Comment prendre des décisions

283.02« A partir d’un certain point, plus aucun retour n’est possible. C’est le point qu’il faut atteindre. » (Franz Kafka)

Question : Que pensez-vous de cela ?

Réponse : S’il n’y a pas de retour, comment ne pas prendre une décision ? De telles solutions sont les plus rationnelles, même si elles semblent terribles.

Question : Cela signifie-t-il que si vous avez pris une décision et qu’il n’y a pas de marche arrière, vous devez alors continuer et c’est tout ?

Réponse : Bien sûr ! L’essentiel est de ne pas rester suspendu en l’air.

Question : Ne pas réfléchir pendant longtemps ?

Réponse : Non. Autrement, cela mène à la dépression, au suicide ou à quelque chose de ce genre. Nous devrions raccourcir ces pauses et prendre la décision de manière nette et claire.

Question : Quand une personne a-t-elle le sentiment qu’il n’y a pas de retour possible ? Peut-être est-elle en train d’inventer tout cela ? Ou est-ce que cela arrive-t-il exprès à une personne ?

Réponse : Elle devrait vérifier elle-même.

Question : Êtes-vous en train de dire qu’elle devrait quand même faire une analyse ?

Réponse : Bien sûr. Elle devrait s’examiner souvent. La Kabbale dit que nous ne devrions pas mesurer une fois puis commencer à couper. Nous devons continuer à essayer encore et encore, en vérifiant constamment le système dans lequel nous sommes : puis-je lui faire confiance ? Est-ce que je me conforme à ce système ? Comment puis-je me changer pour m’y adapter ?

Finalement, je commence à voir de plus en plus que je suis à l’intérieur d’un système harmonieux et parfait de l’univers, qui est régi par une loi unique, et que j’existe à l’intérieur de cette sphère.

Extrait de « L’Actualité avec Michaël Laitman » sur KabTV, le 04/10/2021

Chaque jour est comme si on renaissait

032.01Si je me réveille désorienté le matin, ne me souvenant de rien, alors c’est un bon signe. Cela signifie que je suis passé par une sorte d’état. Lorsqu’un état en remplace un autre, il y a nécessairement un écart, une obscurité et une déconnexion entre eux. Il ne faut donc pas avoir peur des états d’incompréhension totale. En effet, dans tous les cas, je suis sous le contrôle de la force supérieure, dans le cadre de la force du Créateur.

Vous devez vous habituer à ce processus et apprécier ces états sombres. Si je n’ai rien dans mes sensations ou dans mon esprit, alors je semble renaître et je suis maintenant entre les mains du Créateur, comme un bébé dans les bras de sa mère. La seule chose que je dois faire est d’aider la force supérieure à prendre soin de moi. Et plus je cède devant le Créateur, plus je me rapproche de Lui et commence à maîtriser un nouveau niveau.

Par conséquent il n’y a pas à avoir peur d’oublier ce que l’on a étudié. Nous l’oublierons bien sûr. Le Baal Shem Tov est passé par de tels états dans lesquels il ne se souvenait même pas des lettres de l’alphabet. Et puis ces connaissances reviendront, mais à un niveau plus élevé. Nous devons prendre cela comme un processus obligatoire, et vous verrez quelles merveilleuses nouvelles découvertes cela apporte.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Shamati n°54 – « Le But du Travail – 1 » du 09/11/2021

Les descendants d’Ismaël : une perturbation et une aide

547.05Question : Il est dit que le Créateur a multiplié la descendance d’Abraham et lui a donné Isaac. Mais il y avait aussi Ismaël. Pourquoi ne s’agit-il que d’Isaac ?

Réponse : Cela dépend de la racine de l’âme. Isaac est le contraire d’Abraham. Abraham est la ligne droite, Isaac celle de gauche, et Jacob est la ligne médiane.

Ismaël n’a pas eu cette semence, il est resté proche mais pas plus que cela.

Question : Et qu’est-ce que « Ismaël » en nous ?

Réponse : Ismaël en nous est quelqu’un qui cherche le but de la vie et le Créateur mais qui prend toujours des chemins détournés. C’est comme s’il lui manquait quelque chose. Il est constamment près d’Abraham ou de ses descendants et interfère avec eux tout le temps. D’un côté, il les aide, et de l’autre, il les dérange.

Il est écrit dans le Zohar qu’à la fin des temps, lorsque les enfants d’Israël retourneront en Terre Sainte où le Créateur a fait venir Abraham d’Ur des Chaldéens, cette terre sera d’abord remplie de descendants d’Ismaël, qui empêcheront les descendants d’Abraham d’y entrer. Et nous le ressentons encore aujourd’hui.

Question : Cela signifie-t-il qu’ils veulent quelque chose des descendants d’Abraham ?

Réponse : Oui, bien sûr. Ils veulent quelque chose, nous voulons quelque chose, et au final, tout se passera comme le veut le Créateur.

Extrait de KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 06/09/2021

Le langage du Livre du Zohar

222Le Livre du Zohar est écrit dans une langue particulière, principalement en araméen. L’araméen est une langue ancienne parallèle à la langue hébraïque parlée dans l’État d’Israël aujourd’hui. Ces deux langues étaient populaires dans l’ancienne Babylone, et c’est pourquoi les kabbalistes les utilisent.

Le premier kabbaliste, dont le nom était Adam, a commencé à utiliser à la fois l’araméen et l’hébreu. Dans son livre Raziel HaMalakh (L’Ange Raziel), il a utilisé les deux langues.

La langue du Livre du Zohar n’est pas un langage physico-mathématique exact, mais un langage d’allusions que nous devons comprendre. Seule une personne qui est revêtue des images et des événements qui y sont décrits de manière allégorique peut le comprendre. Par conséquent, une personne ne peut pas comprendre immédiatement ce dont parle ce livre.

Cependant, si elle travaille sur elle-même, étudie la Kabbale, se trouve dans un groupe, et crée un groupe similaire à celui qui a écrit Le Livre du Zohar, alors elle commence à comprendre ce qu’ils ont écrit et les choses décrites dans le livre commencent à jouer dans son groupe. C’est-à-dire que Le Livre du Zohar commence à jouer comme un disque, se manifestant entre eux et leur montrant ce dont il parle.

Mais cela ne se produit que dans la mesure où ils ont les mêmes qualités que les auteurs du Livre du Zohar. Par conséquent, le langage même de ce livre appelé le « langage des branches » est allégorique, et seuls ceux qui sont à un degré spirituel peuvent le comprendre. Sinon, Le Livre du Zohar est perçu comme un recueil d’histoires, de contes de fées et de légendes.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

S’auto-analyser

209Question : Disons qu’une personne commence à lire le Livre des Prophètes. Comment un kabbaliste le lit-il ou quelqu’un qui veut s’échapper dans une autre dimension ?

Réponse : Un kabbaliste lit de petites portions car avaler ne veut rien dire. Ce serait alors comme lire une fiction.

Pour lire un texte kabbalistique, il faut y entrer, le méditer et être dans un certain état. Une sorte de réflexion kabbalistique est nécessaire ici.

Un kabbaliste est une personne qui étudie des livres avec un stylo et un carnet. En général, il ne s’agit pas de lecture, mais d’étude. De plus, le Livre des Prophètes n’est pas un livre simple.

Par conséquent il est difficile d’expliquer comment un kabbaliste le lit. Il s’agit de l’étude de soi à travers d’autres personnages, c’est-à-dire ces personnes qui ont existé dans notre monde et qui ont compris le Créateur. Ils ont agi uniquement dans le but de se rapprocher de Lui, de L’influencer positivement, afin que le Créateur en accord avec cela les rapproche et leur donne l’opportunité d’influencer positivement le monde à travers eux.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 13/09/2021

Aidez, mais ne retenez pas

209Question : Si des amis quittent la dizaine, comment se comporter vis-à-vis d’eux ? Pouvons-nous prier pour eux ? Ou devrions-nous nous concentrer sur ce que nous avons maintenant ?

Réponse : Nous devons comprendre qu’au fur et à mesure que nous nous développons spirituellement, il y aura toujours des gens qui nous quitteront parce qu’ils auront le sentiment que ce n’est plus pour eux.

Par exemple, je suis allé à l’école primaire, mais les 30 élèves qui ont commencé le CP n’ont pas tous atteint la terminale ; beaucoup ont pris du retard, sont partis, etc. Et puis à l’université : combien d’entre eux ont été admis ? Et combien ont abandonné ? Et combien ont continué après l’université ?

Autrement dit, plus on va haut, plus il y a d’abandons. Et chacun d’entre nous a son propre niveau spécifique. Il ne faut donc pas les retenir par la force. Il faut créer les conditions pour que chacun puisse aller de l’avant, pour qu’il soit soutenu et aidé.

Cela est possible parce que le système est intégral et peut accepter toute personne qui s’annule à son égard. Je peux être un simple bébé dans les bras d’autres amis, comme un petit enfant dans une famille, mais je suis considéré comme un membre de la famille parce que je m’annule devant eux. C’est ainsi que nous devrions agir.

Mais si une personne ressent que ce n’est pas pour elle, qu’elle ne le veut pas, qu’elle n’est pas d’accord avec nous, il faut la libérer calmement, et se rendre compte qu’en cours de route, nous verrons beaucoup de cas de ce genre, et c’est inévitable.

Et à la fin, elle a quand même pris quelque chose de nous. Nous devons prendre en compte le niveau de possibilités de chacun dans ce circuit.

Extrait de « Vidéoconférence » sur KabTV

Comment atteindre le niveau le plus élevé ?


Question : Comment pouvons-nous atteindre le niveau le plus élevé de notre existence ?

Réponse : Graduellement, en commençant par notre monde à travers 125 niveaux spirituels.

Il y a cinq mondes qui sont descendus dans notre monde à partir du monde de Ein Sof (Infini) dans chacun desquels il y a cinq Partsoufim, et dans chaque Partsouf il y a cinq niveaux pour un total de 125 niveaux.

Nous allons gravir ces niveaux jusqu’à ce que nous atteignions le monde de Ein Sof. À chaque niveau, nous devons inverser notre égoïsme et ainsi nous élever. C’est-à-dire que tous ces niveaux signifient des changements internes, plus élevés, encore plus élevés et plus hauts au-dessus de nous-mêmes, les égoïstes.

Question : Où commence le décompte ?

Réponse : Le décompte commence à zéro. Lorsque vous entrez dans un groupe et que vous commencez à vous annuler devant les amis du groupe, alors vous mesurez tout par rapport à lui. C’est le niveau zéro.

En même temps, vous savez exactement où vous êtes : haut ou bas, les montées, les descentes, et les différentes fluctuations en cours de route. Et ainsi vous avancez le long du chemin.

Extrait de l’émission « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 06/10/2019

Influencé par le monde extérieur

424.02Question : Ma question porte sur la vie quotidienne. Comment puis-je éviter l’attention de personnes que je ne considère pas comme faisant partie de mon environnement en raison de leur influence potentiellement destructrice sur moi ? Comment puis-je le faire sans les offenser et en évitant les conflits ? Pourquoi le Créateur me les envoie-t-Il sur mon chemin de vie ?

Réponse : Le fait est que ce ne sont pas des personnes extérieures, elles existent en vous. Vous devez rationaliser vos sensations et propriétés intérieures, et vous verrez alors comment elles cessent de vous toucher.

Tout cela est délibérément suscité en vous par la même Lumière supérieure, qui remplit absolument tout l’espace afin que vous puissiez transformer tout ce qui est négatif en positif. Ces personnes suscitent en vous une analyse critique supplémentaire ; vous devez écouter et renforcer encore plus votre opinion.

Vous verrez alors que ces personnes ne sont pas à l’extérieur. En fait, elles sont à l’intérieur de vous. Tout cela n’est qu’une manifestation extérieure de vos doutes et contradictions personnels internes.

Traitez-les donc librement, uniquement avec l’intention d’atteindre la vérité. Ne comptez sur personne mais analysez chaque état. Si vous n’y parvenez toujours pas, vous comprenez au moins que vous avez encore des questions sans réponse. Plus tard, vous les résoudrez. En attendant, prenez des notes et oubliez-les pendant un certain temps.

Extrait de « Vidéoconférence » sur KabTV

Le problème de la psychologie

594Question : Je peux étudier la force supérieure de la nature soit pour améliorer ma vie dans ce monde, soit pour aller au-delà de ce monde. Si je l’étudie pour améliorer ma vie matérielle, cela s’appelle-t-il aussi de la psychologie ?

Réponse : Oui, en général, c’est une science pratique si seulement nous pouvions la percevoir correctement. Le fait est qu’il y a un gros problème en psychologie. Nous ne pouvons pas être objectifs quant à ce que nous ressentons, car nous sommes uniquement dans le cadre de la sensation de notre monde.

Notre perception est très limitée et unilatérale. Elle ne peut pas nous donner une pleine conscience et ne nous permet pas d’utiliser la science. Nous ne pouvons pas mesurer correctement nos sensations, les comparer les unes aux autres, graduer avec précision ce que l’un, l’autre ou un troisième ressent. Nous ne disposons pas de la principale méthode de cognition, la méthode scientifique.

Par conséquent, la psychologie n’est pas une science au sens clair, réel et rigide du terme. Nous n’avons pas assez de mesures. Nous décrivons tout très joliment, avec des phrases compliquées, et personne ne peut transmettre à un autre des dimensions, des directions et des déclarations claires. En général, la psychologie est la science de nos sensations que nous ne pouvons pas mesurer avec précision.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 15/10/2021

En quoi les mondes diffèrent-ils les uns des autres ?

562.02Question : En quoi la réalité du monde de Assya diffère-t-elle de celle du monde de Briya ? Le temps s’y écoule-t-il différemment ? La densité de la matière y est-elle différente ? Ou y a-t-il une quantité différente de dimensions ?

Réponse : Non ! Oubliez toutes les définitions que vous avez car aucune d’entre elles n’existe dans le monde spirituel, ni la densité de la matière, ni le temps, ni la distance, ni le mouvement d’un endroit à un autre.

La seule différence entre les mondes est que dans chacun d’eux ou dans chaque niveau des mondes, il y a une certaine force de don sans réserve. C’est la seule façon dont les mondes et les niveaux diffèrent les uns des autres.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 06/10/2019