Voir un monde brisé avec des yeux abîmés

Dr. Michael LaitmanLa connection des amis est impossible si nous ne la réalisons pas d’une manière réciproque et que si nous nous rendons compte que sans cela nous ne pourrons pas découvrir le Créateur.

Nous entendons tout le temps dire qu’une seule âme a été créée, et qu’elle a été remplie d’une seule lumière. Et qu’après elle s’est brisée et que l’égoisme s’est inserré entre toutes ses parties en les séparant les unes des autres. Nous devons nous connecter au-dessus de cet égoïsme, en le gardant toutefois à l’intérieur de nous afin que tous les péchés soient recouverts d’amour.

Le problème est que tout en étant consient de ces choses là, nous ne sommes pas en mesure de placer cette matrice à l’intérieur de nous et de travailler en conformité avec cette image. En effet, pour nous cette image semble exister séparément de nous, sans aucun lien avec notre vie. Et c’est ça la difficulté.

Si j’avais une idée précise de cette matrice et que je voyais le monde à travers elle comme à travers un modèle correct – à travers les lunettes cassées, je verrais que tout est séparé. Alors j’aurai fait de mon mieux pour réunir toutes les pièces ensemble afin de créer une image unique.

Mais le problème est que je ne vois pas le monde brisé puisque je suis moi-même brisé à l’intérieur. Je regarde le monde brisé les yeux abimés et pour cette raison tout me semble en ordre! J’ai l’impression que c’est ainsi que le monde doit être.

Et que fait la lumière alors? La lumiére agit sur moi et approche légérement ma perception à la perception réele et alors tout d’un coup je découvre que le monde est brisé et que j’ai besoin de le voir plus connecté.

La lumière rapproche un peu plus toutes mes parties internes à la connexion et, par conséquent, le monde me semble de plus en plus brisé. Toutes les parties à l’intérieur de moi se sont plus au moins rapprochées mais celles de l’extérieur – non. Et je sens comme si j’avais mis de mauvaises lunettes qui ne me conviennent pas, et que je vois que le monde n’était pas dans l’ordre et pour cette raison je dois m’efforcer de le corriger.

Par conséquent, tout notre travail consiste à attirer la lumière qui ramène vers le bien: moyennant le groupe, les amis, par tous les moyens possibles afin de se concentrer à l’intérieur de soi-même, de relier ses fragments internes. Et alors je constaterai qu’il est nécessaire de mener le monde à la même connexion.

Du cours quotidien de kabbale, Ecrits du Baal HaSoulam, 24/06/2014

 

La marque de la Torah

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi est-ce que dans la Torah tout semble exister séparément : Esaü est à part, Jacob est à part, Jacob a peur d’Esaü.

Réponse : Il était un temps où j’ai étudié la musique. Que voyez-vous lorsque vous regardez une partition ? Vous voyez ce que vous devez reproduire. Vous voyez des signes : des mesures, des notes, des pauses, piano, forte. Tout cela est dessiné pour la personne qui les jouera.

J’ouvre la Torah. En elle il est écrit : Jacob, Esaü, Israël, Sichem, Benjamin, Dina. A quoi tous ces noms font-ils allusion ? Ce sont des notes que j’ai besoin de jouer. Ces notes sont mes propriétés et mes forces  internes ; elles existent en moi et sont appelées anges. Les anges sont des forces de la nature que le Créateur m’a données afin que je sois capable de m’organiser avec leur aide et de devenir égal à Lui. Pourquoi ai-je besoin de faire cela ? Parce que dû à cela, je deviens indépendant ; j’acquiers vraiment le statut du Créateur.

C’est pourquoi la Torah est appelée à la fois la Lumière et l’instruction. Je lis ces instructions et travaille selon elles. Jacob, Esaü, Dina, Sichem, âne, sont autant de forces de mon âme, et la Torah me révèle ce que je dois faire avec elles. Elle me décrit exactement ces processus que j’ai besoin d’effectuer ; l’interaction de ses personnages est la corrélation de nos propriétés internes, de nos désirs. Quand je lis, je ressens littéralement comment ces propriétés s’entremêlent en moi, passent par différents changements, comment je travaille avec elles, comment je dois les connecter, et  comment tout ceci doit finir.

Je regarde le texte de la même manière que vous regardez une partition de sorte que vous pouvez chanter ou jouer, même maintenant sans instrument, en utilisant seulement vos cordes intérieures. C’est la seule façon pour nous de percevoir la Torah, et c’est la seule raison pour laquelle elle a été donnée.

De la Portion Hebdomadaire de la Torah du 18/11/2010

Les désirs impurs

Dr. Michael LaitmanLa Bible Lévitique, 11-4-6-8: Quant aux suivants, qui ruminent ou qui ont le pied corné, vous n’en mangerez point: le chameau, parce qu’il rumine mais n’a point le pied corné: il sera immonde pour vous;  la gerboise, parce qu’elle rumine, mais n’a point le pied corné: elle sera immonde pour vous; le lièvre, parce qu’il rumine, mais n’a point le pied corné: il sera immonde pour vous;  le porc, qui a bien le pied corné, qui a même le sabot bifurqué, mais qui ne rumine point: il sera immonde pour vous.  Vous ne mangerez point de leur chair, et vous ne toucherez point à leur cadavre: ils sont immondes pour vous
Ceci est une description détaillée des désirs qui ne peuvent être corrigés jusqu’à la fin de la correction.
D’une part, ils symbolisent les désirs qui peuvent être utilisés dans le but de donner. Mais, d’autre part, il est impossible de les corriger car ils nécessitent une lumière qui est si forte qu’on ne peut pas encore acquérir.
Nous serons en mesure de le faire après la correction de tous les autres désirs: le minéral, le végétal, et animal en nous. Puis, dans l’état corrigé, nous serons en mesure d’utiliser les désirs appelés chameaux, porcs, etc
De « les secrets du livre éternel » de KabTV 22/01/14

Toute la réalité est une loi

Dr. Michael LaitmanTous les articles écrits par les kabbalistes sur  la « garantie mutuelle» représentent le résultat de leur perception de la réalité supérieure et la transmission de ses lois. De toute évidence, ces lois peuvent être exprimées par des formules et des graphiques comme cela est acceptée dans toute autre science. Cependant, comme ils équilibrent d’autres lois de la nature et qui peuvent être ressenties et non obtenues sous la forme de connaissances sèche, grâce à notre intelligence, elles sont écrites sous la forme d’histoires, des lettres et des paraboles.

Nous devons garder à l’esprit que les kabbalistes n’écrivent jamais à propos des admonestations morales ni ne nous donnent des conseils, ils nous ont expliqué un loi inviolable qu’ils ont présenté d’une manière qui nous permette de la sentir et de nous ajuster à son niveau.

L’ensemble de la nature de ce monde (la façon dont nous le percevons) représente une certaine loi. Lorsque nous éduquons des jeunes enfants, nous les familiarisons avec ce monde très progressivement.

Étape par étape, nous leur dévoilons ce monde et  construisons leurs systèmes de défense, qui n’existent pas naturellement; il n’y a pas une telle chose comme des restrictions naturelles, nous les créons nous-mêmes.

De même, notre «père et mère» spirituels (Aba ve Ima) travaillent avec nous alors qu’ils nous présentent le monde supérieur. Les systèmes auxiliaires qui nous ont été initialement cachées, à un moment donné, progressivement nous révélent et nous montrent que toute la réalité est une loi.

Connecter les deux faces de la pièce

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est-il possible de ne pas s’écarter de l’intention un seul instant et tout faire pour l’amour du Créateur?

Réponse: Pour cela, vous devez être en adhésion pleine et absolue avec les amis de sorte que, parmi vous, le sentiment appelé le Créateur se révèle.

Le Créateur est votre sentiment intérieur, Boré (Bo Ré), ce qui signifie viens voir avec votre vision intérieure. Atteindre un tel état, le sentir, et rester en son sein. C’est ce qu’on appelle l’adhésion au Créateur.

Cependant, cet objectif est atteint seulement avec un Kli commun collectif, en d’autres termes, dans votre connexion correcte aux amis, à la plénitude mutuelle, la construction d’une mosaïque de telle sorte que l’ensemble de ses frontières se confondent dans la création d’un seul désir.

Cela se produit sous l’influence de la lumière. De notre côté, seul l’effort est nécessaire, la moitié de la pièce (le Shekel), et la seconde moitié, qui est la réalisation de cet effort, vient d’en haut.

S’exprimer sur le Créateur (sur l’amour des amis) et être avec le Créateur (réalisation de la caractéristique du don et de l’amour) sont deux choses différentes.

Du congrès de Sotchi 10/06/14, Leçon 2

Une base pour la connexion partagée

congrès, groupeQuestion : Nous avons un groupe mondial immense, mais chacun dans son pays ou dans sa région ne sait pas ce que font les autres. Il n’y a pas de coopération entre les groupes afin que nous puissions effectuer la même chose en parallèle.

Réponse : Il se pourrait que ce ne soit pas une mauvaise chose. Un examen plus rapide de toutes sortes de questions différentes est en cours.

Il est impossible de réaliser quelque chose comme un ordre. Lorsque vous ressentez la nécessité des uns pour les autres, alors cela arrivera. Mais l’impératif n’apparaîtra uniquement qu’à partir de la nécessité d’accroître l’intensité spirituelle de votre coopération mutuelle. Vous aurez l’impression que vous ne pouvez pas avancer sans ressentir les autres groupes.

Certes, il est possible de s’adapter à cela artificiellement, mais la sensation d’une nécessité doit toujours venir de l’intérieur. Vous pouvez commencer à travailler ensemble, et ensuite vous verrez.

Par exemple, lorsque nous avons organisé une grande activité de diffusion en Israël, nous avons commencé à sentir combien tous nos groupes étaient nécessaires. Nous avons commencé à les rejoindre pour un travail commun et ils ont assisté ensemble aux mêmes activités, chacun dans sa propre région. A partir de là, nous avons commencé à ressentir l’intimité. Nous avons commencé à penser : « Comment pouvons-nous continuer à nous connecter ? » Puis nous avons commencé à organiser un congrès.

Nous avons consacré une soirée entière à cela. Nous avons envoyé des bus dans tout le pays, à nos frais, nous avons amené les gens jusqu’à nous. Nous les avons nourri gratuitement, à la fois physiquement et spirituellement. Nous avons organisé des ateliers, des activités conjointes, et nous avons préparé un beau programme artistique. Nous avons commencé à sentir que nous étions liés dans une entreprise partagée et nous nous ressentions comme un tout.

Donc tout d’abord, vous devez partager le même travail : vous avec vous-mêmes et d’autres groupes avec eux-mêmes. Ceci parce qu’au début, vous devez créer une base commune, et seulement après, vous pouvez envoyer un groupe à un autre et échanger des expériences.

Question : Dans cette connexion, de nombreuses contradictions sont apparues nous concernant au sujet de ce qu’est l’amour des amis.

Réponse : Vous n’avez aucun amour des amis ! Vous êtes en train de penser à  l’amour envers eux, car tout le monde dit que sans eux, vous n’obtiendrez pas ce que vous voulez. Mais si vous pouviez l’obtenir, vous ne vous souviendriez pas du tout d’eux ! Nous devrions véritablement regarder les choses. Par conséquent, il est nécessaire de développer la participation mutuelle partout.
Du congrès de Sotchi, Leçon n°2 du 10/06/14

Une guerre pour l’unité

congrès, groupeNotre chemin se reflète dans la réaction des autres nations à l’égard du peuple d’Israël. Quand on voit que nos ennemis se renforcent dans les pays et les organisations environnantes, d’après cela,  nous pouvons identifier le taux de notre avancement. Et nous devons comprendre qu’un travail sérieux et solide est nécessaire.

Contre toute nouvelle vague externe, nous devons renforcer l’unité du peuple juif. La puissance qui permet de neutraliser le mal extérieur ne se trouve que dans notre connexion ici. Et c’est précisément ce qui va amener le monde à la correction.

Et plus les nations veulent nous « attraper » , plus notre unité doit être  forte. Ensuite, nous pourrons les influencer et  les modifier. C’est exactement ce qu’est notre guerre.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale 22/06/14, Écrits du Baal HaSoulam

L’éclat éternel de l’esprit immaculé

Dr. Michael LaitmanQuestion : D’une part, vous parlez de l’Ohr Makif comme si c’était quelque chose de sage, de passionné et de vivant. Mais d’autre part, la Lumière est au repos absolu, et seule son influence sur moi change en fonction de mes changements. Comment puis-je résoudre cette contradiction en moi ?

Réponse : Il n’y a rien de sage à part Ohr Makif (Lumière Environnante). Tout le reste est un désir égoïste pour le plaisir qui veut à chaque instant obtenir une sensation maximale d’existence et d’épanouissement.

Ce désir peut grandir sous l’influence de la Lumière à de très hauts paramètres selon les Reshimot (réminiscences) qui se trouvent en son sein. Mais le désir grandit dans un seul sens : pour profiter avec encore plus de sensations, plus ouvertement et visiblement selon n’importe lesquelles de ses combinaisons internes, mais uniquement pour le plaisir ! Il ne connaît rien d’autre !

La Lumière Supérieure, qui l’influence tout le temps, invite les impulsions et les stimuli pour des remplissages en lui de plus en plus grands. Et puisque le désir égoïste s’éloigne davantage  d’une pure nature, il acquiert des formes déformées et monstrueuses à l’intérieur de nous.

Mais nous jouons tout le temps et nous nous mentons à nous-mêmes et aux autres en cachant notre nature essentielle de sorte qu’elle ne se voit pas en nous. Un tel comportement est typique chez l’homme mais pas chez les animaux.

Les niveaux minéral, végétal et animal de la nature fonctionnent uniquement selon le principe de la « réception maximale avec un minimum d’effort » pour se mettre dans un état de plénitude. Le désir choisit leurs actions et les évalue comme cela. Ainsi, les natures du minéral, du végétal et de l’animal ne font pas d’erreurs. Elles ont des algorithmes très claires.

Chaque niveau considère des options particulières pour atteindre le plus de remplissage de son désir, en choisissant à partir d’elles ce qui nécessite le moins d’effort parce que les efforts se déduisent du remplissage atteint. Et cela se traduit par une formule simple par laquelle tous les niveaux de la nature fonctionnent.

Regardez n’importe quel animal en bonne santé, comment il se comporte avec précision. Mais s’il  est malade, alors son programme naturel se trompe et l’animal commence à se comporter différemment. Nous le voyons immédiatement.

Ainsi Ohr Makif agit partout dans tout ; c’est la seule chose qui existe !

Du congrès de Sotchi, Leçon n°2 du 10/06/14

Il n’y a pas de travail de plus important que la diffusion

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam: la garantie mutuelle: Le travail de Torah et des commandements est exprimé dans les mots: «Et vous serez pour moi un royaume de prêtres», c’est-à-dire que vous tous, des plus jeunes au plus vieux, vous êtes comme des prêtres. De la même façon qu’ils n’ont pas de possessions dans ce monde matériel, parce que le Seigneur est leur possession, alors la nation entière sera organisée de façon que la terre entière et tout ce qui en fait partie seront dédiées au Seigneur. Et aucun individu sur la terre ne travaillera pour autre chose que pour observer les commandements de Dieu et satisfaire les besoins de son prochain, de telle sorte qu’aucune personne n’aura jamais à se soucier d’elle-même.

 De cette façon, même les travaux des champs tels que la moisson, les semailles et autres, sont au même niveau que le travail de sacrifice que le prêtre accomplissait dans le Temple, car pourquoi ai-je besoin du commandement de faire des sacrifices au Seigneur et pourquoi observer le commandement de «Aimer ton prochain comme toi-même»? Le fait est que celui qui moissonne son champ pour nourrir son prochain, ressemble à celui qui fait des sacrifices au Seigneur. Bien plus, il semble que le commandement d’«Aimer ton prochain comme toi-même» soit plus important que celui de faire des sacrifices, comme nous l’avons vu plus haut.

Plus les actions de la personne sont proches pour répondre aux besoins physiques des autres, plus est élevé son travail. Si j’ai cousu des sandales pour un ami avec loyauté et amour, comme Rabbi Yohanan, le cordonnier, puis avec ceci j’ai fait le travail qui est plus grand et plus important que le travail que le grand prêtre fait dans le Temple dans le Saint des Saints à Yom Kippour (jour du Jugement). D’autant plus que, si je sors de mon chemin, de mon entourage au grand public afin d’expliquer à une personne le but de la création et de l’attirer à lui, de lui donner un peu de connaissances à ce sujet, pour donner le support, pour prêter main-forte, alors il n’y a pas de travail plus important que cela. Il est même impossible de comparer l’importance de ce travail comparé à tous les autres travaux. De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale 18/06/14, Écrits du Baal HaSoulam

Le monde entier est nourri par moi

Dr. Michael LaitmanLa garantie mutuelle est la loi de la connexion entre les récipients, entre les âmes. Aucun de nous ne peut faire son travail si les autres ne l’aident pas et ne le soutiennent pas. C’est une structure qui existe seulement grâce à ses connexions. Dès que quelqu’un coupe la connexion, toute la structure s’effondre.

La loi générale de la connexion et de l’interdépendance est appelée la garantie mutuelle. J’existe maintenant dans la forme la plus simple qui n’a rien à voir avec la spiritualité, car c’est la seule forme qui puisse exister sans la loi de garantie mutuelle.

Au moment où je commence à me mélanger aux autres et me connecter à eux, je me détache de ma forme actuelle et sens que j’appartiens au système, et dans cette mesure, je sens la force dans le système qui est appelé le Créateur.

Tout le monde est connecté à un système de connexion de garantie mutuelle. Et c’est en fait la raison pour laquelle nous pouvons nous connecter car tout le monde se connecte afin de travailler pour les autres.

La garantie mutuelle est notre réussite. Le sentiment que je suis responsable de tous les niveaux de la nature minérale, végétal, animale, et parlante c’est-à-dire que je sens que je suis égal au Créateur. C’est la seule façon dont je peux être comme Lui: C’est comme si je donnais naissance à tout le monde, les élevais, les soutenais et les faisais tous revivre. Le monde entier est nourri par moi. C’est ce qu’on appelle la force de la garantie mutuelle.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale 13/06/14, Écrits du Baal HaSoulam