Category Archives: Perception

Jusqu’à ce que la différence entre nous et le Créateur disparaisse

231.02Question : Est-il nécessaire que les guerres se développent selon les niveaux minéral, végétal, animal et parlant ?

Réponse : Les guerres intérieures, selon les degrés, s’étendent de plus en plus jusqu’à la guerre contre Amalek. C’est la plus grande et la dernière guerre, qui détruit toute la Sitra Achra (l’Autre Côté), toutes les forces impures, le cœur de pierre (Lev haEven).

À chaque degré, cela dépend de la manière dont le désir de recevoir se révèle en opposition au désir de donner sans réserve. Et à chaque fois, cette opposition apparaît de plus en plus clairement aux yeux de l’individu.

La différence entre eux est telle que, comme on le dit, le Créateur juge les justes au cheveu près. Si auparavant vous n’aviez pas le sentiment d’être en guerre, ni même en désaccord sur des questions d’envergure mondiale, des clarifications s’opèrent ensuite de manière très subtile.

Un observateur extérieur se demandera : « Mais qu’est-ce qui vous prend ? » Il ne comprend absolument pas ce qui se passe. Pourtant, votre rapport à la situation est si fort qu’il vous est insupportable, ne serait-ce qu’un instant. Votre sensibilité s’accroît, votre analyse s’affine et s’ approfondit. Et cela se poursuit jusqu’à ce que toute différence entre votre opinion et celle du Créateur disparaisse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Comment s’aligner sur le plan du Créateur ?

239Tout ce qui se produit autour de nous, à l’échelle de la société ou de l’univers tout entier, obéit à un plan immense et précis, et nous existons au sein de ce plan. Notre tâche est de nous aligner correctement sur ce plan. Cependant, nous ne devons en aucun cas tenter de modifier ce qui vient de l’extérieur ; nous devons plutôt nous corriger nous-mêmes afin de nous adapter à ce mouvement extérieur.

Question : Dans ce cas, percevrai-je chaque événement comme étant arrivé au bon moment ?

Réponse : Il arrive au bon moment, normalement et correctement. Et soudain, je comprends la justesse intrinsèque de tout ce qui se passe et je réalise à quel point cela me convient parfaitement.

Question : Et je ne regrette rien ?

Réponse : Il n’y a rien à regretter car tout cela se déroule hors de moi, sous mes yeux. Cela me permet uniquement de suivre le cheminement intérieur nécessaire pour le percevoir correctement, l’accepter, m’y unir et progresser en résonance avec lui.

Question : En équilibre avec lui ?

Réponse : Oui, en harmonie.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/04/2026

Qui mesure l’effort ?

238.01Question : Les efforts sont-ils mesurés par rapport au système ou par rapport à la personne, selon la façon dont elle ressent la mesure de l’effort fourni ?

Réponse : Je ne comprends pas ce que vous entendez par « selon ce que ressent une personne ». Si j’ai l’impression d’avoir tout donné et de n’avoir rien reçu, et alors ? Cela signifie-t-il que je suis déjà dans un état où je devrais recevoir ?

La mesure est effectuée par le Créateur car je ne sais pas exactement quel niveau d’effort est requis de ma part pour atteindre le niveau supérieur. Comment puis-je me mesurer par rapport au degré suivant si je ne sais pas qu’est-ce que c’est ?

Question : Vous avez donné l’exemple d’une personne qui reste dans un état donné jusqu’à ce qu’elle se sente comme un citron pressé, puis, étant donné qu’elle n’a plus rien à ajouter, son état change. Est-ce ce que ressent une personne ?

Réponse : Non, pas du tout. Nous ne savons jamais où le travail s’arrête, à quel niveau ou à quel degré. Ces choses nous parviennent toujours de façon inattendue, soudaine, comme une surprise : « J’ai fait un effort et j’ai trouvé. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces choses. Je ne peux pas dire où s’arrête l’effort et où je « trouve », car je ne peux mesurer mon propre état, encore moins le degré suivant.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

Deux points de vue

243.05Pour que le besoin de m’unir à mes amis se manifeste en moi, je dois comprendre que c’est à travers eux que je pourrai véritablement ressentir où j’existe par rapport au Créateur. Cela se produit lorsque je me réfère à eux comme à mon futur point de Keter.

Et afin de m’unir à eux dans le but d’atteindre le Créateur, je dois me servir de leurs désirs, connecter mes Hissaron (manques) et les leurs, les considérer comme insignifiants, et vivre précisément dans la tension entre ces deux points de vue.

Il n’y a rien d’autre à faire. Autrement, si je ne perçois pas cette disparité (qui est en essence la différence entre l’inférieur et le supérieur, entre ce qui est dans la raison et ce qui est au-dessus de la raison), alors le besoin d’aide du Créateur n’émergera pas.

Par nature, nous pouvons tout endurer sauf l’état de confrontation directe entre la Lumière et le Kli (récipient), au point de collision (Bitoush) d’où il semble n’y avoir d’échappatoire ni de percée possible, si ce n’est en s’élevant au-dessus de la raison.

Par conséquent, ce point ne peut être perçu comme positif, bon ou confortable. Après tout, il n’a aucun fondement dans la nature de notre monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le sérieux dans le travail ? » du 04/05/2026

Tu ne te feras point d’idole

256Question : Qui est qualifié d’idolâtre dans la Kabbale ?

Réponse : Vous ! Car à chaque instant, même sans vous en rendre compte, vous faites des idoles à partir de rien.

Si vous ne reliez pas tout ce qui vous arrive à la force unique appelée « L’Un, l’Unique et particulier », si vous ne rapportez pas systématiquement ces événements à une cause unique et ne considérez pas tout le reste (à l’exception de cela) comme de simples manifestations de cette seule force, alors vous vous adonnez à l’idolâtrie.

Imaginez que votre femme vous dise quelque chose de désagréable. Vous devez comprendre que cela vient du Créateur, et qu’elle n’est qu’une marionnette à travers laquelle le Créateur manifeste Son attitude envers vous.

Mais si vous lui attribuez tout, vous « fabriquez une idole ». Vous devriez relier cela à elle, et à travers elle avec le Créateur. Il doit y avoir deux entités ici.

Il faut comprendre que le metteur en scène de toute cette pièce est le Créateur, et que c’est ainsi qu’Il se présente à nous précisément pour que nous puissions unifier toutes Ses manifestations diverses, voire opposées, en une seule forme, en une seule source, le Créateur.

Mais cela n’est possible qu’à condition d’utiliser le monde entier afin de l’unifier, au sein de notre perception, en un seul tout et de le connecter à une source unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Les caractéristiques de la sagesse de la Kabbale » du 06/12/2009

Se transformer

234Commentaire : Il est parfois regrettable qu’une personne ne puisse persévérer dans le travail spirituel et l’abandonne.

Ma Réponse : Ces personnes sont très rares. À l’époque du Baal HaSoulam et du Rabash, le taux d’abandon était très élevé. J’estime qu’entre 3000 et 5000 personnes sont passées entre les mains du Rabash durant toute sa vie. Et combien sont restées ? Probablement entre 70 et 80 personnes. Et c’est encore une estimation généreuse. Autrement dit, le taux d’abandon était très élevé. Aujourd’hui, il est bien plus faible.

Et où les gens peuvent-ils aller ? Notre époque est complètement différente. Aujourd’hui, chacun comprend clairement ce que la Kabbale lui apporte. Nous l’expliquons en termes simples.

Les gens pensent que dans la Kabbale, vous devez entrer quelque part avec votre esprit et y agir comme on le fait avec toute chose dans notre monde. Imaginez que je sois physicien. On m’apprend à travailler dans une centrale nucléaire, et je le fais. C’est tout. Dois-je changer pour cela ? Non. J’ai obtenu mon diplôme, mon habilitation de sécurité, et je suis allé travailler.

Mais ici, non. Ici, vous devez commencer à vous transformer vous-même. Toute la science repose sur le changement personnel, et jamais sur celui des autres. Par conséquent, la Kabbale est une méthode complètement différente.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les souffrances des kabbalistes » du 08/10/2010

« Ceux qui vont au séminaire »

600.01« Ceux qui vont au séminaire » sont ceux qui progressent vers la spiritualité, et non les gens « de la rue » qui se trouvent en dehors du chemin menant au but de la création, ceux qui observent les commandements machinalement ou qui ne les observent pas du tout.

Ceux qui vont au séminaire sont divisés en quatre catégories. Chacun d’eux se trouve également dans un état différent. Il peut s’agir de « marcher » (en mouvement), « se tenir debout », « s’asseoir » ou « se coucher », car le travail spirituel comporte de nombreux états. Mais en tout cas, tous sont appelés « ceux qui vont au séminaire ».

Celui qui va au séminaire est une personne qui aspire à la révélation du Créateur, car le but de la création est la révélation de la divinité à tous les êtres créés dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les quatre qualités de ceux qui vont au séminaire, dans le travail ? » du 11/04/2026

Analyse du vrai et du faux

251Comment déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux ? Qu’est-ce qui constitue précisément la vérité et le mensonge ? La vérité est-elle douce et tendre, et le mensonge dur et rigide ? Ou bien la vérité se définit-elle par la sensation de lourdeur ou de légèreté ?

Je ne sais pas ce que sont la vérité et le mensonge. Ce sont des notions complètement relatives. On peut simplement leur donner des noms, par exemple « A » et « B ». Mais je considère la vérité et le mensonge comme deux directions distinctes. La direction vers la force supérieure, vers le don sans réserve, je l’appelle vérité ; et cette direction naturelle et innée qui existait en moi, tournée vers mon propre désir, je l’appelle mensonge.

C’est très simple. Nous donnons simplement deux noms à ces deux notions. On peut s’abstenir de les appeler vérité et mensonge et simplement leur attribuer des chiffres : « un » et « deux ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 27/04/2026

Les mondes reflètent l’attitude du Créateur

276.02Question : Comment les mondes, qui constituent notre partie extérieure, nous aident-ils à corriger nos Kelim intérieurs ?

Réponse : Les Kelim (récipients) des mondes purs et impurs représentent la gouvernance du Créateur sur moi, et plus précisément, s’Il apparaît comme le Bien qui fait le Bien ou son contraire, selon ma perception, influencée par le désir de donner sans réserve ou de recevoir. C’est ainsi que j’explore mon Kli.

C’est comparable à la façon dont mon attitude envers un ami dépend de son attitude, bonne ou mauvaise, envers moi.

Par la foi au-dessus de la raison, je le justifie, je corrige mes Kelim, et je comprends alors que ses actions apparemment mauvaises sont dirigées vers moi avec une bonne intention, et inversement.

En fin de compte, les mondes reflètent l’attitude du Créateur envers moi. Puisqu’Il se révèle Lui-même à travers deux choses opposées qui engendrent toujours la confusion, il est impossible de Le comprendre immédiatement. Par conséquent, cela m’aide à clarifier mes Kelim, mon attitude envers Lui comme étant « Un, Unique et Unifié », le « Bien qui fait le Bien ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Modifier les valeurs communément admises en soi-même

232.09Dans notre monde, le système de valeurs d’une personne détermine la nature spécifique de son égoïsme. Par exemple, un penchant pour les plaisirs animaux, tels que ceux que l’on trouve auprès du sexe opposé ou dans la vie familiale. Ou encore un penchant pour les plaisirs humains, comme l’argent ou les honneurs.

La proportion dans laquelle ces penchants se manifestent chez une personne dépend également de l’éducation, car celle-ci efface les limites naturelles. Soudain, une personne commence à désirer quelque chose qu’elle n’aurait jamais désiré par nature. C’est une faille de notre système éducatif.

En matière d’éducation spirituelle, nous ne semblons rien exiger de l’individu ; nous lui transmettons simplement la notion que la spiritualité est plus importante que la matérialité. Tout le reste, il doit le cultiver en lui-même car la Lumière, en influençant le Kli (récipient), nourrit tout en lui.

En fonction de ce que l’on a dès la naissance, de son éducation et du groupe auquel on appartient, une personne développe une attitude générale face à la vie. Elle choisit ensuite ce qui compte le plus pour elle ; elle a l’énergie nécessaire pour ce qui est important, mais pas pour ce qui l’est moins.

Lorsqu’une personne rejoint un groupe capable de modifier son système de valeurs ou qu’elle décide de son propre chef qu’il est judicieux d’agir d’une certaine manière, elle peut faire évoluer ses valeurs de façon indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Moïse est parti » du 19/04/2026