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La prière de plusieurs


Le Zohar: La prière des masses s’élève devant le Créateur, et le Créateur est embelli par cette prière car elle s’élève avec différentes demandes: un demande la clémence, un autre du courage, et le troisième la miséricorde. De plus, elle comprend plusieurs côtés: Le droit, le gauche et le milieu.

Cependant, la prière d’une personne ne comprend pas tous les côtés et elle n’a qu’une forme : soit demander la clémence, ou le courage ou la miséricorde. C’est pourquoi, la prière d’une personne est imparfaite et ne peut être acceptée comme la prière commune, car elle ne comprend pas les trois lignes.

Pour parvenir à une prière commune, une prière pour chacun comme un tout, et pour former un tout, une personne doit traverser différents états de recherches intérieures. Elle doit comprendre que:

1. Le but spirituel est plus important que tous les autres buts.

2. Il est impossible de parvenir au but seul, mais uniquement en crééant une aspiration commune.

Seul ce type de prière ou demande est « entendue » signifiant qu’elle seule peut réaliser les actions correctrices de la Lumière supérieure.

Lire le Livre du Zohar réveille une prise de conscience intérieure dont nous avons besoin pour être ensemble, car sans sortir de nous-mêmes, il est impossible d’atteindre le don sans réserve, la qualité du Créateur et vivre dans le Monde Supérieur.

Il est écrit: « De l’amour des créatures à l’amour du Créateur ». Le Créateur nous a donné une illusion qu’il y a beaucoup de personnes autour de nous. Nous devons briser cette illusion et comprendre que tout existe à l’intérieur de nous, et Lui demander d’unifier tout le monde en nous.

Alors la prière de plusieurs deviendra la véritable prière d’un individu.

Comment le point se développe en une âme


Nous parlons du développement de l’âme. Pour ressentir le monde spirituel, nous nous servons d’un sens appelé « l’âme ». Cependant, actuellement nous ne ressentons pas ce sens. Pour l’obtenir, nous devons désirer développer cette aptitude avec le point dans le coeur et nous en servir, et commenrcer à ressentir toutes les images dont parle le Zohar, telles que Noé, Léa, Elokim, Youd Hey Vav Hey, l’arche, une maison, la lumière et bien d’autres choses. Nous ne savons rien de leur signification spirituelle, mais tout comme un nouveau né commence sur une page blanche, rien n’est encore écrit sur cette page!

Le bébé doit commencer à découvrir ce monde, peu à peu, il commence à ressentir davantage via ses sens. Souvent nous ne remarquons pas comment il se prépare à cela ou comment il exprime un désir d’apprendre quelque chose. Il semble fermé sur lui-même, et nous lui donnons simplement à manger et prenons soin de ses besoins. Cependant, en grandissant, il commence à s’ouvrir et à atteindre de plus en plus de choses.

Dans le monde spirituel, néanmoins, nous nous développons différemment, parce qu’une âme se développe à partir d’un point d’un désir qui est en nous. Si nous lisons le Zohar sous l’influence de ce point, nous absorbons toutes sortes d’impressions de l’étude et ce point commence à se développer et à s’amplifier. Lorsqu’il a atteind une sphère d’une certaine taille, nous commencerons à ressentir le monde spirituel en lui.

Laissez le Zohar vous emmenez au merveilleux pays des désirs


Lorsque nous étudions le Zohar, nous devons uniquement nous concentrer sur l’image intérieure où tout est connecté ensemble. Nous devons nous y plonger et ne penser à rien d’extérieur. Nous devons nous imerger complètement dans ce livre, comme si nous entrions dans un pays merveilleux et où nous voyageons, espérant voir et apprendre tout ce qui s’y trouve.

Nous entendons des voix, voyons différentes couleurs et nous ne comprenons pas ce qui se passe, ce qui agit sur nous ni comment.  Nous sommes entrés dans le monde de nos désirs et qualités, et nous errons entre eux. Par exemple, c’est comme ces films où la caméra pénétre à l’intérieur du corps d’une personne et se déplace dans les vaisseaux sanguins, montrant tout ce qui s’y passe. De manière identique, nous pénétrons à l’intérieur de nous-mêmes et sommes entourés de nos désirs. Nous entrons dans un monde qui consiste en nos propres qualités et désirs, comme les Lumières, et les écrans, que nous devons imaginer.

Nous pouvons les imaginer comme si nous existions à l’intérieur d’eux tandis qu’eux sont autour de nous. Ou bien nous pouvons imaginer qu’ils sont en nous et que nous plongeons en eux essayant de mieux les comprendre.

Nous pouvons l’imaginer de différentes manières, mais la chose la plus importante est de ne pas les lier à notre réalité quotidienne. Puis, plus tard, nous découvrirons que cette réalité est également ressentie en nous.

Le Zohar construit notre âme


En étudiant le Livre du Zohar, chaque personne discerne précisemment ce dont son âme a besoin. En lisant le Zohar, chacun d’entre nous reçoit ses propres impressions, qui sont différentes d’une personne à l’autre.

Tout ce dont parle le Zohar doit nous traverser. Cependant le développement d’une personne ne se produit pas par l’influence de la narration elle-même, mais par la Lumière qui ramène vers le bien. La Lumière éclaire le désir d’une personne, sa matière, qui contient des gènes d’informations; Reshimot. Cela ressemble au travail des cellules souches- la fondation de toutes les cellules dans le corps humain.

Lorsque la Lumière influence notre matière, elle réveille les Reshimot qui sont à l’intérieur de la matière et qui sont spécifiques et uniques pour chaque âme. Avec l’aide de la Lumière, ces Reshimot construisent une certaine structure, une partie de l’âme, en dehors de la matière. Il en résulte que chaque personne doit construire son âme.

Le Zohar parle à nos sensations


Une question reçue: Il m’est difficile de me concentrer lors des cours du Zohar, c’est pourquoi j’essaye de penser à la connexion entre tous ceux qui étudient. Est- ce la bonne chose à faire? ou dois-je faire plus d’efforts mentaux pour comprendre ce qu’il dit?

Ma réponse: Les efforts doivent être faits dans vos sensations, et non dans votre intellect. Vous devez ressentir tout ce que le Zohar décrit, plutôt que de le comprendre. Le Livre du Zohar parle à nos sentiments, pas à notre cerveau. Lorsque je lis un mot comme « grappe, un arbre, le paradis, l’enfer » je dois essayer de les trouver en moi. Après tout, je ne suis composé que de désir, et le désir est une sensation, pas l’intellect.

Si vous vous servez de votre esprit pour transposer tous ces concepts, telles que les notions de Lumières, le récipient (Kli) et les combinaisons entre eux, alors je n’irai jamais au delà de l’image mécanique, comme un tableau, et je ne me rapprocherai pas de la sensation de ce qu’ils représentent. L’image doit progressivement doit se former en moi sous la forme de sentiments. Je dois accumuler les sensations intérieures et impressions qui progressivement s’assemblent de leur propre accord, formant la sensation du monde supérieur.

Nous nous développons de manière identique dans notre monde: l’esprit vient après la sensation. Tout d’abord l’enfant ressent qu’une chose est bonne ou mauvaise, et plus tard, il obtient la compréhension de ce vers quoi il peut s’approcher ou s’éloigner.

C’est pourquoi, en lisant le Livre du Zohar, nous devons toujours essayer d’identifier nos sensations et de discerner ce que nos désir de plaisir ressent. Plus tard, une intelligence émergera en nous et commencera à les unir en une seule image.

Il est plus facile pour les débutants de percevoir ces processus schématiquement, mais quoi qu’il en soit, nous devons essayer de transférer le texte du Zohar en sensations de don et réception.

Qui y a t-il de si particulier dans l’étude du Livre du Zohar?


L’étude du Livre du Zohar requiert des efforts généraux dans le désir et en pensée (le coeur et l’esprit) pour unir tout ce que nous étudions dans la science de la Kabbale sur la création, le groupe et le monde, le Créateur, la perception de la réalité, l’influence directe ou indirecte et la providence divine, la particularité de cette force et son but et autres composantes.

Evidemment, lorsqu’une personne commence à étudier ce livre, elle ne peut pas unir toutes ces choses en un seul chemin. Cependant, elle doit essayer. Les descriptions du Livre du Zohar facilitent ceci et nous encouragent à le faire. En se focalisant sur toutes les descriptions possibles des forces de la nature – le désir et la lumière – c’est comme si nous passions à travers le chas d’une aiguille, à travers notre point dans le coeur, le point de nos efforts et après avoir passé cette pression nous entrons dans la bonté, un monde de lumière rempli du Créateur.

C’est pourquoi, il est impossible de commencer à lire le Zohar immédiatement. Une préparation est nécessaire pour que le coeur et l’âme d’une personne puissent tout absorber des dires de la science de la Kabbale, toutes ses demandes, opinions, et vision de la vie et du monde. Tout ceci doit former le coeur d’une personne et parvenir à un sentiment particulier que la Kabbale a dans le monde. Alors elle sera capable de percevoir correctement tout ce dont parle le Zohar.

Le désir n’a pas de nationalité


Une question reçue: Si je lis le Livre du Zohar dans une autre langue, a t-il le même effet qu’en hébreu ou en araméen?

Ma réponse: Peu importe la langue dans laquelle vous lisez le Livre du Zohar. Tout le monde devra étudier ce livre et tout le monde le lire dans sa langue.

Même les parties du Zohar qui parlent des élèments formant les lettres hébraïques, tels que les lignes et les points des lettres, ne sont pas vraiment des lettres, mais plutôt des symboles, des signes et formes qui désignent des forces. Peu importe si vous regardez une lettre de l’alphabet hébraïque ou juste un symbole, ce qui compte est sa signification. En fin de compte, il s’agit du désir d’une personne, et le désir n’a pas de langue ou nationalité. C’est juste un désir.

Lorsque vous traduisez les mots « doux », « amer » ou « aigre » dans d’autres langues – chaque lecteur ressentira ces goûts. Le Zohar parle de sensations et puisque les mots qui semblent différents évoquent les mêmes sensations chez les gens, lire dans une autre langue n’entrave pas la perception de chacun.

Gardez le point de contact avec le livre du Zohar


Une question reçue: Si une personne qui lit le Zohar est capable momentanément de trouver un point de contact avec lui, alors comment peut-elle le garder?

Ma réponse: Elle s’y attachera si elle n’est pas effrayée de tout ce qui lui arrivera après et sera prête à reconstruire cette connexion encore et encore dans n’importe quelles circonstances. Si elle a peur à en mourir de perdre cette sensation de connexion, cela signifie qu’elle manque de confiance et n’est pas assez connectée aux autres. Qui plus est, elle ne comprend pas que son progrès a lieu dans la qualité du don, qui grandit toujours, se développe et s’intensifie en elle. Cependant, elle ne peut pas se développer si elle a peur et se retient. Si elle se soucie de son futur, alors elle est activée par l’égoïsme et non pas le désir de donner sans réserve.

L’arc en ciel en nous


Le Zohar ( je dois chercher tout ce que je lis dans ce livre en moi); et le Créateur (la force générale du don, comme je me l’imagine) dit à Noé (mon désir intérieur de devenir comme le Créateur): « J’ai placé mon arc en ciel dans le nuage ». « J »ai placé » fait allusion de l’avoir placé même avant, parce que l’arc en ciel est une pierre angulaire ». Et la pierre angulaire a été placée avant même la création du monde, pour que le monde soit fondé sur elle, et c’est pourquoi il est écrit: « J’ai placé », au passé.

Il est écrit: « Au dessus du firmament ». Sur ce qui existe au dessus du firmament il est écrit: « et J’écouterai le son de leurs ailes ». Ce sont les quatre plus grands et hauts des animaux saints qui se tiennent dans le firmament. Leurs ailes se connectent, dissimulent leurs torses. Le firmament est la frontière de la seconde restriction, appelé Parsa. Il se tient au dessus des quatre grands animaux: Hessed, Gvoura, Tifferet, et Malchout.

En nous, il y a les forces appelées Hessed, Gevoura, Tifferet, et Malchout ou les quatre animaux au niveau animal. Il y a le « firmament » qui sépare ces forces les unes des autres. Mais ce ne sont juste que cela – des forces.

Tout ce que nous ressentons actuellement est décrit pour nous par ces forces sur notre écran intérieur. Notre but est d’inverser les images extérieures sur l’écran en forces. Alors nous pourrons atteindre la racine de notre réalité, commencer à la changer et d’arriver à la Source.

Le monde spirituel est un monde de forces. Ce n’est que parce que nous existons dans le monde matériel que nous imaginons ces forces comme des images matérielles. Cependant, toute cette réalité imaginée s’évaporera.

Un rayon X spirituel qui vous scanne


Vous devez percevoir chacun des mots du Livre du Zohar dans sa signification spirituel parce qu’il parle de vos désirs intérieurs, des forces et qualités. Nous devons essayer de trouver la connexion entre eux. Où sont mes qualités intérieures que le Zohar nomme Animaux, poissons, homme, l’arche et les eaux du déluge?

Je suis en train de me découvrir. Je veux me voir de l’intérieur comme les images scannées par un rayon X, parce que toutes ces choses se passent en moi. Il n’y a rien d’autre dans la vie à part moi.

Le Zohar ne parle que de la matière (désir) et de la forme de cette matière – quel « type » de désir il s’agit. Mais tous ces désirs sont dirigés « dans mon propre intérêt » et c’est pourquoi ils me donnent la sensation appelée « ce monde ».

Si, cependant, je désire changer leur intention en « pour le bien des autres » (mon prochain ou le Créateur), alors je commencerai à percevoir « l’autre » monde à travers eux à la place de « ce » monde. Les mots du livre du Zohar ne se réfèrent qu’à mes attributs.