Category Archives: Perception

Un appareil appelé l’âme

Question : Quelle est la différence entre l’atteinte et l’apprentissage en profondeur ?

Réponse : Toute étude est réalisée avec l’aide de l’esprit. On peut étudier tout ce que l’on veut mais on ne pas l’atteindre car la connaissance dans la Kabbale est basée sur la conjugaison de propriétés.

Nous ne pouvons pas percevoir le monde spirituel parce que nous n’avons pas de propriétés adéquates comme celui-ci. Par exemple, il y a des ondes radio autour de nous que nous ne voyons ni ne ressentons, mais nous créons des instruments qui nous permettent de les détecter.

De même, nous devons construire un appareil qui détecte le monde spirituel. C’est ce que l’on appelle l’âme et elle doit avoir les propriétés du monde supérieur, du don sans réserve et de la connexion mutuelle, qui sont absolument opposées à notre monde.

Nous pouvons les trouver dans un groupe, dans la stricte observation de ce que la sagesse de la Kabbale enseigne. Tandis que vous accumulez du matériel sensoriel et rationnel, vous commencerez à ressentir comment il se forme progressivement en vous. Vous en apprendrez plus sur toutes sortes de modèles d’éléments spirituels, leurs divers composés, classes, niveaux, etc.

En d’autres termes, lorsque vous étudiez la science de la Kabbale (la physique du monde supérieur), certaines sensations, propriétés et ressentis se forment progressivement en vous. Vous construirez des modèles à l’intérieur de vous-même : « C’est Bina, c’est Malkhout, c’est Zeir Anpin, c’est au-dessus du Parsa, c’est au-dessous du Parsa », etc. C’est la conception progressive de votre âme.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Viser le point d’équilibre

Question : La vérité est révélée dans le point d’équilibre. Alors, pourquoi l’esprit essaie-t-il constamment de nous faire perdre ce point ?

Réponse : L’esprit n’essaie pas de nous faire tomber de ce point, mais d’éveiller le sens du déséquilibre, comme chez un équilibriste en équilibre sur une corde.

Notre vie entière est censée nous donner un sentiment de déséquilibre, nous poussant à rechercher un point d’équilibre supérieur et donc à nous élever.

Ce point d’équilibre est constamment renouvelé, non pas en quantité, mais en qualité. Nous devons ressentir cela nous-mêmes.

Extrait d’une leçon de Kabbale en russe, le 16/12/2018

Pourquoi ce monde existe-t-il ?

Question : Comment déterminez-vous le monde dans lequel nous vivons ? Pourquoi ce monde inférieur existe-t-il ?

Réponse : Nous sommes dans l’égoïsme. C’est ce que l’on appelle notre monde, que nous ressentons en nous-mêmes.

Notre monde inférieur existe uniquement pour que nous puissions nous élever à partir de lui, afin de nous donner un point de départ sur lequel nous pouvons tomber et remonter de nouveau, chaque fois en rebondissant depuis lui vers le plus haut degré du monde supérieur.

Question : Si nous vivons dans le monde de l’égoïsme, comment pouvons-nous l’utiliser plus efficacement pour parvenir à la spiritualité ?

Réponse : Nous devons utiliser notre monde égoïste car nous devons y exister physiquement. Cependant, le reste de notre attention devrait être tourné vers notre état dans le groupe. C’est précisément de notre connexion les uns avec les autres que dépend la création du Kli spirituel, le récipient, le réseau spirituel de forces dans lequel le Créateur sera révélé.

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 23/12/2018

La carte du destin

laitman_448Dans le calendrier juif, il existe des corrélations spéciales entre les dates. C’est parce que le système spirituel a un instrument appelé Zeir Anpin (ZA), qui revêt Malkhout, et la Lumière de Bina y pénètre d’en haut.

Zeir Anpin a des ouvertures ou des trous particuliers, à travers lesquels il éclaire Malkhout. Lorsqu’un trou correspond au récepteur, Malkhout, l’âme, alors la Lumière y pénètre et on l’appelle « Mazal » (le destin d’une personne).

Il existe des corrélations spéciales entre les jours et les nuits et entre différents moments. Par exemple, quelque chose qui peut être fait un certain jour et à une heure de la nuit particulière, peut également être fait à un jour différent et à un moment différent, et les résultats seront pratiquement les mêmes.

Nous voyons dans quelle mesure nous sommes touchés par la Lumière de Bina. Selon Zeir Anpin et Malkhout, nous nous plaçons chaque fois dans un nouveau destin.

Dans le Judaïsme, les cartes astronomiques ont été assemblées il y a très longtemps. Christophe Colomb, Newton et d’autres scientifiques ainsi que des voyageurs les utilisèrent. Abraham lui-même était un grand astronome et astrologue.

À l’époque d’Abraham, l’astrologie n’était pas comme aujourd’hui. Elle reposait sur un lien clair entre le positionnement des étoiles, de la Lune, de la Terre et du Soleil vis-à-vis de chaque personne, par rapport à son âme, en tenant compte du moment où elle a été conçue, où elle est née, etc.

Si nous savions tout cela, nous saurions ce qui va arriver à chaque personne et comment elles agiront : leur destin serait connu. Il n’était pas nécessaire de prédire l’avenir, c’est la carte de notre destin.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 30/12/2018

Tournez-vous vers le Créateur

Question : Que signifie se tourner vers le Créateur si des pensées léthargiques surgissent en moi ?

Réponse : Lorsqu’une pensée apparaît en vous ou que vous éprouver une sensation : mauvaise ou bonne, agréable ou désagréable, troublante ou vice-versa, essayez de réaliser qu’il s’agit d’un conseil du Créateur, qu’Il le stimule en vous.

Si ce n’est pas à chaque minute, pas constamment, alors au moins lorsque vous ressentez que cela vous secoue, lorsque vous commencez à avoir peur de quelque chose, ou que quelque chose vous dérange ou vous énerve, essayez de comprendre cela.

Au moins dans de tels états, essayez de trouver le Créateur et de Le considérer comme la cause, la source de toutes vos pensées et de toutes vos sensations.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2019

Comment un kabbaliste échappe-t-il aux mauvaises pensées ?

Question : Comment un kabbaliste échappe-t-il aux mauvaises pensées ? Quelles méthodes avons-nous pour travailler avec elles ?

Réponse : Un kabbaliste ne fuit jamais rien. Il doit tout utiliser pour l’équilibre et le meilleur. Tout ce qui vient d’en haut est donné pour une raison ; par conséquent, rien ne devrait être écarté d’emblée. Nous devons juste savoir comment l’équilibrer. C’est le sens commun de la vie.

Question : Quelles sont mes actions si j’ai une mauvaise pensée ?

Réponse : Ce n’est pas une mauvaise pensée, mais plutôt une pensée que vous devez traiter correctement. Cela peut être dégoûtant, désagréable ou grossier. Quoi qu’il en soit, dans chaque cas cela provient de la même source, du Créateur, d’où émanent à la fois notre égoïsme et notre altruisme. Nous devons comprendre que notre objectif n’est que l’équilibre entre eux.

Par conséquent, ne repoussez jamais une quelconque pensée ni aucun des désirs les plus immondes qui vous gêne. Dans un premier temps, vous voudrez instinctivement vous en débarrasser, mais à l’instant suivant, vous vous direz : « Non, cela vient du Créateur. » Si je rejette ce désir, je ne m’élèverai pas au-dessus de lui. Je dois le prendre, même si je suis dégoûté, et en s’élevant au-dessus, je dois l’équilibrer correctement.

Tout vient de la racine de mon âme, qui est un mal absolu puisque nous sommes tous le résultat de la brisure de l’âme commune. De ce fait, toute la brisure est révélée en nous progressivement. La raison pour laquelle les désirs les plus fous et les pensées et les pires inclinations apparaissent en moi maintenant se trouve à la racine de mon âme à la suite de la brisure.

Si je ne corrige pas ce désir, plus tard, après quelques degrés, il me reviendra sous une forme différente. Ainsi, nous ne devrions rien fuir ; nous devrions plutôt tout accepter consciemment et agir en conséquence.

Ainsi, un kabbaliste apprend progressivement à ne pas se prendre personnellement à tout ce qui le dépasse. Ce n’est pas moi. Cela vient des qualités opposées dans ma racine. Au début, j’étais en état d’adhésion au Créateur. Puis c’est devenu l’inverse, complètement opposé au Créateur. C’est ce que je vis maintenant.

Pourquoi devrais-je rejeter cela ? Le Créateur éveille spécifiquement le niveau suivant de ma corruption en moi afin que je puisse la corriger et m’élever au degré suivant.

Extrait de la leçon hebdomadaire de kabbale en russe, le 16/12/2018

La compassion pour les étudiants

Question : Un enseignant de Kabbale ressent-il un sentiment de compassion pour les gens ou pour ses élèves ?

Réponse : Un enseignant de Kabbale éprouve toutes les sensations inhérentes à une personne, seulement agrandies 620 fois. Pour supporter ces énormes sensations, il dispose des outils appropriés. Même dans une faible mesure, il ressent chaque sensation 620 fois plus fortement qu’une personne ordinaire.

Question : Qu’est-ce que la compassion pour les étudiants ?

Réponse : Lorsque l’enseignant voit comment un élève cherche à faire quelque chose dans la spiritualité, mais échoue et tombe, et puis essaie à nouveau de monter et chute encore, cela provoque de la compassion chez l’enseignant car il ne peut pas aider l’élève. Il doit attendre patiemment. Bien sûr, il aide l’élève à sa manière, mais pas au niveau où l’élève ressent cette aide.

Je l’ai très bien compris de par ma propre expérience. J’ai été dans de très mauvais états. Mon professeur sympathisait avec moi, mais il ne m’aidait en aucune manière.

Quelques années plus tard seulement, je me suis rendu compte qu’il m’avait aidé de manière complètement différente, peu importe que je souffre ou non devant lui.

Le fait est que la souffrance est ressentie dans le système général et n’est pas purement vôtre ; c’est la souffrance de tout le système de la révélation du Créateur. Cette souffrance générale est ce que ressent le professeur. L’individu n’est pas inclus ici.

Comprenez que seule votre inclusion dans la dizaine se fait ressentir dans la spiritualité. Par conséquent, rester assis seul et souffrir n’aide pas. Le temps perdu ne sera pas rattrapé. Unissez-vous rapidement et connectez vos désirs.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018

La détermination des états spirituels

Question : L’état d’euphorie est-il acceptable lors de l’étude de la Kabbale ?

Réponse : Bien sûr. Les gens aiment cela.

Question : Ne peut-il pas s’arrêter ?

Réponse : Cela continuera par intermittence avec une dévastation et une déception énorme, puis à nouveau avec du contentement et de l’euphorie jusqu’à ce qu’une personne commence à contrôler clairement les deux lignes : la droite et la gauche. Ensuite, la joie et la tristesse, la satisfaction et le vide seront la même chose pour elle parce qu’on a besoin des deux et que les deux mènent au but.

Question : Comment peut-on distinguer la joie et le plaisir de la communication ordinaire avec les gens et la joie de l’union dans la Kabbale ?

Réponse : On peut le distinguer par le fait que cela soit intentionnel. Dans la Kabbale, tous les états ont un sens parce que chacun d’eux vous fait progresser. Peu importe les actions que vous faites et ce que vous ressentez, elles vous rapprochent toujours de l’objectif, millimètre après millimètre. Par conséquent, la vie ne s’écoule pas en vain.

Extrait de la leçon hebdomadaire de kabbale en russe, le 25/11/2018

L’écran spirituel et l’argent

Commentaire : Dans notre monde, l’argent détermine et contrôle tout.

Ma réponse : Dans le monde spirituel, l’argent contrôle également tout.

« L’argent » (en hébreu « Kessef ») vient du mot « Kissouf » qui signifie « recouvrir ». En hébreu, les noms d’objets et de phénomènes sont donnés pour une raison et proviennent du contenu, des propriétés dont ils dérivent.

Dans la mesure où vous pouvez recouvrir l’égoïsme avec la qualité du don sans réserve et de l’amour, la qualité égoïste de la réception se transforme en qualité du don sans réserve. C’est ainsi que vous gagnez un capital spirituel, c’est-à-dire que vous révélez la Lumière.

Par conséquent, l’écran spirituel s’appelle également « Kissouf » (« Kessef »), tout comme l’argent dans la vie quotidienne. Bien sûr, les gens ne savent pas d’où cela vient, mais l’hébreu est une langue kabbalistique.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/11/2018

La souffrance utile

Question : Comment puis-je m’assurer que les souffrances me poussent vers le travail spirituel et non à le fuir ?

Réponse : Le fait est qu’il existe une souffrance utile qui nous dirige vers le but de la création et une souffrance que nous vivons simplement, qui n’apporte rien.

La souffrance utile nous oblige à nous immerger davantage dans le groupe, à nous unir à lui, à nous aider à nous construire. Tout comme lorsque nous allons quelque part et que nous nous perdons, parce que nous avons pris le mauvais chemin, la souffrance qui en découle nous aide à trouver le bon chemin. Sans de telles secousses, nous ne pouvons pas bouger correctement. Nous avançons toujours selon les deux lignes : la droite et la gauche, le plaisir et la souffrance.

Par conséquent, la souffrance qui nous fait avancer et qui indique toujours comment le faire correctement est la souffrance qui convient.

Par exemple, dans un système de guidage, un missile en mouvement s’ajuste constamment. Nous aussi, nous devons toujours surveiller notre chemin et nous ajuster en fonction du retour négatif qui nous corrige et nous maintient constamment sur la bonne voie. Une telle connexion est nécessaire et ne devrait pas être perçue comme une souffrance, mais comme une correction nécessaire. Remerciez le Créateur de nous avoir donné cet enseignement.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018