Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Ne calomniez pas, aidez

238.02Question : Comment demander de l’aide à un ami ?

Réponse : L’aide que vous pouvez demander à un ami devrait consister à ce qu’il vous dise quelque chose de positif. Que pourrait-il y avoir d’autre ?

Lorsque vous vous confiez à un ami, ne lui racontez pas tous vos malheurs, car cela le démoralisera.

Que vous le vouliez ou non, vous avez un impact négatif sur l’autre personne, ce qui est interdit de faire ; c’est ce qu’on appelle la médisance. Dire du mal de quelqu’un, sous quelque forme que ce soit, est de la calomnie.

Qu’est-ce que la calomnie ? Tout ce qu’une personne entend qui la rabaisse et l’affaiblit. Même une simple frivolité ou une moquerie peut affaiblir une personne, car ses pensées et ses intentions s’évanouissent dès qu’elle l’entend.

Mais la calomnie ouvertement dirigée contre le Créateur est particulièrement grave : « Qui est le Créateur pour que je Lui obéisse ? » C’est la racine première de la calomnie, car elle prive l’homme de toute possibilité de se tourner vers le Créateur, et c’est là que réside son salut.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Le lien entre la Pâque, la Matza et le Maror » du 07/04/2026

L’effet miraculeux de la Lumière

276.02Question : Le Créateur souffre du fait de ne pas pouvoir donner sans réserve à la création. Mais pour quelle raison la création développerait-elle le besoin de donner sans réserve au Créateur ?

Réponse : Le besoin de donner sans réserve vient d’en haut jusqu’à la création, sans aucune préparation de sa part. De même que la Lumière qui emplissait le premier stade lui a donné sa nature, la Lumière Environnante (Ohr Makif) qui descend sur celui qui étudie la Kabbale, qui souhaite se connecter à la racine, lui confère ses qualités.

Même s’il souhaite pour l’instant simplement se connecter à la racine sans encore en comprendre la nature, il étudie cependant non par soif de connaissance, mais pour remplir le point dans le cœur. Alors, la Lumière Environnante, en l’influençant, lui apporte le ravissement de la sainteté et, précisément, une inclination pour la qualité du don sans réserve.

La Lumière Environnante donne à l’individu le désir de donner sans réserve. Une personne ignore comment cela se produit. Nous sommes incapables d’exprimer comment, à l’intérieur du désir de recevoir, naît le désir de donner sans réserve ; de même qu’à partir du premier stade de la Lumière Directe (Ohr Yachar) se forme le second. Nous n’avons pas de mots pour exprimer cette transformation.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie, “Quand Israël est en exil, la Shekhina est avec lui” dans le travail ? » du 24/03/2026

Le plaisir venant du chemin spirituel

238.01Question : Si je prends plaisir à œuvrer pour les amis du groupe, est-il judicieux de réprimer ce plaisir, comme si je disais « Je prends du plaisir, mais je ne veux pas en profiter » ?

Réponse : Il ne faut pas réprimer le plaisir, quel qu’il soit, surtout celui qui se présente à vous sur le chemin du travail spirituel. Au lieu de simplement apprécier ce que vous avez, vous devriez examiner d’où vient ce plaisir et rechercher la joie dans le chemin lui-même, dans la similitude de qualités avec celui à qui vous souhaitez ressembler, celui dont vous vous rapprochez.

Le plaisir est le but, mais la question est de savoir de quel genre de plaisir il s’agit. La pensée « de réjouir les êtres créés » est à la fois le commencement et la fin de la création.

Si vous voulez atteindre le Créateur, vous devez parvenir à la sensation que la Torah est la science de la vie. Le Baal HaSoulam explique cela dans Le Talmud des Dix Sefirot. Il ne suffit pas d’accomplir des actes de don sans réserve, il faut en avoir du plaisir et recevoir la plénitude de la Lumière suprême. Si une personne souffre sur ce chemin, cela signifie qu’elle est sous l’emprise des Klipot (écorces) et non sous le contrôle de la sainteté.

Chaque instant de souffrance déconnecte une personne du Créateur. Car si le Créateur est la source du plaisir, comment pouvez-vous souffrir tout en restant connecté à cette source ? C’est impossible.

Tout état corrigé doit être empli de joie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Il faut toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Ne vous faites pas de mal

261Question : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel peut-elle faire du mal ?

Réponse : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel ne peut pas faire de mal, mais la négligence nuit à autrui, tout comme dans le monde matériel. Il y a toujours un libre arbitre : s’éveiller et raccourcir le temps du chemin, ce qu’on appelle « sanctifier le temps », ou non. Dans la spiritualité, le libre arbitre existe toujours. Ce n’est pas comme dans le monde physique, mais cela existe néanmoins.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est appelée Pâque » du 01/04/2026

Il est temps de commencer à réfléchir

294.2Question : Une personne ayant atteint la double et la simple dissimulation peut-elle régresser jusqu’au niveau animal ?

Réponse : Non. Lorsqu’une personne a l’impression, après plusieurs années, de retourner à un état antérieur, voire pire, elle descend effectivement en dessous de cet état, mais uniquement pour recevoir davantage de Kelim (récipients) des Égyptiens, pour recevoir une nouvelle portion de ses désirs inassouvis.

Il est impossible que vous vous retrouviez dans un état inférieur à celui d’aujourd’hui, hormis le bref laps de temps nécessaire pour vous immerger dans cette souillure. Vous prendrez alors conscience de votre véritable situation, ce qui vous obligera à vous élever plus rapidement. C’est ce qui nous arrive aujourd’hui : les souffrances s’intensifient sans cesse jusqu’à ce qu’elles s’accumulent suffisamment pour que nous commencions à réfléchir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est-elle appelée Pâque ? » du 01/04/2026

Élever le Créateur au-dessus de Pharaon

284.06Question : Devons-nous accepter la souffrance et continuer à travailler ?

Réponse : Vous ne devez pas accepter la souffrance. Vous devez identifier à qui vous vous identifiez actuellement. Si vous acceptez la souffrance, cela signifie que vous restez dans la Klipa, car la souffrance vous sépare du Créateur. Autrement dit, la sensation de souffrance est un signe de connexion avec la Klipa.

Question : Cela ressemble à un cercle vicieux. Comment pouvons-nous le briser ?

Réponse : Allez chercher. Vous devez rechercher la grandeur du Créateur au-dessus de la Klipa. C’est ce qu’on appelle élever le Créateur au-dessus de Pharaon et reconnaître Sa victoire. Toute la guerre, les dix plaies à l’intérieur des dix propriétés, dans les dix Sefirot, se déroule à l’intérieur d’une personne, car il n’y a ni Klipa (mauvaise inclination) ni Kedousha (sainteté) en dehors de l’homme. C’est le fruit de son analyse intérieure.

Celui qui souhaite suivre la voie du Baal HaSoulam mais ne s’efforce pas de la mettre en pratique pour le bien d’autrui, ne fait pas tout son possible pour maintenir le groupe, même de la manière la plus artificielle, ne cherche pas à donner le plus possible aux autres ni à élargir son cercle, s’il ne fait rien de tout cela, même sans motivation intrinsèque, il doit le faire par simple nécessité, il n’a pas le choix.

Ceux qui ne participent pas à la diffusion disparaissent de la sphère de la Kabbale, se détériorent et ne laissent rien subsister d’eux-mêmes. Il nous est difficile de comprendre cela ; nous ignorons les desseins supérieurs et les raisons de ce qui arrive. Nous devons accomplir notre mission.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Il faut toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Réjouissez-vous que votre nature apparaisse

209Si une personne a le sentiment de chuter, de se sentir vide, épuisée, sans aucun désir, c’est comme une graine pourrie d’où naîtra un nouvel arbre à l’étape suivante.

Soit nous acquérons de nouveaux Kelim (récipients), et ainsi nous nous sentons mal car nous révélons des désirs sans les couvrir, sans les satisfaire ; nous découvrons notre impuissance et nos récipients vides. C’est ce que nous appelons une descente : l’acquisition de récipients. Et ensuite, lorsqu’ils sont remplis, nous disons que c’est une ascension.

Mais en essence, ce dont nous avons besoin, ce sont des Kelim. Autrement dit, une personne devrait se réjouir davantage de son incapacité à agir seule. C’est dans cette révélation que sa nature se dévoile, sa structure, ce qu’elle est et qui elle est au plus profond d’elle-même, sans l’influence du Créateur.

Plus tard, surviennent des périodes où l’on travaille au sein de ces états de descente et où l’on les perçoit de manière positive et constructive.

Mais cela prend du temps, jusqu’à ce que l’on commence à évaluer différemment la sensation du Hissaron (manque), ce désir insatisfait. Par exemple, j’aime quelqu’un, je le désire ardemment, et ce désir éveille en moi une douce étincelle d’émotion.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, 1989,: « Que représente le “pain de l’homme au mauvais œil” dans le travail ? » du 22/03/2026

Développer le point dans le cœur

294.2On ne peut développer son point dans le cœur qu’à travers la connexion avec un ami. Je lui transmets la grandeur du but, il me transmet la sienne, et c’est ainsi que je suis imprégné par le groupe. De ce fait, mon point grandit et se lie aux points dans le cœur des amis.

En réalité, mon point se développe de l’intérieur. De l’extérieur, je reçois une impression des amis, mais elle provient de leurs points, de leur structure interne, et les perturbations comme les éveils qu’ils suscitent sont en accord avec cette structure interne.

Eux-mêmes ignorent d’où vient leur inspiration, quels organes existent au sein de leur âme, et je l’ignore également. Mais en la recevant, j’éveille ainsi ma propre part.

Autrement dit, je dois à chaque fois corriger un de mes désirs particulier. Chaque désir en moi ne peut s’éveiller qu’à l’aide d’une perturbation spécifique qui lui correspond.

Je dois recevoir ces perturbations de l’extérieur. Et, étant donné que je me trouve dans un environnement propice à m’inspirer, je reçois précisément l’inspiration et les perturbations qui correspondent à mes organes internes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

Un commandement est une correction du désir

249.02Chaque commandement (Mitsva) est une correction d’un désir particulier dans l’âme, par lequel je révèle le Créateur.

Il n’y a ici aucun lien avec les commandements qu’un Juif religieux accomplit dans ce monde. Il agit simplement avec ses mains et ses pieds ; or, nous parlons ici des actions que nous accomplissons à l’intérieur du désir, même sans corps, seulement le désir sans le corps.

Si j’accomplis des actions dans ce désir, elles sont qualifiées de spirituelles. Si j’accomplis des actions avec le corps, il s’agit d’un travail différent appelé « l’opinion des gens communs », qui est opposée à « l’opinion de la Torah ». L’une est totalement opposée à l’autre.

La seule chose que nous ayons à faire est d’entrer dans une connexion avec le Créateur et de déployer constamment des efforts en ce sens. « Lui et Son Nom sont un », « Il n’y a rien hormis Lui », rien de plus. Si, malgré toutes les perturbations, nous nous efforçons de rester connectés à cela grâce à notre environnement, notre groupe et les livres que nous étudions, alors nous accomplissons les commandements.

Qu’est-ce qu’une personne doit faire d’autre ? Quelles autres actions extérieures ? La Torah n’en parle pas. Elle parle du développement intérieur de l’être humain, de la révélation du Créateur aux créatures dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

Comment renforcer sa connexion avec le Créateur ?

608.02Question : Quel est cet état lorsqu’une personne renforce sa connexion avec le Créateur ? Est-il réellement possible de renforcer cette connexion ?

Réponse : Si de nouveaux désirs de recevoir apparaissent en moi et que je chute de mon niveau de connexion précédent avec le Créateur, alors je surmonte ces nouveaux désirs et j’acquiers la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer). Plus le désir de recevoir est grand, plus la Lumière Réfléchie est intense, et par conséquent, ma connexion avec Lui est plus forte.

Quelle est la différence entre un petit et un grand Partsouf ? Elle réside dans l’ajout du désir et, de ce fait, dans l’ajout de l’intention pour le bien du don sans réserve en corrigeant le désir. Alors apparaît, au sein du Partsouf, une Lumière Intérieure (Ohr Pnimi) supplémentaire.

Cette Lumière Intérieure, qui se répand de (bouche) jusqu’au Tabour (nombril), est appelée la révélation du nom du Créateur. La Lumière générale est appelée le nom général HaVaYaH. Il est indéchiffrable ; on peut seulement dire que sa guématrie (valeur numérique) est 26.

Nous percevons HaVaYaH comme des noms sacrés, c’est-à-dire comme les Lumières NRNHY (Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, Yekhida), qui se sont répandues de  jusqu’au Tabour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026