La fin de la résistance

Dr. Michael LaitmanNous sommes individualistes, égoïstes par nature. Nous pouvons nous unir dans les villes, les nations, et les pays, mais nous unir comme un pays est un processus antinaturel. La Russie est un exemple, il y a d’autres nations qui  sont finalement tombées en morceaux.

Il doit y avoir un lien entre les gens comme dans une famille, où l’amour mutuel, les enfants, et la propriété unissent et préservent.  Ceci est une connexion instinctive basée sur la peur que je devienne malade et aurai besoin d’aide et de soutien. Mes enfants exigent quelque chose de moi, profitant de mon amour naturel pour eux, et je dois prendre soin d’eux.

La même connexion instinctive existe dans une nation. Bien sûr, elle  est beaucoup plus faible que dans une unité familiale, mais elle existe toujours et est également maintenue par une dépendance mutuelle, la peur, le besoin de soutien, un sentiment de sécurité, de sûreté, et ainsi de suite parce que nous vivons tous dans un monde égoïste.

Nous sommes encore capables de coexister et en quelque sorte être d’accord sur nos problèmes communs, les désirs et les objectifs dans les limites d’une nation. Nous comprenons que nous devons être connectés parce qu’en quelque sorte nous sommes d’accord à l’intérieur de notre pays, mais il y a de nombreux ennemis à l’extérieur.

Mais il est beaucoup plus difficile pour les différentes nations et les pays de parvenir à un accord. Cela est généralement appelé une union temporaire, où chaque côté trouve quelque chose pour son propre bénéfice, et une fois qu’il réussit à obtenir ce qu’il veut, il laisse tomber le reste. Et cela est considéré comme normal dans la politique internationale.

Fait intéressant, une nouvelle condition spéciale  se déroule aujourd’hui: les familles mettent un  frein, et une multitude de partis politiques, de mouvements apparaissent dans une nation. Ils se contredisent, sont prêts à se détruire les uns les autres, et ont plus de problèmes entre eux qu’avec des gens d’autres nations. Nous nous trouvons donc connectés avec des gens qui sont en dehors de chez nous: d’autres pays, nations, continents et civilisations avec lesquels il nous faut absolument trouver un moyen de coopération mutuelle 

De la conférence sur l’éducation globale  du 04/09/2011

Exiger du pain et l’éducation


Notre objectif principal est maintenant de ne pas effacer les différences entre les couches riches et les plus pauvres de la population. C’est l’objectif pour l’avenir.

En ce moment, nous faisons  face à deux problèmes urgents: la première consiste à élever le niveau de vie de chacun au-dessus du seuil de pauvreté, et la seconde est d’obliger tout le monde à apprendre sur la garantie mutuelle, le nouveau monde, la nouvelle économie, les nouvelles relations entre les gens, et les changements que la nature nous oblige à faire. Il faut construire une université qui enseigne ces choses, et y étudier doit être obligatoire, comme c’est obligatoire pour les enfants d’obtenir un diplôme d’études secondaires.

Je considère que ces deux conditions sont essentielles. Après tout, il est écrit: «S’il n’y a pas de farine, il n’y a pas de Torah. » Mais d’un autre côté, s’il n’y a pas de Torah (la connaissance du nouveau monde), il n’y a pas de farine. Pour cette raison, les gens doivent être éduqués et recevoir de la farine, ce qui signifie des revenus nécessaires. Pour l’instant, c’est tout ce qui doit être fait.

Je me suis souvent demandé quels conseils pratiques peuvent être donnés à une personne qui a suffisamment souffert et est prête à accepter la garantie mutuelle. Comment une telle personne entre-t-elle dans un nouveau monde? Ceci n’est possible que par l’éducation progressive d’une personne. Nous ne pouvons pas nous réveiller demain et, par miracle, être dans un nouveau monde. Tout commence avec la correction intérieure d’une personne. Elle  doit apprendre à changer grâce à l’étude et à son environnement. Si de nombreuses personnes étudient, elles viendront à cet état par elles-mêmes en se corrigeant et en s’influençant mutuellement.

C’est le devoir du gouvernement, d’abord et avant tout, de  fournir à la nation la farine et l’éducation. La nation doit exiger que le gouvernement rehausse tous les revenus au-dessus du niveau de pauvreté et éduque tout le monde dans l’esprit de la garantie mutuelle. Sans ces deux choses, nous ne serons pas en mesure d’aller de l’avant.

Je ne sais pas où le gouvernement va trouver le financement nécessaire. Le gouvernement pourrait prendre aux riches ou commencer à épargner pour cela en réduisant les dépenses des  représentants du gouvernement, c’est à eux de décider. Voyons le calcul de la somme d’argent nécessaire. Ce n’est peut être pas une si grande somme. D’une façon ou d’une autre, le gouvernement doit fournir à la nation les nécessités. Il ne sera pas en mesure de jouer avec des gens comme cela a été fait dans le passé, donc il serait préférable de commencer à planifier à l’avance.

Je ne pense pas que cela pourrait être un montant d’argent irréaliste. Ils devraient le calculer et comprendre quels  impôts doivent être augmentés  et lesquels  devraient être abaissés. Il peut y avoir besoin d’une nouvelle taxe pour tout le monde, sauf pour ceux en dessous du seuil de pauvreté. Cela doit être fait. Comment cela pourrait-il être que des  gens n’aient pas assez de nourriture?

Il est également nécessaire d’enseigner aux gens comment gérer un ménage à travers des programmes de télévision ou des ateliers. Peu importe leur revenu, les gens ne peuvent pas vivre sans réfléchir et faire ce qu’ils veulent. Les gens doivent apprendre à gérer leurs budgets. Assez souvent, les gens ne savent pas comment faire cela.

Il y a des spécialistes, des scientifiques, des économistes et des psychologues qui peuvent expliquer la façon de bien gérer l’argent. Si on a une certaine somme d’argent pour une famille pour vivre pendant un mois, ces spécialistes peuvent calculer combien pourrait être dépensé et sur quoi. Il s’agit d’une discipline scolaire entière appelée la science de la famille et du consommateur.

Les gens vont écouter et devenir progressivement inspirés, ils vont soudain avoir une attitude différente envers la vie. Après tout, les gens ne pensent pas trop sur ce qui va leur arriver demain. Nous ne le sentons pas, et on ne nous l’enseigne pas. Nos écoles sont si éloignés de la vraie vie qu’ils n’enseignent pas les choses nécessaires, comme la façon de traiter les gens, votre futur mari, femme et enfants ou comment gérer un ménage de sorte qu’il y ait assez d’argent pour le mois. Toutes ces choses doivent être apprises.

Du cours quotidien de Kabbale du 02/10/2011,  Shamati # 219

Les 125 degrés de notre garantie mutuelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment la garantie mutuelle peut elle être utilisée comme un coefficient dans une formule? Est-il vraiment possible de mesurer les relations humaines: 50% ou 75% de garantie mutuelle?

Réponse: Bien sûr que oui, les relations peuvent être mesurées: Il y a 125 degrés de  garantie mutuelle (les mêmes 125 degrés spirituels dont vous avez probablement déjà entendu parler). Tout peut être mesuré précisément parce que selon la façon dont une personne se rapporte à d’autres, chaque  âme se compose de Rosh – Tokh – Sof (la tête, la partie intérieure du corps, et les membres), et voici les pièces qu’il restreint et les pièces qu’il utilise partiellement, à moitié, ou  au tiers.

Il n’y a pas de problème avec la mesure de la garantie mutuelle dans la spiritualité- elle correspond à votre degré. Et vous demandez comment nous devrions évaluer la garantie mutuelle dans l’économie de notre monde? La garantie mutuelle ne fonctionne pas et ne peut pas exister dans notre monde. Le premier degré de la garantie mutuelle est un degré spirituel.

En ce moment nous sommes dans une période de transition appelé «le temps de la préparation» pour l’entrée dans le monde spirituel. Quand je dis que la garantie mutuelle doit être saisie comme coefficient dans la formule économique, je veux dire que tout le problème avec la rupture et la crise que nous vivons actuellement est le fait que nous manquons d’un paramètre à partir d’un degré plus élevé. Et quand nous l’acquerrons, nous atteindrons  la paix, l’épanouissement et l’équilibre pour un certain temps.

Et à chaque fois  nous nous sentirons comme si nous avions perdu cet équilibre-le manque de garantie mutuelle et l’instabilité économique. Cela continuera de se passer à chaque nouveau degré, jusqu’à atteindre un état où chaque personne se suffira avec les nécessités dont il a besoin pour vivre, qu’il  déterminera lui-même.

Dans le même temps, chaque personne aura donné le maximum dans la mesure de ses capacités, et il lui sera permis également de déterminer ce maximum lui-même. Voici comment corriger tout sera.

Mais si une personne n’a pas encore atteint cet état, les désirs  avec lesquels il n’est pas encore capable de travailler sont gardés. Et cette protection n’est pas imposée par ses forces car il n’en est pas encore capable; elle est faite à travers l’environnement, qui le presse. Le Baal HaSoulam explique que la société du futur évaluera de combien chaque personne a besoin, et encouragera  les gens en leur donnant des médailles, influencera  les gens avec l’encouragement ou le jugement. 

Du cours  quotidien de  Kabbale du  02/10/2011,  Shamati # 219

Brèves pensées sur Shamati, « Qu’est-ce que le jour du Seigneur et la nuit du Seigneur dans le travail »

Dr. Michael LaitmanIl est dit: «L’obscurité va briller comme la Lumière. » Il n’y a pas de jour ou de nuit dans notre travail intérieur. La lumière brille dans tout et remplit toute Malkhout de l’Infini. Nous existons dans un océan de Lumière. Comment peut- il y avoir la nuit ? …

Nous n’avons pas de jour ou de nuit dans la spiritualité, mais nous sentons différents changements dans nos états. Il est nécessaire de discerner ces changements. Peut-être que ce sont mes jours et mes nuits que je ressens dans mon égoïsme, quand un jour signifie que j’ai gagné et conquis, tandis que la nuit montre que je n’ai pas eu cette chance. Pendant ce temps, le jour et la nuit du Créateur sont à l’opposé. Pour lui un jour est une possibilité d’accorder sans réserve, d’aimer, de remplir, et de se connecter, alors qu’une nuit, au contraire, est un manque de forces du don sans réserve et d’amour.

Par conséquent, nous  devons toujours discerner ce dans quoi nous existons: dans l’obscurité de la nuit ou dans la Lumière du jour, la mienne ou celle du Créateur, et d’essayer de rester dans la définition correcte 

Du 6ème cours du congrès de Toronto le 18/09/11

Sept milliards de mondes

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans une telle dissimulation que nous ne la ressentons même pas. Nous percevons toute la réalité seulement à  l’intérieur de nous, et tout ce que nous ressentons c’est une impression dans notre désir égoïste qui en fait n’existe pas du tout.

Dans le monde spirituel il n’y a pas de notion telle que le désir de plaisir qui  reçoit dans son propre intérêt. Si le désir est dirigé vers soi, il ne peut rien recevoir et reste dans l’obscurité. Notre désir égoïste, cependant, est sur ​​un niveau  de base tellement bas que nous sommes autorisés à ressentir une sorte de réalité en lui, une empreinte de ce qui nous semble la réalité.

Quand nous commençons à développer et à acquérir de plus grands désirs et intentions en vue du don sans réserve, nous commençons à détecter le système supérieur. Avant que cela  arrive,  chacun de nous  est comme une personne inconsciente dans un délire, qui ressent une sorte de monde imaginaire dans lequel elle semble exister, comme quelqu’un dans le coma, qui voit différentes images lui traverser  la tête, comme cela arrive parfois dans un rêve.

Quand nous nous réveillons et reprenons nos sens, notre désir est déjà à un autre niveau et a obtenu  l’intention en vue du don sans réserve. Ainsi, nous prenons conscience que nous ressentons tout à l’intérieur de notre désir et qu’il n’y a rien à l’extérieur. Tout ce qui auparavant nous avait semblé extérieur a également été une sensation à l’intérieur du désir de recevoir.

Nous atteignons le monde spirituel dans notre désir de recevoir aussi. Les niveaux inanimé, végétal, et animé de la nature, tous les gens, tout ce grand monde, et tout ce qui se passe en lui  sont simplement des changements dans mon désir de recevoir, qui me font ressentir que le monde change. Je découvre les autres âmes, ce qui signifie des désirs étrangers afin que je puisse les relier à moi-même avec l’intention de donner sans réserve, puis ils deviennent des parties de moi qui m’aident à mesurer à quel point je suis dans le don sans réserve.

Je reste dans le brouillard à dessein, de sorte que je ne sois pas capable de ressentir les autres pendant que j’essaie de les rapprocher et de les sentir comme faisant partie intégrante de moi. Si j’essaie d’amener plus près de moi  tout ce qui ressemble à la réalité extérieure, je peux corriger mon récipient pour le don sans réserve.

En proportion de mon apport de  désirs étrangers extérieurs : minéral, végétal, animal, et parlant et de leur union  en un tout unique, en un seul organisme spirituel qui consiste à «cerveau-os-tendon-chair-peau» ( Moakh – Atsamot – Guidin – Bassar – Orh ) ou à  « racine-âme-corps-vêtements-chambre » ( Shoresh – Neshama – Gouf – Levoush –Heikhal ) voici  la mesure de mon approche de la vérité. En effet, il n’y a pas que moi qui ressente tout de la réalité à l’intérieur de moi et donc construit un récipient intérieur afin de percevoir le Créateur en lui.

Je dois mettre toutes les parties ensemble jusqu’à ce qu’elles deviennent toutes comme «un seul homme dans un seul  cœur » et tous les gens qui me semblaient comme des étrangers deviennent une partie de mon âme. Ainsi, chacun de nous avance sans déranger personne. Chacun de nous construit son propre monde sur son propre plan, dans sa propre découpe, en l’atteignant comme son monde intérieur. Et le Créateur remplit ce monde, ce qui signifie qu’une personne est dans l’adhésion avec la Lumière, avec le Créateur qui le remplit. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/10/2011, Ecrits du Rabash

Les lettres sombres qui apportent la Lumière

Dr. Michael LaitmanLa réalisation est intérieure, et il n’y a rien en dehors de nous. Tout ce qui semble nous entourer est tout simplement une illusion temporaire, y compris ce monde imaginaire, et même le monde spirituel. Mais dans le monde spirituel, nous sommes moins conscients que quelque chose semble seulement être à l’extérieur de nous, car il est repoussé par notre égo.

Nous incorporons les désirs des autres en nous dans la mesure de notre capacité à mettre dans l’ombre notre égoïsme, le cacher, lui donner l’intention pour le bien du don sans réserve, et le faire selon le principe de «Aime ton prochain comme toi-même »,  la loi de la Lumière. 

Le symbole de toutes ces corrections est une construction spéciale appelée Soucca qui nous montre comment construire l’ombre. Notre homme intérieur se repose à l’intérieur de la Soucca et prend les quatre symboles de Souccot avec lui: trois qui appartiennent à Zeir Anpin ( Loulav [une fronde fermée d’un palmier-datier],Hadassim [trois branches avec des feuilles de l’arbre de myrte], et Aravot [deux branches avec des feuilles de l’arbre de saule]), et le quatrième (Etrog [un fruit du cédrat, semblable à un citron ou à un pamplemousse]) qui appartient à Malkhout . Il va les connecter entre eux et commencer à les balancer: droite, gauche, devant, derrière, en haut et en bas, dans les six directions qui correspondent aux six Sefirot de Zeir Anpin (VAK). Et dans le même temps, il est à l’intérieur de la Soucca, où ses trois murs correspondent aux trois Sefirot de Hessed – Guevoura –Tifeféret (HGT). La Sefira Netsah est le toit de la Soucca, et la Sefira Hod est le sol.

Il s’avère que l’homme s’unit avec Zeir Anpin complètement,  ce qui représente pour lui les qualités supérieures du don sans réserve. Et quand il se connecte avec toutes ces qualités dans toutes les directions, ce qui signifie dans toutes les qualités de VAK de Zeir Anpin, tandis que lui-même représente Malkhout, ce faisant, il corrige et relie toutes ces qualités ensemble.

Et tout cela se fait grâce à l’ombre, qui peut cacher ou révéler. Une ombre qui dissimule c’est quand on travaille contre notre mauvais penchant, le désir égoïste. Et l’ombre révélatrice c’est quand nous-mêmes écrivons  les lettres de notre travail comme si nous utilisions de l’encre noire sur un fond blanc. Voilà comment nous créons différentes formes de dissimulation, qui sont similaires à la Lumière. Progressivement, l’ensemble de l’obscurité devient comme la Lumière due à la création de différentes nuances (par exemple, sous la forme d’ailes).

L’homme ne se connecte pas à la Lumière, mais plutôt à ses formes, et à l’inverse, en se cachant de la Lumière avec l’aide des ombres, il construit des formes similaires à la Lumière, du don sans réserve. C’est notre travail. Nous travaillons jusqu’à ce que nous obtenions l’équivalence de forme et d’adhésion  (Zivoug) avec la Lumière avec l’aide de toutes les nuances, toutes les formes de l’obscurité, les «lettres», et les collisions avec la Lumière. Et à la fin toute l’obscurité va briller comme la Lumière.

Notre travail est de créer les formes de l’obscurité, des formes de lettres, telles que les lignes et les courbes noires  et à les rendre semblables à la Lumière. C’est pourquoi le symbole de toutes ces corrections est la couverture de la Soucca. Et tout notre travail consiste à trouver comment construire cette couverture sur nous et de nous asseoir dans  son ombre, ce qui nous permettra d’atteindre la Lumière. Toute la lumière Environnante  qui nous parvient et reste au-dessus du toit de la Soucca agit en nous, dans la Soucca, de manière à ce que les formes des ténèbres brillent pour nous  comme la Lumière. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/10/2011, Ecrits du Rabash

A propos du capitalisme d’aujourd’hui

Dr. Michael LaitmanAvis: (Chandran Nair , fondateur et directeur du thinktank de  l’ « Institut global pour demain » basé à Hong-Kong : «Il est important de comprendre que les principes fondamentaux du capitalisme – c’est-à-dire que les êtres humains sont rationnels, que les marchés se comportent rationnellement, et que les marchés attribueront les prix – sont faux. Il est également important de comprendre les racines du capitalisme moderne.

« On pourrait dire que l’esclavage a été la première tentative pour sous-estimer le prix des ressources. Lorsque l’esclavage a pris fin il y a eu la colonisation, qui a de nouveau été une tentative du modèle capitaliste pour utiliser les ressources à bon marché. Avec la fin des colonies, nous avons eu l’argument de la mondialisation de la croissance économique et la mondialisation de la finance.

«Ce que nous devons reconnaître aujourd’hui c’est que le monde est un endroit très différent de ce qu’il était il y a 100 ans quand nous avions un milliard de personnes.

« Ce ljeu est terminé et nous avons besoin d’une restructuration fondamentale – essentiellement sur la façon dont les gens vivent, et nous devons aller au-delà des notions simples sur la croissance, vers des notions plus sophistiquées, des discussions nuancées au sujet du progrès humain.

« C’est impossible et c’est là que le capitalisme s’est  essentiellement cogné à un mur et une conversation très différente doit avoir lieu. »

Mon commentaire: Le manque de ressources dans le monde, d’une part, et l’aspiration naturelle à croître, d’autre part, nous laisse avec la seule possibilité d’épanouissement illimité: la satisfaction à l’égard des acquisitions non matérielles. Il est possible d’en susciter le désir à travers la bonne éducation des citoyens. Le rêve de tout le monde va se réaliser grâce à une satisfaction non matérielle.

La crise économique est comme une porte vers le nouveau monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: L’économie moderne mesure la prospérité économique en utilisant des indicateurs réels et des index. L’économie de la période de transition a-t-elle sa propre norme, un «indice de garantie mutuelle? » Comment allons-nous la mesurer?

Réponse: Ce sera également mesurée par l’argent. L’argent (Kessef en hébreu) ​​signifie ce qui recouvre (Kissiuf), l’écran.

Question: Qui va déterminer cet indice?

Réponse: Un organisme de réglementation unique qui fonctionne selon les besoins et aussi selon le niveau auquel  tout le monde est capable de se connecter dans l’équivalence de forme. Il se peut très bien qu’il soit déjà possible d’en écrire maintenant la formule. Ces choses ne sont pas farfelues.

Premièrement, nous devons trouver les bons mots et écrire plusieurs articles sur l’essence de l’économie actuelle, sur son histoire et sa base, et sur la fondation sur laquelle la connexion mutuelle entre les peuples est construite. Après tout, l’économie est l’expression de nos connexions, de notre égoïsme. Mais avec elle, sont également liés la politique et les sentiments, la publicité et les mensonges du monde moderne. L’économie n’est pas une science exacte car elle englobe les sentiments humains et les connexions entre les gens.

Si l’économie ne comprenait pas nos sensations, si elle ne reflétait que des revenus et des dépenses, nous n’aurions pas eu à faire face à des crises ni à aucun problème. Cependant, comme le Baal HaSoulam  l’écrit dans l’article «La paix dans le monde », nous ne pouvons pas mesurer les efforts, le succès, la satisfaction, et les relations humaines par l’argent seulement. Par exemple, je ne veux pas travailler avec quelqu’un, même pour un millier de dollars par jour, et je suis prêt à travailler avec quelqu’un d’autre pour cinquante dollars.

Nous ne sommes pas des machines, et donc l’économie n’est pas une science exacte, mais plutôt quelque chose entre les deux. Nous mesurons ce que nous pouvons, mais assez souvent notre ego gâche les calculs «rigides», et nous ne pouvons pas faire face à cela.

Ceci est fait à dessein. Le Créateur « nous fait trébucher » dès le tout début: nous sommes créés différents, et nous ne pouvons pas  nous mesurer les uns les autres par un étalon. C’est de  là que proviennent nos problèmes économiques.

Quand serons-nous capables de bâtir l’économie idéale? Quand nous serons capables de mesurer nos désirs et nos passions, tous les aspects de notre monde intérieur. C’est pourquoi nous voyons que les économistes ne sont rien sans les kabbalistes. Travaillant seuls, ils ne  font que tout gâcher.

Par conséquent, nous devons leur montrer qu’il est possible de créer un nouveau système de mesure. Premièrement, nous devons écrire une série d’articles sur l’économie comme le reflet de nos relations, y compris émotionnelles. Cette justification psychologique nous permettra d’amener en douceur le lecteur à la Kabbale.

Ce n’est pas par hasard si  la crise économique est devenue une sorte de «porte» vers le nouveau monde.  Elle reflète l’image de notre monde de la manière la plus complète, et par là nous ressentirons ce qui nous manque pour survivre et nous sauver nous-mêmes.

Et ce qui nous manque, c’est la garantie mutuelle. Qu’est-ce que c’est? La garantie mutuelle compense les facteurs humains que l’économie ne parvient pas à prendre en compte. Il est impossible de les mesurer avec de l’argent, mais nous pouvons combler cette lacune à l’avance. Il n’est pas clair pourquoi une personne doit recevoir deux kilos d’épanouissement, l’autre un kilo, tandis que le troisième un kilo et demi. L’économie ne peut pas fournir une réponse à cette question, mais nous compensons ses déficiences à l’aide de la puissance spirituelle. Lorsque nous nous élevons au-dessus de tous nos désirs, qui sont si différents, nous les remplissons avec un calcul plus élevé, qui va devenir une caractéristique déterminante de la future économie.

Ainsi, nous complétons l’économie financière avec l’économie de la Gematria. Selon elle, si une personne s’exerce un maximum en fonction des attributs qu’elle a reçus  du Créateur, elle est dans un système avec tous les autres, aux fins de correction. Que vous le vouliez ou non, vous ne serez pas en mesure de calculer  correctement quoi que ce soit de toute autre manière. La crise se fera sentir jusqu’à la fin de la correction, jusqu’à ce que la compensation affective basée sur la connexion mutuelle compense à 100% toutes les différences économiques.

Un de mes voisins reçoit plus que moi, une autre reçoit moins, et un tiers reçoit quelque chose de totalement différent. En les regardant, je dois compenser toutes ces différences par mon attitude. Ainsi, l’économie matérielle et l’économie des écrans vont se compléter mutuellement. Les deux comptes-le corporel et le spirituel-deviendront unique et se compléteront totalement l’un par l’autre.

C’est pourquoi l’humanité ne sera pas en mesure de supporter la crise économique. Et ce n’est pas sur le fait qu’elle concerne une pénurie alimentaire, c’est parce que les différences entre les gens sont révélées ici. Nous voyons cela comme l’écart entre les riches et les pauvres, mais essentiellement, c’est la manifestation de la nécessité de compenser, pour réconcilier les gens. Nous sommes à la recherche d’une opportunité pour compenser nos différences innées afin que chacun puisse être debout égalitairement aux autres. C’est ce que la crise économique  nous révèle. 

 Du cours quotidien de Kabbale du  02/10/2011, Shamati # 219

Nous sommes des éducateurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Beaucoup de gens dans le monde entier prônent une coopération et l’altruisme. Comment peut-on se connecter à eux?

Réponse: Nous ne nous connectons pas à eux. Il y a bien assez de «bons cœurs»  individuels qui font du bénévolat dans les hôpitaux, aident les nécessiteux, ou établissent différents organismes et fonds de charité. Ils aident les gens et c’est très bien. Selon le Baal HaSoulam et des enquêtes sociologiques, environ 10% de l’humanité est altruiste.

Aujourd’hui, cependant, pour la première fois dans l’histoire, nous avons atteint un point crucial dans notre développement, et les gens ont besoin d’être enseignés sur les lois du monde dans lesquelles ils entrent. Notre objectif n’est pas un autre édulcorant égoïste, ce n’est pas l’aide pour les pauvres, ou une redistribution superficielle des ressources en leur faveur.

Non, l’humanité s’apprête à entrer dans une nouvelle dimension dans laquelle nous avons à être connectés entre nous globalement et intégralement. La Nature commence à nous donner des conseils, comme si elle disait: «Voilà comment vous devriez être à partir de maintenant, reliés organiquement, comme un seul homme dans un seul cœur, comme toutes mes autres parties. Arrêtez de vous développer à l’intérieur de moi comme un cancer. »

Personne ne comprend vraiment plus ce qui se passe. Par conséquent, nous devons enseigner aux gens. Nous sommes une organisation éducative, dont le seul but est d’enseigner les lois du monde global.

La connexion mutuelle apparaît partout. Nous ne pourrions pas nous  séparer, même si nous le voulions. La seule façon de couper notre connexion est par la guerre, mais qui n’aiderait pas, car les liens internes entre nous, ne disparaîtraient pas. La guerre serait bientôt finie, et nous aurions à reprendre la connexion, seulement sous des conditions beaucoup plus difficiles.

Aujourd’hui, la crise détruit tous les aspects de la vie. Nous devons voir cette situation comme un tremplin vers le prochain niveau. L’évolution de la nature nous oblige à passer à la nouvelle étape.

Que gagnerons-nous par cela ? Nous allons gagner le nouveau système. Par ce travail commun, par la connexion mutuelle, nous allons découvrir la force interne de la nature,  ses mécanismes internes et nous passerons à un nouveau niveau d’existence. Nous allons d’abord nous débarrasser de tous les problèmes quotidiens, et en plus, nous allons atteindre la prochaine dimension.

Donc il n’y a pas d’autre choix: la nature nous oblige à atteindre cela. C’est pourquoi nous ne donnons pas nos cadeaux aux fêtes. Nous laissons cela à d’autres organisations. Nous ne  nous occupons que de l’éducation nouvelle et intégrale. Tout comme les jardins d’enfants et les écoles préparent les enfants à la vie dans notre monde, nous devons  maintenant préparer l’humanité tout entière à la vie dans le monde qui s’est manifesté à nous, dans lequel nous sommes tous  connectés globalement.

Ce système supérieur, unique et intégral  se rapproche de notre système humain détruit par l’égoïsme. S’ils se heurtent, il y aura une explosion terrible. 

 De la 5ème partie du cours quotidien de  Kabbale du 07/10/2011 , « un commandement »

Le monde se réveille

Dr. Michael LaitmanQuestion: Les gens autour du monde se réveillent et commencent à parler d’unité. Pourquoi cela arrive-t-il ?

Réponse: Cela découle de la sensation intérieure. Une personne peut étudier pendant dix ans, entendre parler quotidiennement de l’importance de l’unité, et pourtant tout cela reste vain. Si elle n’en ressent pas le besoin, elle n’entendra rien.

Mais soudain, l’homme commence à le comprendre de l’intérieur, naturellement. De façon inattendue, il commence à réaliser que nous sommes tous reliés entre nous, que nous avons besoin de justice sociale et d’une répartition égale, et que nous devons tous atteindre l’équilibre entre nous et avec la nature. Sinon, nos vies sont finies.

Aujourd’hui, quelques milliers d’hommes dérangés tarissent les dernières ressources de la terre et avec l’aide de la publicité nous forcent à acheter ce qu’ils fabriquent dans le seul but d’ajouter un autre zéro à leur compte bancaire. Et nous suivons leurs directives comme d’humbles esclaves : nous poursuivons les biens matériels.

Assez de cela, tout s’effondre. Nous mûrissons car notre désir de recevoir grandit sur une base quotidienne, et comme il  se développe, il  commence à poser des questions : « Quel est le but de ma vie ? Qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi dois-je souffrir? Pourquoi ne puis-je atteindre la satisfation ? »

Le taux de chômage aux Etats-Unis a considérablement augmenté ; il frappe entre autres surtout les jeunes qui ont du mal à trouver du travail. Il y a un énorme fossé entre les riches qui travaillent à Wall Street et la jeune génération. À l’âge de 20-25 ans une personne ne voit aucun avenir devant elle. Sans travail, elle ne veut pas se marier et donner naissance à des enfants. Quelle sorte d’avenir attend ses enfants, si ses propres perspectives sont sombres ?

Un éveil spontané a lieu. Les gens sortent dans la rue pour manifester, en raison de leurs pulsions intérieures, ils ne peuvent tout simplement pas rester dans leurs maisons. C’est l’anarchie pure: une personne ne sait pas ce qui va lui arriver demain ou même dans la seconde suivante, et voilà comment elle se calme et se débarrasse des émotions négatives. Sa nature l’oblige à le faire. Les gens commencent à protester sans avoir une vue claire de la situation, sans connaître leur but, sans préparation d’un programme. Ils se sentent tout simplement mal.

Progressivement, les hauts et les bas de la vie les obligent à s’assagir et ils commencent à comprendre ce qui se passe réellement.

Le monde entier se réveille aujourd’hui. Nous allons voir ce qui va arriver en Chine, au  Japon et en Inde. … Le monde devient «rond». Les gens par nature  demandent un changement. Intuitivement, ils sentent qu’ils doivent être connectés, qu’ils doivent être en équilibre entre eux et avec la Nature. C’est ainsi que la Force universelle générale se révèle: inconsciemment nous ressentons soudain que c’est exactement ce qui nous manque.

Et puis tout le monde commence à s’opposer à l’inégalité et à demander quelque chose : les mères célibataires, les retraités, les médecins et les enseignants. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une tendance générale, une demande commune pour l’équilibre. Quelqu’un se sent bien, quelqu’un d’autre se sent mal, et nous voulons que tout le monde obtienne une part égale. La puissance de l’unité et une nouvelle approche qui nous obligent à penser de cette façon, se révèlent de plus en plus dans notre monde intégral.

La question est de savoir comment atteindre cet état? Seule la sagesse de la Kabbale offre une solution. Elle explique comment réaliser une distribution équitable, un équilibre des gains, et être indemnisé pour les dommages causés par notre égoïsme.

L’homme veut toujours être plus que tout le monde ;  il veut atteindre, avancer. Donc, si nous venons tous à un état ​​où tout le monde ne reçoit que des choses essentielles, qu’y aura-t-il pour nous ensuite ? Comment pouvons-nous rembourser les gens pour ce qu’ils ont perdu? La Kabbale explique que cela n’est possible que grâce à l’ascension spirituelle quand notre corps physique ne reçoit qu’autant qu’il a besoin, et que le reste est utilisé pour développer l’âme. 

De la 5ème partie du cours quotidien de  Kabbale du 07/10/2011  , «Un commandement »