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Sept milliards de mondes

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans une telle dissimulation que nous ne la ressentons même pas. Nous percevons toute la réalité seulement à  l’intérieur de nous, et tout ce que nous ressentons c’est une impression dans notre désir égoïste qui en fait n’existe pas du tout.

Dans le monde spirituel il n’y a pas de notion telle que le désir de plaisir qui  reçoit dans son propre intérêt. Si le désir est dirigé vers soi, il ne peut rien recevoir et reste dans l’obscurité. Notre désir égoïste, cependant, est sur ​​un niveau  de base tellement bas que nous sommes autorisés à ressentir une sorte de réalité en lui, une empreinte de ce qui nous semble la réalité.

Quand nous commençons à développer et à acquérir de plus grands désirs et intentions en vue du don sans réserve, nous commençons à détecter le système supérieur. Avant que cela  arrive,  chacun de nous  est comme une personne inconsciente dans un délire, qui ressent une sorte de monde imaginaire dans lequel elle semble exister, comme quelqu’un dans le coma, qui voit différentes images lui traverser  la tête, comme cela arrive parfois dans un rêve.

Quand nous nous réveillons et reprenons nos sens, notre désir est déjà à un autre niveau et a obtenu  l’intention en vue du don sans réserve. Ainsi, nous prenons conscience que nous ressentons tout à l’intérieur de notre désir et qu’il n’y a rien à l’extérieur. Tout ce qui auparavant nous avait semblé extérieur a également été une sensation à l’intérieur du désir de recevoir.

Nous atteignons le monde spirituel dans notre désir de recevoir aussi. Les niveaux inanimé, végétal, et animé de la nature, tous les gens, tout ce grand monde, et tout ce qui se passe en lui  sont simplement des changements dans mon désir de recevoir, qui me font ressentir que le monde change. Je découvre les autres âmes, ce qui signifie des désirs étrangers afin que je puisse les relier à moi-même avec l’intention de donner sans réserve, puis ils deviennent des parties de moi qui m’aident à mesurer à quel point je suis dans le don sans réserve.

Je reste dans le brouillard à dessein, de sorte que je ne sois pas capable de ressentir les autres pendant que j’essaie de les rapprocher et de les sentir comme faisant partie intégrante de moi. Si j’essaie d’amener plus près de moi  tout ce qui ressemble à la réalité extérieure, je peux corriger mon récipient pour le don sans réserve.

En proportion de mon apport de  désirs étrangers extérieurs : minéral, végétal, animal, et parlant et de leur union  en un tout unique, en un seul organisme spirituel qui consiste à «cerveau-os-tendon-chair-peau» ( Moakh – Atsamot – Guidin – Bassar – Orh ) ou à  « racine-âme-corps-vêtements-chambre » ( Shoresh – Neshama – Gouf – Levoush –Heikhal ) voici  la mesure de mon approche de la vérité. En effet, il n’y a pas que moi qui ressente tout de la réalité à l’intérieur de moi et donc construit un récipient intérieur afin de percevoir le Créateur en lui.

Je dois mettre toutes les parties ensemble jusqu’à ce qu’elles deviennent toutes comme «un seul homme dans un seul  cœur » et tous les gens qui me semblaient comme des étrangers deviennent une partie de mon âme. Ainsi, chacun de nous avance sans déranger personne. Chacun de nous construit son propre monde sur son propre plan, dans sa propre découpe, en l’atteignant comme son monde intérieur. Et le Créateur remplit ce monde, ce qui signifie qu’une personne est dans l’adhésion avec la Lumière, avec le Créateur qui le remplit. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/10/2011, Ecrits du Rabash

Tout le monde n’attend que vous

Dr. Michael LaitmanLes âmes incluses dans Malkhout du monde d’Atsilout l’éveille par leurs demandes de leur passer la Lumière qui corrige. Ainsi, chaque âme se construit.

Quand nos âmes s’élèvent vers Malkhout du monde d’Atsilout et s’y connectent, elles révèlent là tout un système complet. Malkhout ne semble pauvre et misérable que selon chacun de nous – voilà comment nous la voyons.

Toutefois, lorsque nous nous y connectons, dans la mesure où nous voulons lui donner sans réserve, nous atteignons cet attribut du don et découvrons que toutes les âmes sont là : Tous nos amis, toute notre famille et le monde entier sont effectivement là ! Je suis le seul, qui vient juste d’arriver et qui vient juste de me connecter à eux, pour commencer à travailler ensemble.

Il est dit : «Chaque personne juge les autres selon ses propres défauts. » Le système corrompu n’existe que par rapport à la personne non corrigée, qui l’atteint. Ce n’est que pour elle que ce monde, rempli de gens, qu’elle doit corriger, semble exister.

Mais en réalité, elle doit se corriger elle-même. Alors, tout ce qu’elle voit autour de lui se transformera en système de son âme, et ne sera plus que cela.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 06/10/2011, « Pticha »

Disproportionnellement différents

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam,  » La paix dans le monde »: Ceci explique que par nature, la puissance de travail n’est pas égale chez chaque personne. Une personne peut accomplir une tâche en deux heures de temps, employant toutes ses capacités, alors qu’une autre pour la même tâche ne travaillera qu’une heure…alors une telle vérité prenant en compte le nombre d’heures de travail effectif est complètement irréalisable…car ce travail ne peut être examiné et évalué d’aucune manière.
Si nous sommes en quête de justice sociale, nous ne pouvons pas compter sur les heures de travail parce que les gens sont différents. Nous ne pouvons pas mesurer les efforts d’une personne de façon objective tels qu’ils sont. Le succès d’une personne n’indique rien parce qu’elle est née stupide et l’autre intelligente, l’une est paresseuse et l’autre est énergique, et ainsi de suite. L’hérédité n’est pas la faute de la personne, mais ce n’est pas l’accomplissement de quiconque non plus.

Donc nous ne pouvons pas juger les gens selon la mesure de la vérité parce qu’elle est déterminée par la racine de l’âme d’une personne, ses attributs internes qui ne peuvent être examinés, pesés, ou calculés. Cela signifie que nous ne pouvons pas nous plaindre ou évaluer la productivité d’une personne de façon équitable. Toutes nos tentatives pour mesurer les efforts et les capacités sont en fait un mensonge total. Nous donnons des notes aux enfants à l’école, nous comparons tout le monde dans l’armée, nous avons mis une norme arbitraire de la productivité au travail, et tout cela corrompt uniquement le développement naturel d’une personne.

Les experts commencent à comprendre le problème après avoir affronté la crise dans l’éducation. Mais la situation n’a pas changé. Nous ne pouvons pas mesurer une personne correctement selon la mesure de la vérité.

De la 5ème partie du 06.10.2011 du cours quotidien, « la paix dans le monde »

Un billet vers le trésor de la sagesse et de l’atteinte

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ya-t-il un truc spécial que je puisse utiliser afin que la société me dirige constamment malgré les perturbations de mon ego?

Réponse: C’est un point très intéressant. Nous voyons qu’à travers l’histoire, jusqu’à nos jours, l’homme devient plus intelligent à chaque génération. Et cette sagesse est accumulée dans chaque génération, plutôt que dans une personne elle-même.

Par exemple, une personne a vécu pendant les années soixante-dix et renaît dans la prochaine génération. Mais pourquoi est-elle née sans toutes les connaissances et l’expérience qu’elle avait acquise dans sa vie précédente? D’autre part, pourquoi a-t-elle besoin de mourir? Pourquoi ne peut-elle apporter toute la sagesse accumulée de génération en génération?

Les animaux opèrent par des instincts qui sont programmés en eux. Après qu’ils soient nés, ils n’ont pas besoin d’apprendre. Ils ont déjà les instincts naturels nécessaires à la vie. Mais cela n’existe pas chez les humains. Alors, comment puis-je transmettre toutes mes réalisations, mes connaissances et l’expérience que j’ai accumulée d’une génération à l’autre?

Le Créateur nous a préparé une méthode spéciale pour nous. Si nous nous développons comme des animaux, uniquement sur le plan physique, nous ne serions pas en mesure de passer toute la connaissance que nous avons acquise en tant qu’êtres humains (comme des êtres corporels, ce qui signifie les niveaux minéral, végétal, et animal du degré de l’homme).

Maintenant, quand nous entrons dans le quatrième et dernier niveau de notre développement humain (qui est la raison de la crise sociale mondiale), nous estimons que nous ne sommes pas adaptés à cette mondialisation, que nous ne sommes pas connectés à la société à un niveau global, et nous ne l’utilisons pas, afin de nous développer.

La nature exige que nous commencions à nous développer d’une façon très intéressante: si je suis connecté à l’environnement et je me développe avec son aide, en interne, je crée de nouveaux niveaux de réalisation de ma connexion avec cet environnement. Ainsi, je deviens un «humain» puisque j’acquière le désir de donner sans réserve. Alors, tous mes travaux, toutes mes connaissances, et tout ce que j’ai acquis au cours des soixante-dix ans de ma vie restent dans l’environnement.

Quand je meurs, et que je renais, en commençant une nouvelle vie, je me connecte à toutes les connaissances que j’ai laissées, comme un trésor, et je continue! Cela signifie qu’à partir de maintenant, dans la mesure où nous nous connectons à l’environnement correctement, chaque niveau sera comme la construction d’un niveau supérieur.

Je n’ai pas besoin de réinventer la table de multiplication et toutes les autres règles. Si je me connecte à l’environnement naturel, je reçois d’elle toutes les connaissances que j’avais acquises précédemment et laissées en elle. J’ai séjourné là-bas parce que je me suis connecté à elles et j’ai établi un contact.

Donc, nous voyons comment nous parachevons tous les défauts, tous les espaces vides que les humains ont par rapport aux animaux. Ceci est une merveilleuse méthode d’avancer que le Créateur nous a préparée. De même, pendant plusieurs années et peut-être plusieurs réincarnations, je peux monter au plus haut niveau, sans rien perdre, pas même la moindre des choses que j’ai apprises dans ce monde corporel.

Quand un bébé nait, nous lui apprenons comment être en contact avec l’environnement à partir d’un nouveau-né qui n’existe que dans les niveaux minéral, végétal, et animal et doit passer rapidement en revue chacun d’eux. Mais après que la société se développe au niveau humain dans l’homme, il va se développer comme des bébés à l’époque du Temple, où tous les gens d’Israël étaient au niveau de la réalisation spirituelle, comme il est dit: «Il n’y avait aucun enfant de Dan à Beer-Sheba qui ne connaissent pas les lois de l’impureté et la pureté à partir de l’âge de six ans. »

Tous les acquis sont préservés dans l’environnement. Je me connecte à eux pendant ma vie et deviens une partie de ceux-ci. C’est là que tous mes acquis sont, toute ma spiritualité. Le corps physique vit et meurt encore et encore car c’est seulement la forme extérieure dont je suis.

Cela est d’autant plus pertinent aujourd’hui. Après tout, nous ne connaissons pas encore la hauteur de la mesure dans laquelle nous sommes destinés à monter.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/09/2011, Écrits du Rabash

La crise est la naissance d’une ère nouvelle

Dr. Michael LaitmanQuand nous lisons le Livre du Zohar, nous devons imaginer le réseau de toutes les personnes dans le monde et comment ce système supérieur se révèle. Ensuite, nous comprendrons qu’Aba ve Ima, YESHSOUT et ZON que le Zohar décrit, sont des types de connexions entre nous.

Nous sommes dans un système, qui nous lie les uns aux autres. Dans les liens entre nous il y a dix Sefirot. Dix Sefirot constituent tout un monde : Zeir Anpin et Malkhout sont ZON, Hokhma et Bina sont les liens supérieurs Aba ve Ima et YESHSHOUT (Israël Saba ve Tvouna), Keter est Atik et Arikh Anpin, la moitié supérieure et la moitié inférieure.

Nous pouvons diviser le lien entre nous en cinq mondes ou cinq Sefirot : Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin, Malkhout, ou le faire dans ZON, Aba ve  Ima, et Keter, etc. Nous apprenons à connaître cette entière structure dans le monde d’Atsilout.

A Crisis Is The Birth Of Something New

Si je deviens semblable à vous, j’ai par ce fait dû me corriger, en réalité, dans toutes ces relations. Bien sûr, c’est seulement dans une certaine mesure, et non au niveau de Gmar Tikoun (la fin de la correction). En faisant ainsi, je me rapproche de vous.

Il ya 125 degrés entre une personne et une autre. Lorsque chacun atteint son ami au maximum, il atteint l’ensemble du système, car l’individu et le général sont égaux. C’est ainsi que nous avançons.

La sagesse de la Kabbale nous apprend ce qui est entre nous, non sur nous-mêmes, mais sur les chaînes qui nous lient tous ensembles, les types de connexions entre nous. C’est la chose principale. C’est pourquoi, par exemple, nous étudions ce qu’est le début d’un mois (Rosh Hodech), et ce que sont le début de la semaine, la fin de la semaine, le shabbat, ou les jours fériés. Ce sont les différentes formes de connexions qui existent dans ce réseau, en fonction des actions spéciales qui ont lieu dans ce système.

Le réseau fonctionne selon son objectif. Chacun de nous est un désir de recevoir. Ce désir n’est rien, un pantin, le niveau minéral du minéral, la poussière d’où tout fut créé.

Le système éveille et ravive progressivement la poussière, et puis nous, les blocs de matières premières- commençons à nous développer. Ce système seul développe, renforce et maintient tout. Il n’y a rien hormis Lui. Nous vivons dans ce système.

Par conséquent, on dit que la lumière Supérieure, qui réside dans ce système ravive le monde entier. Elle nous éveille de deux manières. D’une part, elle éveille en nous le manque de connexion aux autres, car sinon nous ne recevons pas assez de vitalité. Après tout, notre vitalité dépend de notre insertion dans le système, où différents processus d’échanges ont lieu, pareillement à notre corps, aux systèmes circulatoire, lymphatique, nerveux, et autres systèmes.

La vie est la connexion entre les éléments, une sortie et une entrée d’énergie, un métabolisme. Dans le réseau de connexions entre nous, l’échange est au niveau de nos désirs.

Par conséquent, nous devons imaginer comment nous pouvons éveiller le système par nous-mêmes, sans attendre qu’il nous éveille « en son temps (Béito) », selon le plan, qui généralement a des effets désagréables sur nous.

Si l’on peut éveiller le système, nous le ressentirons comme agréable, car alors qu’il s’éveille, nous commencerons à le comprendre, à nous entendre avec lui, à être d’accord avec l’idée que nous devons donner, être lié à un autre, être incorporés dans ce système. La loi générale du système est la loi de la garantie mutuelle, la connexion absolue mutuelle entre toutes les parties. Telle est la loi d’un corps sain qui est en harmonie, dans une union parfaite, intégrale.

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, qui parle de ce système. Les kabbalistes ne nous parlent de rien d’autre que de cela. Il n’y a rien d’autre à dire. Notre monde est une copie opposée de ce système, une copie totalement erronée. Cela signifie que les liens semblent exister, mais nous ne les voyons pas, nous ne les étudions pas correctement et ne savons pas comment les utiliser. Tout est inversé.

La crise qui se révèle aujourd’hui est en fait la révélation du réseau entre nous. En grec, par exemple, le mot crise signifie un tournant, ce qui signifie correction et non corruption. Et c’est effectivement une correction.

En hébreu, le mot «crise» (Mashber) fait également référence à des «pierres de naissance», un endroit spécial, que les femmes autrefois en accouchant utilisaient pour s’asseoir. Rachi écrivit à ce sujet dans son commentaire de la Torah (Exode 1, 16).

Alors lisons le Livre du Zohar et espérons que le réseau entre nous se révélera.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de la Kabbale 02/10/2011, Le Zohar

Le privilège d’aimer

Dr. Michael LaitmanLe Créateur fit la création afin de lui donner le bien absolu, ce qui signifie qu’Il nous donner l’opportunité de donner et d’aimer. Lorsque nous le faisons, cela signifie qu’Il nous comble de tous les plaisirs.

Faire plaisir à la création ne signifie pas satisfaire ses désirs égoïstes quels qu’ils soient. Au contraire quand mon désir égoïste se transforme en un désir de donner, cela me donne la possibilité de désirer donner, ce qui devient mon plaisir. C’est ce qu’on appelle être empli des plaisirs du Créateur, de la lumière qui remplit tout l’univers.

Notre attitude envers cette nouvelle création, au seuil de laquelle nous nous trouvons, est similaire à l’entrée d’un club de privilégiés où les seules certaines personnes autorisées à entrer sont celles ayant des qualités spéciales exceptionnelles, et uniquement sur invitation spéciale. Avant d’y entrer, vous devez recevoir la permission, un laissez-passer et pour cela vous devez d’abord étudier le système de relations existant entre tous ses membres.

Dans ce «club», certains participants sont plus importants et d’autres moins et ils ont toutes sortes de relations les uns avec les autres : familiales, amicales, d’affaires, et autres, ce qui signifie qu’ils sont connectés à travers toutes formes de connexions. Si vous établissez le contact avec chaque personne et que vous devenez inclus dans cette connexion entre tout le monde, en vous liant correctement avec tout ce système et en sachant comment l’activer,vous serez alors capable de l’utiliser à votre avantage.

Voilà comment le système des mondes fonctionne le filet spirituel dans lequel nous entrons. Je dois savoir quelles relations existent entre tous ses éléments. Et cela signifie que je dois étudier sa structure constante, appelée VAK (petit état).

D’ailleurs, je dois savoir comment activer ce système avec ma prière (MAN), comment il réagira à moi, lorsque j’y entrerai et l’influencerai. Puis je verrai comment le mouvement commence à se produire en lui : comment la Sefira Daat s’élève vers YESHSOUT et vers Aba ve Ima, comment Hassadim et Guevoura descendent de là, évoquant une ascension ultérieure, etc.

C’est ce que nous devons apprendre tout d’abord de la science de la Kabbale, avant d’entrer dans le système supérieur.L’étude forme des qualités particulières en nous et nous rapproche de l’entrée dans le système supérieur. Par la force de notre désir d’atteindre ce système, j’éveille l’influence de ce système en moi, et une sorte de fluides ou de flux d’énergie m’atteint de là en me rapprochant de lui.

Après tout je veux y aller ! Il est écrit : « Je suis pour mon Bien-aimé et Il est pour moi. » C’est ce qu’on appelle le mois d’Eloul (l’acronyme de « Je suis pour mon bien-aimé et Il est pour moi»), la préparation pour atteindre le système supérieur. Et quand finalement j’y entre, c’est ce qu’on appelle un nouveau commencement, la fête du Nouvel An (Roch Hashana).

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 04/10/11, Shamati

La transition de la psychologie matérielle à la spirituelle

Dr. Michael LaitmanDans le passé, les kabbalistes qui souhaitaient révéler le monde spirituel ont dû commencer à travailler dans notre monde à travers lui, à travers diverses sciences, avec des efforts et d’énormes souffrances; ce qui signifie qu’ils avaient à se hisser directement de la matière à la révélation du monde spirituel, la révélation du bon système de liens entre les gens.

Les compositions du Ari ont révélé les liens internes qui nous unissent à travers divers systèmes spéciaux de relations: ZON , YESHSOUT , Aba Ve Ima, Arikh Anpin, et ainsi de suite.  Par là, il nous explique quelles sont les formes de connexion, dans lesquelles nous pouvons être, comment ces différentes connexions nous influencent, et comment nous pouvons les influencer nous-mêmes et réveiller ces formes.  Ce qui arrive là est la même chose que dans notre monde, mais dans la qualité du don sans réserve.

Tout comme le monde où nous sommes, nous sommes en mesure d’activer certains types de connexions afin qu’elles commencent à nous influencer; ce même réseau de relations nous relie au monde spirituel à la différence qu’il est plus interne.  Ainsi, on passe de la psychologie matérialiste à une spirituelle, et ensuite elle nous révèle la vraie connexion entre les âmes, les personnes vivantes aujourd’hui et les gens qui ont déjà vécu.  Ce n’est pas grave si une personne existe dans ce monde en ce moment ou non.  Ce qui est important est de vous connecter à ce réseau.  Ensuite, c’est comme si notre monde s’évapore, perd de son importance, car il est juste une empreinte externe à travers laquelle nous devons entrer.

Le Ari décrit tout cela, et le Baal Chem Tov a enseigné comment travailler avec l’ensemble de la loyauté de l’âme ( Messirout Nefesh ), en disant: «Le Créateur est ton ombre. »  Et maintenant, après tout cela, en travaillant dans le groupe (qui a été restauré par Baal Shem Tov, après le Rashbi) nous pouvons attirer la Lumière qui corrige à partir de ce réseau.  Nous n’atteindrons pas simplement celui-ci avec nos désirs et nos forces, mais en attirant une illumination appelée la Lumière qui ramène vers le bien, la Lumière de la Torah, la lumière environnante, à nous d’en haut, à partir de ce réseau.

Après tout, si nous étudions la structure de ce système et aspirons à tout cela ensemble, désireux d’organiser les mêmes formes de connexion entre nous, alors il n’est même pas question que nous le comprenions ou non, il faut savoir que nos efforts sauront éveiller l’influence de cette force sur nous.

C’est exactement comme dans notre monde: si nous voulons atteindre n’importe quel système, nous devenons étudier une partie de celui-ci, sous ces formes diverses, et graduellement commencer à le sentir.  Soudainement, une image de ce système surgit, ensemble, à l’intérieur de nous et nous le comprenons et savons comment il est possible de se connecter puis travailler avec lui.  La même chose arrive dans le monde spirituel: seule change l’intention d’une personne.  Quand elle devient inclue dans le système supérieur, elle le fait pour le don sans réserve.  Plus elle devient inclus en lui, plus elle avance vers la révélation.

Cela nécessite un excellent travail avec l’enseignant, les amis, le monde entier, et les études. Tous ces éléments se connectent ensemble. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 02/10/11 , Écrits du Baal HaSoulam

La Lumière de l’âme collective

Dr. Michael LaitmanNous avons tous l’habitude d’être une âme qui est divisée en une multitude de parties égoïstes. Qu’est-ce que cela signifie? Comment retourner à l’état initial? Et quelle force ramène les morceaux brisés à l’état initial?

À mon avis, il y a en effet une seule âme dans le monde, comme il est écrit (Genèse, 2:07), « il insuffla dans ses narines le souffle de vie. » La même âme existe dans tous les enfants d’Israël, complète dans tous et chacun, comme dans Adam ha Rishon depuis le spirituel est indivisible et ne peut être séparé, ce qui est plutôt un trait des choses corporelles.

Pourtant, en disant qu’il y a 600 000 âmes et que les étincelles d’âmes apparaissent comme si elles étaient divisées par la force du corps de chaque personne. En d’autres termes, d’abord, le corps se divise et nie complètement l’éclat de l’âme, et par la force de la Torah et des commandements, le corps est purifié, et de l’étendue de sa purification, l’âme collective brille sur lui.
(Baal HaSoulam, Fruit de la sagesse, «600 000 âmes »)

La réalisation de l’âme : apprendre et enseigner

Dr. Michael LaitmanNotre corps est constitué de différentes parties, qui sont faites et fonctionnent différemment. Quand on les regarde individuellement, il est difficile de comprendre comment les reins, les poumons, le cœur, le foie, le cerveau, les cinq sens, la mémoire et l’appareil digestif sont connectés les uns aux autres.

Ils sont complètement différents, et la chose principale ici est le programme commun, qui les relie en un seul et règle la vitesse et la fonction pour chaque partie, établit les bonnes connexions entre elles et leur permet de travailler ensemble dans une harmonie unique.

Le programme qui combine toutes les parties du corps est appelé «la vie». Il crée le plus haut niveau –  notre conscience humaine.

Nous avons besoin d’interagir avec un autre, selon le même principe. Il existe différents groupes et différentes personnes, et tandis que chaque personne garde ses caractéristiques, l’interconnexion doit avoir lieu au-dessus de notre individualité. Nous voulons révéler le programme universel, qui puisse nous unir en un seul. De cette façon, nous allons révéler la Lumière de l’Infini, qui nous  engendre, nous soutient, et nous relie. La perception de ce programme est la révélation du Créateur.

En plus de notre corps animé, nous ressentons qu’il y a une personne qui vit en nous-un degré plus élevé. De la même façon, quand nous nous unissons à l’autre, nous révélons  le programme de notre interconnexion à un niveau supérieur, qui est la révélation du Créateur à la créature.

Et même si nous recevons une forte impulsion vers ceci pendant les congrès, nous pouvons faire un travail énorme dans l’unité des groupes et entre les groupes pendant les pauses entre les conventions afin d’apporter ce message, cet exemple pour le monde. Après tout, le monde commence déjà à expérimenter ce besoin de comprendre la situation actuelle.

Le Créateur se révèle entre nous dans l’obscurité. Il s’en sert pour nous montrer qu’Il nous manque,  donc nous nous orientons vers Lui. Nous ne pouvons pas corriger nos vies autrement. Il évoque ceci en nous à travers la crise et le sentiment d’impuissance, à travers différentes sensations désagréables. Sinon, comment pouvons-nous, égoïstes que nous sommes, aspirer à Lui? Nous ne serons pas en mesure de Le révéler artificiellement, sans vraiment  avoir besoin de Lui.

Jour après jour, le monde devient immergé dans l’obscurité et la confusion, perdant espoir et  force, et perdant l’orientation, même dans les activités banales. Cela se réfléchit  sur la vie des gens ordinaires, ce qui provoque un sentiment de manque qui mûrit progressivement en eux. Au début, ils ne savent pas exactement ce que c’est que leur manque, mais ensuite ils se rendent compte qu’ils ont besoin de confiance en l’avenir, d’espoir pour l’avenir, une garantie sur les choses dont ils ont besoin dans la vie régulière aujourd’hui.

Ce ne sont pas des révélations philosophiques ou des développements intellectuels théoriques. Ce ne sont pas des choses qui  se révèlent à nous, les gens avec un point dans le cœur, au-dessus de nos vies ordinaires. Nous avons une recherche spéciale, une quête  inhérente à Galgalta ve-Eynaim, les récipients du don sans réserve, ceux qui veulent pénétrer l’essence de ce programme qui nous relie, pour ressentir le réseau de notre interconnexion et atteindre les lois qui opèrent entre nous. Mais tout le monde n’aspire pas à cela.

Une personne normale a besoin seulement de comprendre comment elle participe au processus de son besoin de nourriture, d’éducation de ses enfants, pour avoir une retraite, de santé et de sécurité, et pour payer ses factures …. C’est ainsi qu’elle devient incluse dans le grand programme, différemment de nous. Elle a besoin de choses simples et familières: gagner sa vie, avoir la télévision à la maison, visiter des sites Internet familiers, avoir et élever des enfants ….

Ces personnes continueront à vivre exactement de la même manière sur la scène spirituelle de leur développement, mais avec l’intention de participer à l’entreprise commune avec tous les autres. Sinon, elles ne seront pas en mesure de subvenir à leurs besoins. Les cellules du corps fonctionnent de la même manière,  en recevant un programme à partir du cerveau.

Nous devons expliquer ce qui se passe aux gens et leur enseigner les particularités de comportement dans le nouveau monde, tout en  les développant et étudier  parmi nous. C’est pourquoi chacun de nous doit comprendre la responsabilité qu’il porte. Pratiquement, c’est la réalisation de son âme. 

Du cours n°7 du  congrès de Toronto du 18/09/11

La lumière est la musique de l’âme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je comprends pourquoi la satisfaction nous est cachée, mais pourquoi nos liens avec l’autre nous sont-ils dissimulés ?

Réponse: La connexion et la satisfaction sont inséparables.

Qu’est-ce que  la Lumière? Comment pouvons-nous expliquer ce qu’est la sensation ? Soudain je ressens une sorte de vibration par rapport à quelqu’un: la haine, l’amour, la peur, le soucis. Ces vibrations ne sont pas venues de l’extérieur, mais sont nées au fond de moi, à l’intérieur de mon attitude envers cette personne.

Elles émergent parce que j’établis une connexion spéciale avec elle et travaille dessus. Puis, lorsque je me connecte avec elle, je ressens des impressions spéciales, comme des vibrations à l’intérieur de mes désirs, de mes sensations, et qualités. C’est ce qu’on appelle la Lumière.

La Lumière ne vient pas de l’extérieur afin de s’habiller en moi, mais se révèle à l’intérieur de moi, dans mon attitude envers quelqu’un. Elle  ne peut pas être révélée « en sortant du bleu ». C’est impossible. Elle ne peut être qu’être ressentie dans ma relation avec quelqu’un d’autre, comme lorsque je lui donne une sensation et il la reçoit, ou vice versa.

Il doit y avoir un lien unissant deux personnes, à l’intérieur de laquelle une sorte de vibration ou d’impression se fait sentir, appelée la Lumière. C’est comme un cordon ou un tube qui nous relie, qui s’étend de l’un à l’autre à travers lequel passe un courant électrique.

Il s’avère que la Lumière est le récipient qui ressent toutes sortes de changements à l’intérieur de lui-même. Ce n’est pas la Lumière réelle qui change, mais les désirs et les impressions expérimentés dans les désirs. Mais aucune Lumière ne vient de l’extérieur.

C’est comme la vibration d’une corde qui produit le son d’un instrument de musique. C’est ce qu’on appelle la Lumière. Par conséquent, nous devons créer par nous-mêmes l’amour et le don sans réserve à l’intérieur de nous-mêmes, puis à l’intérieur de cet amour et de ce don sans réserve nous sentirons sa racine intérieure appelée le Créateur. 

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20/09/2011, Talmud Esser Sefirot