Category Archives: Unité

La détermination des états spirituels

Question : L’état d’euphorie est-il acceptable lors de l’étude de la Kabbale ?

Réponse : Bien sûr. Les gens aiment cela.

Question : Ne peut-il pas s’arrêter ?

Réponse : Cela continuera par intermittence avec une dévastation et une déception énorme, puis à nouveau avec du contentement et de l’euphorie jusqu’à ce qu’une personne commence à contrôler clairement les deux lignes : la droite et la gauche. Ensuite, la joie et la tristesse, la satisfaction et le vide seront la même chose pour elle parce qu’on a besoin des deux et que les deux mènent au but.

Question : Comment peut-on distinguer la joie et le plaisir de la communication ordinaire avec les gens et la joie de l’union dans la Kabbale ?

Réponse : On peut le distinguer par le fait que cela soit intentionnel. Dans la Kabbale, tous les états ont un sens parce que chacun d’eux vous fait progresser. Peu importe les actions que vous faites et ce que vous ressentez, elles vous rapprochent toujours de l’objectif, millimètre après millimètre. Par conséquent, la vie ne s’écoule pas en vain.

Extrait de la leçon hebdomadaire de kabbale en russe, le 25/11/2018

Le but de la Création

La science de la Kabbale est basée sur l’existence de seulement deux forces : la réception et le don. L’univers entier, le monde dans sa totalité, est basé sur eux. La Kabbale est le système d’équilibre entre ces deux forces, les conduisant à la ligne médiane.

La recherche de la ligne médiane, sa stabilisation, son équilibre, à tous les niveaux (de zéro jusqu’à l’égoïsme absolu, complet, permanent, infini) est le sujet de la science de la Kabbale.

C’est une science et une pratique purement appliquée, qui nous est nécessaire pour nous débarrasser des contradictions. De plus, ces contradictions ne sont pas théoriques, entre quelque chose ou quelqu’un, mais entre la création et le Créateur, c’est-à-dire entre nous et Lui.

Nous devons équilibrer ces contradictions, les ramener à un dénominateur commun, à la soi-disant ligne médiane, où nous et Lui coïnciderons complètement dans nos désirs, nos intentions et nos actions.

C’est ainsi que nous deviendrons partenaires, amants, dans une étreinte, fusionnés les uns aux autres à tous les niveaux possibles, dans toutes les forces, les désirs et les actions.

C’est le but de la création, appelé Devekout, c’est-à-dire une fusion complète entre deux forces complètement opposées.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/12/2018

Découvrir l’espace spirituel

Question : Pourquoi une personne ne se voit-elle pas immédiatement donner la possibilité d’entrer dans l’espace spirituel et de s’y développer ?

Réponse : Elle n’en a aucun désir. Si vous lui donnez de tels désirs, ce ne seront pas les siens. C’est un état d’animalité. En partant du contraire, une personne doit développer les bons désirs spirituels. C’est seulement à ce moment-là qu’elle commencera à atteindre les états supérieurs et ils seront siens.

Question : Peut-être existons-nous déjà dans l’espace spirituel sans le ressentir ?

Réponse : Oui, c’est vrai. Et alors ? Vous ne le ressentez toujours pas. Il s’agit de savoir comment y accéder.

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 09/12/2019

Comment devrait-on percevoir le Créateur ?

Question : Comment devrais-je percevoir le Créateur à travers un enseignant : comme une sorte d’esprit ou comme une personne ?

Réponse : Certainement pas en tant que personne ! Si de telles images apparaissent, nous devons les rejeter immédiatement.

Le Créateur est une force commune en chacun de nous sans exception. Elle nous unifie et nous remplit. C’est un domaine commun dans lequel nous existons. La qualité de ce domaine est l’amour absolu et le don sans réserve. Rien d’autre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018

Comment l’enseignant satisfait-il les désirs d’un élève ?

laitman_294.3Question : Comment l’enseignant satisfait-il les désirs d’un élève et vice versa ?

Réponse : L’enseignant absorbe les désirs d’un étudiant comme étant sa partie constitutive et s’inclut en lui, accomplit tout le travail nécessaire à l’intérieur de lui, laissant à l’étudiant ce qu’il doit terminer avec son libre arbitre.

C’est un contact très sérieux. L’enseignant est comme à l’intérieur de l’élève et « ajuste » toutes sortes d’attitudes en lui : c’est ce que le supérieur doit faire en se basant sur son Galgalta et Eynaim. L’étudiant doit compléter sa part du travail.

Si vous êtes connecté à moi et les uns aux autres, vous ressentirez que nous travaillons ensemble.

Question : Existe-t-il des examens pour l’étudiant d’un kabbaliste ?

Réponse : Il n’existe pas d’examens spéciaux car son chemin tout entier est un examen continu et constant. Il n’y a rien de tel comme passer un test et vous retrouver dans le système spirituel. L’examen a lieu chaque seconde.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2019

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

Des milliers d’heures d’unité

Question : Comment travaillons-nous avec la grandeur du Créateur que nous avons reçue lors de l’assemblée des amis afin que cela vive en nous jusqu’à la prochaine réunion ?

Réponse : Je doute que cette réunion une fois par semaine soit suffisante.

Le Rabash a écrit des articles sur l’ordre des rassemblements pour ceux qui se réunissent chaque jour à la leçon et discutent du matériel avant et après le cours. Ici et là, ils ont toutes sortes de « séances de rattrapage de cinq minutes » : au cours du matin, au cours du soir et parfois au milieu de la journée. Aujourd’hui, tout le monde a un téléphone portable, donc tout le monde peut s’appeler.

Les réunions actuelles des dizaines devraient être presque quotidiennes. Si les gens utilisent ce temps correctement, ils obtiennent des milliers d’heures au cours d’une année. Avec cette quantité de travail collectif, vous pouvez réussir très rapidement. L’essentiel est de bien remplir ce temps, de bien l’utiliser et de le réaliser.

Extrait de l’émission télévisée « La Dernière Génération » du 27/06/2018

Si vous ne voulez pas souffrir…

Question : S’il n’y a pas de punition dans le monde, alors qu’est-ce que la douleur et la souffrance ?

Réponse : Il n’y a pas de punition dans le monde et il n’y a pas de récompense hormis la découverte de l’unicité du Créateur par vous et à l’intérieur de vous.

Question : Mais si je ne veux pas souffrir ?

Réponse : Vous n’y échapperez pas. Si vous ne voulez pas souffrir, alors vous devez découvrir le Créateur plus rapidement qu’Il ne vous y pousse.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018

Je ne veux qu’une seule chose

Je ne travaille pas sur mes sensations et mon esprit, je ne souhaite qu’une seule chose : être incorporé dans les autres et recevoir à travers cette inclusion une nouvelle vue, une nouvelle ouie, un nouvel odorat, un nouveau goût et un nouveau toucher. Grâce à la connexion à l’ami, je construis maintenant un homme, Adam, semblable au Créateur. Je ne me soucie pas de ce que je ressens car tout est au niveau animal. (1)

Extrait de la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, « De l’Essence de la Sagesse de la Kabbale », le 09/01/2019

(1) : à 33 minutes et 10 secondes

Quelle est la différence entre l’intégration mutuelle et la connexion ?

Question : Quelle est la différence entre l’intégration mutuelle et la connexion ?

Réponse : La connexion est une action externe naturelle au service d’un objectif, tandis que l’intégration mutuelle est une action interne dans laquelle nous nous intégrons les uns les autres via nos qualités internes. C’est lorsque chacun, en mouvement vers les autres, essaye de s’incorporer et de s’intégrer en eux.

Question : Vous dites que lorsque nous nous unirons, notre mauvais penchant se révélera. Voulez-vous dire l’intégration mutuelle ?

Réponse : Le mauvais penchant se manifeste lui-même dans les deux cas. Nous devons le ressentir.

Si nous nous forçons bien pour nous unir, alors nous ressentons qu’il y a une force intérieure dans cette unité qui nous en empêche. Il y a un serpent à l’intérieur, notre mauvais penchant, créé par le Créateur, et nous ne pouvons le révéler que si nous essayons de nous unir ! Alors, il commencera à pousser notre dizaine hors de l’unité avec les dix plaies.

Question : De ce fait, dans tous les cas, nous ne nous concentrons pas sur cela, mais sur la connexion ?

Réponse : Oui. Nous n’avons pas besoin de chercher ce serpent. Nous ne pensons toujours qu’aux aspects positifs et ainsi nous accélérons notre avancement.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 06/06/2018