La connaissance et pas des ordres

Dr. Michael LaitmanEn dirigeant le processus spirituel, nous n’ « imposons pas d’arrangements » aux masses, ni ne donnons des ordres à quiconque. Nous ne faisons que de transmettre la connaissance aux gens.

Quelques heures par jour, j’étudie les rapports et les analyses sur les événements, qui paraissent actuellement dans le monde. Je ne considère pas tout comme la vérité, mais je fais ma propre analyse, en me faisant sur les affaires ma propre opinion, qui me servira de base pour agir.

Exactement de la même manière, nous laissons aux gens la liberté d’opinion. Nous leur transmettons simplement la méthode, que la nature elle-même nous «impose». Cette méthode est basée sur la recherche scientifique.

Par exemple, beaucoup de choses lues aujourd’hui me rappellent mes études sur les lois du système et la cybernétique. La cybernétique est la science des systèmes et de leur régulation en différents diapasons : biologique, mécanique, naturel, écologique, etc. De nombreuses formules décrivent certains niveaux de régulation : entrée/sortie et hypothèse. Elle concerne le lancement de fusées, le mouvement sous certaines conditions, etc.

Supposons qu’un train doive atteindre le point B du point A en utilisant le moins possible de carburant, avec une usure minimale et vitesse sur les mécanismes, allant à une vitesse minimale et maximale au niveau des jonctions ferroviaires, sans freinage brusque ou accélération. L’accomplissement optimal de, disons, vingt conditions similaires est un des problèmes de la régulation correcte. Dans notre organisme, des milliers de paramètres s’équilibrent les uns les autres et se réduisent à une formule unifiée appelée «vie», selon le même principe.

Ainsi, aujourd’hui nous devons expliquer à tous les gens ce qui se passera si nous ne remplissons pas la formule de la garantie mutuelle-dans la mesure où elle nous est révélée aujourd’hui. En réalité, nous parlons de Malkhout corrigée et équilibrée du monde de l’Infini, mais nous sommes guidés par le moment actuel. En ignorant la formule de garantie mutuelle, nous allons subir une perte ; nous devons simplement apprendre à respecter ses paramètres.

Par conséquent, notre approche est instructive. C’est ainsi qu’on enseigne aussi aux étudiants universitaires, pour leur permettre plus tard d’appliquer dans la vie les connaissances reçues. Une personne doit apprendre la réciprocité dans ses interrelations avec les autres, et il doit l’apprendre d’elle-même sans recevoir des brochures de notre part.

Aujourd’hui, il n’y a pratiquement pas de professions ne nécessitant pas l’intelligence d’une personne. Après tout, elle n’est pas un animal. Même pour creuser un trou, en plus de la force physique, elle a besoin de sa tête.

Ainsi, en apprenant aux gens à interagir correctement, nous leur présentons un champ d’action pour l’esprit et les sentiments. Nous ne les laissons pas au niveau animal, car la garantie mutuelle a trait au degré humain : à savoir, l’humain en moi se demande comment co-exister avec les autres. Nous parlons ici d’un développement interne des sens.

Il n’est pas fortuit que les gens recherchent aujourd’hui l’interconnexion, qu’ils aillent à des démonstrations, et demandent la justice sociale et l’union universelle. C’est ce qui leur manque, et nous expliquons que c’est le diktat de la Nature, et selon celui-ci, nous devons nous-mêmes établir une connexion entre nous. La communication mutuelle, la garantie mutuelle, est la loi d’un système intégral que nous représentons.

De la 5ème partie du 04.09.2011 de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Nation »

Il n’y a pas de pause dans la spiritualité

Dr. Michael LaitmanQuand une personne atteint son premier contact avec le Créateur à un certain niveau, c’est-à-dire la révélation de deux contraires ensemble, elle a immédiatement besoin de l’aide du supérieur. L’alliance de la circoncision» est simplement la première action du supérieur sur l’inférieur.

C’est la Lumière qui révèle la force supérieure comme étant l’attribut du don et amour, force qui se dresse face au désir égoïste de la créature qui veut l’utiliser. Mais en même temps nous devons maintenant révéler un nouveau niveau de connexion entre nous, atteint à travers l’écran et la lumière réfléchie.

Il y a encore beaucoup de travail devant nous, avant que nous atteignions l’adhésion. Et tout cela est l’œuvre de la créature qui suscite le travail de la force de la lumière sur elle, créant une multitude de corrections des différents attributs, étape après étape. Nous devons comprendre profondément et soigneusement ce que nous demandons à la force supérieure de faire avec nous. Après tout, tout le sens de notre travail est de révéler à travers elle le plan de la création. Le processus que nous vivons nous permet de nous familiariser avec la force réelle supérieure, comme il est écrit : « Nous Te connaîtrons par Tes actions »

Lorsque nous passons par toutes les actions qu’Il a préparées pour nous, nous révélons, Sa pensée, l’intention et le plan de la création à travers Sa pensée. C’est pourquoi chaque action est suivie par une action plus compliquée encore. Il n’y a pas d’actions dans le monde spirituel, vous permettant de vous asseoir, de vous reposer et de profiter des fruits du travail accompli, telles que nous permettons à notre désir égoïste de se reposer un peu après le plaisir atteint dans notre monde. Il n’y a de telles pauses dans le monde spirituel.

Là-bas, il n’y a pas de notion de temps, parce que nous sommes continuellement sous la pression d’une force de don constamment croissante. Il peut y avoir des périodes de faiblesse et de confusion, mais il est impossible de tomber de ce chemin et d’arrêter de faire ce qu’il faut.

C’est pourquoi il n’y a pas de temps. Le temps est fait par un mouvement de balancier d’arrière en avant, comme une pendule qui compte les interruptions : elle s’arrête, puis oscille pour basculer vers l’arrière. Ces pauses n’existent pas dans le monde spirituel. L’ensemble du processus spirituel consiste à ce que nous unissions ensemble la lumière et les ténèbres. Il n’y a pas de descentes, car toutes les « descentes » n’arrivent que pour monter!

Et même quand nous ressentons une faiblesse, ce n’est pas notre faute, mais une condition obligatoire permettant de révéler un désir plus profond. Regardez combien il y a de sentiments, de pleurs, de peur, et de prières, dans le livre des Psaumes du roi David, tout cela ensemble avec la révélation d’un nouveau désir, qu’il perçoit avec joie. Sinon, cela n’aurait pas été un désir spirituel.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 31/08/2011, n°95 Shamati

L’égoïsme est roi sans couronne

Dr. Michael LaitmanLe Créateur créa des créatures,  pour leur faire du bien, parce que Sa nature est Bonté. En vertu de sa perfection, Il a l’attribut du don et veut nous amener à la même perfection,au même désir de donner, mais nous devons vouloir ce désir de donner, nous devons en sentir la nécessité.

Un besoin ne se fait sentir qu’à partir du manque de celui-ci, de son contraire. Je sens que j’ai besoin de quelque chose que je n’ai pas, je veux être quelqu’un d’autre, pas moi. Cette différence est appelée le besoin. Moi, ce besoin ne vient pas du Créateur, mais de la créature elle-même, il est appelé aspiration.

Pour atteindre une aspiration,un désir conscient, nous devons faire des efforts. Si nous travaillons pour réaliser quelque chose que nous connaissons à l’avance, on appelle cela «travailler dans la raison. » Si nous travaillons pour atteindre une récompense qui n’est pas clair pour nous, on appelle cela «travailler au-dessus de la raison», c’est-à-dire contre la logique. C’est pourquoi notre travail est d’aspirer à cet état, qu’il nous faut réaliser. Afin de nous permettre de développer cette aspiration, nous pensons à tort que nous devonsatteindre la satisfaction.

Cependant, en réalité, nous devons atteindre l’équivalence de forme, qui est un objectif tout à fait différent. Nous ressentons le besoin de nous remplir. Chacun fait de son mieux, selon ses propres capacités, pour réaliser cela aux niveaux minéral, végétal, ou animal, mais le véritable contentement qui vient à nous est appelé «humain» et il n’est pas de simplement satisfaire notre désir. Le désir au niveau humain est rempli par un sentiment de similitude avec le donateur, de similarité avec le Créateur.

C’est ce qu’on appelle la Lumière, la satisfaction. Plus je suis comme Lui, plus le sentiment de plaisir est grand. Ce n’est plus un peu de lumière, mais la pleine lumière de NRNHY (Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, et Yekhida).

Notre tâche est de chercher cette satisfaction, l’imaginez et la désirez, et de découvrir la méthodologie qui nous permette de s’en approcher. Au lieu de chercher la satisfaction votre corps animal à travers divers plaisirs au-delà du nécessaire, nous devons aspirer à combler l’humain en nous par le désire de donner, par la similitude avec le Créateur.

Si ma demande est de ressembler au Créateur, je Le révélerai. Si je demande la satisfaction l’animal en moi, alors, selon le niveau de mon développement, je reçois habituellement l’effet inverse pour que je me tourne vers le but de la création.

C’est pourquoi une personne est placée toujours entre deux forces la conduisant vers un seul but: la force de sainteté et la force impure, la force égoïste. Toutes deux agissent sur une personne et la dirige, mais le plus souvent, nous sommes conduits par le mauvais penchant, car notre nature nous force constamment nous tourner que vers la satisfaction égoïste. Ce n’est que grâce à toutes sortes de chocs, de déceptions, et d’ajustements désagréables, que nous gardons la bonne direction et, ainsi, avançons.

Par conséquent, la force impure est appelé le «royaume sans la couronne », car il n’aspire pas à rejoindre la générosité royale et ne veut que se satisfaire elle-même. Elle place une personne dans la confusion et cultive son désir égoïste, avec un sentiment de vide et d’impuissance.

Peu à peu, à côté de ce sentiment, notre esprit commence à grandir. Finalement, une personne voit que ses désirs, ainsi que son esprit, ont augmenté parce qu’elle n’a pas obtenu ce qu’elle désirait depuis longtemps, et maintenant elle voit enfin que ce n’est pas la voie du progrès. Elle voit qu’elle doit agir d’une manière différente. Ainsi, au moyen de la force « opposée »,  nous avançons vers le but de la création.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 04/09/2011, n°17 Shamati

Les kabbalistes sur la perception de la réalité, partie 11

Dr. Michael LaitmanChers amis, s’il vous plaît, posez des questions sur ces passages des grands kabbalistes. Les commentaires entre parenthèses sont les miens.

Tous les changements sont dans le désir, non à la lumière

Nous atteignons tout selon nos sensations. Et la réalité, comme elle est en elle, ne s’intéresse pas du tout  à nous. De là, nous n’atteignons pas du tout la lumière supérieure et le Créateur, mais seulement nos sensations. Ainsi, toutes nos impressions ne font que suivre nos sensations.

 

– Baal HaSoulam, Shamati (j’ai entendu), l’article n ° 66, «Le don de la Torah »

Nous ne devons par conséquent pas nous inquiéter de savoir comment les kabbalistes qui  avec leur vision, englobent toute la Sagesse, différencient ces diverses lumières. Car ces observations ne se réfèrent pas aux lumières elles mêmes mais plutôt à l’empreinte laissée par la Lumière sur le récipient lors de leur rencontre et qui est la force dont nous avons parlé ci-dessus.

Baal Ha Soulam, De la sagesse de la Kabbale et la philosophie

Un petit monde perdu

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que doit-on faire pour se connecter aux désirs des autres? Est-il suffisant de simplement le vouloir? 

Réponse: Nous avons besoin d’actions concrètes pour au moins expliquer à chaque personne pourquoi elle se sent mal. C’est comme lorsque l’on se comporte avec de jeunes enfants. Si un enfant se blesse et pleure, nous devons d’abord lui expliquer la raison de ce qui s’est passé, pour que la prochaine fois, il s’en éloigne. Ensuite, nous devons expliquer comment corriger ce qui s’est passé et comment atteindre le succès précisément grâce à ces erreurs. 

Maintenant le monde entier se retrouve dans une situation particulière où le champ de force supérieure s’est révélé – La connexion entre nous tous. En attendant, l’humanité n’est pas prête pour cela,cette situation ne correspondant pas à ses qualités. Par conséquent, le réseau qui s’étend au-dessus de nous suscite en nous un sentiment de rupture, de catastrophe, et de crise, et rien ne fonctionne pour nous, rien n’est clair, tout est comme dans un brouillard, dans un état de confusion. 

Alors tout d’abord, nous devons expliquer au petit enfant perdu pourquoi tout cela se passe ainsi, aussi bien que l’ensemble du processus. Certains commencent à comprendre plus tôt, les autres plus tard. En général, on appelle cela la connaissance du mal, première étape de la correction. On dit à quelqu’un : Regardez, c’est pourquoi vous sentez mal ! 

Et maintenant, examinons ce que nous devons faire pour nous sentir bien. Si nous restons dans notre état actuel et ne faisons pas le moindre effort pour parvenir à correspondreau réseau qui se révèle à nous, nous n’aurons jamais une belle vie. 

Ici seulement, la méthode, la sagesse de la Kabbale vient avec la lumière, expliquant à une personne la raison du mal et comment l’éviter. Nous commençons progressivement à réaliser que cela dépend de la connexion correcte et bonne entre tous les peuples, de la garantie dite mutuelle, parce qu’ainsi, nous parvenons à correspondre à ce réseau. 

Plus nous serons en adéquation avec lui, mieux nous nous sentirons. Au moins, à partir d’une mauvaise sensation, nous commencerons progressivement à nous rapprocher de la bonne. 

Et si l’on avance plus encore, alors, éventuellement, nous nous préparerons à la révélation de cette connexion, si bien que nous irons de succès en succès. Tout dépend de notre préparation. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 30/08/2011, n° 110 Shamati

Ce que les scientifiques croient est vrai, mais ne peuvent pas le prouver

Avis (Tiré de « edge.com »): Paul Steinhardt, Professeur de physique, à l’Université  Albert Einstein de Princeton:

«Je crois que notre univers n’est pas accidentel, mais je ne peux pas le prouver.

«L’univers est régi par un ensemble simple de lois physiques qui sont les mêmes partout et ces lois dérivent d’une simple théorie unifiée.

«Un univers simple exige une explication simple. Pourquoi avons-nous besoin de postuler un nombre infini d’univers avec toutes sortes de propriétés différentes seulement pour expliquer le notre ? »

Carlo Rovelli, physicien; Institut Universitaire de France et Université de la Méditerranée ; auteur de « la  gravité quantique » :

«Je suis convaincu, mais ne peux pas le prouver, que le temps n’existe pas.

«Je suis convaincu que l’espace et le temps sont comme la surface de l’eau : des approximations macroscopiques commodes, des écrans fragiles, mais illusoires et insuffisants dont notre esprit se sert pour organiser la réalité ».

Lee Smolin, physicien, Institut Périmètre, auteur de « Trois Chemins de la gravité quantique » :

«Enfin, que dire du temps?  J’ai été également incapable de donner un sens à aucune des propositions qui font disparaître le temps en tant qu’aspect fondamental de notre description de la nature. Je crois donc au temps, dans le sens de la causalité. Je doute aussi que le «Big Bang» soit le commencement du temps, je soupçonne fortement que notre histoire se prolonge derrière avant le Big Bang. »

Daniel C. Dennett, philosophe, Université de Tufts, auteur de «  La liberté évolue »:

«Je crois, mais ne peux pas encore le prouver que l’acquisition d’un langage humain (un langage oral ou gestuel) est une condition préalable nécessaire à la conscience dans le sens fort de l’existence d’un sujet, un moi, un « quelque chose qui est comme quelque chose  devant être». Il s’ensuivrait que les animaux non-humains et les enfants pré-linguistiques, bien qu’ils peuvent être sensibles, vigilants, réceptifs à la douleur et à la souffrance, et cognitivement compétents dans de nombreuses façons, y compris des moyens remarquables qui dépassent la compétence humaine adulte normale, ne sont pas vraiment conscients (dans ce sens fort): il n’y a de sujet organisé  (encore)  pour être le profiteur ou la victime, aucun propriétaire d’ expériences par opposition à une simple emplacement d’effets ».

Alun Anderson, rédacteur en chef, « New Scientist »:

«Bizarrement, je crois que les blattes sont conscientes. … Je crois que beaucoup d’animaux tout à fait simples sont conscients, y compris les bêtes plus attractives comme les abeilles et les papillons.

«Je ne veux pas dire qu’ils sont conscients de la même façon même éloignée que sont les humains ;  si cela était vrai, le monde serait un endroit ennuyeux. Plutôt le monde est plein de beaucoup de consciences étrangères qui se chevauchent. »

David Buss, psychologue, Université du Texas, Austin, auteur de « L’évolution du désir » :

«Le véritable amour.

J’ai passé deux décennies de ma vie professionnelle à étudier l’accouplement humain. En ce moment, j’ai documenté  des phénomènes allant de ce que les hommes et les femmes désirent chez un partenaire jusqu’aux formes les plus diaboliques de la trahison sexuelle. J’ai découvert des façons étonnamment créatives avec lesquelles les hommes et les femmes se trompent et se manipulent les uns les autres. … Mais tout au long de cette exploration de la dimension sombre de l’accouplement humain, je suis resté inébranlable dans ma croyance en l’amour vrai.

« Alors que l’amour est commun, le véritable amour est rare, et je crois que peu de gens ont la chance d’en faire l’expérience. Les routes de l’amour normal sont bien parcourues et leurs marqueurs sont bien compris par un grand nombre  – l’attraction hypnotique, l’obsession idéationnelle, la rémanence sexuelle, la profonde abnégation, et le désir de combiner l’ADN. Mais le véritable amour prend son propre parcours à travers un territoire inexploré. Il ne connaît pas de frontières, n’a pas de barrières ni de limites. C’est difficile à définir, échappe à la mesure moderne, et semble vague scientifiquement. Mais je sais que le véritable amour existe. Je ne peux simplement pas le prouver ».

Changer un «mauvais œil» en bénédiction

Dr. Michael LaitmanLa différence entre un «bon œil» et un «mauvais», entre une bénédiction et une malédiction, c’est que dans ce dernier cas, la révélation se fait toute seule, sans mes efforts préliminaires, et je manque de récipient approprié. Alternativement, d’abord, je prépare le récipient, le désir, et ensuite, quoi qu’il arrive c’est la révélation pour moi. Dans les deux cas, cependant, c’est la même chose qui est révélée.

Si elle devient révélée sans que mon désir soit préparé, sans mon récipient, je ressens l’obscurité, la dissimulation. Et si mon désir se révèle d’abord, je perçois le contraire: la Lumière, la révélation. Il n’y a aucune autre différence entre une malédiction et une bénédiction.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 03/08/2011, Shamati # 110

Vous ne croirez jamais de quel genre de groupe il s’agit

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que faire si vous sentez que vous ne donnez pas assez au groupe, comme si vous aviez épuisé vos forces?

Réponse: En effet, la force s’épuise en s’exerçant, diminue à chaque instant. Et il est bon de ressentir que votre force vous est comptée. Typiquement, nous ne réalisons même pas ce qui se passe, mais tout simplement nous nous détendons et tombons de sommeil, en perdant notre désir. Et c’est seulement parce que nous ne nous soucions pas de notre éveil. Nous devons nous aider les uns les autres puisque c’est la seule façon de nous réveiller!

Si vous ne vous investissez pas dans les autres afin qu’ils se soucient de vous, vous ne recevrez pas de force. Et le niveau de l’environnement n’est pas grave, ni ce qu’ils font. La clé est pour vous de commencer à agir et à investir en eux, et vous verrez le résultat. Vous ne croirez même pas combien ce groupe et les amis peuvent vous donner. Tout dépend de l’investissement de l’individu et de sa sensibilité.

Et si vous vous investissez dans le groupe, vous découvrirez soudain qu’ils se sont également réveillés et sont en train d’agir sur vous. Même si vous ne l’aviez pas remarqué avant, vous serez reconnaissant de votre investissement. Et c’est ce qu’on appelle la  garantie mutuelle. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 04/09/2011, Shamati # 17

Entre le cœur et l’esprit

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi l’égoïsme est-il rattaché aux « dents » dans le travail spirituel, comme il est écrit que nous devons « briser l’égoïsme des dents » ?

Réponse: Nous avons 32 « dents » (Lamed – Bet), ce sont les qualités fondamentales qui « mâchent», ce qui signifie étudier la nourriture ou la satisfaction. Ceci se passe après que  nous apprenons au sujet du genre de satisfaction que nous pouvons et que nous ne pouvons pas accepter, le montant que nous pouvons accepter pour l’amour du don sans réserve  et de sa forme. Ceci se passe après l’évaluation finale effectuée par les  «lèvres» (une  supérieure, l’autre inférieure) et la langue au milieu (appelé la «langue sainte») qui est dans la ligne médiane.

Notre structure entière reflète la répartition des forces qui examinent nos désirs et nos pensées. Cela détermine la forme humaine dans ce monde,  la forme imaginaire.

L’examen de la satisfaction que nous pouvons accepter pour l’amour du don sans réserve  est le travail spécial des «dents », qui séparent et mastiquent le désir de recevoir du plaisir  en se heurtant.  La bouche est située au milieu entre le cœur et l’esprit, elle étudie et travaille avec des pensées qui viennent du cerveau et des désirs qui viennent du coeur.Et nous apprenons par la relation appropriée entre eux ce que nous pouvons accepter sous la forme de la Lumière intérieure en tant que  «saveurs» (Taamin).

Le cœur contient des désirs qui n’ont pas encore été évalués au final pour la correction. L’endroit où la correction se passe est la bouche. Mais sa zone la plus spéciale est la gorge située au-dessus du corps, mais en dessous de la tête, à la place de la transition de l’un à l’autre. C’est pourquoi la gorge (Garon) sonne comme le mot « Guer» (celui qui traverse et rejoint Isra-El).

C’est comme si toute la différence entre l’animal et l’homme était contenue dans la gorge, le degré « parlant » qui suit les niveaux inanimé, végétal, et animal. C’est comme si cette partie que j’utilise pour parler, la gorge, me sépare d’un animal et me rendait humain. L’esprit tout entier, les clarifications, les pensées qui découlent de la raison, ainsi que les désirs qui viennent du cœur atterrissent dans la gorge, où l’essence humaine toute entière est concentrée.

La gorge contient un mécanisme spécial contrôlé par le cerveau en vertu duquel e nous effectuons des clarifications, parlons et chantons –essentiellement nous exprimons ainsi  notre niveau humain. Tout ce qui existe dans notre cœur et l’esprit est exprimé par la parole, ce qui signifie la gorge. On pourrait penser: qu’y a-t-il de si spécial à ce sujet, considérant qu’il consiste simplement en un tuyau, plusieurs cordes et des muscles …

Mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Ce mécanisme de la parole a besoin de comprendre tout ce qui existe dans notre esprit et dans notre cœur, et l’exécuter en l’exprimant. Elle est activée par les « cinq zones pulmonaires cinq » de bas en haut, puis atteint les « cinq sources dans la bouche» (la langue, le palais, la gorge, les dents et les lèvres). C’est un mécanisme  spirituel très compliqué.  

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 01/06/2011, Shamati # 101

Une prière est un désir de connexion

Dr. Michael LaitmanQuestion : Si le Créateur est ma propriété intérieure, alors à qui dois-je faire ma prière ?

Réponse : Vous êtes en train de l’élever vers cette propriété parfaite que vous avez besoin d’atteindre. Prier, c’est le désir d’obtenir un certain lien avec quelque chose dont vous voulez devenir plus proche. Une prière est un désir, un besoin de connexion, comme il est dit : « Je désire ! »

La connexion peut être externe, ce qui signifie à distance, ou bien elle peut être étroite et plus interne dans la mesure où il n’y a pas de différence entre nous. Dans les deux cas il s’agit de connexion. Il n’y a rien d’autre dans notre réalité sauf d’être plus ou moins proche de quelque chose. Je veux m’éloigner de quelque chose de mauvais et me rapprocher de quelque chose de bon dans la mesure où je deviens inclus dans lui-même ou qu’il devient inclus dans moi.

La façon dont nous sentons notre connexion dépend du degré spirituel où nous existons. Si nous sentons le degré supérieur, alors c’est un lien plus intérieur, où l’AHP de la partie supérieure existe dans le GE de l’inférieur. Si nous sentons le degré le plus bas, nous entrons dans sa partie intérieure et agissons là.

Cependant, il n’y a rien d’autre que de tirer plus loin ou plus près. Toute ma prière  et tous les désirs sont à ce sujet: soit se rapprocher de quelque chose soit l’éloigner de moi.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/09/2011, Le Zohar