y venir avec la réalisation du mal qu’elless ont accumulé avant, ainsi que celles qui désirent y recevoir les forces pour surmonter la réalisation du mal dans l’avenir.

La Torah parle beaucoup de comment dans les anciens temps les gens se réunissaient près d’un puits pour communiquer et établir des connexions. Voilà comment nous devrions nous sentir à la Convention: des gens comme ceux qui sont réunis près d’un puits qui donne la vie dans un désert, et à partir de ce puits nous pouvons recevoir les forces vives de Bina (l’eau est la qualité du don sans réserve, la qualité de Bina).

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 7/3/201, Le Zohar

De l’écran terrestre au spirituel

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre « Yitro (Jethro) » Point 180: … Nous devrions examiner les formes des personnes dans six discernements, et cela afin de connaître la sagesse rigoureusement. Ce sont les cheveux, les yeux, le nez, les lèvres, le visage et les mains, ce qui signifie les lignes des mains.

La science de la Kabbale explique toutes les qualités spirituelles en utilisant des mots terrestres. C’est parce qu’il n’y a pas de mots ou de lettres dans le monde spirituel, mais seulement la sensation, la réalisation, et la compréhension. Par conséquent, nous n’avons pas une autre façon d’exprimer et de transmettre des informations spirituelles et des impressions d’une personne à une autre. C’est pourquoi nous prenons les mots de notre monde parce que notre monde, cette réalité terrestre, est une empreinte de la réalité supérieure et tout ce qui existe dans notre monde a des racines dans le monde spirituel.

Par conséquent, lorsque le Zohar parle des caractéristiques du visage de la personne, de ses organes internes, ou de parties du corps, tout cela décrit les forces correspondantes agissant dans l’espace spirituel, ce qui signifie entre les âmes, à l’intérieur de leur connexion. De cette façon, en utilisant «le langage des branches », nous nous transmettons des informations sur le monde spirituel.

Cela peut être comparé à des forces électriques par lesquelles nous créons une image sur un écran d’ordinateur. A l’intérieur de l’ordinateur il y a des forces électriques, mais pour nous, nous les utilisons pour décrire les images que nous comprenons.

Nous pouvons parler de forces intérieures électriques en utilisant leurs résultats à l’extérieur: en termes graphique, en couleurs, et figures géométriques. Nous pouvons nommer ces forces électriques par leurs images graphiques, même si ce ne sont pas des couleurs, des lignes ou des images. C’est juste que dans leur manifestation extérieure, elles créent ces formes pour nous et nous utilisons les noms de ces formes pour nommer ces forces.

Par conséquent, nous devons comprendre que les auteurs du Zohar ne se livrent pas à la physio-mystique, la physiologie, ou autres choses semblables, mais ont tenu à décrire la structure intérieure de l’âme en détail. Une personne qui est dans le monde spirituel envisage tout ce qui est écrit dans le Zohar dans le sens spirituel, sachant qu’il parle de spiritualité. Elle voit cela parce que l’impression spirituelle est beaucoup plus puissante que celle terrestre. Par conséquent, elle observe l’image spirituelle avant tout.

D’autre part, une personne qui est seulement dans le monde matériel et pour l’instant ne perçoit que la réalité terrestre sur son écran, voit des images terrestres derrière les mots du Zohar.

Ainsi, en lisant le Zohar, nous allons essayer de passer d’un écran à l’autre, à partir de l’écran externe sur lequel les images terrestres nous sont représentées, à la structure interne de l’âme. Essayons d’imaginer les qualités de l’âme. Et même si nous ne comprenons pas de quoi parle le Zohar, nos efforts évoquent la Lumière qui nous corrige.

Le Baal HaSoulam écrit ce qui suit dans « Introduction au Talmud des Dix Sefirot: donc nous devons nous demander, pourquoi alors, les kabbalistes obligent-ils chaque personne à étudier la sagesse de la Kabbale? En effet, il y a une chose importante, et digne d’être publiée: il y a un merveilleux remède précieux pour ceux qui s’engagent dans la sagesse de la Kabbale. Bien qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils apprennent, grâce à l’aspiration et au grand désir de comprendre ce qu’ils apprennent, ils éveillent sur eux-mêmes les Lumières qui entourent leurs âmes.

Notre désir doit être non pas de comprendre, mais de ressentir cette image spirituelle intérieure. Par ce désir même nous attirons la Lumière de là -bas, qui nous corrige. Et puis nous entrons dans la sensation de ce monde intérieur.
De la 2ème partie du cours quotifien de Kabbale du 4/03/2011, Le Zohar

Commencez à vivre dans la spiritualité

Dr. Michael LaitmanA mesure que nous avançons sur le chemin spirituel et que nous passons par différents états, nous sommes comme des bébés parce que nous ne savons pas comment nous développer ou ce qui nous arrive, et cela nous rend perplexe. C’est ce qui arrive aux petits enfants: Ils sont prêts à accepter tout ce que vous leur dites car comment pourraient -ils connaître la vérité? Ils sont complètement en votre pouvoir.Dans le monde spirituel nous passons par les mêmes états « infantiles ». Donc que nous reste-t-il à faire ? Après nous être efforcé de comprendre quoi que ce soit par la raison et la bonne organisation de notre travail, comme dans toute science, nous devons réaliser que dans la Kabbale un scientifique est une personne qui a développé les qualités spirituelles de la perception pour ressentir le monde duquel il est parti à la recherche.

Par conséquent, en approchant l’étude, nous devons penser à la Lumière qui nous ramène vers le bien. Cela nous permettra d’entrer dans la sensation, et puis aussi pour entrer dans la compréhension du monde qui se révèle à nous. D’abord nous ressentons et puis nous comprenons ce que nous ressentons.

On peut voir ceci avec des bébés: d’abord, ils se sentent seulement «bon » ou «mauvais», et rien que ça. Plus tard, ils commencent à comprendre ce que cela dépend de comment on se rapproche du bien et on évite le mal, et ainsi de suite.

Les sensations viennent d’abord, avec des sensations d’accomplissements spécifiques à l’intérieur du désir. Mais pour être comblé, le désir doit changer sous l’influence de la Lumière, allant de la réception au don sans réserve. A ce degré on commence à ressentir l’épanouissement spirituel, la satisfaction par la qualité du don sans réserve, la réalisation par le don sans réserve.

Par conséquent, il nous est interdit de regretter le fait que nous ne comprenons pas le matériel que nous étudions non plus que les voies de notre travail. Quelqu’un qui pense qu’il ne comprend rien est un imbécile. Quelqu’un qui est fier de savoir, de comprendre et de percevoir , et qui quitte le cours rempli d’énergie, de compréhension et de fierté, est celui qui doit se rendre compte combien il est faible dans cet état parce qu’il n’y a pas de prière ni de demande dans son cœur, et donc aucun progrès.

Précisément au moment où une personne éprouve un manque d’accomplissement, un sentiment de sa propre insignifiance, un manque total de compréhension ou de sentiment, et de la confusion, quand il est dans un brouillard total et ne comprend pas ce qui lui arrive, c’est à ce moment qu’il est dans les meilleures conditions possibles pour que la Lumière Supérieure l’influence. Ces moments ne nous arrivent que par instants. Au début, nous ne les aimons pas beaucoup, mais plus tard, nous commençons à les valoriser.

Alors que devons nous préparer avant l’étude? C’est le désir de changement. En changeant nos sensations nous comprenons où nous sommes et ce qui se passe. Mais nous devons d’abord sentir et être dans l’état spirituel, ce qui signifie vivre dans des actions de don sans réserve.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 3/3/2011, Le Zohar

Grandir c’est changer

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous accélérer la vitesse de développement du groupe?

Réponse: Un œuf, par exemple, n’éclot pas avant son temps. Cela se rapporte à la nature vivante et obéit à des lois strictes de développement. Avec le temps, les gens en observant une poule ont appris à simuler ces conditions optimales dans des incubateurs. En revanche, nous devons non seulement prendre exemple sur la nature, mais nous pouvons également utiliser les forces naturelles pour accélérer notre croissance, en modifiant sa qualité. En d’autres termes, tout est dans la façon dont nous la percevons.

En vérité, notre évolution n’est pas limitée à un seul sentier battu. Je n’ai pas juste à améliorer mes propres propriétés à quelques reprises. Cela ne suffit pas. Je dois me changer, me transformer à l’opposé.

Par conséquent, j’ai besoin de forces auxiliaires qui d’abord me permettront de prendre conscience de ces transformations. Si nous n’étions pas censés nous réformer dans le processus de croissance spirituelle, qui s’en soucierait ? Qui ne veut pas grandir? Même un œuf veut devenir un poussin, et un caneton veut être un canard. Il s’agit d’une loi.

Toutefois, si nous passons de la propriété de la réception de l’attribut du don sans réserve, alors recevoir ne m’aidera pas à atteindre le don sans réserve, cela formera seulement en moi une attitude négative envers moi-même. Dans ce cas, je me sentirais mal en recevant, je commencerai à haïr cela, et je souhaiterai me transformer à l’opposé.

Il s’avère que pour évoluer, je dois créer un environnement pour moi. Je dois créer des conditions qui vont m’aider à être constamment au courant de mon état intérieur actuel, s’il est nocif pour moi afin que je puisse souhaiter sortir de celui-ci, pour changer.

Mon développement n’est pas simplement de croître, mais de me transformer. Je n’ai pas besoin de devenir grand en partant de petit. Plutôt, je dois devenir semblable au Créateur, en prenant une forme opposée à la mienne. C’est pourquoi j’ai appris du Créateur à avoir des qualités qui doivent devenir miennes. Ensuite, j’arrange l’environnement qui va m’aider à voir ces qualités comme souhaitables, tout en regardant mes attributs actuels comme nuisibles, indésirables, et mauvais. Agissant ainsi, je me crée une «serre» pour m’élever correctement.

Ainsi, je travaille avec deux formes opposées de la nature: la nature de la réception qui caractérise ce monde et la nature du don sans réserve, la force de la Lumière qui caractérise le monde de demain. Je forme un environnement qui va m’aider à remplacer mes valeurs et à réaliser que mes valeurs actuelles sont mauvaises par rapport à celles spirituelle que je prendrai demain. C’est la seule façon pour moi d’avancer.

Ce qui est nécessaire ce n’est pas seulement de « réchauffer » l’état actuel vers le haut. Cela doit constamment se tenir devant moi, en contraste avec les qualités d’aujourd’hui et de demain, en me montrant la direction que je dois prendre pour changer et augmenter l’importance de ces changements. Ensuite, je veux devenir « grand » non pas dans la réception, mais dans le don sans réserve. Sachant que mon état est mauvais et nuisible, je serai heureux de le laisser derrière.

En bref, vous devez arranger toutes les conditions nécessaires pour vous-même. Nous devons travailler non pas sur nous-mêmes, mais plutôt sur l’environnement, sur la «serre», l’« incubateur », et cela permettra d’accélérer notre croissance. Ensuite, nous allons atteindre l’état désiré non pas à la fin de la période du temps imparti de 6.000 ans, étant passé par la souffrance sous la main de la Nature, mais en y arrivant plus tôt, d’une belle façon, facile et agréable et dans les plus brefs délais.
De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2011, « Introduction du Livre du Zohar »

En zone neutre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie que la Lumière discerne l’état de quelqu’un ? Est-ce que l’esprit a aussi un rôle à jouer ?

Réponse: Non, ce n’est pas le cas. Quand la Lumière discerne mon état, je n’ai pas besoin de l’esprit terrestre, car il n’ajoute rien. J’ai besoin de discernements spirituels, qui viennent des sensations de mes désirs et de la Lumière Supérieure. Je dois les ressentir, ou du moins m’en rapprocher, entrant dans la zone neutre entre le désir de plaisir et le désir de donner.

Je peux être 1) à l’intérieur de mon désir égoïste, 2) en territoire neutre, étant sorti de mon désir et aspirant à la spiritualité, ou 3) dans l’intention spirituelle.

Quand je suis en zone neutre, je ne comprends pas encore ce qui m’arrive, mais déjà je n’agis que pour le bien du but. Ensuite, la Lumière m’influence et je passe par différents états, sans en avoir conscience. Je ne peux pas dire ce qui se passe, comme un bébé ne peut pas dire ce qui lui arrive. Il est entièrement dans l’aspiration de croître, et avec cette aspiration, il évoque la Lumière, la force de la croissance et le développement. Il en est de même pour nous.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/11, Le Zohar

Un guide dans les profondeurs de l’âme

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, Introduction, « explication générale pour tous les quatorze commandements et comment ils se divisent en sept jours de la « Création », Point 1: … Rabbi Shimon explique les quatorze Mitsvot, qui comprennent toutes les 613 Mitsvot, comme les sept jours de la création comprennent 7.000 ans. C’est pourquoi il les a divisé en sept jours de la création et les a attachés chacun à sa journée attribuée. Et comme ils comprennent tous les 613 Mitsvot, cela vaut la peine de s’exercer de garder chaque jour. »Que signifie observer un commandement (Mitzva)? Comment puis-je même savoir ce qu’est ce commandement ? Et qu’est-ce que je peux faire maintenant, si je ne sais même pas de quoi il parle?

Néanmoins, je dois lire ce texte avec l’intention qu’il me corrige. Après tout, pour l’instant nous ne savons même pas comment nous connecter au texte ou en extraire l’action spirituelle afin qu’il devienne un manuel d’instructions pour nous, la Torah, parce que la Torah vient du mot Oraa, instructions. Car il est écrit, «l’âme d’un homme lui enseignera ».

Lorsque chacun d’entre nous aura une âme au lieu de son embryon ou étincelle spirituelle, alors à l’intérieur de notre âme nous révélerons des phénomènes différents. Ces phénomènes vont devenir «mon livre», «ma Torah », ma révélation, selon l’instruction d’écrire la Torah sur son cœur, où le cœur se réfère à tous les désirs d’une personne.

De là nous allons découvrir comment avancer, comment franchir les prochaines étapes, et nous les prendrons à l’intérieur de nous. C’est exactement ainsi que nous allons effectuer des actions diverses à l’intérieur de nous, selon le manuel d’instructions.

Mais pour l’instant nous nous penchons sur le mode d’emploi sans nous rendre compte de ce que disent les instructions. Nous ne savons pas de quoi cela parle, car nous ne sentons pas que chacune d’entre elles parle au sujet de notre intériorité, là où sont les différentes parties de notre âme, et là où se trouve la connexion entre elles.

Par conséquent, nous devons seulement demander et prier pour révéler la structure interne de notre âme – là où sont ces désirs dans les états qui sont décrits, de quoi parle exactement le livre, et quelles sont les actions qu’il décrit que nous devons effectuer en nous ?

L’intention de désirer et d’atteindre, telle est l’intention correcte, que le Baal HaSoulam décrit dans l’article 155 de « Introduction au Talmud Esser Sefirot« : … par la soif et le grand désir de comprendre ce qu’ils apprennent, ils réveillent sur eux-mêmes les Lumières qui entourent leurs âmes. « 
De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/11 Le Zohar

A travers le prisme de deux désirs

Dr. Michael LaitmanNous devons changer afin d’atteindre le Créateur, car nous L’atteignons dans de nouveaux récipients de perception, dans de nouveaux désirs. De toute évidence, les désirs en eux-mêmes ne sont pas nouveaux, mais ils se connectent avec nous d’une nouvelle manière.

Nous avons le désir de recevoir du plaisir et le désir de donner. Afin de révéler le Créateur, nous devons créer un lien entre ces désirs en nous-mêmes tel qu’ils nous permettent de Le reconnaître. Le Créateur a 125 formes consécutives de révélation, dans lesquelles Il se révèle à nous de plus en plus près, de plus en plus nettement. Il y a 125 degrés, le long desquels nous nous élevons et devenons capable de Le voir et de Le sentir de plus en plus.

Comment pouvons-nous trouver le Créateur? Dès que nous créons un lien entre notre désir de recevoir du plaisir et le désir de donner, où la volonté de donner régnerait sur la volonté de recevoir, au premier degré spirituel, en lui donnant une forme semblable au Créateur, nous voyons instantanément le Créateur à travers ces désirs et leur unité.

En d’autres termes, je dois créer en moi une qualité commune entre le désir de recevoir du plaisir et le désir de donner, de sorte qu’elle devienne identique, égale et suffisante pour le Créateur, le premier, le plus petit degré de sa révélation. Dans ce cas, je vais Le voir, Le comprendre, et Le sentir.

Dans notre monde, il y a aussi des phénomènes différents. Pour les comprendre, je dois devenir plus intelligents, acquérir un sens supplémentaire, et étudier un peu plus. Ensuite, je vais commencer à détecter ce qu’il se passe, de quelle manière, et ce que sont ces phénomènes.

Il en est de même dans la sagesse de la Kabbale. Afin de susciter une fusion, une imprégnation mutuelle du désir de recevoir et de désir de donner, en chacun de nous, au premier degré spirituel et plus loin, à tous les 125 degrés, j’ai besoin de la lumière, qui produira ce changement en moi. Je suis moi-même incapable de le faire, car quand je me trouve au plus bas degré; je n’ai pas la moindre idée de ce que je dois devenir au degré suivant, comme un bébé qui ne sait pas à quoi il ressemblera quand il aura un an.

C’est pourquoi nous étudions. Il faut s’asseoir et apprendre à partir des sources authentiques, et la plus puissante source, où puiser la lumière est le Livre du Zohar. Lorsque nous étudions ce livre ensemble, c’est considéré comme «la foi au-dessus de la raison », si lorsque nous le faisons, tout le monde pense à comment il va s’unir aux autres. C’est parce que dans le lien entre nous, nous créons la forme du Créateur, l’ exact paire entre la volonté de recevoir et  la volonté de donner, de sorte que le désir de donner gouverne le désir de recevoir, lui donnant ainsi la bonne forme.

Souhaiter durant l’étude que cela se produise est suffisant. Il n’y a pas de plus grand commandement, et il n’y a rien de plus vital. Dans ce cas, j’attire la Lumière, de sorte qu’elle aligne ces désirs pour moi.  

C’est la lumière qui fait cela. Je n’ai pas besoin de savoir autre chose. Un petit enfant souhaitant se déveloper agit de même, c’est pourquoi il court, joue, et fait tout ce qu’il peut. Moi aussi, comme un enfant, je fais tout ce qu’il faut pour seulement attirer la lumière, pour qu’elle me corrige et me ramène à la source, le Créateur.

Une question sur la « Kabbale pratique »

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que pensez-vous de la « kabbale pratique, » une connexion avec les Sefirot?

Réponse: Je regrette de devoir vous décevoir, mais rien de tout cela n’a rien à voir avec le niveau de la véritable atteinte. Il n’y a pas de bracelets rouges, d’eau bénite, ou des actions rituelles dans la Kabbale.

Toute personne dans le monde avec le désir d’apprendre, quel que soit son sexe, sa religion ou sa nationalité, peut atteindre à travers l’étude adéquate et seulement par elle. C’est comme s’ils n’avaient pas de corps. En d’autres termes, les vêtements, les habitudes et les traditions n’ont pas d’importance. Toutes ces choses n’ont absolument rien à voir avec la Kabbale.

La Kabbale est une science, et quand nous l’étudions, nous commençons à percevoir ce monde comme un monde plus connecté, global. Cela nous donne une nouvelle perspective et une nouvelle vie. Nous nous élevons à un niveau où tout finit à l’intérieur de mon corps vers un niveau externe global où je flotte hors du temps.

Cela doit se ressentir. Je vous promets que si vous deviez commencer à étudier cette sagesse et y entrer, vous ressentiriez que c’est comme cela que ça fonctionne. Une personne de notre monde doit s’élever au degré de l’éternité.

Tout ce que la Kabbale a prédit s’est réalisé. Il y a deux mille ans, les kabbalistes ont écrit que le monde entrerait dans une nouvelle phase de développement lors de la révélation du Zohar, et nous devons commencer à travailler sur notre correction. Je ne croyais pas cela quand j’ai commencé à étudier la Kabbale dans le milieu des années soixante-dix, mais c’est ce qui s’est réellement passé vingt ans plus tard, au milieu des années quatre vingt dix.

Ainsi, le monde aurait été créé pour moi ….

Dr. Michael LaitmanQuestion: Mon intention dépend-t-elle de l’intention de tout l’environnement et l’intention de l’environnement dépend-elle de mon intention?Réponse: Absolument! Il est dit dans Shamati # 225: On ne peut pas s’élever au-dessus de son environnement. Par conséquent, [si l’on veut progresser] on doit sucer de son environnement. Et l’on n’a pas d’autre conseil, sauf par beaucoup de travail et de Torah. Par conséquent, si l’on se choisit un bon environnement, on économise du temps et des efforts, puisqu’on est façonné selon son environnement.

Cela est clair. Si je reçois l’énergie de l’environnement -et le fait est que je reçoive tout pour m’élever à partir de lui, – alors je monterai seulement pour autant que je reçois d’eux. Je ne peux pas être au-dessus de ce niveau.

Question: Comment puis-je voir mon environnement aussi grand si je ne vois pas mes amis aussi grands?

Réponse: C’est là que réside tout le problème. Qui considérez-vous comme grand? Il n’y a personne de grand dans votre monde. C’est-à-dire que le monde n’a pas été créé pour vous. Alors quels moyens allez-vous utiliser pour avancer? Le Créateur est caché. L’environnement est petit. Vous n’avez personne vers qui avancer et vous êtes seul dans le monde entier. C’est ce que vous ressentez.

En principe, tout le monde pense de cette façon et c’est ce que nous devons changer.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale 14/2/11, Le Zohar

L’intention correcte découvre le monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Sommes-nous en train de faire l’offrande pour le Tabernacle, ou est-ce le Créateur qui le rassemble morceau par morceau, et qui est l’architecte?

Réponse: Sans aucun doute, nous ne comprenons rien à notre travail, comme à un enfant de deux ans qui ne sait pas ce qu’il deviendra à trois ans, qui ne prévoit pas le processus de son développement, et ne se forme pas lui-même à l’âge de trois ans. C’est exactement ainsi que nous créons une Ménorah (chandelier à sept branches): Nous jetons une pièce d’or au feu, et le chandelier apparaît de lui-même. Qu’est-ce que  » de lui-même » signifie?

Le fait est que vous ne pouvez rien faire vous-même. Si vous préparez votre intention (pas une action, mais seulement une intention!), Si vous la construisez dans la ligne médiane, alors hors de votre matière, la lumière créera la forme particulière que cette matière doit prendre. Cette matière ne peut prendre aucune autre forme! En d’autres termes, elle existe déjà sous cette forme particulière et vous devez seulement le découvrir, grâce à l’intention qui révèle cette image en vous.

Vous entrez un monde pré-existants. Lorsque, « une balle et une fleur », « une Menorah », une table », « une partie de tente » , « l’onyx et d’autres pierres précieuses se révèlent à vous, vous découvrez quelque chose qui existe déjà. Vous renouvelez votre perception, vous découvrez, ce monde pré-existant est révélé devant vous, en vous. Vous développez votre vision, votre perception, votre compréhension et votre accord. Au degré de votre accord, vous ne voyez plus la forme extérieure, mais vous vous rendez plutôt compte que tout se passe en vous, votre développez une vision intérieure.

Tout ce que vous voyez semble actuellement être à l’extérieur, mais dans la spiritualité, vous voyez que tout existe à l’intérieur, que votre perception est authentique. Vous n’avez plus l’illusion que le monde existe en dehors de vous, qu’il y a vous et le monde. La spiritualité est vide de ce mensonge, vous sentez que tout est en vous, dans l’âme à laquelle vous vous identifiez.