Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Analyse du vrai et du faux

251Comment déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux ? Qu’est-ce qui constitue précisément la vérité et le mensonge ? La vérité est-elle douce et tendre, et le mensonge dur et rigide ? Ou bien la vérité se définit-elle par la sensation de lourdeur ou de légèreté ?

Je ne sais pas ce que sont la vérité et le mensonge. Ce sont des notions complètement relatives. On peut simplement leur donner des noms, par exemple « A » et « B ». Mais je considère la vérité et le mensonge comme deux directions distinctes. La direction vers la force supérieure, vers le don sans réserve, je l’appelle vérité ; et cette direction naturelle et innée qui existait en moi, tournée vers mon propre désir, je l’appelle mensonge.

C’est très simple. Nous donnons simplement deux noms à ces deux notions. On peut s’abstenir de les appeler vérité et mensonge et simplement leur attribuer des chiffres : « un » et « deux ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 27/04/2026

Les mondes reflètent l’attitude du Créateur

276.02Question : Comment les mondes, qui constituent notre partie extérieure, nous aident-ils à corriger nos Kelim intérieurs ?

Réponse : Les Kelim (récipients) des mondes purs et impurs représentent la gouvernance du Créateur sur moi, et plus précisément, s’Il apparaît comme le Bien qui fait le Bien ou son contraire, selon ma perception, influencée par le désir de donner sans réserve ou de recevoir. C’est ainsi que j’explore mon Kli.

C’est comparable à la façon dont mon attitude envers un ami dépend de son attitude, bonne ou mauvaise, envers moi.

Par la foi au-dessus de la raison, je le justifie, je corrige mes Kelim, et je comprends alors que ses actions apparemment mauvaises sont dirigées vers moi avec une bonne intention, et inversement.

En fin de compte, les mondes reflètent l’attitude du Créateur envers moi. Puisqu’Il se révèle Lui-même à travers deux choses opposées qui engendrent toujours la confusion, il est impossible de Le comprendre immédiatement. Par conséquent, cela m’aide à clarifier mes Kelim, mon attitude envers Lui comme étant « Un, Unique et Unifié », le « Bien qui fait le Bien ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Modifier les valeurs communément admises en soi-même

232.09Dans notre monde, le système de valeurs d’une personne détermine la nature spécifique de son égoïsme. Par exemple, un penchant pour les plaisirs animaux, tels que ceux que l’on trouve auprès du sexe opposé ou dans la vie familiale. Ou encore un penchant pour les plaisirs humains, comme l’argent ou les honneurs.

La proportion dans laquelle ces penchants se manifestent chez une personne dépend également de l’éducation, car celle-ci efface les limites naturelles. Soudain, une personne commence à désirer quelque chose qu’elle n’aurait jamais désiré par nature. C’est une faille de notre système éducatif.

En matière d’éducation spirituelle, nous ne semblons rien exiger de l’individu ; nous lui transmettons simplement la notion que la spiritualité est plus importante que la matérialité. Tout le reste, il doit le cultiver en lui-même car la Lumière, en influençant le Kli (récipient), nourrit tout en lui.

En fonction de ce que l’on a dès la naissance, de son éducation et du groupe auquel on appartient, une personne développe une attitude générale face à la vie. Elle choisit ensuite ce qui compte le plus pour elle ; elle a l’énergie nécessaire pour ce qui est important, mais pas pour ce qui l’est moins.

Lorsqu’une personne rejoint un groupe capable de modifier son système de valeurs ou qu’elle décide de son propre chef qu’il est judicieux d’agir d’une certaine manière, elle peut faire évoluer ses valeurs de façon indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Moïse est parti » du 19/04/2026

Le jeu sans peur

600.01À mesure que l’on gravit les échelons spirituels, les descentes deviennent plus profondes. Aucun renouveau spirituel, aucune révélation plus profonde, aucune ascension n’est possible sans chute préalable. Je me détache de mon état précédent et j’ai l’impression de n’avoir jamais connu d’élévation spirituelle et de ne jamais en connaître ; je ressens les ténèbres, l’impuissance et la peur.

Cette peur est déclenchée par des raisons triviales et imaginaires. Je suis effrayé non pas par les gens mêmes, mais par des ombres, comme un petit enfant ou un animal apeuré.

Cela se produit à tous les niveaux spirituels : plus on s’élève, plus il nous apparaît clairement que nous sommes inférieurs à tous les autres. Tout le monde autour de nous semble aller bien, tandis que nous souffrons de problèmes si insignifiants qu’il est même gênant d’en parler, et pourtant, ils sont terrifiants. C’est le sentiment d’un nourrisson terrifié qui cherche refuge dans les bras de sa mère.

Il faut valoriser ces états, comprendre leurs bienfaits et s’efforcer de travailler avec eux correctement. Alors, nous les surmonterons rapidement et retrouverons la certitude que « Il n’y a rien hormis Lui, le bien qui fait le bien », qu’Il est celui qui joue avec nous. Aussi nous nous unissons et Lui présentons notre unité comme réponse à ce problème, et ainsi nous nous élevons au-dessus de lui.

Puis le problème disparaît et un autre apparaît, plus petit et plus insignifiant encore, mais qui nous effraie davantage. Car plus l’ascension est haute, plus la descente est profonde. Ce processus se poursuit jusqu’à la correction finale ; grâce à lui, nous acquérons une clarté croissante quant à la véritable nature de nos états. Il n’y a pas d’autre moyen de comprendre notre nature.

Extrait de la Leçon Préparatoire au Congrès de Kabbale, le 26/04/2018

Atteignez la vision du don sans réserve

443Question : Peut-on dire que la création est une force psychologique et le Créateur une force spirituelle ?

Réponse : Je ne souhaite pas utiliser des définitions telles que « psychologique », « spirituel », « matériel », etc. Que signifie « psychologique » ou pas ? C’est une attitude de la personne. Vous pouvez appeler cela « psychologique », mais il ne s’agit pas de psychologie humaine. Vous voyez le monde sous un autre angle, selon la mesure dans laquelle vous-même êtes dans l’intention pour le bien du don sans réserve.

Comment pouvez-vous voir un chauffeur de taxi, qui s’efforce de gagner sa vie grâce aux autres, comme quelqu’un qui aide tout le monde avec amour, si vous n’avez pas la vision correspondante ? Vous ne le verrez pas ainsi, car ce que vous révélez en réalité correspond à vos propres qualités. Changez vous-même, et le monde changera. N’exigez pas que le monde change si vous ne vous changez pas. Cela n’arrivera jamais !

La conclusion est simple : travaillez à vous améliorer, et alors tout changera. Le monde ne dépend que de votre propre changement, pas de celui des autres. Vous découvrirez qu’ils n’ont pas besoin de changer du tout.

Le monde entier est dans la réparation finale, le monde entier ! Et ce n’est que maintenant que vous le réalisez : « Imaginez un peu, je ne le savais pas ! Eux non plus ne le savent pas, mais moi, je le sais déjà ! »

Dans l’article « Deux états » du livre « Shamati », le Baal HaSoulam écrit à ce sujet : « Alors, on voit que la sainte Shechina imprègne le monde entier, et que chacun est engagé dans le don sans réserve et demeure dans un état de quiétude. »

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Ce que signifie que les générations des justes sont les bonnes actions, dans le travail » du 15/04/2026

Le monde est le reflet de notre attitude envers lui

919Commentaire : En traversant la Makhsom (barrière), je commence à justifier le Créateur. Mais je constate que les gens se haïssent encore mutuellement.

Ma Réponse : Non, alors vous verrez que tout le monde s’aime  comme des frères.

Commentaire : Ceci vient du point de vue du Créateur, pas du mien.

Ma Réponse : Que signifie « du point de vue du Créateur » ? Par exemple, vous pouvez voir qu’un chauffeur de taxi qui veut gagner de l’argent essaie en réalité d’aider tout le monde et de conduire chacun à destination, et ne pense qu’à cela. Le fait qu’il soit payé pour cela et qu’il crie sur tout le monde est dû à une mauvaise compréhension de sa propre situation. Vous voyez qu’il est une marionnette agissant inconsciemment. Mais il accomplit des actes d’amour.

Question : Ceci vient du point de vue du Créateur, mais comment cela se présente-t-il de mon point de vue ?

Réponse : Ceci ne vient pas du point de vue du Créateur. Vous dites que le chauffeur de taxi n’est pas conscient de ses actes et qu’il est guidé par le seul appât du gain.

Mais si on considère la situation sous un autre angle, le tableau semble tout à fait contraire.

Commentaire : Ce n’est pas clair.

Ma Réponse : Ce n’est pas clair, mais c’est vrai.

Croyez-moi, le monde nous paraît complètement différent selon notre attitude envers lui, car il n’existe pas en soi. Il est le produit de notre attitude envers lui.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Ce que signifie que les générations des justes sont les bonnes actions, dans le travail » du 15/04/2026

Vous devez rayonner de bonté

938.04Question : Qu’est-ce que la reconnaissance du mal au niveau du groupe tout entier ?

Réponse : Si nous en discutons et étudions ensemble, nous parviendrons naturellement à reconnaître le mal, même sans mots.

En général, vous ne devriez pas parler de choses négatives entre vous. Il ne faut en aucun cas s’attarder sur sa propre reconnaissance du mal. Nous avons l’obligation de ne parler que du positif, de ne partager que du bien avec nos amis, et rien de mauvais.

Peu importe à quel point votre état est mauvais ; vous avez l’obligation de rayonner de bonté envers autrui. Sinon, vous ne recevrez rien de bon en retour. C’est la seule façon d’agir pour les autres et pour vous-même. Ainsi, la reconnaissance commune du mal se transmet d’une personne à l’autre sans mots, par des canaux spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La connexion entre la Pâque, la Matza et le Maror » du 07/04/2026

Quand la critique est-elle permise ?

255Question : Si je vois des failles dans mon groupe, par exemple un manque d’unité, et que je souhaite corriger cela, devrais-je soulever ces problèmes ?

Réponse : La règle est qu’il est interdit de parler de quoi que ce soit qui puisse abaisser le groupe ou un membre en particulier, ou même celui qui parle.

Il ne faut même pas éveiller intérieurement de telles pensées ni dire à voix haute des choses qui pourraient entraîner une baisse de son niveau, de celui de ses amis, du groupe ou du monde entier. Quel que soit votre état, comme il est dit : « Je viendrai à toi et te bénirai. » Vous devez toujours viser plus haut.

Par conséquent, si vous envisagez de formuler quelques critiques, et qu’auparavant vous étiez véritablement dans un état d’esprit positif pendant 23 heures et demie par jour, travaillant avec inspiration et en constante ascension, sans jamais redescendre de votre niveau, mais en étant constamment sous tension, en quête de progrès, sans vous accorder le moindre répit, alors vous pouvez vous livrer à la critique pendant une demi-heure.

Vous pouvez exprimer vos commentaires à tous, car cette critique repose sur les fondements posés par votre état d’esprit élevé, et vous n’identifiez les défauts que pour vous élever encore davantage.

Il ne s’agit alors plus de critique, mais de la révélation d’un manque d’accomplissement, en harmonie avec la Lumière (Ohr), en harmonie avec le Kli (récipient). Étant à l’intérieur de la ligne droite, vous vous tournez vers celle de gauche pour revenir à la droite. Mais ce retour à droite construira déjà la ligne médiane.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La connexion entre Pessah, la Matza et le Maror » du 07/04/2026

Puis-je nuire à mes amis ?

942Question : Si je suis dans un état où je ne peux rien faire, mes interactions avec mes amis pourraient-elles leur nuire ?

Réponse : Si votre état découle réellement de votre quête du but, rien en vous ne peut nuire à vos amis. Vous contribuez toujours au bien-être des autres, car notre état ne dépend pas de nous. Dans les moments difficiles, nous pouvons partager avec les autres et leur apporter quelque chose.

Je ne veux pas dire que vous devriez être fier de traverser une période difficile, mais si vous êtes en contact avec un ami en ce moment, il ne sera pas affecté par votre état car il existe différents types d’interconnexions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les quatre qualités de ceux qui vont au séminaire, dans le travail ? » du 11/04/2026

Que signifie être un donneur ?

255Être un donneur est très difficile. Avant tout, nous devons voir à qui nous donnons et découvrir s’ils ont un désir de recevoir, d’accepter ce que vous voulez leur donner. Alors seulement, vous voyez réellement si vous donnez et si la personne reçoit et apprécie ce don.

De plus, donnez-vous parce que son plaisir vous procure du plaisir, ou parce que votre propre plaisir provient de la satisfaction personnelle ? Dans ce cas, vous n’êtes pas en train de donner sans réserve. L’action consiste peut-être à donner, mais dans un but d’autosatisfaction.

Il y a donc beaucoup de choses en jeu ici. Être un donneur est un état qui nécessite de se construire progressivement, avec tous ses fondements et ses composantes.

Extrait de la Leçon quotidienne de la Kabbale, le Rabash, « Il est interdit d’entendre une bonne chose d’une personne mauvaise » du 09/04/2026