Nous ne nous imposons pas à la société

Dr. Michael LaitmanQuestion: Au cours des débats des tables rondes quelques-uns des participants du groupe intégral ne pouvait pas surmonter leur gros égo et étaient beaucoup plus actifs que nécessaire dans les discussions. On aurait dit que c’était artificiel et fanatique. Comment devrions-nous travailler dans de tels cas?

Réponse: Il faut s’entendre à l’avance sur les limites, ne pas les dépasser, et le plus important est de se soumettre devant les autres. C’est la même chose que nous faisons dans le groupe.

En aucun cas vous ne devez montrer que vous êtes des je- sais -tout intelligents et que vous avez une certaine méthode cachée dans la poche! Vous ne devriez pas faire peur aux gens en montrant que vous êtes avancés, puisque en cela vous réprimez les gens et ne leur permettez pas de se développer. Vous ne devez pas faire ça!

Il ne doit pas y avoir de moi ici! Vous devez planifier avec précision les choses à l’avance et déterminer clairement comment traiter cette méthode parmi vous, afin que vous puissiez vous asseoir tranquillement dans les cercles comme parmi des enfants.

Un bon enseignant est celui qui se fait invisible pour pousser un enfant afin que celui-ci puisse avancer par lui-même par la suite. Il suppose, comprend, fabrique, et fait tout par lui-même, même sans se rendre compte que quelqu’un le guide ; c’est le véritable apprentissage.

Vous devez donc vous préparer très sérieusement à la table ronde et il n’y a pas de place ici pour l’égo. C’est très mauvais. Vous perdriez tout comme ça. Vous devez éteindre de tels cas et vous donner l’exemple les uns aux autres. Sinon, votre travail sera corrompu.

D’un cours virtuel, 28/10/12

À propos des plaintes des femmes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il arrive souvent dans la famille que la femme ait  beaucoup plus à se plaindre de son mari qu’il n’a contre elle …

Réponse: C’est toujours de cette façon, car c’est typique de la nature féminine de se sentir insatisfaite. Un couple ne doit pas chercher ici l’équilibre. Ce qui est naturel ne doit pas être condamné ni loué.

Bien sûr, une femme ressent une insatisfaction plus grande. 90% des plaintes proviennent d’elle, tandis que celles de l’homme se limitent généralement à une simple phrase: « Laisse-moi seul »

C’est de cette façon que nous sommes, et avec ces attributs nous avons besoin de nous compléter mutuellement. De là, il devient clair que l’homme et la femme ont des rôles différents.

Quelle part l’homme devrait-il fournir ? Puisque la femme est prête à tout faire pour lui, pour maintenir la connexion et lui fournir tout ce dont il a besoin, tout ce qu’elle veut c’est son attention. C’est là qu’est toute la nature féminine. En conséquence, l’homme doit constamment montrer une attitude honnête et naturelle qui est chaleureuse et concernée. C’est un travail difficile pour un homme alors que c’est très facile pour une femme. Quand un homme fait attention à une femme elle a le «carburant»pour n’importe quel effort.

Par conséquent, l’homme doit exprimer la bonté, et c’est difficile pour lui, et une femme doit changer beaucoup de choses, ce qui lui est facile si elle ressent la bonne attitude de sa part.

Ce sont les résultats des racines spirituelles et il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet …

Tiré d’une « Discussion sur une nouvelle vie » 16/07/12

Filtrer tout ce qui est superflu

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes ont déterminé les lois du groupe à partir de leur propre expérience. Le but de la création d’un groupe est de se connecter et de devenir comme le Créateur. Le groupe se forme lorsque les gens voulant atteindre cet état s’assemblent, et bien sûr, le groupe doit comprendre pourquoi il existe. Il inclut de nouveaux membres qui ne le comprennent pas ou ne le perçoivent pas encore, mais très vite, nous expliquons pourquoi il y a un groupe, et de manière non contraignante nous les amenons progressivement à cet état.

Le groupe devrait être unifié, et il devrait n’y avoir aucune distorsion en lui. Ce n’est pas une usine composée de gestionnaires et d’ouvriers qui leur sont subordonnés. Il n’y a rien de pareil dans un groupe étudiant la Kabbale, tout est collectif.

Nous créons différents comités qui servent, aident, soutiennent et organisent le groupe, l’étude, les fêtes, les repas, etc. Tout cela doit être exactement adapté à l’unité de base de chaque individu et de la collectivité. Bien que nous soyons différents, nous devons être absolument égaux, un est sage, l’autre est fou, cela ne fait aucune différence du tout. Chacun doit rester naturellement comme il est et essentiellement sous cette forme spécifique.

Imaginer un mécanisme où certaines de ses pièces fonctionnent rapidement et d’autres lentement, certaines se déplacent vers la droite ou vers la gauche et d’autres tournent autour d’un axe. Chacun a son propre rôle et le principal est que tout le monde devrait faire de son mieux pour l’unité générale. Les autres conditions dans le groupe sont créées conséquemment.

La condition principale est l’entraide et c’est ce qui nous amène à la connexion entre nous, puisqu’une personne particulière n’a rien à corriger en elle. Chacun de nous est un tout absolu et il n’y a rien de corrompu sauf une chose, la connexion avec les autres. C’est pourquoi je ne prête aucune attention au caractère d’une personne, à sa forme extérieure, à ses habitudes dégoûtantes, à quoique ce soit. Tout cela ne me concerne pas, j’utilise un «filtre» et ne vois pas tout cela ; une personne est rousse, une autre est ennuyeuse, un certain m’ennuie et m’influence, mais je ne m’inquiète pas. Derrière mon « filtre » Je ne dois voir qu’une seule chose : l’attitude d’une personne envers la connexion et l’unité, puisque c’est la seule chose que nous devons corriger en elle. Si elle travaille là-dessus, elle est mon amie et si elle ne le fait pas, elle est pour moi un étranger.

Nous ne devrions pas essayer de changer quoique ce soit en nous, sauf la connexion avec les autres, cela est très important. Nous perdons beaucoup de temps et d’énergie sur ce point. Nous devons cesser de nous occuper de choses inutiles, puisque de cette façons, nous ne faisons que de nous briser et nous corrompre nous-mêmes. Vous devez rester comme vous êtes, vous ne devriez pas perdre même une once d’énergie à ce sujet, juste vous investir dans la connexion.

Lorsque cela est clair, le travail devient doux et mutuel ; il devient un met, une aspiration à la réciprocité et à l’amour. Il ne faut prêter attention à rien d’autre. Il y a une seule condition : la connexion entre nous, et le groupe doit constamment porter son attention sur elle.

Nous avons un long chemin à parcourir et au début de nombreuses distorsions, malentendus, irritations, explosions… peuvent se produire. Mais la seule chose importante est qu’une personne aspire véritablement à l’unité. Si elle essaie d’accroître ce désir en elle, alors je prends sur moi tous ses autres problèmes et l’aide.

Leçon 2, du congrès en Géorgie du 06/11/12

Que prédit la Kabbale ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: La Kabbale prédit absolument tout dans le développement de l’histoire humaine. Que faut-il penser du millénaire actuel?

Réponse: La Kabbale prédit tout si je connais à l’avance le système général, son mouvement, parce que tout se passe de façon déterministe en lui ; c’est à dire qu’il a des forces qui interagissent selon un programme particulier, et j’étudie ce programme.

Le programme existe ; il est parfait, complet. Et sans le connaître même complètement parce que je n’ai pas atteint ce niveau pour le voir entièrement, je peux déjà prévoir quelque chose, le prédire.

Il est donc dans notre monde. Si j’ai appris certaines lois de la nature, par exemple certaines conditions météorologiques, alors je peux calculer toutes les conditions météorologiques et dire avec un certain degré de probabilité que, pendant cette semaine, il pourrait pleuvoir, ou neiger ou un ciel ensoleillé, ou nuageux. Puis-je prévoir cela? Oui. Autrement dit, sur la base d’études antérieures et de l’état actuel, je peux prédire l’état futur. C’est déjà la connaissance des lois. Bien sûr, ce n’est pas la connaissance de la loi absolue, quand il y a une formule sous mes yeux et que je vois clairement quoi et comment, mais je peux approximativement prévoir quelque chose. C’est la même chose avec la Kabbale. Nous traitons avec le système.

Dans le passé j’ai étudié la biocybernétique ; c’est absolument la même chose. C’est le même système. Je travaille aussi avec les forces qui influent sur notre monde. Si je connais ces forces, la nature de ce monde, alors je peux prédire à l’avance, c’est-à dire calculer à l’avance la façon dont ils entrent en contact les uns avec les autres au fil du temps, et quel en serait le résultat. Il n’y a pas de surprise.

Quand nous nous faisons tourner quelque chose ou pas devant un jeune enfant, c’est un miracle pour lui, car nous lui montrons quelque chose qu’il ne comprend pas, mais pour nous, ce n’est pas un miracle parce que nous savons ce que nous faisons. Il en est donc ainsi avec la Kabbale.

En vous élevant au niveau supérieur de compréhension, de connaissance, vous voyez ce qui se passe, et cela devient votre travail, car, en principe, un kabbaliste est une personne qui est engagée non seulement dans l’étude, mais dans l’application pratique des systèmes de gestion, la mise en œuvre pratique du programme de développement du monde.

Du congrès de Géorgie 05/11/2012 cours n°1.

Le devoir de chacun

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelqu’un peut-il gravir l’échelle spirituelle jusqu’au sommet et qu’arrivera-t-il à ceux qui ne peuvent pas monter ?

Réponse : Tout le monde doit et devra atteindre un équilibre, l’harmonie avec la nature, le Créateur, avec les autres. Tout le monde !

Qu’est-ce qui arrivera à ceux qui ne veulent pas ? La nature va les pousser avec un bâton vers le bonheur et les battre jusqu’à ce qu’ils le veuillent. Elle va les battre, donc des gardes ne sont pas nécessaires. Ensuite, une personne va commencer à se demander à voix basse : « Pourquoi ça arrive ? Pourquoi est-ce que ça tombe sur moi ? Qu’est-ce que je fais de mal ? ». Parce que les coups lui enseigneront progressivement.

Par conséquent, afin d’apprendre rapidement et comprendre ceci après un ou deux coups et non pas cent ou deux cents, la Kabbale existe. En principe, elle ne fait rien d’autre : elle permet simplement de comprendre quel est le problème dans la vie et comment le changer.

Du congrès de Géorgie du 05/11/12, Leçon 1

Révéler en nous le canevas de l’Univers

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, Préface au Livre du Zohar, Point 38: … il existe trois catégories d’homme (Adam) dans les Sefirot: Adam de Briya, Adam  de Yetsira et Adam d’Assiya.

Il y a un «rocher» appelé «désir de plaisir ». Le « rocher » a une forme qui ressemble un peu au Créateur. Cela explique le terme «Adam», ce qui signifie semblable (Domé) au Créateur.

Nous parlons ici des formes et des degrés de similitude avec le Créateur. À n’importe quel niveau, un Partsouf est toujours appelé «Adam». Le niveau minéral, végétal, et animal représentent également diverses formes d’Adam. Il n’y a rien qui ne soit pas une partie de l’état nommé Adam, sauf la matière authentique et amorphe de la volonté. Les trois niveaux antérieurs (minéral, végétal et animal) servent de moyen d’évolution/d’avancement vers le niveau parlant (humain). En fin de compte, ces niveaux sont ceux qui donnent «forme» au niveau humain.

La matière de l’univers, toute la matière de la faune et de la flore sur Terre constitue une pyramide ; l’homme se trouvant au sommet de celle-ci. Donc, ils sont tous inclus dans l’homme, par conséquent, ils montent et descendent tous avec l’homme.

Lorsque nous percevons la réalité correctement, il devient évident que toute la matière de la création est une partie de l’homme. Il n’y a rien en dehors de nous ; et même les objets cosmiques ne sont qu’une autre forme de notre désir de recevoir.

De cela, nous voyons que le désir de recevoir n’a pas de frontières. Une myriade d’étoiles, une nébuleuse gigantesque, tout est en nous, dans notre perception. Dans la mesure de notre évolution, nous discernons dans les profondeurs de notre désir de recevoir et y trouvons la particule élémentaire, ainsi que l’entière galaxie. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, tout a déjà été créé, mais tant que nous sommes encore «sur terre», ce qui signifie dans le désir de recevoir, nous continuons de révéler de nouveaux détails de cette merveilleuse image.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/11/12: Préface au Livre du Zohar

C’est maintenant ou jamais

Dr. Michael LaitmanImaginez que vous veniez au cours et que vous ayez une forte douleur à la main. Après tout vous allez y pensez en permanence. Elle vous dérangera pour étudier, elle rendra la vie inconfortable, vous ne saurez pas comment vous débarrasser de cette douleur, et vous ne pourrez pas l’oublier.

Maintenant, la question est, comment fairedevons nous ressentir la même douleur parce que nous n’avons pas encore atteint la réparation finale, nous n’avons pas atteint le but ultime? Je ne veux pas attendre encore un jour de plus! Si c’est si important pour moi, je brûle d’impatience, comme un bébé – veut maintenant et tout de suite!

Le problème est que je ne sais pas cde que je veux. Et d’où je peux prendre le juste désir? Ceci est déjà une raison pour la prière.

Je ne uis pas pressé de me connecter aux amis ni d’arriver à aimer les autres, pour atteindre le but spirituel. Ce sont des problèmes sur des problèmes, qui se posent devant moi comme de nombreux obstacles, l’un après l’autre.

Si je veux vraiment atteindre cet objectif, je dois aimer les amis – puisque sans eux, il ne peut être atteint. Mais le truc, c’est que je n’ai pas besoin de cet objectif – Est ce que quelqu’un veut-il donner? Donc, je n’ai pas besoin des amis, et je ne veux pas payer pour ce but par l’amour des autres. Tout cela me semble très lointain, vague, irréel. Je suis assis devant le livre et pense: «Que ce que je fais ici? ».

Pour cela il nous a été donné l’instrument qui s’appelle la «Torah». Elle comprend le pouvoir qui nous amène au but. C’est un niveau plus élevé par rapport à nous, d’elle vient une force appelée « la lumière » qui nous tire vers l’avant. A elle il faut penser pendant le cours, comme sur la blessure que vous voulez guérir.

Peu importe ce que nous lisons maintenant, vous devez penser à votre «maladie», et rêver de sa guérison. Si cela ne vous manque  pas – demandez leur de vous le donner, connecter vous aux amis, vérifiez quels désirs ils ont .

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale, Talmud des dix Sefirot du  24.09.2012

Changer le Créateur ou se changer soi-même ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous mentionnez à plusieurs reprises que la Kabbale est une science. Des concepts tels que la « dimension individuelle ou personnelle de Dieu » et « le chemin à travers la Kabbale par la dévotion » ont-ils une place ici ?

Réponse : La plus grande puissance dans la Kabbale est appelée « Nature » ou le « Créateur ». Vous pouvez l’appeler « Dieu ». Mais cette force supérieure n’est pas du tout ce que les croyants pensent. Il s’agit d’une physique claire, absolue, d’une bonne influence sur tout ce qui existe, permanente et immuable. C’est pourquoi, les croyants quelle que soit leur foi demandent à Dieu de changer; en principe leurs prières sont destinées à cela. Les gens qui étudient la Kabbale s’efforcent de changer eux-mêmes parce que selon leur compréhension, Dieu est absolu.

S’Il est absolument bon, s’Il est absolument aimant, alors je ne peux pas lui demander de changer parce qu’Il est déjà pleinement bon et aimant. Le concept de l’absolu signifie déjà que je n’ai personne à qui demander. Par exemple, comment peut-on demander, disons, à votre mère qui vous aime absolument d’être plus gentille envers vous ?

Par conséquent, toutes les aspirations, l’ensemble du travail d’une personne sont de se changer, de se hisser elle-même, de devenir comme Dieu. C’est pourquoi un être humain est appelé « Adam », du mot « Domé – similaire ». Il doit accéder à ce niveau pour l’atteindre.

Ainsi, la Kabbale n’est liée à aucune religion dans sa relation au monde et elle est appelée une science.

Du congrès de Géorgie du 05/11/12, Leçon 1

Passer par la question à laquelle il n’y a pas de réponse

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi nous a-t-on donné les Mitsvot, c’est-à-dire les commandements, si tout doit être rempli selon notre désir et notre libre arbitre ?

Réponse : En effet, une personne accepte une Mitsva comme un commandement. Après tout, le désir aussi nous « commande » à nous comporter d’une certaine façon et nous effectuons les commandements des désirs.

Si je me tourne vers quelqu’un pour faire quelque chose, il peut le faire par crainte, pour une récompense dans ce monde, pour une récompense dans l’autre monde, ou parce qu’on lui commande de le faire. C’est pourquoi une Mitsva est un commandement qui n’est pas rempli de crainte et qui n’est pas pour une récompense.

Si j’ai peur de quelqu’un ou que j’espère une récompense, je garde une sorte de contrat et non pas une Mitsva. J’ai une chance de perdre ou gagner selon le désir de l’hôte qui me prive de mon libre arbitre et définit des conditions difficiles: «Faites cela et puis vous gagnerez quelque chose, faites quelque chose d’autre et vous allez perdre ». Je vois qu’il n’y a pas de troisième voie et qu’il n’y a pas d’issue. Peut-être que j’ai été élevé de cette façon ou ce sont les circonstances.

D’autre part, une Mitsva symbolise le fait que je sois totalement libre. Le Créateur est totalement caché à moi, je peux faire ce que je veux, mais je cherche toujours un moyen de réaliser et d’accomplir Sa volonté. Pourquoi? Il n’ya pas de réponse à cette question.

Alors, allez chercher une réponse. La peur est déjà une contrainte, c’est la corruption, vous êtes accro, et cela signifie qu’ici il n’y a pas de spiritualité. Alors, pourquoi dois-je observer la Mitsva ? Il n’ya aucune raison de le faire. Seul un fou ou un petit enfant peut agir sans aucune récompense, sans vouloir éviter le mal ni atteindre le bien, que pouvons-nous faire? Recherchez le pouvoir de le faire, puisque je suis une machine qui a besoin d’être alimentée. Je cherche le carburant sans avoir à répondre à la question « pourquoi? »

Quand une personne atteint vraiment l’état de la foi au-dessus de la raison, il n’y a aucune raison pour lui d’observer la Mitsva. Il est dit: «La terre est suspendue à un fil ». Une personne ne regarde que pour le carburant, et c’est la seule chose qu’elle cherche et qu’elle exige.

Alors elle se dissimule même, afin qu’on ne lui montre pas la peur ou la récompense. Cela signifie qu’une personne se «limite» elle-même, ne voulant pas voir le Créateur et qu’elle échappe à tout ce qui peut se tenir dans la voie de son libre arbitre, de la foi au-dessus de la raison.

Nous arrivons ici à un point pour lequel il n’existe pas de calcul dans notre monde et pour lequel il n’existe aucun moyen de mesurer. C’est parce que nous utilisons nos désirs de choisir ce qui nous assure un plus grand profit.

Notre libre arbitre commence à partir de ce point central. A partir de ce moment-là je suis confronté à la question: «Pourquoi le faire ? ». Ceux qui tentent de traverser cette question atteignent les conditions spirituelles qui sont au-dessus de cette question.

Il n’y a aucune raison d’observer les Mitsvot dans notre monde. C’est inutile du point de vue de nos désirs et de nos valeurs.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbales 04/11/2012,« Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Le bouton caché

Dr. Michael LaitmanQuestion : les efforts intérieurs provoquent de la douleur. Peut-on dire que cette douleur survient au lieu de la souffrance issue directement de la nature sous forme d’ouragans et d’autres catastrophes naturelles ?

Réponse : Dans l’ensemble, la réponse est oui. Au lieu de reconstruire les maisons détruites par l’ouragan et au lieu de recevoir des coups encore plus terribles, nous pouvons passer à un travail interne et faire des efforts mentaux. Les efforts devraient être qualitatifs, bien que la nature nous oblige à passer à des efforts quantitatifs.

La différence entre la qualité et la quantité est énorme. Nous savons ceci grâce aux lois de la pyramide, qui se divise en quatre niveaux : la nature minérale (s), la végétale (v), l’animale (a) et humaine (h). Au niveau humain nous faisons des efforts réfléchis.

Mais d’autres personnes se trouvent au niveau le plus bas. Pensez aux efforts qu’ils ont à faire sur toute la largeur de la base de la pyramide ! Quelle grande surface couvre le désir, combien de tonnes de béton et de fer, combien d’heures à perdre, combien de maladies à passer, et quel grand manque se fait sentir !

Nous sommes au-dessus de ce niveau et pouvons changer les difficultés et les souffrances que des millions de personnes doivent endurer pendant tant d’années avec un seul clic sur un bouton.


Mais ne pensez pas que pousser le bouton est plus facile que mille ans de travaux forcés. Ce n’est pas par hasard si le peuple d’Israël pleurait dans le désert et était prêt à retourner au travail forcé en Egypte, à travailler pour Pharaon, pour éviter d’appuyer sur le bouton.

C’est l’essence même de la décision qu’une personne doit prendre, et ainsi notre monde ne disparaîtra pas tant que la fin de la correction n’aura pas eu lieu.

En appuyant sur ce bouton, vous devez être conscient et réaliser ce qui se passe, vous ne pouvez pas juste cliquer dessus et être surpris par le résultat ; dans la spiritualité, vous appuyez sur le bouton uniquement après avoir pris connaissance de toutes les actions que vous avez traversé. En d’autres termes la forme de la rédemption est déjà dans l’exil.

Vous devez imaginer le processus ; sinon vous n’avez pas de choix, parce que choisir signifie que vous comprenez l’avenir et que vous le choisissez.

Qualitativement ce travail est plus difficile qu’un travail ordinaire. Ainsi, bien que le peuple pouvait le faire, il s’écria : «Retournons ! Echangeons ce travail contre notre précédent travail !  »

Question : Pourquoi les kabbalistes disent que le chemin de la Torah est plus facile que le chemin de la souffrance ?

Réponse : Vous essayez de comparer deux choses différentes avec la même échelle : un quantum de lumière avec des milliards de tonnes de roches. Peuvent-ils être comparés ? L’énergie interne de la lumière est un milliard de fois plus grande que le poids physique des roches. Mais ces choses sont incomparables dans votre perception égoïste, par vos sens imaginaires. Premièrement, nous devons changer notre échelle de valeurs. Il est écrit : «Le juste est la fondation du monde. » Sa puissance et sa valeur est beaucoup plus grande que celle de toute l’humanité. Sans lui, les gens ne peuvent rien faire, ils n’existent absolument pas dans la spiritualité. Donc, vous ne pouvez pas comparer les deux types d’efforts avec le même instrument.

Question : Est-ce que tout le monde devra finalement appuyez sur ce bouton ?

Réponse : Non, pas uniquement tous les enfants d’Israël, qui sont tous ceux qui aspirent à atteindre le Créateur. Tout le monde participe à l’action pour appuyer sur le bouton, mais il est difficile de dire qui aura le premier rôle dans l’avenir.

D’un côté, une personne ne peut pas avancer sans un chef. Dans chaque génération, il doit y avoir quelqu’un qui tire vers l’avant et entraîne les autres. D’un autre côté, il pourrait y avoir quelque chose de similaire au Sanhédrin, un groupe de gens prêts et capables de trouver la force générale qui conduira les gens par la connexion entre eux. Je ne pense pas que quiconque puisse fournir un pronostic clair, mais ce n’est pas grave. L’essentiel est que nous avancions. Ce qui est nécessaire est ce qui arrivera. Le manque de connaissances dans ce cas n’est pas un problème.

D’une façon ou d’une autre, tout le monde participera au processus et jusqu’à la fin de la correction, jusqu’au dernier clic, nous serons tous dans la pyramide. Seule la Lumière de la fin de la correction deviendra une ligne dans un cercle. Les barreaux de l’échelle spirituelle ne changent pas, et ce n’est que lorsque Malkhout tout entière sera corrigée, aura atteint Keter et deviendra Son égale, que toutes les formes disparaîtront, à l’exception du cercle.

Question : Est-ce que ce bouton est l’amour des autres ?

Réponse : Oui, mais par l’amour des autres, nous aspirons à l’amour du Créateur, nous devons nous en souvenir.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 04/11/12, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »