Amour et fidélité

Dr. Michael LaitmanLa Torah, « Nombres », 5:5-7 : Le Seigneur parla à Moïse en ces termes : « Parle ainsi aux enfants d’Israël : Si un homme ou une femme a causé quelque préjudice à une personne et, par là, commis une faute grave envers le Seigneur, mais qu’ensuite cet individu se sente coupable, il confessera le préjudice commis, puis il restituera intégralement l’objet du délit, augmenté du cinquième, et qui doit être remis à la personne lésée. »

Question :
Quel est le sens de « commettre une infidélité envers le Seigneur ? »

Réponse :
Commettre une infidélité envers le Seigneur signifie s’aimer plus que le Créateur. Le Créateur n’a pas de forme. Il est l’attribut de l’amour qui doit provenir de chacun de nous et combler le vide entre nous. Si j’aime quelqu’un, toutes mes pensées et mes intentions visent à son bien-être et cela est appelé l’amour des autres. Mais si, au lieu de cet amour, je suis soudainement immergé dans l’amour égoïste, cela signifie qu’au lieu de cultiver l’amour mutuel général entre nous, je commence à penser à moi.

L’amour du Créateur est l’amour de l’attribut de l’amour et du don sans réserve. Mais si je tourne le dos à cet attribut, cela signifie qu’incontestablement je n’aime que moi-même. Ceci s’appelle une infidélité. Il n’y a pas de juste milieu dans la nature : c’est soit le plus ou le moins, soit dans cette direction ou vers l’arrière. Il n’y a pas d’autre chemin ! Par conséquent, si vous n’êtes pas connecté à cet attribut, cela signifie que vous êtes clairement et absolument connecté à vous-même. Il s’agit du simple amour humain au niveau corporel.

En fait, j’aime la sensation qu’une certaine personne ou un certain aliment ou la musique provoque en moi, ce ressenti me remplit. Nous, d’autre part, nous référons à l’amour en tant qu’attribut d’un état spirituel ! Une personne ordinaire ne peut pas comprendre que, bien que la même chose se passe réellement dans notre monde, nous ne la ressentons pas. Nous ne comprenons pas cela et ne découvrons pas ces possibilités à l’intérieur de nous.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 21/01/15

Comment atteindre les Mondes Supérieurs

Laitman_524_01Question : Jusqu’à présent, je ne peux pas dire que j’ai étudié la Kabbale. J’écoute votre programme radio, regarde la télévision et les films. Je ne peux pas obtenir de réponse à une question. Dans votre livre, La Kabbale pour Débutants, vous avez écrit que le processus de l’étude de la Kabbale concerne la lecture des sources, la contemplation et la participation de groupe…

Qu’est-ce qui justement nous élèvera vers le Créateur ? Comment les mondes seront-ils divulgués à un être humain ? Cela arrivera-t-il à travers la lecture, la réflexion et l’interaction ? Y a-t-il des pratiques qui enseignent la contemplation, les prières, l’interprétation des rêves ? Est-il possible de susciter ou de modifier certains désirs en nous ?

Réponse :
L’atteinte du monde supérieur se produit en développant notre propriété du don sans réserve. A l’intérieur de cette propriété, nous serons en mesure de sentir la nature supérieure « du don et de l’amour ». Afin de développer une telle propriété, nous avons besoin de rejoindre un groupe (de préférence de 10 personnes) et de travailler sur la construction de ces types de relations entre nous. L’ensemble de la Kabbale et de la Torah en général ne parlent que de ce processus !

Tout le monde peut être Juif

Laitman_509Question : Je ne suis pas Juif de naissance. Serais-je en mesure d’atteindre la sagesse de la Kabbale ? Je présume que je commence à devenir Juif dans la mesure où la Lumière vient près de moi, dans le sens spirituel bien sûr, mais cela ne représente qu’une présomption.

Réponse :
Vous avez raison. Un Juif est quelqu’un qui ressent qu’il aspire à transcender ce monde et atteindre le monde supérieur (il est appelé supérieur car il ne fonctionne pas selon la propriété de la réception, selon l’égoïsme, mais conformément à l’attribut du don sans réserve). La racine de « passer/traverser » (« Ever » en hébreu) vient de la même racine que le mot « hébreu » (« Ivrit« ).

Le mot « Juif » (« Yehoudi« ) vient du mot « unité (« Yichoud« ). Le mot « Israël » provient des mots « Yashar-El », qui signifie droit à Dieu. Tout dépend uniquement de ce dont une personne aspire. Les Juifs ne sont pas une nation, mais un groupe idéologique de personnes. Ceci est la raison pour laquelle tout le monde peut être Juif !

Une compétition utile

Laitman_514_02Question : Est-il possible de réussir sans concurrence ?

Réponse :
La concurrence positive et l’envie positive sont toujours utiles : « Voyez combien ils réussissent et moi pas ! » Les athlètes ressentent ce genre de compétition dans notre monde et cela les pousse à de plus grandes réalisations.

Lorsque nous acquérons les forces supérieures, l’envie nous motive à devenir meilleur, plus grand, et à coopérer mutuellement avec les autres afin d’agrandir notre âme en se connectant avec les autres, pour réussir à vous développer autant que possible, être sous l’influence de la Lumière Supérieure et lui ressembler. Cette concurrence est très utile. Il est dit : « L’envie des sages augmente la sagesse. »

Question :
Quel désir est plus naturel pour un athlète moderne, que son rival se casse une jambe ou que lui-même obtienne de meilleurs résultats ?

Réponse :
Bien sûr, il veut que ses rivaux se cassent une jambe et qu’il n’ait pas à faire la course avec quiconque. Après tout, l’ego ne bougera pas s’il n’a pas un motif pour lequel il estime qu’il est utile d’agir. Il doit se concentrer sur un certain objectif, puis le poursuivre.

Mais aujourd’hui, puisque l’homme est très égoïste et a déjà essayé d’atteindre de nombreux objectifs, il est très difficile de le faire bouger. C’est possible uniquement sous l’influence de l’environnement qui peut le convaincre de ne pas rester assis dans son fauteuil ! Sinon, il ne fera aucun mouvement inutile : canapé, télévision, séries TV, et voilà tout.

De KabTV, « Conversations avec Michaël Laitman » du 13/05/15

Les premiers-nés d’Israël

laitman_232_04La Torah, « Nombres », 3:11-3:13 : Le Seigneur parla à Moïse en ces termes : « Moi-Même, en effet, J’ai pris les Lévites entre les enfants d’Israël, en échange de tous les premiers-nés, prémices de la maternité, des enfants d’Israël ; les Lévites sont donc à Moi. Car tout premier-né M’appartient : le jour où J’ai frappé tous les premiers-nés du pays d’Égypte, J’ai consacré à Moi tout premier-né en Israël, depuis l’homme jusqu’au bétail, ils M’appartiennent, à Moi le Seigneur. »

Chaque nouveau niveau commence à partir de la Sefira de Keter, qui contient tout. Lorsqu’elle se propage, elle construit les autres Sefirot. La Sefira Keter est née de l’état précédent, qui est le premier-né.

Question :
Pourquoi les premiers-nés d’Israël sont-ils comparés aux premiers-nés qui moururent en Égypte ?

Réponse :
Parce que les premiers-nés décédés en Égypte sont des désirs égoïstes qui ne doivent pas être gardés en vie et ainsi ils devaient mourir. Grâce à cela, un nouveau type de premiers-nés apparaît. Cela signifie que les désirs qui étaient focalisés uniquement sur la réception pour eux-mêmes meurent dans leur aspiration et deviennent le prochain niveau de premiers-nés d’Israël, la Sefira de Keter.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 31/12/14

Vous ne pouvez pas atteindre le Monde Supérieur en utilisant des drogues

Laitman_172Question : Les gens ne consommaient pas de drogues pour le plaisir dans les temps anciens, mais dans le but de se développer spirituellement. J’ai vu à travers l’utilisation de drogues certains schémas et roues dentées ; le monde se transforme en une matrice et je vois des sons et des odeurs et un Machsom (barrière), puis la route qui mène jusqu’au bout vers le monde de l’Infini. C’était quand j’étais un adolescent, mais maintenant cela ne se produit pas ! Je trouve une explication à cela dans votre méthode. Je vous écoute et lis les documents que vous publiez, mais je ne peux même pas transcender le Machsom maintenant ! Quel est le piège ?

Réponse :
Les drogues engourdissent l’égoïsme et c’est en fait la révélation de l’ego qui est cruciale afin de transcender le Machsom, qui est la frontière entre le désir de recevoir (l’égoïsme, notre nature) et le désir de donner sans réserve (la nature supérieure qui apparaît en nous seulement sous l’influence de la sagesse de la Kabbale, de la Lumière Environnante, Ohr Makif). Je ne peux pas prendre la décision pour vous si vous souhaitez arrêter d’utiliser des drogues, mais elles vont certainement se tenir sur votre chemin de l’atteinte de la nature du monde supérieur. Tout ce que vous ressentez sous l’influence des drogues est irréel !

Étudiez toute votre vie

Question : Où devrais-je étudier après l’âge de quarante ans ?

Réponse :
Je crois qu’une personne devrait étudier toute sa vie. Elle ne doit pas être libre du cadre des enseignements de la sagesse de connexion. Elle devrait avoir un ordinateur portable toute sa vie où les notes pour chaque sujet qu’elle a étudié seraient enregistrées et les enregistrements de l’instructeur qui l’a enseigné sur le système fixe dans lequel il fait un compte rendu de ce qu’une personne a appris.

Ce serait encore mieux si ces enregistrements étaient entrés dans un ordinateur général où je pourrais taper le nom de famille de quelqu’un et voir ce que cette personne a appris, ce qu’elle sait, et surtout, si vraiment elle a eu la chance de se corriger elle-même et dans quelle mesure elle est connectée aux autres. Selon ces données, il serait possible de juger quelles actions elle peut effectuer pour le bien de la société, ce dont elle a besoin, et ainsi de suite. La société utiliserait ces enregistrements afin d’évaluer chaque individu et de l’affecter à l’activité souhaitable pour le bénéfice de la société.

Question :
Est-ce à dire que ce n’est pas imaginaire et que vous croyez vraiment qu’il doit y avoir une sorte de surveillance positive de tout le monde ?

Réponse :
C’est mieux que si le FBI ou le KGB gardait un dossier sur lui. Si le KGB recherchait si vous étiez un ennemi de l’État, ici ils chercheraient à savoir si vous êtes un ami de l’État.

De KabTV, « Conversations avec Michael Laitman » du 13/05/15

L’Homme dans un monde global

laitman_955Question : Qu’est-ce que le monde global ?

Réponse :
C’est notre monde dans tous les types de connexions possibles avec lui-même. Nous devons l’examiner pour ressentir sa nature globale universelle, nous ressentant comme une partie de celui-ci, devenant comme lui, et nous transformant en étant sa composante utile.

Question :
De quoi une personne simple a besoin venant de cela ?

Réponse :
De faire partie du monde. Sans cela, vous ne mènerez pas à bien votre mission, mais tôt ou tard les lois strictes de la nature vous pousseront à cela par la voie de la souffrance.

Tout d’abord, vous devez être utile à la société parce que vous êtes une partie de celle-ci, et vous ne pouvez pas y échapper. Dans la société doit prévaloir la complète compréhension qu’elle est intégrale et tout le monde en son sein dépend absolument de tout le monde. Ainsi, cela oblige tout le monde à être impliqué dans l’éducation intégrale, dans la sagesse de la connexion, car sinon vous n’obtiendrez rien de la société.

En outre, si vous ne voulez pas participer à cela, alors vous irez en dehors du cadre de la société. Vous ferez ce que vous voulez, mais personne ne va vous servir et personne ne vous aidera en rien. A travers votre manque de participation, vous collez une étiquette de rejet sur vous-même.

De KabTV, « Conversations avec Michael Laitman » du 13/05/15

Une société sans concurrence

Selon la sagesse de la Kabbale, à la place des conflits, des révolutions et des guerres, le temps est venu de mettre au point un autre système de bonnes relations sociales, qui permettra de résoudre l’ensemble de ces situations terribles dans le monde. Le moyen essentiel est la cohésion correcte de la société, ce qui permet, avec notre négativité égoïste, d’activer la force positive de l’unité qui est de nature latente.

Pour cela, il est nécessaire de créer un système éducatif complet et de former les gens à suivre le format des ateliers autour d’une table ronde. Dans ces ateliers, les gens vont commencer à changer, non par la contrainte, mais d’eux-mêmes. Après tout, ils verront qu’il est possible d’établir une société qui ne repose pas sur la négativité de la concurrence égoïste où le plus fort gagne, mais sur l’unité.

Tout comme dans une famille unie, le fort n’opprime pas le faible. Au contraire, l’amour demeure parmi eux, et le petit reçoit plus de préoccupation et d’attention que ceux qui sont déjà en mesure de satisfaire leurs besoins dans une certaine mesure par eux-mêmes. Ainsi nous activons également deux forces dans une famille, mais ici notre amour est provoqué par la nature elle-même. D’autre part, que devons-nous faire dans les situations où les relations entre nous sont fondées sur des calculs individuels égoïstes et non sur l’amour ? Comment pouvons-nous transformer une société individualiste concurrentielle en une famille aimante ?

Certes, ce n’est pas à travers la pression, mais plus particulièrement avec l’aide de l’étude et d’une formation unique, dans laquelle les gens ressentiront un réel bénéfice à partir des nouvelles relations et remarqueront le succès qui leur est inhérent. Outre cela, il est souhaitable de se rappeler que la nature gère notre développement, et nous ne pouvons tout simplement pas agir en fonction de ce qui nous arrive. Quand nous sommes soumis aux impulsions naturelles du narcissisme, de nous-mêmes nous « sautons dans un feu flamboyant ».

Non, le développement de l’humanité est soumis à des lois strictes que nous n’avons pas choisies. Nous n’avons jamais eu de liberté de choix à ce sujet. Depuis le début de l’univers jusqu’à aujourd’hui, le « moteur » interne a poussé l’évolution en avant sans dépendre de nos souhaits. Cela vaut donc la peine pour nous d’étudier les processus naturels et de comprendre comment s’intégrer dans leur courant de la bonne manière.

De KabTV, « La Solution » du 06/05/15

Un flux de bonté

Dr. Michael LaitmanLe chapitre hebdomadaire de la Torah « Bambidar »(Livre des Nombres) nous raconte comment l’armée d’Israël a été construite. Nous apprenons comment ils se sont réunis autour du Tabernacle et ce qui était affiché sur les drapeaux de chaque camp, etc.

Cela parle de la construction de l’âme générale : des forces, des intentions et des attributs dont elle est constituée. La structure de l’âme générale nous rappelle la structure d’un atome, où seules les parties qui peuvent résister au rayonnement du noyau, le rayonnement du don, peuvent être à proximité du noyau. C’est selon ce principe que les camps se rassemblent et sont classés.

Il est dit qu’il est interdit de se rapprocher du Tabernacle car l’on peut mourir (« l’étranger qui se rapproche va mourir »). Cela signifie que vos récipients, vos désirs, peuvent ne pas être en mesure de tenir le coup, et ainsi deviennent égoïstes, vous obligeant à mourir spirituellement.

Commentaire :
Mais toute l’humanité accepte ces mots comme des lois rigides et une menace de mort physique.

Réponse :
Les lois de la nature sont en effet rigides parce que le système qui régit le monde est très dur et intransigeant, mais tout le monde suit toujours le flux de la bonté.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 31/12/14