Category Archives: Amour

Vous ne voyez pas l’infini ? Mettez vos lunettes !

294.1Notre monde est une copie de l’infini, uniquement au niveau le plus infime de la sensation. Nous ne percevons et ne ressentons la réalité qu’à un degré infime ; nous sommes aussi loin que possible d’une perception complète.

C’est comme une personne malvoyante qui ne voit presque rien sans lunettes. Elle distingue à peine ceux qui l’entourent, même s’ils se tiennent juste à côté d’elle.

Des sensations floues et somnolentes, une infime fraction de conscience claire de l’infini : voilà ce qu’est notre monde. Pourtant, nous révélons toujours une image complète, tout comme chaque fragment d’un hologramme contient l’image entière.

Même au niveau le plus bas, j’observe tout le spectre de la réalité dans la mesure où je peux la voir sans « lunettes ». Plus ces lunettes sont performantes, plus l’image devient nette.

Nous existons dans un état immuable ; nous le ressentons simplement en fonction de la clarté de notre perception. La perception la plus claire et la plus limpide est celle du Monde de l’Infini.

Pour l’approcher, il nous faut d’abord corriger nos outils de perception (Kelim) afin d’y révéler un peu plus de Lumière. Et pour que cela arrive, ils doivent devenir semblables à la Lumière.

Les conseils des kabbalistes nous guident dans cette correction, et lorsque la Lumière se révèle, nous découvrons un « trésor », ou plutôt un dépôt, une nouvelle couche de réalité qui avait été initialement « déposée » en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au livre De la Bouche d’un Sage » du 02/10/2009

La souffrance et le développement de l’âme

424.01Question : La souffrance contribue-t-elle réellement au développement de l’âme ?

Réponse : Naturellement, la souffrance éloigne une personne de l’égoïsme, elle purifie et élève l’âme. Mais elle ne devrait pas être élevée au rang de quelque chose de sacré ou de désirable, car le but de la création, du côté du Créateur, est de faire plaisir aux êtres créés.

Il nous a créés afin de nous donner du plaisir, pas pour nous punir. Par conséquent, nous devons éviter la souffrance. Elle est indésirable, tant de notre côté que du Sien. La souffrance survient uniquement parce que nous faisons un mauvais usage de ce que le Créateur nous envoie.

Question : Si j’appréhende correctement la souffrance, est-ce que je cesse de la ressentir ?

Réponse : Non. On cesse de la ressentir seulement si on en prend correctement conscience. Mais cela ne signifie pas que vous devez rester assis à souffrir, ni à vous infliger des tourments.

En principe, le travail spirituel idéal veut que la souffrance soit la « souffrance de l’amour », non pas parce que je ne reçois pas, mais parce que je ne donne pas assez, que je n’aime pas suffisamment.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/05/2017

Désir passionné

608.02Question : Vous nous conseillez de demander au Créateur de nous corriger et de nous remplir. Comment devrions-nous demander correctement à être remplis ?

Réponse : Votre cœur doit désirer la qualité du don sans réserve et la connexion avec le Créateur, et votre esprit doit saisir cet état et s’unir à Lui afin que cet état pénètre votre cœur comme un désir ardent : « C’est la seule chose que je désire. »

Question : Mais nous apprenons que nous ne devrions pas demander pour nous-mêmes. Il semble ici que l’égoïsme s’y mêle. Comment devons-nous interpréter cela correctement ?

Réponse : Vous ne pouvez l’interpréter correctement qu’en y réfléchissant à partir d’un état d’amour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale du 20/12/25, « Hanoucca » du 20/12/2025

Désir, pensée et raison

942Question : Comment faire confiance aux sensations et aux désirs qui vivent dans un monde égoïste, dans un corps égoïste ? Comment discerner la vérité des désirs et des sensations qui émergent ?

Réponse : Il n’y a aucune vérité dans nos désirs. Toutes les sensations et toutes les pensées sont égoïstes.

Par conséquent, nous devons seulement nous efforcer d’attirer la Lumière Supérieure, qui révélera progressivement la dépravation de chaque sensation et de chaque pensée, et ainsi nous pourrons les corriger. Une personne ne peut pas, même selon sa nature égoïste, garder en soi ce qui lui est nuisible.

Question : Quel est le lien entre le désir, la pensée et la raison ?

Réponse : La base de notre nature est le désir (le cœur). La pensée (l’esprit) n’existe que pour trier et orienter correctement nos désirs. C’est pourquoi nous sommes composés d’un cœur et d’un esprit. L’intelligence est nécessaire pour gérer correctement nos désirs.

Il y a le désir d’avoir du plaisir, et la pensée sur la manière de réaliser ce désir.

Le désir (le cœur) est primaire, la pensée (l’esprit) est secondaire. La raison est au service du désir.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

S’échapper de la réalité

276.01Question : Vous dites qu’une personne devrait s’améliorer et changer. Certaines personnes sont capables d’expliquer intelligemment ce qui se passe dans le monde et pourquoi. Certaines religions l’expliquent ainsi : « Parce que les gens ne croient pas en Dieu, Il les punit. » Comment pouvez-vous vous démarquer parmi tant de personnes intelligentes ?

Réponse : Je ne vais pas me démarquer.

Commentaire : Mais vous voulez que les gens connaissent la vérité.

Ma Réponse : Je dis ce que je pense, mais je ne veux pas critiquer les autres. Une personne qui aspire à une analyse sérieuse et à un examen approfondi des phénomènes de cause à effet verra en moi une graine de rationalité, et chez tous les autres, leur échec.

Commentaire : Beaucoup de gens se convertissent au bouddhisme. Ils pensent peut-être y trouver la paix.

Ma Réponse : Ils peuvent le penser, y rester quelques années, puis revenir à la raison car ils ne trouveront aucune solution. Leur solution est de se déconnecter du monde, atteindre le nirvana et se détacher de tout.

Où trouve-t-on un exemple de bouddhistes heureux ? Où voit-on en Inde (avec ses castes et ses divisions, où la misère règne et où chacun se bat pour survivre tout en vénérant les vaches sacrées qui errent dans les rues) un exemple à suivre ? Est-ce leur refuge dans leurs illusions où ils trouvent un semblant d’échappatoire à la réalité ? Ou leur croyance en la crémation des âmes suivie de promenades en barque illuminées aux chandelles sur le Gange ?

Je ne vois rien de positif là-dedans, ni dans leur organisation, ni dans leurs amitiés lorsqu’ils clament haut et fort leur amour. Quel genre d’amour peut-on trouver dans un système de castes où l’entraide est impossible, où le mariage avec une personne d’une autre caste est impensable, où règne une telle pauvreté, une telle séparation des classes ?

Quel exemple peuvent-ils donner ? Celui de la fuite de la réalité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le Quai de Harry Potter » du 04/10/2010

Nous n’avons pas besoin de souffrir

514.02Je ne suis pas favorable à la souffrance. Nombreux sont ceux qui choisissent de souffrir en croyant que cela les élève. C’est une erreur.

Question : Que signifie ne pas souffrir ?

Réponse : Si vous comprenez clairement et que les conditions sont réunies pour que votre souffrance soulage les difficultés d’autrui et l’aide à progresser, alors oui. Mais si cela n’existe que dans votre imagination…

Commentaire : Vous avez placé la barre plus haut maintenant en disant : « Si ma souffrance facilite la vie, le destin et l’âme de quelqu’un. » Vous n’avez pas dit « pour moi », mais « pour quelqu’un d’autre ».

Ma Réponse : Pour quelqu’un d’autre, bien sûr.

Question : Donc, si cela sert d’exemple et que je le fais pour montrer que c’est possible, devrais-je essayer ?

Réponse : Oui.

Commentaire : C’est important !

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 05/12/2025

Atteindre le Créateur comme un grand ami

281.02Question : Que signifie révéler le Créateur à travers un ami ?

Réponse : Cela signifie que par mon attitude envers mon ami, je découvre la mesure de mon propre désir d’atteindre le Créateur.

Question : Et qui est cet ami que je recherche sans cesse ?

Réponse : C’est le Créateur lui-même.

On doit s’efforcer d’atteindre le Créateur comme son grand ami, celui devant qui l’on peut s’ouvrir entièrement dans ce que l’on appelle « face à face ».

Ne Lui cachez rien. Désirez simplement que tout voile soit levé et révélé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 07/12/2025

Désirer ardemment les amis

546.03Question : Quel est ce sentiment qui vous envahit lorsqu’après une leçon vos amis vous manquent, lorsque vous les considérez comme une partie intégrante de vous-même dont vous ne pouvez vous passer, c’est-à-dire que vous souhaitez constamment être avec eux ?

Réponse : C’est le bon sentiment. Continuez d’étudier, terminez toutes les tâches assignées aux groupes et vous vous verrez vous élever de cet état vers le haut.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 02/12/2025

Si vous ne ressentez pas le Créateur

49.03Question : Quel est cet état où vous ressentez le monde entier rempli de la qualité du don sans réserve, mais où vous ne ressentez pas la présence du Créateur ?

Réponse : C’est un état incorrect. Dans votre monde, dans votre perception de la spiritualité, le Créateur Lui-même n’existe pas.

Cela exige de vous une profonde réflexion et la demande qu’Il commence à interagir avec vous, que vous désiriez être ensemble avec Lui et faire ce qui Lui plaît. Ensuite, vous attendez qu’Il l’accomplisse.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 02/12/202

Dans le champ magnétique du don sans réserve

294.2Question : Qu’est-ce que la foi dans la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : La foi est le don sans réserve au-dessus de la réception. Nous utilisons la force de la foi car à l’intérieur d’une personne, il n’existe aucune force innée de don sans réserve ; on doit la recevoir du Créateur. Par l’influence de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon), la capacité de donner sans réserve se crée en elle.

C’est comme un aimant qui attire un morceau de métal. La capacité de donner sans réserve se maintient dans la personne uniquement parce qu’elle est sous l’influence de la Lumière Supérieure, et c’est pourquoi on l’appelle la foi. Elle doit être imprégnée de cette impression venue d’en haut, et alors seulement elle peut accomplir des actions altruistes, des calculs désintéressés. C’est pourquoi on l’appelle la foi.

Si le don sans réserve provenait de sa propre force, on ne l’appellerait pas la foi. Elle n’existe qu’à la condition que la Lumière Supérieure transmette sa qualité à la personne et crée en elle la capacité de donner sans réserve. La qualité du don sans réserve chez l’être créé provient de sa ressemblance avec la Lumière Supérieure, de son aspiration vers celle-ci ; c’est pourquoi on l’appelle la foi.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article n°16, 1988 : « Quel est le fondement sur lequel repose la Kedousha [Sainteté] ? » du 04/06/2012