La dissimulation commence quand je vois que cela me cache l’importance du groupe et du Créateur. Peu à peu, cependant, je commence à sentir que la dissimulation me soutient. Cela veut dire que je pense que la dissimulation est douce. Je pense que cet exil qui me coupe de la Lumière Supérieure et m’empêche de prendre contact avec le Créateur, de Le ressentir est en ma faveur!
Ensuite, cet exil devient doux puisque c’est parce qu’en travaillant avec lui, je développe davantage mes récipients, mes formes de relations avec les autres et j’augmente ma compréhension du Créateur. Ainsi je change l’ombre sainte dans la révélation. Le Massakh (écran) qui dissimule et devient un Massakh qui révèle.
Il y a une autre ombre appelée l’ombre de la Sitra Akhra des Klipot (écorces). Quand je suis dans cette ombre, je sens que je suis dans la dissimulation et que je ne peux pas me connecter au Créateur. Je ne peux rien faire, puisque je suis détaché de l’objectif dans cet état. C’est pourquoi cette ombre est appelée l’ombre de la Sitra Akhra. La Sitra Akhra est un état dans lequel je ne sens pas que je suis connecté au Créateur, mais que je suis attiré par le côté opposé, seulement dans le sens de mon désir de recevoir.
Cette différence entre l’ombre de la Sainteté et l’ombre de la Sitra Akhra est la différence entre tous les états dans lesquels nous nous trouvons. Nous devons constamment sentir absolument convaincu que nous sommes dans Ein Sof (Infini) et que le Créateur veut être pleinement révélé parmi nous. Le seul problème est que nous ressentons la dissimulation que nous devons développer encore plus, afin de la transformer finalement en une révélation. Alors « et que les ombres fuient» («Cantique des cantiques»), elles vont se transformer en un Massakh par lequel je vais être capable de me relier au Créateur comme Il se comporte à mon égard.
Donc, tout ce que nous devons faire pratiquement est de nous concentrer en permanence sur le Créateur. Ma réalité dépend totalement de Lui. Tout ce que je reçois, je le reçois de Lui. D’une part, je reçois un sentiment de Lui qui peut être désagréable, mais je dois m’attacher au Créateur comme bon et bienveillant. Je ne peux le faire que si j’acquiers la bonne attitude envers Lui appelée l’intention afin de donner sans réserve.
Même si je peux me sentir mal dans différents discernements, au moment où je veux justifier le Créateur et Le traiter avec amour, j’acquiers l’intention en vue de donner sans réserve en le faisant. Cette intention afin de donner sans réserve me permet de changer mon sentiment de souffrance en un sentiment bon et doux.
L’intention par laquelle je me connecte au Créateur adoucit tous les mauvais sentiments dans mon désir de recevoir. Je commence à sentir le vide ou la souffrance dans mon désir de recevoir comme essentiel. C’est au-dessus de ce vide que je me construis un nouveau monde avec l’intention afin de donner sans réserve.
Du cours quotidien de Kabbale 06/08/13, Shamati n ° 8 «Quelle est la différence entre une ombre de Kedousha et une ombre de Sitra Akhra »
Le Créateur commence à nous réveiller à travers Son illumination et change lors du dernier stade de développement dans lequel nous sommes le plus éloignés de Lui. Nous sommes juste le «matériel» du désir qu’il est possible d’«éveiller» et d’activer.
Nous sommes incapables par nous-mêmes d’initier une action unique, notre désir ne peut que réagir et n’a pas le moindre potentiel d’entreprendre de façon indépendante. Il n’a pas la puissance créatrice du Créateur, la force de création, il n’a pas la Lumière, ni la source d’énergie. Il n’est capable que de deux choses:
• Soit de recevoir simplement la satisfaction sans libre arbitre
• Soit par le biais d’une attitude particulière à l’égard de l’hôte, la Lumière, former une réponse qualitativement différente.
En conséquence, nous sommes toujours sous le contrôle du Créateur: Il nous envoie la Lumière et cela dépend de nous de savoir comment accepter son attitude. Soit nous acceptons qu’elle s’applique seulement au «matériel» de notre désir. Autrement dit, nous jouissons d’un degré plus ou moins grand, en plus de cela, nous Lui répondons au-dessus de cela ou à ce niveau du plaisir.
Si en réponse, je commence à calculer mon attitude envers le Créateur et cela devient plus important pour moi que les plaisirs reçus par le «matériel» du désir, alors je travaille dans la foi au-dessus de la raison. En d’autres termes, en recevant le sentiment de mon propre être du Créateur, je fais des calculs chaque seconde de ma vie. Est-ce que je prends en compte uniquement mon attitude, ma réalité «physique», ou, en fonction de cette réalité, est-ce que je réponds au Créateur avec le don sans réserve? Puis-je lui répondre avec le don sans réserve en utilisant ce que je ressens dans ma vie maintenant?
Ainsi, je commence mon chemin le long des étapes de rapprochement du Créateur. Et mon calcul sur cette voie est le suivant: Dans quelle mesure, au-dessus du désir croissant de ses sensations interchangeables, bonnes ou mauvaises, puis-je construire une relation de réciprocité avec le Créateur?
En fait, je pars de l’hypothèse que seul le bien absolu nous vient du Créateur. Il ne peut causer aucun mal à personne et si la créature se sent mal, alors à la fin, la seule raison est qu’elle ne peut pas construire à l’intérieur d’elle-même l’attitude correcte vis-à-vis de ce qu’elle reçoit.
Par exemple, nous savons par expérience de la vie, combien de gens sont prêts à payer un chirurgien qui effectue une opération vitale sur eux, y compris les injections, perfusions intraveineuses, la transfusion sanguine, une difficile période de rééducation, et d’autres sensations douloureuses. C’est parce que le but est important, si important que la personne ne ressent aucune douleur parce qu’elle est totalement concentrée sur l’objectif et veut se débarrasser de la maladie. Le chirurgien pour lui n’est pas un ennemi mais un bienfaiteur qui mérite d’être payé.
Donc, tout dépend de l’attitude. Mon attitude envers le Créateur est en pleine mutation: Après avoir changé l’intention en don sans réserve, je ressens de Lui seulement le bien au lieu du mal et je me sens heureux. Contrairement à l’exemple d’un chirurgien, pas une trace n’est laissée dans ma perception de certaines chirurgies douloureuses sur mon «corps» du désir. Au contraire, mon «corps» estime que j’apprécie. Mais encore une fois, tout cela n’est possible que si j’obtiens l’intention de donner sans réserve. Tout dépend de l’évolution de l’intention.
Comment puis-je changer? C’est là que réside le travail au quatrième degré de développement humain. Je dois constamment demander si outre le bien ou le mauvais affecte le ressenti dans le désir, le Créateur m’aide à corriger mon attitude envers ce que je reçois de Lui.
Je veux ressentir comme Il est, selon Son don sans réserve sur moi, le Bien absolu qui fait le Bien, mais pas parce qu’il m’apporte le Bien, mais parce que je ne veux pas penser en mal de lui, de mal Le traiter. Si je sens que le Créateur m’a fait mal, alors sûrement il n’est pas bon pour moi. C’est la réaction naturelle de mes niveaux inférieurs. Cela est évident pour eux. Le désir égoïste ne peut pas avoir d’autres réponses de la source du mal. C’est pourquoi je ne veux pas construire une relation directe avec le Créateur basée sur les sentiments de mon propre désir.
Ainsi, il y a un jeu: Nous devons être prêts à ressentir de plus en plus de mauvais sentiments dans notre désir, sous diverses formes, de plus en plus complexes, sophistiqués et en même temps plus qualitatifs. En d’autres termes, je vais me sentir mal, de plus en plus orienté vers le Créateur. Et de plus, en dépit de mes mauvais sentiments, j’essaie de voir la source du Bien en Lui (seulement non pas pour Le maudire intérieurement et non dans le but d’éviter le mal), plus sera importante mon attitude envers Lui , plus je progresserai.
Au début, durant les premières années, une personne fait face à beaucoup de confusion. Peu importe, le coeur de la question est mon attitude envers le Créateur qui devrait être liée à ce que mon désir ressent. Ce n’est pas du masochisme: en changeant vraiment mon attitude envers Lui, je ne sens plus de mauvaises sensations. Tout en moi dit que c’est le plaisir, y compris les niveaux, végétal et animal, qui sont attachés à la quatrième étape, à l’intention.
Cependant, beaucoup de travail est nécessaire pour établir la connexion avec le Créateur, afin qu’Il change ma réponse du négatif au positif. C’est le but: établir le contact avec Lui. C’est pourquoi nous avons deux «systèmes d’alerte»: l’un est basé sur les sentiments du désir aux trois premiers niveaux et le second, sur ma réponse au quatrième niveau. Ensemble, ces systèmes pivots forment la connexion entre l’homme et le Créateur.
Par exemple, je vois ceux qui m’entourent dans un seul système et je réagis à eux dans l’autre. Il n’y a pas de «feedback», ce qui signifie une réponse consciente du Créateur, aux niveaux minéral, végétal, et animal, les réactions sont seulement instinctives. Cela permet simplement d’agir comme nécessaire et pas plus. D’autre part, à la quatrième étape, nous devons participer à des réponses, en leur donnant une certaine forme en utilisant l’écran et la Lumière réfléchie. Cette réponse au Créateur est l’être humain, Adam.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 06/08/13, Shamati n ° 8 «Quelle est la différence entre une ombre de Kedousha et une ombre de Sitra Akhra »
Dans notre développement, nous devons passer par un tel état dans lequel nous perdons notre forme précédente. C’est comme un grain de blé qui est planté dans le sol et qui se décompose complétement. Seul un Reshimo (souvenir) reste, alors que la substance se transforme en poussière, se transforme pour devenir une nourriture pour la nouvelle forme qui apparaît après la décomposition.
C’est-à-dire, qu’une descente de l’état précédent se produit et après cela une ascension vers le nouvel état. Et dans le plus petit point de la brisue, seul un Reshimo reste et de ce fait se transforme et se change en un nouveau Reshimo, en un gène du nouvel état. La bonne façon de naitre et de grandir est ainsi, à la fois pour la plante et l’animal mais aussi pour la personne dans notre monde, c’est pareil aussi dans la spiritualité.
Sinon, nous ne pourrions pas passer d’un état à l’autre. Il doit y avoir une transformation ici, dix nouvelles Sefirot. Du précédent Partsouf des dix Sefirot, au nouveau Partsouf de dix Sefirot seul le Reshimot passe. C’est ce qui se passe dans notre monde, parce que la racine spirituelle est révélée dans la branche physique, et c’est pareil dans notre développement intérieur. La même loi agit en tout. Il s’ensuit que chaque nouvel état est atteint sur le chemin uniquement par notre abandon de l’état antérieur, en changeant notre conscience, notre compréhension et notre approche de ce qui a été ressenti en nous comme incorrect, inapproprié et donc nous passons nous-mêmes à un nouveau degrés.
Dans la spiritualité c’est beaucoup plus important que dans la matérialité. Si dans la matérialité, la personne ne change pas sa conscience, sa vision du monde, sa vue, son opinion, alors elle ne grandit pas. Elle ne fait qu’ajouter à la conscience précédente et donc le même petit enfant reste seulement avec davantage de dimensions. Le signe que la personne a grandi est le fait qu’elle acquiert en compréhension, en conscience, en faisant un effort.
Elle obtient le contrôle de ces états et elle-même se porte à un état où soudainement tout son contrôle précédent, toute son approche précédente, disparaît. Elle n’est plus en mesure de rester dans cet état et elle se sent impuissante, perdue, ne sachant pas quoi faire ensuite. Sur le chemin spirituel nous appelons cet état une descente. Nous nous sentons désorientés, nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, et après cela nous parvenons à un nouvel état. En règle générale, dans la vie normale, les transformations de ce genre ne se produisent pas et la personne avance simplement et ajoute à l’ancien bagage et donc elle n’obtient jamais une nouvelle forme, de sorte qu’elle reste le même enfant dans sa vieillesse.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 02/08/13, Les Écrits du Baal HaSoulam
Question: Il est dit que la grandeur d’une personne se mesure en fonction de sa responsabilité, en se consacrant uniquement à sa ville ou à sa nation, voir au monde entier. Qu’entend-on nous par « se consacrer à sa ville, à sa nation et au monde? »
Réponse: La dévotion signifie que nous attribuons toutes les parties de notre âme qui nous semblent étrangères. Nous le faisons bien qu’elles se détachent de nous du fait d’un grand désir égoïste, par indifférence et par le désir de profit au détriment des autres, d’être plus importants que les autres, d’éviter la souffrance en provoquant d’autres douleurs.
Si je change tout mon ego en un moyen d’atteindre l’adhésion avec les autres afin que chacun et tous ensemble soient plus important pour moi que moi-même, cela signifie que je leur suis dévoué comme à mes propres enfants et que je suis prêt à tout leur donner. Je change mon ego qui me sépare des autres, en don sans réserve selon ma grandeur.
Si je me comporte de cette façon uniquement envers ceux qui me sont proches ou voisins qui vivent dans la même ville où je vis, cela ne veut pas dire que je suis très élevé. Cependant, cela nécessite un grand effort pour percevoir le monde entier comme étant mes proches. Après tout, ces gens sont loin de moi pour pouvoir commencer avec eux. Il y a un plus grand ego entre nous, une plus grande quantité. Donc, il faut une intensité beaucoup plus grande, une plus grande hauteur, afin de surmonter l’ego.
Il semble que cela soit seulement la quantité, mais la quantité est liée à la qualité. La notion de quantité n’existe pas dans la spiritualité, seulement la qualité. Cependant, la qualité est faite de la quantité, tout comme un logiciel informatique qui, grâce à la capacité de mémoire peut offrir des options totalement différentes. La différence réside en fait dans la quantité de cellules de mémoire qui fonctionne, mais cette quantité fait la différence qualitative. Grâce à cette différence, je peux comprendre, ressentir et percevoir davantage.
Grâce à cette quantité additionnelle, je commence à comprendre le Créateur. Le nombre de neurones dans notre cerveau et les liens entre elles déterminent notre capacité cognitive, ce qui signifie que la quantité est liée à la qualité. Pourtant, ce n’est pas comme nous l’imaginons. Nous ne pouvons pas calculer dans quelle mesure nous devons développer l’ampleur afin de parvenir à quelque chose de grand. Ces concepts sont liés, mais nous ne pouvons pas encore travailler avec cette formule.
Nous ne voyons pas la bonne formule à partir de notre perception qui n’est pas intégrale, analogique. Elle est numérique, discrète. Tout est segmenté-1 ,2,3-alors que dans la spiritualité, tout est en fonction d’un calcul circulaire et non d’un calcul carré comme dans notre monde. C’est pourquoi nous ne pouvons pas simplement compter la quantité de l’ampleur et de la grandeur et dire comment une chose doit être.
Tout notre effort est quantitatif comme s’il était possible de le mesurer en kilogrammes, mais, plus tard, il s’élève à Ein Sof (Infini) et il est incorporé dans Malkhout de Ein Sof, à notre MAN et en réponse nous recevons MAD. Ainsi, tous nos efforts nous reviennent, d’une manière intégrale analogique et ce n’est plus numérique. Notre relation constante avec Ein Sof est ajoutée à cette connexion, ce qui perturbe notre calcul.
Cependant, c’est grâce à la connexion à Ein Sof, à partir de laquelle tout nous revient, que nous avons une chance d’apporter notre effort dans Ein Sof à chaque fois et pour l’enregistrer dans la bonne case. Ensuite, nous guérissons l’ensemble du système par notre effort personnel, même par la plus petite action! Notre effort ne s’insère pas comme un petit cube dans la structure générale, mais se fond dans l’ensemble de Ein Sof.
Puis, quand le don sans réserve de Ein Sof revient vers nous, il nous apporte des changements réels et nous élève à un niveau supérieur. Même si nous voyons nos actions numéraires et limitées, quand elles atteignent Ein Sof et nous reviennent, elles construisent, une forme intégrale analogique en nous qui est semblable à Ein Sof.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/07/13, Les Écrits du Baal HaSoulam